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Noah S. Warsmond
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+ messages : 458
+ face and credits : jeremy allen white, (c) dark dreams.

noah simon warsmond
ft. jeremy allen white (c) wildworld
↘️ carte d'identité
nom : warsmond, nom de sa mère - la seule qui l'a élevée, femme forte et indépendante qui ne se laissait jamais marcher sur les pieds. + prénom(s) : son grand-père paternel se nommait simon, sa mère lui a donné ce nom pour rendre hommage à son père décédé quand elle était très jeune. en ce qui concerne noah, elle a apprécié la délicatesse du prénom. + surnom(s) : certains l'appellent no, voire n pour les plus flemmards. + âge : vingt-trois ans, et c'est déjà trop pour lui.  + date et lieu de naissance : premier janvier à jacksonville, en floride. + orientation sexuelle : bisexuel, il aime le corps des autres pour sa beauté pure et simple. + statut civil : célibataire sans attaches. + occupation : oreille attentive, vide-esprit, il est plein de bons conseils - après la fin de la bataille, il a fini par mettre à profit ses talents pour percer l'esprit d'autrui afin de les aider à se remettre de leurs émotions. il en a sauvé beaucoup des méandres de leurs esprits - mais il a aussi échoué à en sortir certains, qui ont fini par céder à la détresse et qui ont mis fin à leurs jours, le traumatisme étant plus fort qu'eux. il sait de quoi il parle - lui-même a failli sombrer, mais on lui a tendu une main et il a été sauvé. + groupe : colonie des sang-mêlés.

parent divin : dionysos, dieu de la folie, de la fête, de l'ivresse. + pouvoir(s) : purificateur spirituel: il peut de manière éphémère, c'est-à-dire moins d'une journée, faire disparaître le mal-être d'autrui. c'est juste assez pour lui donner le temps de le raisonner, de lui parler - mais pas toujours. ce n'est pas sans effet sur lui puisque l'absorption de la négativité d'autrui tend à noircir son âme: son sang s'est assombrit, son âme s'est alourdie. quand il coule, c'est presque une rivière de pétrole qui semble se glisser hors de ses veines. c'est un don à double tranchant. il aide les autres, mais à se dépends, contrôle et création de la végétation: son père étant dieu des vignes, il peut sembler logique qu'un des pouvoirs de noah soit lié à la végétation. cependant, il y a une différence avec le pouvoir de contrôler les plantes des déméters - contrairement à eux, noah ne peut pas faire pousser n'importe quoi. la végétation englobe les plantes grimpantes (vignes, lierres, etc.), la végétation de type ronces, orties, tout ce qui est en quelque sorte "sauvage". il ne peut pas faire pousser un champ de blé, ou un saule pleureur - il est limité, mais a déjà bien de quoi faire. son pouvoir fonctionne mieux dans les forêts et autres lieux denses en végétation plutôt qu'en plein milieu de new york. + arme de prédilection : un xiphos en bronze céleste - mais il l'a planqué au fond de ses tiroirs, enfoui sous ses vêtements. la larme a déjà fait couler trop de sang - il ne peut plus supporter sa vue. + particularité : conteur: fils du dieu du théâtre, il a un don fou pour raconter les histoires. on est fasciné par ce qu'il raconte - tout est parfaitement calculé que ça soit son souffle, ses pauses, ses émotions. c'est un acteur-né.

↘️ caractère
altruiste + généreux + acerbe, il ne manque pas de mordant dans ses répliques ou son comportement + réservé en ce qui le concerne, même s'il reste ouvert à la discussion + renfermé + poli, il met un point d'honneur à se comportement convenablement avec tout le monde, même les harpies qui s'occupent de la colonie + cynique, son humour a tendance à frapper + discret, il peut rapidement faire oublier sa présence - il est également discret sur le plan des relations sociales + silencieux, dans ses déplacements comme dans ses interaction avec les autres - il ne fait pas dans les cris, ou peu souvent + franc + étrange par moments + fier, plutôt mourir que de plier + rancunier au possible, il a du mal à pardonner + curieux + intelligent + ingénieux + serviable + impliqué dans la vie du camp + veut tout le temps aider tout le monde, quitte à ce que ça déborde sur lui + a tendance à beaucoup prendre sur lui, jusqu'à ce qu'il explose tout simplement + débordé par les évènements, et la vie en général + ne sait plus trop quoi attendre de cette dernière, alors il se laisse un peu flotter + il est très lunatique: il peut être lumineux et devenir sombre en une conversation + a tendance à se laisser guider par ses émotions - sous le coup de la colère, il peut facilement dire des choses qu'il ne dirait jamais en temps normal + anxieux au possible + il ne supporte pas de faire perdre leur temps aux autres - c'est le genre de personne qui répète ce qu'il va commander comme pizza au téléphone, ou qui prépare sa monnaie avant de passer à la caisse pour ne pas faire attendre les gens derrière lui + très paternel avec les enfants et les plus jeunes, il est assez protecteur.


