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  I'm begging you... Make me your toy ♥ [Keegan]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Kaeso C. Tarquinii
+ messages : 168
+ face and credits : Tom Holland - pinterest
Deux lèvres pulpeuses caressèrent sa joue, laissant sensuellement une trace de rouge à lèvres sur la partie la plus tendre.
Comment c’en était arrivé là ? Il fallait remonter un peu en arrière, quand Kaeso avait fait la connaissance d’une folle furieuse. Keegan. Cette pile électrique déguisée en femme avait décidé de lui « montrer le monde réel » en l’emmenant faire un petit tour en ville.
Au début, Kaeso ne voulait pas vraiment. Son expérience avec le monde extérieur avait été un peu trop hostile. Même après ces quelques mois, il ne se sentait pas à l’aise avec la langue et la culture contemporaine. Surtout qu’il avait de nombreuses lacunes à rattraper.
Pourtant, la jeune femme lui avait forcé un peu la main. Elle avait disparu quelques temps, peut-être dix ou vingt minutes. À son retour, elle portait dans ses bras un tas de vêtements qu’elle lança à Kaeso sans plus de cérémonie.
— Enfile ça.
Le jeune romain n’aurait pas su dire pourquoi, pourtant il accepta sans un mot, sans une protestation. Il se contenta de retirer ses vêtements -très confortables- sans la moindre pudeur devant Keegan, pour enfiler les vêtements donnés -tout inconfortables qu’ils étaient.
En quelques minutes, sa tenue passa de romaine à contemporaine. Un boxer bleu marine, au-dessus duquel il enfile un jean dans les tons bleu abyssal. Honnêtement, cela commençait déjà à devenir difficile. Le pantalon se serrait contre son corps d’une manière assez étouffante. Sa circulation n’était pas coupée, loin de là, mais ses mouvements en étaient gênés, comme un chien auquel on aurait mis de petits chaussons. Il se tordait un peu, pieds nus, cherchant à tirer sur le tissu pour se mettre un peu plus à l’aise. Finalement, il abandonna, décidant que, de toute façon, l’habitude s’installerait à force de mouvements. Le tee-shirt ne le gêna pas. C’était léger, agréable et bleu saphir. Vu les vêtements que Keegan lui avait rapporté, Kaeso se demandait si elle les avait choisis parce que la couleur lui plaisait, parce que c’était les premières choses qu’elle avait trouvé ou si c’était la tenue qui s’harmonisait le mieux.
Le pire fut sans doute de mettre les chaussures de ville. Ses pieds devenaient claustrophobes à l’intérieur. Keegan dut même les lui lacer et en profita pour lui faire un ourlet. Il se passait de chaussettes car la sensation était trop désagréable. Un progrès à la fois. Comme dernière touche, Keegan le força à enfiler un trench tendance. Il lui donnait un look bien trop soigné comparé à sa tendance gladiatrice.
La sortie dans le « monde réel », l’avait beaucoup impressionné. Kaeso avait gardé une impression désagréable d’hostilité et d’insécurité dans ce nouveau monde. Pourtant, avec un guide compétent à ses côtés, il avait simplement l’impression de voyager et de découvrir de nouveaux lieux.
Ils avaient traversé des dizaines de rues, vu des milliers de personnes. Ce qui fascinait le plus le jeune homme, c’était la manière dont les Hommes avaient appris à décrocher les étoiles pour en parsemer leur monde de nuit. On n’en voyait plus une seule dans le ciel, mais les lampadaires et autres néons illuminaient les rues. Ce n’était pas tout à fait comme la puissante lumière solaire de son père, mais il y avait quelque chose de très impressionnant dans la clarté de cette nuit.
L’arrivée devant le club l’avait beaucoup intrigué. Les gens y étaient différents. Même lui pouvait dire que les gens étaient bien habillés, ce qui le mettait mal à l’aise. Il se rendait brusquement compte que ce monde n’avait rien en commun avec le sien.
Les gens se mettaient en file devant l’entrée. Nombre d’entre eux fumaient -et probablement pas uniquement du tabac- ou commençaient déjà une soirée forte en alcools. Les hommes étaient bien habillés. Du moins de manière « couverte » tandis que les femmes laissaient voir plus de peau. Jupes courtes pour certaines, décolletés et talons haut. Elles connaissaient leurs atouts et n’hésitaient pas à les mettre en avant pour capturer leurs proies.
L’intérieur tranchait radicalement avec l’extérieur. Là où le monde était nombreux dans le froid de la nuit, on trouvait un cercle beaucoup plus restreint. On y respirait assez agréablement au final. Dehors, la rue était assez sombre, éclairée essentiellement par de violents néons. Dans le club, la lumière était assez douce et tamisée, mais on distinguait clairement les gens et leurs visages.
Sur la partie scène et danse, on trouvait des halos de lumières plus diversifiées, essentiellement violettes. Un bar exposait, au fond de la pièce, des centaines d’alcools parmi les plus onéreux. De larges banquettes en demi-cercle encadraient des tables sur lesquelles jonchaient verres, bouteilles et amuse-bouches dans le plus grand chaos. De petits fauteuils, table et chaises de bar se trouvaient çà et là, comme de petits îlots qui simulaient un semblant de privacité.
Des gens dansaient, certains ayant l’air de faire une crise d’épilepsie, d’autres se frottant sans pudeur les uns contre les autres avec langueur.
Kaeso était à l’écart, un peu mal à l’aise. Un pouce bloquait sa mâchoire, au coin de son menton, pour l’empêcher de tourner la tête. Les lèvres pulpeuses quittèrent sa joue. Un sillon humide se traça tout le long de sa mâchoire, partant proche du pouce pour aller jusqu’à son lobe.
Un soupir au creux de son oreille le fit frissonner. Une voix y susurra, presque inaudible mais terriblement langoureuse.
— Salut toi.
La pression qui bloquait son menton -et contre laquelle il n’avait pas réellement lutté- se relâcha.
Hébété, Kaeso tourna la tête pour comprendre ce qui venait de se passer.
Une jeune femme lui tournait le dos, se déhanchant de manière ravageuse, en retournant vers ses amies assises sur une banquettes. Elles gloussaient toutes de manière bruyante en les fixant, tandis que l’allumeuse se remettait du rouge à lèvres.
Les sourcils froncés, le romain se toucha la joue du bout des doigts. Il pouvait encore sentir le baiser, la pression du pouce et la trace humide le long de sa mandibule. Un frisson incontrôlable lui hérissa tous les poils de ses bras et les cheveux sur sa nuque. Il ne savait pas ce que cela signifiait, le comportement des gens était très étrange ici. La colonie ne lui avait rien montré de tel. Etait-ce cela le « monde réel » dont parlait Keegan ? D’étranges us et coutumes ? Comment devait-il y répondre ?
La fille s’assit au milieu de ses amies sans lui accorder un regard. Toutes les autres se penchèrent vers elle, pour avoir les détails croustillants d’une histoire dont elle ferait semblant de ne pas connaître le dénouement.
Retrouvant un peu de ses esprits, Kaeso laissa tomber son bras le long de son corps et se retourna vers Keegan.
— Quel est cet endroit ? Qu’est-ce qu’ils font ici ?

Des questions qui avaient l’air stupide. De visuel, Kaeso aurait dit qu’ils fêtaient quelque chose. Mais quoi ? Pourquoi ? Comment ? La signification de l’événement lui échappait totalement.
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