↘️ Depuis combien de temps sais-tu que tu es un(e) sang-mêlé(e) ?
Depuis maintenant treize ans. Noah a appris sa nature de sang-mêle quand il n'était encore qu'un adolescent de dix ans - c'est à cette même période qu'il a rejoint la colonie des sang-mêlés. C'est sa mère qui l'y a conduit, la première fois - ils y sont allés tous les deux en voiture, pendant qu'il n'attirait encore pas trop les monstres. Melina a préféré aborder le sujet en douceur, c'est ce qui a fait que le rapport de Noah au monde mythologique n'a pas été aussi violent que certains de ses autres camarades. Il a commencé par passer un été au camp, quand il n'attirait pas encore les monstres - il s'est fait beaucoup d'amis, déjà pensionnaires permanents pour la plupart. Il y a appris que la dyslexie et l'hyperactivité leurs étaient communes à tous, ce qui l'aida à mieux faire face à ses problèmes. La colonie, il la voyait comme un lieu de vacances - car après tout, il n'y allait qu'à ses occasions. Il écrivait des lettres à ses amis qui y étaient, envoyait des colis de temps à autres - il aimait cet endroit. Mais quand sa mère est morte quand il avait treize ans, et qu'il n'avait plus personne pour s'occuper de lui, la colonie est devenue sa maison. La seule. En ce qui concerne sa relation avec son père, disons qu'il évite Dionysos. Certains le pensent chanceux, de pouvoir voir son père aussi souvent - mais le fait est que le dieu est distant. Et ses enfants le sont aussi. Parfois, Noah a honte de lui et de son comportement auprès de ses camarades - mais au moins, jamais Dionysos n'a écorché son prénom.

↘️ As-tu pris part à la bataille de Manhattan ? Et celle contre Gaïa ? Si oui, à quel camp as-tu choisi d'être loyal(e) ?
Il a participé aux deux batailles (trois, si l'on compte également la bataille du labyrinthe où il s'est battu corps et âme pour empêcher les monstres d'envahir la colonie), et ce du côté de la colonie. La bataille de Manhattan a été celle qui l'a le plus traumatisé - il a tué, lors de cette bataille. Un demi-dieu, à peine plus âgé que lui - il s'est jeté sur lui, et son seul réflexe a été de brandir son arme devant lui: il s'est empalé tout seul, avec l'élan, et il est mort sur le coup. Dans ses bras. Il lui a fallu du temps pour oublier ce regard vide qu'il a croisé - pour oublier ces mains souillées par le sang qu'il traîne avec lui. Il a été terrorisé par l'arrivée de monstre face à eux lors de la bataille de Manhattan - il s'est battu auprès de ses frères et soeurs, avec les Déméter ils ont assuré le Brooklyn-Battery Tunnel tandis que d'autres comme Pollux s'occupaient des blessés. Lors de la bataille de Gaïa, il a vraiment cru qu'ils allaient devoir se battre contre les romains - mais heureusement, Reyna a remené l'Athéna Parténos à temps. Il était prêt à se battre pour la colonie contre leurs homologues romains - mais il a été soulagé de se battre au côté de ces derniers contre les monstres ayant été menés par Octave. Il a perdu des amis. Des proches. Des frères et des soeurs. Comme tout le monde.

↘️ Et maintenant, que deviens-tu ?
Comme tout le monde, Noah met du temps à se remettre de la guerre. Ils ne sont que des gosses après tout - il est à peine majeur depuis deux ans, mais il a déjà dû tuer plus que quiconque. Ses rêves sont agités - sans compter les rêves prémonitoires qui le harcèlent, comme tous ses camarades. Les nuits des demi-dieux ne sont jamais calmes. Son arme en bronze céleste, il ne l'a pas touchée depuis que Gaïa est tombée - la voir lui rappelle tout ce qu'il a dû faire, et ça lui donne la nausée. Les semaines suivant la chute de Gaïa ont été dures - aujourd'hui encore, c'est compliqué pour tout le monde. Certains semblent se remettre de leurs blessures psychologiques - comme ça a été le cas pour lui, mais ça n'a pas été aussi simple pour lui. Renfermement, flashbacks répétitifs, comportements imprudents qui ont failli lui coûter la vie, si on ne lui avait pas tendu la main il ne serait certainement pas là aujourd'hui.
derrière l'écran
thestral | elise
âge : dix-sept ans. + présence : le plus souvent possible (c'est-à-dire tous les jours) après, niveau rp, ça sera plus compliqué. What a Face + personnage inventé ou scénario/pv : inventé bébé. + avatar : jeremy (fucking) allan (cutie) white. + un dernier mot ? kebab.


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Noah S. Warsmond
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where it all started

Les demi-dieux font beaucoup de rêves, et pas forcément des rêves imaginaires. Ils rêvent du passé, du présent, du futur - la plupart du temps, ils ont le sommeil agité. C'est notamment le cas de Noah, celui dont l'esprit est occupé par les mille tourments de ses camarades. Ses nuits ne sont pas calmes, loin de là - mais il fait en sorte d'oublier tout ce qu'il voit dans son sommeil. Les souvenirs de ses camarades. Leurs peurs. Toutes ces émotions néfastes qu'il absorbe grâce à son pouvoir, mais qui restent en lui.
Cependant, il y a bien un rêve qu'il n'a jamais voulu oublier. Parmi toutes ces terreurs, ces peurs et ces craintes, un seul songe a su bercer ses nuits. Un songe qu'il, aujourd'hui encore, lui arrive de voir dans ses meilleures nuits.

***

[La scène se passe dans un hôpital. Melina Warsmond vient tout juste de donner naissance au petit Noah Simon Warsmond. Le bébé dort à côté d'elle. Melina est épuisée. Son teint est cireux, et ses joues creuses. Il somnole en regardant son fils, un sourire béat sur les lèvres. Dionysos entre. Il porte une veste léopard et des souliers noirs. Il a une cannette de coca light à la main. Melina tend la main vers lui.]

MELINA - [souriante] C'est notre fils. C'est Noah.

DIONYSOS - [l'air sérieux] Tu n'as pas oublié tout ce que je t'ai dit? Tu sais ce qui l'attend, n'est-ce pas? L'élever ne sera pas simple.

MELINA - [perdant peu à peu son sourire] Oui, je le sais. J'ai bien compris que la vie d'un demi-dieu n'est pas simple. Je me souviens de tout ce que tu m'as raconté. De cette colonie, à côté de New York, où tu veux que je commence à l'emmener quand il aura dix ans. J'ai tout retenu. Ne t'en fais pas.

DIONYSOS - [boit une gorgée de coca light] Bien. Repose-toi, tu sembles exténuée.

[Noah se réveille, et son regard croise celui de Dionysos. Il se met à babiller et tend les bras vers lui, en s'agitant. Le dieu semble sourire pendant un court instant.]

MELINA - Tu veux le porter? Regarde, il tend les bras vers toi.

DIONYSOS - [hésitant] Je ne pense pas que ça soit une bonne idée. [Noah commence à sangloter] Très bien, très bien. Viens par là mon fils! [Il le soulève, plante son regard dans le sien. Pendant un instant, les yeux du dieu tourbillonnent, scintillants d'une lueur verte et brumeuse. Melina ne le voit pas.] De grandes choses t'attendent, Noah. Ne me déçoit pas. Tu es mon fils. Ta vie ne sera pas es plus simples - elle sera même très douloureuse, certainement. Des épreuves difficiles se mettront sur ton chemin, tu subiras des pertes, des chocs émotionnels. Mais tu survivras. Je le sais. Je le vois dans ton regard. [L'enfant ne comprend rien à ce qu'il raconte et agite ses poings. Dionysos le repose, pose une main sur son front et l'enfant se rendort tout de suite. Il va ensuite voir Melina. Il s'apprête à parler, mais elle lui coupe la parole.]

MELINA - Je sais ce que tu vas dire. Je comprends. Tu es un dieu. Tu ne peux pas rester avec moi éternellement. Je me préparais à ce que tu partes. Je ne peux pas te garder pour toujours à mes côtés, Il ne le permettrait pas. [Elle lève les yeux vers le ciel, puis sourit tristement. Dionysos lui embrasse le front.]

DIONYSOS - [il sourit] Toujours aussi intelligente et compréhensive. C'est pour ça que je t'aime. [Son regard se voile.] Comme tu l'as dit, il est temps pour moi de partir maintenant. [Il presse la main de Melina dans la sienne, lui embrasse une nouvelle fois le front comme pour sceller leur séparation.] Adieu, Melina.

MELINA - Adieu.

[Dionysos quitte la chambre d'hôpital - Melina jette un regard à Noah, toujours endormit, puis elle sourit tristement. Une larme coule sur sa joue blême.]


***

Noah a toujours eu du mal à se dire que cet homme si propre sur lui qu'il voit dans ce rêve est Dionysos. Il est si loin de la forme qu'il revêt à la colonie - beaucoup moins soignée au milieu des demi-dieux qu'il méprise tant. Et pourtant. Dans ce souvenir qui berce parfois son sommeil, c'est bien monsieur D qui le porte et lui parle presque avec affection. C'est presque irréel.
Les autres pensionnaires de la colonie ont tendance à lui dire qu'il a de la chance d'être un fils de Dionysos - ils lui disent que lui, au moins, il a l'occasion de voir son père plus souvent qu'eux. C'est le cas. Mais ça n'est pas pour autant que monsieur D accorde plus d'attention à ses enfants qu'aux autres pensionnaires - il les ignore tout autant. Du moins, c'est l'impression qu'il veut donner - car Noah n'est pas dupe: monsieur D fait attention à ses rejetons. Sinon, il ferait comme pour tous les autres pensionnaires: il écorcherait leur nom. Mais pas une fois, Dionysos ne l'a appelé par un autre prénom que celui que Melina lui a donné: Noah Warsmond.

-

L'ambiance était calme. Confortablement installée dans son sofa habituel, Melina lisait - c'était une intellectuelle, qui avait une bibliothèque imposante. Elle avait lu tous ses livres au moins trois fois - elle aurait pu les reconnaître rien qu'en effleurant leur couverture. Il n'y avait pas un livre de ses étagères dont elle ne connaissait pas l'auteur. Lunettes au bout du nez, elle faisait mine de ne pas remarquer l'agacement qui se faisait voir sur le visage de Noah, âgé alors de six ans. Diagnostiqué dyslexique et hyperactif depuis peu, ce dernier faisait de son mieux pour lire - il voulait tant ressemblé à sa mère. Et pourtant, les lettres continuaient à danser sous ses yeux. Elles se mélangeaient, inexorablement, le narguant sans merci. Il finit par perdre patience.
Cédant à la frustration, l'enfant balança le livre par terre et croisa les bras, la mine boudeuse. Melina ne sursauta pas. Elle s'y attendait. Au lieu de ça, elle retira ses lunettes - qu'elle posa sur la table basse - et abandonna son livre, posant sur son fils un regard mi compatissant mi réprobateur. Elle n'aimait pas qu'on traite les livres ainsi. « J'en ai marre! Je comprends rien! » s'exclama-t-il, les bras toujours croisés. Ses sourcils étaient froncés, rendant son regard plus sombre qu'il ne l'était d'ordinaire. « Calme-toi. » lui répondit alors sa mère, après avoir effleuré doucement ses cheveux avec tendresse, « Recommence. » reprit-elle, après avoir ramassé le livre qu'il avait balancé plus loin, lui tendant d'une façon qui ne lui permettait pas de refuser. Melina pouvait être un dragon quand elle le voulait. La mine renfrognée, l'enfant reprit sa lecture tant bien que mal.

-

Noah regarda le paysage autour de lui, bouche bée. Le matin même, sa mère l'avait déposé à la colonie des sang-mêlés - elle lui avait longuement parlé de cet endroit, après lui avoir dit qui il était réellement. Du haut de ses dix ans, Noah était naïf - il n'avait pas été difficile pour lui de croire sa mère. Après tout, elle ne lui avait jamais menti - pourquoi le ferait-elle maintenant? Et puis, la colonie existait réellement - raison de plus pour croire sa mère, maintenant. Cette dernière était repartie - elle avait dit à Noah qu'il resterait ici pendant toutes les vacances, et il était un peu stressé. C'était la première fois qu'il restait aussi longtemps éloigné d'elle: il n'avait jamais fait de camp d'été. « Waouh. » souffla-t-il quand il vit un pégase passer au-dessus de lui. Il avait du mal à en croire ses yeux. Ses pupilles étaient dilatées, et ses yeux écarquillés - s'il s'écoutait, il serait déjà en train de courir partout. Mais le fait qu'il soit seul et en terrain inconnu réfrénait ses pulsions. « C'est grand hein? » Une petite voix fluette sortit de nulle part. L'enfant sursauta - il dut baisser la tête pour croiser le regard d'une gamine blonde, avec de grands yeux verts.
Elle était minuscule, mais semblait être pleine d'énergie. Bravement, elle lui tendit la main. Elle était accompagnée d'une jeune femme brune, avec un regard doux - cependant, sa peau semblait verte. Et c'était sans parlé des feuilles et des branches qu'il y avait dans sa chevelure.« Moi c'est Niahm. Et elle c'est Sylvia. » Sylvia lui sourit. Elle semblait si gentille et douce qu'il aurait pu se jeter dans ses bras sans hésiter - mais il était encore méfiant à cause de sa peau verte. Est-ce qu'elle était malade? « C'est une dryade, elle est gentille - mais ne jette pas de déchets par terre ou elle risque de te gronder. Elle fait ça tout le temps avec tout le monde. » lui souffla Niahm sur le ton du secret, faisant mine de masquer sa bouche avec sa main. Une dryade?

Sylvia rit doucement - elle avait un très beau rire. « Il faut bien que quelqu'un vous apprenne à respecter la nature. Si nous, nymphes, ne le faisons pas: qui le fera? Les satyres? Ils ont déjà trop de choses à faire. » Sur le coup, Noah ne comprit pas. Il cligna brièvement des yeux. « Les.. satyres? » Qu'est-ce que c'était? Niahm lui tapa sur l'épaule pour attirer son attention, puis elle désigna du doigt - pas très polie, la gamine - un groupe d'homme-chèvres qui étaient occupés à manger des cannettes vides. « C'est eux, là-bas. Ils s'occupent de veiller sur les demi-dieux - toi, t'as de la chance, c'est ta mère qui t'a emmené ici. Mais y a des gens qui arrivent tout fatigués et blessés, poursuivis par des monstres! Et c'est tout le temps les satyres qui leur sauvent la vie, ils sont trop cools! » Noah hocha doucement de la tête, sans rien dire. Il n'avait jamais été vraiment bavard - Sylvia et Niahm pouvaient être les plus sympathiques du monde, ça ne changerait rien à son caractère discret et réservé. Il était ainsi.
Sylvia s'effaça un instant pour aller discuter avec une autre jeune femme. Cette dernière semblait être toute mouillée - elle n'avait pas froid? A en juger par l'aisance avec laquelle elle bougeait et parlait, non. « Sinon, tu sais qui c'est ton parent divin? Qu'on sache dans quel bungalow tu dois aller. Je vais t'accompagner. » Niahm le sortit de ses pensées. Elle semblait terriblement agitée - il ne savait pas si c'était une bonne, ou une mauvaise chose. « Oh.. je suis déjà installé.. » souffla-t-il, un peu honteux. Il avait peur de ce que l'on pouvait penser de lui à cause de son père - il l'avait déjà vu à l'oeuvre quelques minutes après son arrivée. « C'est vrai?! T'es où? Peut-être qu'on est à côté! » Niahm le harcelait de question et il se surprit à espérer qu'ils ne soient pas dans la même cabine. « Cabine 12, Dio- » « Ah bah ça alors! T'es mon frère! » lança-t-elle. Elle lui avait coupé là parole sans même lui laisser le temps de finir sa phrase - épuisante. « Quoi toi aussi..? » commença-t-il, sans parvenir à trouver les mots. Il avait une petite soeur? « Ouais! On va dormir dans la même cabine, c'est pas cool ça?! » Étonnamment, il sourit.

-

Elle était partie. Melina s'était éteinte il y avait de cela une semaine. Emportée par une maladie auto immune - ça avait été rapide, fulgurant. Les médecins n'avaient rien pu faire. Aussi vite qu'elle était partie, Noah s'était retrouvé seul - pas de famille, ses grand-parents étant morts peu de temps après sa naissance, emportés par la vieillesse. Il ne lui restait qu'une option: la colonie. Un satyre était venu le chercher, l'arrachant au cruel système social des mortels. Il avait eu le temps d'emporter une valise avec quelques affaires - photos, vêtements, peluche, le tee-shirt de sa mère avec lequel il dormait depuis qu'il était enfant.
D'habitude, quand il venait à la colonie, il était tout excité - aujourd'hui, il avait le coeur lourd. Voir des silhouettes familières lui remonta un peu le moral, cependant. Quand Sylvia vint le rejoindre, prévenue de son arrivée, il se sentit un peu plus tranquille - elle avait toujours joué le rôle d'une seconde figure maternelle, pour Niahm et lui. Quand il était à la colonie, elle s'occupait le plus souvent de lui - elle lui avait fait voir plein de coins cools. « Allez, viens. Ton lit est déjà prêt. » Elle sourit, lui tend la main avec cette douceur qui lui est si propre. Il ne réagit pas, sa gorge se serre -  son sac à dos suspendu dans une main, et un sac de sport dans l'autre. Elle s'éloigne deux secondes et va à la rencontre d'un autre demi-dieu. Noah ne réagit pas, regarde dans le vide - ses yeux piquent, mais il ravale fièrement ses larmes. Pas un mot. Sinon il va fondre en larmes.

Sylvia finit par revenir, accompagnée du demi-dieu. Il doit avoir quinze ou seize ans - il l'observe, gêné, avant de simplement prendre ses affaires. Noah le laisse faire - l'autre file en direction de la cabine douze. Niahm doit sûrement y être. « Tu veux qu'on aille faire un tour? » La voix de Sylvia est si douce - elle dégage toujours cette odeur si fraîche qui lui manquait quand il quittait la colonie après les vacances. Sentir cette odeur lui donne presque envie de se jeter dans les bras de la nymphe, et de pleurer de tout son saoul. Mais il ne le fera pas. Comme toujours, il encaisse, garde tout pour lui - une vraie forteresse. Il se contente de hocher de la tête, et de lui emboîter le pas - tout en essayant d'ignorer le regard soucieux qu'elle pose sur lui. « Tu sais, nous, on sait ce qu'il y a après la mort. Et je peux t'assurer qu'il ne faut pas en avoir peur. » Au moins, elle ne lui sort pas le blabla habituel du "je suis désolée" "elle est dans un monde meilleur maintenant" et toutes ces politesses qui lui ont donné la nausée, quand sa mère est partie. Pour ça, il lui en est reconnaissant. « Tu crois? » qu'il finit par répondre, fixant le bout de ses baskets usées par le temps avec lesquelles il a participé à de nombreuses parties de capture-l'étendard. « J'en suis sûre. » Il ne sait pas trop pourquoi, mais cette réponse lui convient et il se détend.

Il a toujours envie de pleurer.

« Elle me manque. » sa voix tremble légèrement, mais il regarde résolument dans une autre direction que celle de Sylvia. Il peut presque deviner la façon dont elle lui sourit, même s'il ne la voit pas - il la connaît, à force. « Je sais. C'est normal. » Elle lui presse l'épaule - ce contact si bref et sincère l'ébranle un peu, les larmes sont sur le point de couler mais il les retient courageusement. « Viens, Niahm nous attend. Elle s'inquiète beaucoup, tu sais. » Son cœur bondit dans sa poitrine. Niahm. Sa soeur. Elle lui a tant manqué. Un peu tremblant, il hoche de la tête et fait demi-dieu jusqu'au bungalow des enfants de Dionysos. Ce-dernier n'est même pas venu le voir une fois - à croire que la mort de Melina ne lui a rien fait.

-

Dire que c'était un massacre aurait été le plus pitoyable des euphémismes: c'était un véritable carnage. Le labyrinthe de Dédale vomissait un flot de monstres aussi hargneux les uns que les autres - les Arès avaient été balayés par deux géants, tandis que les Apollons mêlés aux Hermès tentaient de percer les mailles de leur armure. Les dryades et autres nymphes armées d'arc courraient avec les satyres dans les bois, brandissant leur gourdin et de leur flûte de pan. Noah ne savait pas où donner de la tête. Niahm était avec lui, il la protégeait - même si du haut de ses dix-sept ans elle savait se débrouiller. Mais la façon dont il venait de voir leur frère Castor se faire attaquer par un autre demi-dieu le poussait à la garder à l'oeil - le bronze céleste tintait de tous les côtés, c'était atroce. Sylvia était avec ses autres consoeurs - il y avait tant de visages qui se succédaient face à lui qu'il ne savait plus où donner de la tête. Les bras ballants, faisant de son mieux pour faire abstraction des cris autour de lui, Noah tenta de se concentrer. D'un geste, il fit pousser une nuée de lierres et de ronce qui allèrent s'enrouler autour d'une des draikanas qui venaient de se jeter sur eux - si fort que la créature explosa.

Et il recommença avec une autre. Encore et encore.

Il pouvait sentir ses forces partir en même temps que les lierres et vignes poussaient, il faisait de son mieux pour couvrir ses camarades. En même temps, il tenait la main de Niahm - fort, si fort qu'il manquait de lui broyer les doigts. Sur sa droite, les Arès étaient en train d'en découdre avec une dizaine de draikanas - sur sa gauche, les Apollons criblaient des chiens des Enfers de flèches. Les Aphrodite aussi s'étaient lancés tant bien que mal dans la bataille - tous étaient sur le champ de bataille. Même les Athéna avaient quitté la tente - le drapeau orné d'une chouette s'agitait désormais faiblement, et semblait tâché de sang. Il finit par lâcher Niahm quand cette dernière se lança dans une joute avec un demi-dieu ennemi - Noah, dos à elle, fut lui aussi contraint de se battre contre un de leurs anciens camarades.

C'était atroce. Il voyait ses camarades tomber autour de lui sans rien pouvoir faire, et ses forces le quittaient peu à peu. Emporté par l'ivresse de la bataille, il était moins attentif, faisait des erreurs. Il ne vit pas la lame de bronze céleste scintillante filer vers son ventre - mais il vit Niahm le pousser, se jeter devant lui. Et il vit la lame s'enfoncer dans son corps si frêle, si blanc, si fragile. Il hurla. Comme une bête blessée. Guidées par sa rage, les ronces déchiquetèrent l'assaillant - les cris du demi-dieu se mêlèrent aux pleurs de Noah, qui avait retenu Niahm dans sa chute. Les yeux de sa petite soeur brillaient - de larmes, ou de douleur, il ne savait pas trop. « Reste avec moi. » murmura-t-il en chassant une mèche de cheveux trempée de sueur du visage de la mourante. Cette dernière sourit, avant de se mettre à tousser - sa bouche était ensanglantée.
Les mains de Noah s'agrippèrent aux siennes - il ne voulait pas la quitter. Le temps semblait s'être suspendu, il était comme paralysé. « Ne t'en fais pas. » murmura-t-elle à son tour, si bas qu'il eut du mal à l'entendre. Elle leva sa main tremblante et effleura le visage de son frère - les larmes de Noah allèrent se mêler à celles de Niahm. « Tout va bien. » souffla-t-elle une dernière fois, avant de lever ses yeux sans vie vers le ciel - ce ciel d'où les dieux devaient admirer la bataille.
Il resta plusieurs minutes, au milieu de la bataille, à hurler et pleurer en serrant contre lui le corps sans vie de sa petite Niahm - jusqu'à ce qu'on le tire. Il aurait reconnu cette odeur entre mille. « Bats-toi. » lui ordonna Sylvia. Elle était méconnaissable - des estafilades parcouraient sa peau aux reflets verts, et il en coulait un sang semblable à de la sève. Elle était recouverte de poussière dorée, signe qu'elle avait tué beaucoup de monstres. Il n'avait jamais vu de nymphe si semblable à une guerrière - et pourtant, c'était bien de la colère qui animait ses yeux. « Pour Niahm. » dit-elle, en brandissant son arc - elle tira une flèche qui alla achever un chien des enfers prêt à se jeter sur eux. Noah hocha de la tête, fou de douleur - ensemble, ils se jetèrent dans la bataille, se battant côte à côte.

-

Manhattan endormie. C'était un spectacle de plus perturbants. Avec les enfants de Déméter, Noah s'était vu attribuer la tâche d'assurer la défense du Brooklyn-Battery Tunnel. Katie Gardner, chef de l'équipe, donnait ses instructions - il buvait ses paroles, en serrant nerveusement le manche de son épée qu'il redoutait d'utiliser à nouveau. La bataille était proche, il pouvait le sentir - il s'était habituée à ce climat de peur constante. Depuis que Niahm était morte, il avait l'impression d'avoir perdu le contrôle sur sa vie - et si Sylvia avait fait de son mieux pour l'aider à se remettre, au fond, Noah savait qu'il lui faudrait du temps. Panser ses blessures prenait du temps - il le savait mieux que personne.
Il tendit les bras, et se mit à utiliser son pouvoir comme Katie avait ordonné de le faire. Il mit toute sa rage dans la pousse de plantes grimpantes, vénéneuses pour certaines. Ronces, orties, vignes épaisses, tout était bon pour troubler la vision des ennemis une fois qu'ils passeraient le tunnel. Il avait une tâche à accomplir, et il comptait bien la faire correctement - il ne voulait pas encore perdre quelqu'un, même s'il savait au fond de lui que les pertes étaient inévitables.

-

Ils avaient gagné. Le prix avait été lourd, beaucoup étaient tombés - Silena s'était avérée être l'espionne, ça avait été un choc pour tous. Clarisse avait la mine sombre - comme tout le monde. Michael Yew était porté disparu - ses frères et soeurs enfants d'Apollon cherchaient toujours sa dépouille sous les débris du pont qui avait été détruit par Percy Jackson. Beaucoup manquaient à l'appel - mais beaucoup était toujours debout, pour la plupart. Certains s'appuyaient sur les autres, d'autres étaient portés, ou transportés par des pégases jusqu'à la colonie.
Le regard de Noah fut attiré par une petite silhouette. Minuscule parmi les autres - c'était un gosse, de douze ou treize ans. Il tenait, tremblant, un poignard entre ses mains - il regardait son reflet blême dans la lame. « Viens. On rentre. » lui lança Noah d'une voix qui se voulait douce, tentant de ne pas l'effrayer. L'enfant sursauta. C'était un des Hermès, Noah le reconnaissait. Par contre, son prénom, il ne s'en souvenait pas. Ils étaient si nombreux dans le bungalow d'Hermès.. « Comment tu t'appelles? » tenta-t-il, commençant par simple, tentant d'arracher quelques mots au petit. « Malcolm. » souffla-t-il, le regard méfiant - son visage était écorché de partout, et il était couvert de poussière, dorée comme sale. Et ce sang... était-ce le sien? « T'es blessé. Viens. Les Apollon vont s'occuper de toi. » Il lui attrapa la main, sans trop lui laisser le choix - le gosse était si perdu qu'il le suivit sans rien dire, en état de choc. Intérieurement, Noah hurlait. Ils avaient envoyé des gosses au combat, faute d'effectif - ces derniers étaient les cibles les plus faciles. Combien de gosses avaient péri, comme Niahm? Il ne voulait pas connaître la réponse.

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Jamais Noah n'avait vu la colonie aussi agitée. La nouvelle qui avait été annoncée quelques jours auparavant était suspendue aux lèvres de tous et de toutes. Noah lui-même était encore un peu abasourdi. Il avait du mal à se faire à l'idée que, de l'autre côté des Etats-Unis, se tenait un camp pour demi-dieux romains. C'était pourtant le cas. Jason Grace était un fils de Jupiter, et Héra avait joué des ficelles pour faire tomber Percy Jackson dans ce camp Jupiter. Toujours en train de fourrer son nez partout celle-la. Il ne la supportait pas.
Sur la route de son bungalow, il croisa trois camarades installés sur le perron de la cabine des Hermès - étonnamment vide. Un simple coup d'oeil à la tête qu'ils faisaient permit au fils de Dionysos de deviner de quoi ils parlaient. « Pourquoi pas. » laissa tomber Emma, fille d'Aphrodite, en plantant ses grands yeux verts dans ceux de Lucas, fils d'Arès, qui semblait particulièrement agité. Installée à califourchon sur la balustrade se tenait Mary, la plus jeune des trois, fille de la déesse Iris. Elle balançait ses jambes dans le vide en suivant la conversation d'un air distrait, presque amusée par la tournure que prenaient les choses. Elle fut la seule à saluer Noah - ce dernier lui rendit son sourire. Emma et Lucas, eux, s'étaient lancés dans une véritable joute verbale. « Faut pas leur faire confiance. On doit leur montrer qui dirige! » Il y eut un court silence. « Euh Lucas... tu penses vraiment qu'on ferait le poids face à eux? Ils sont dix fois plus organisés que nous. » Elle n'avait pas tort. Sous ses airs aériens se cachait une adolescente extrêmement lucide - elle avait beau n'avoir que dix-sept ans, Mary était intelligente. « Mary a raison. Ce sont de vrais monstres de l'organisation! » reprit Emma, sautant sur l'occasion pour renverser un peu les rôles. Buté, Lucas croisa les bras et fronça les sourcils. Barraqué comme il était, c'était un adolescent très imposant, mais pas autant que Clarisse. « Et alors?! J'change pas d'avis, j'leur fait pas confiance! » Quel âne celui-là. Noah se racla la gorge - les deux semblèrent enfin remarquer sa présence, ce qui eut pour effet de faire pouffer de rire Mary. « Attendons déjà de voir quand les autres vont revenir de leur quête. » laissa-t-il tomber d'un ton tranquille pour apaiser l'atmosphère - Noah ne supportait pas les tensions.

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Tout le monde courrait partout. Même les enfants d'Aphrodite étaient armés, ce qui avait surpris Noah dans un premier temps. Il n'avait jamais vu les rejetons de la déesse ressembler autant à des combattants - il fallait croire que la menace romaine avait mis un coup dans le figure de tous les pensionnaires de la colonie. Nerveusement, Noah effleura son épée en qui pendait à sa taille - rien que son poids lui rappelait la dure réalité de leur vie. Voir l'éclat du bronze céleste lui donna la nausée - l'image de Niahm, mourant dans ses bras, lui serra la gorge. Non. Plus jamais. « Malcolm. » fit-t-il quand il croisa le fils d'Hermès qui courrait d'un pensionnaire à un autre, son plastron à moitié attaché - dans d'autres circonstances, ça aurait pu être comique. Malcolm s'approcha, et Noah s'accroupit face à lui. Il pressa son épaule si fort que le petit grimaça - il le relâcha alors. « Tu fais pas l'idiot, et tu tentes rien de stupide. Compris? » Noah était sérieux. Terriblement sérieux. La bataille du labyrinthe l'avait totalement traumatisé - sans parler de celle de Manhattan. « Promis. » répondit le petit après un court silence.
Emma, qui passait par là, les rejoignit. Son poignard à la ceinture, elle avait noué ses longs cheveux en une tresse serrée - elle avait même enfilé des protections. Il ne l'avait jamais vue aussi déterminée. « Je le garderais à l'oeil, t'en fais pas. » lança-t-elle d'un ton qui se voulait rassurant. Noah se racla la gorge, puis hocha de la tête en se relevant. Malcolm fila pour finir de se préparer, et le fils de Dionysos le regarda partir en courant, la gorge serrée. « Plusieurs groupes sont partis espionner les troupes en face, et je te jure qu'ils sont bien préparés. » Emma le tira de ses pensées avec cette dure information. « Ils ont des centaures avec eux, t'y crois toi? » Noah tiqua un instant, mais il se força à rester impassible - ce n'était pas le moment de la contaminer avec son anxiété. « Tire pas cette tête, ça va aller. » Et, sur ces mots, il but une gorgée de vodka dans sa gourde - l'alcool l'aidait à garder les pieds sur terre, paradoxalement. Il n'était pas aussi sensible à ses effets que ses autres camarades - merci papa. L'air désapprobateur, Emma secoua la tête en le voyant faire - pour toute réponse, il lui tendit la gourde. La fille d'Aphrodite but une grande gorgée.

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Ils avaient tous plongé d'un coup. L'Athéna Parténos avait été remis à la colonie, sur le sommet de la colline, par Reyna - ça avait été comme un rappel à l'ordre pour tout le monde. La hache de guerre avait été enterrée pour de bon - mais pas du côté des monstres appelés par Octave. Ils s'étaient jetés sur les demi-dieux sans attendre, sous les commandements de Gaïa qui s'était réveillée - il pouvait presque l'entendre rire, sous ses pieds, chaque fois qu'un nouveau mort tombait.
Honnêtement, Noah aurait été prêt à tout donner pour ne plus jamais avoir à vivre une bataille. Mais le Destin ne semblait pas de cet avis. Toujours là pour leur compliquer la vie, sans jamais leur accorder de répit. Souffle rêche, rythme court, il avait foncé aux côtés de Lucas et Mary, une fois que Percy et Annabeth aient lancés l'attaque.

Il ne savait pas trop ce qu'il faisait - tout ce qu'il savait, c'était que son corps semblait agir tout seul. Un geste de la main, et un centaure se retrouvait entouré de ronce - un autre, et il décapitait un telchine qui s'approchait un peu trop de leurs lignes à son goût. De loin, il vit un autre monstre qui arrivait, dans le dos de Mary. Il semblait prêt à faucher la fille d'Iris, qui était déjà en train de se défendre contre une manticore hargneuse. Et Noah était trop loin pour agir. « Lucas! » cria-t-il, pour attirer l'attention du fils d'Arès - ce dernier se débarrassa de son ennemi d'un coup de lance bien placé, puis tourna la tête en voyant la direction montrée par le fils de Dionysos. Dans un hurlement de rage, il lança sa lance d'un geste ample et vif - l'arme alla se planter entre les deux yeux de la créature, qui tomba en poussière dorée juste derrière Mary, en même temps que cette dernière parvenait à se débarrasser de la manticore qui n'arrêtait pas de lui grogner dessus. « J'l'ai eue la salope! » s'exclama Lucas en poussant un hurlement de joie, tout en rattrapant au vol sa lance quand Mary la lui renvoya.

Pas le temps de fêter cette minuscule victoire, il y avait encore une centaine de monstres à chasser de leurs terres - d'un geste agressif de la main, Noah fit pousser un important massif de ronce qui s'attaqua à un trio de chiens des Enfers, qui semblait prêt à se jeter sur un groupe de romain. L'un d'entre eux mit la main à la patte, et des lianes vénéneuses vinrent s'ajouter au massif - à eux deux, Noah et le romain parvinrent à éradiquer ce petit groupe de monstres infernaux.

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Désolation. Carnage. Silence. Perdu, tremblant, Noah lâcha son arme. C'était fini. Enfin. Il ne savait pas trop depuis combien de temps - dix minutes? Une heure? En tout cas, plus aucun ennemi ne se trouvait à l'horizon. Gaïa n'était plus. En voyant les nombreuses silhouettes au sol, romaine comme grecques, le fils de Dionysos sentit sa gorge se serrer. Pendant un instant, il confondit le corps d'une gamine avec celui de Niahm - il avait été prêt à courir dans la direction du corps, mais ses jambes n'avaient pas obéi. Un mouvement sur sa droite attira son attention. « Ça va? » demanda-t-il à Malcolm. Il avait reconnu sa démarche du coin de l'oeil. Le fils d'Hermès semblait aller bien - il avait quelques estafilades, des bleus, les cheveux en pétard et ses fringues étaient dans un sale état: hormis ça, il était toujours aussi dynamique. « Est-ce que ça va toi? Comment tu fais pour tenir debout? On dirait que tout un troupeau de centaures t'a pris pour paillasson. » La métaphore n'était pas totalement fausse, à vrai dire. Pour toute réponse, Noah eut un petit rire qui ressemblait plus à un grincement. « L'ambroisie fait des miracles. » marmonna-t-elle en grimaçant - chaque parole lui coûtait en énergie. Ses jambes tremblèrent un instant - c'est cet instant que choisit Emma pour apparaître, autoritaire. « Tu t'assois tout de suite. Pas un pas de plus. Tu ressembles à un mort, et t'as la mine affreuse - désolée de te dire ça comme ça. » Mais le ton de sa voix et l'air qu'elle avait montraient qu'elle ne regrettait absolument aucune de ses paroles. « Mâche pas tes mots. » fut la réponse de Dionysos, qui s'assit sur des décombres, avec l'aide du jeune Malcolm qui avait passé un bras sous ses épaules. Allez savoir où il puisait la force pour soutenir le poids de Noah - l'adrénaline, sans doute. « Tout le monde est en train de rentrer. » souffla le petit, en tournant la tête en direction de la colonie - des groupes s'y dirigeaient, clopin-clopan. Grecs et romans mélangés, se soutenant mutuellement. Certains sympathisaient déjà. « Tant mieux, je veux pas passer une minute de plus ici. » grogna Noah et se leva - un peu trop vite, car sa tête se mit à tourner violemment. Emma et Malcolm durent le soutenir tous les deux pour qu'il puisse marche correctement - il avait un peu trop poussé sur son pouvoir, en plus de son physique. Il avait l'air d'avoir prit dix ans d'un coup. « Les romains viennent aussi! J'crois qu'on va avoir le droit à une petite fête, et à un bon discours. » Noah ne dit rien, mais il hocha légèrement de la tête - pas trop fort, car il n'avait pas envie de vomir le peu qu'il avait dans son estomac.

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Le bungalow était silencieux, en cette soirée de septembre. Il pouvait entendre les respirations de ses frères et soeurs, endormis - au vu des sons qui poussaient chacun, il n'était pas le seul à avoir un sommeil agité. Caché sous ses couverture, fixant résolument le mur qu'il ne pouvait pas réellement voir à cause des ténèbres, Noah ne dormait pas. Il n'y arrivait pas. Sur sa table de nuit brillait son épée, la lumière de la lune se reflétait sur le bronze céleste - la vision de cette arme qui avait déjà fait couler tant de sang donna la nausée au fils de Dionysos. D'un bond, il se leva et attrapa l'arme avec dégoût - il ouvrit brutalement ses tiroirs et y cacha la lame, sous tous ses vêtements. Il fit tellement de bruit qu'une de ses soeurs l'insulta - mais il ne répondit pas. Frénétiquement, il essuya ses mains sur ses draps, comme si le contact avec l'épée avait sali ses mains. Il avait l'air fou, comme ça - mais son père n'était-il pas l'incarnation même de la folie après tout?
Pas un son ne sortit de sa bouche. Maintenant que l'arme était hors de sa vue, il semblait un peu plus détendu - mais intérieurement, c'était toujours l'anarchie dans sa tête. Chaque fois qu'il fermait les yeux, il revoyait tout. Un coup c'était le corps de Niahm, le souvenir ayant été ravivé par la récente bataille - l'instant d'après, c'était la silhouette de Mary menacée par la créature prête à l'attaquer dans son dos. Heureusement que Lucas avait été rapide. C'était une tête de mule, mais un guerrier talentueux. Un guerrier talentueux. Noah s'enfouit à nouveau sous ses couvertures, enfonça sa tête dans son oreiller. Fort, si fort que l'oxygène lui manqua bientôt - la chaleur était insoutenable. Il restait comme ça. Dix secondes. Puis il décolla sa tête de l'oreiller et prit une grande inspiration. Et il recommença. Le manège dura pendant plusieurs minutes - pourquoi? Il ne savait pas trop. Sentir la mort si près aurait dû l'effrayer - mais ça n'était pas vraiment le cas.
Essoufflé, hagard, il s'allongea sur le dos. Un long soupir s'échappa de ses lèvres - ça lui fit du pied, d'extérioriser un peu. Lui qui gardait tout pour lui. Lui qui passait son temps à aider les autres, sans jamais s'occuper de lui - c'était plus facile pour lui de prendre soin de ses camarades et de les conseiller plutôt que de prendre sa vie ne main. Donner des conseils était plus simple que de les appliquer.
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Theodore A. Brennan
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Noah S. Warsmond
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