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  hey stranger. (oliver)Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Kenna Malone
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+ face and credits : alycia debnam-carey, (c) ultraviolences.
5 juillet 2017 – Elle a toujours aimé la plage, Kenna. Née en Californie, au bord de l’océan, ça a été toute son enfance, et plus encore. Les palmiers, le soleil, le sable fin, les vagues, l’eau à perte de vue, les petites rues remplies de touristes et de résidents en maillots de bain et en tenues légères, les stands au bord de la plage... Ca la fait sourire rien que d’y penser et, d’ailleurs, c’est pour ça qu’elle traîne souvent à Coney Island depuis que le parc a ouvert. Elle y passe généralement toutes ses journées – et ça ne fait qu’une semaine à peine qu’elle vient, mais elle compte bien y passer toute la saison, ou quasiment. Il n’y a que les week-ends qu’elle est vraiment à la Colonie, pour notamment vendre les fraises sur le marché de New-York.
Il est à peine onze heures, le soleil brille, Kenna est rayonnante. Elle déambule dans le sable, s’arrêtant parfois pour regarder un match de beach volley, ou pour se poser un peu et faire bronzette, ou encore pour laisser son regard se perdre dans l’océan, l’horizon. Si elle est déjà de très bonne humeur toute l’année, l’été décuple cela.
Elle se relève, époussette rapidement le sable sur sa robe de plage – blanche, légère, avec de la dentelle, par-dessus son bikini – et se remet en route. La plage n’est pas encore réellement bondée, à part quelques groupes ci et là et des personnes éparpillées, les stands de nourriture, de boisson et de glace viennent d’ouvrir. Il y aura plus de monde dans très peu de temps, elle le sait bien.
Elle le repère en marchant, s’arrête une seconde pour l’observer de loin. Il semble dessiner, comme à chaque fois qu’elle le voit, en fait. Il ne la connait pas, mais elle sait depuis quelques mois – ça la fait sourire, d’être la muse secrète d’un parfait inconnu. Une part d’elle-même veut garder ce statut, mais c’est finalement son côté curieux qui prend le dessus et elle s’approche du romain presqu’en sautillant de joie. Arrivée près de lui, elle s’assied à côté, à environ un mètre, l’air de rien, et s’autorise quelques regards avant de finalement darder ses yeux sur lui, un petit sourire au coin. « Bonjour Oliver. » Et elle lui offre un large sourire, amusée par toute cette situation. Le fait qu’elle sache qui il est, alors que lui se contente de la dessiner discrètement. Qu’elle ait pris un ton assez sérieux et surtout joueur. Ce n’est pas qu’elle veut le mettre mal à l’aise – loin d’elle une telle idée – mais elle peut se faire malicieuse quand l’envie lui prend.

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There isn't time - so brief is life - for bickerings, apologies, heartburnings, callings to account. There is only time for loving - and but an instant, so to speak, for that.

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Oliver K. Özkan
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her smile was made of the brightest ray of sun, and her eyes the deepest piece of gold inside the seas


05 juillet 2017 - C'est une explosion de couleurs chaudes qui s'offre à lui. Derrière ses lunettes, le petit fils d'Apollon et d'Aquilon laisse son regard voguer aussi loin qu'il le peut. Personne ne peut aller aussi loin que lui, ça lui donne l'impression d'être un peu spécial - il peut observer avec précision le plumage des mouettes qui volent au-dessus d'eux, là où tout le monde ne voit que des petites tâches ailées. Il peut voir toutes les nuances de couleurs mieux que n'importe qui ici - les couleurs, c'est important pour lui. Chez certains artistes, ce qui est important c'est les ombres - pour d'autres, la technique. Mais pour Ollie, c'est les couleurs - ça se ressent dans sa façon de peindre, de dessiner. Même quand il dessiner au crayon, on n'a aucun mal à voir les couleurs qu'il a imaginé pour ce qu'il tente de représenter - les couleurs, il vit que pour ça. Les couleurs, c'est son style.
Il fait pas attention au soleil qui tape - il le supporte assez bien, en fait. Sûrement les gènes turcs. Son père lui disait tout le temps qu'en plein soleil, ils buvaient du thé - affronter la chaleur par la chaleur. Un bon moyen de réguler la chaleur. Il avait toujours aimé le thé noir - le thé turc, comme l'appelait avec fierté son père. Il est pas habillé de manière trop criante - des converses noires, un marcel blanc, un pantacourt en jean qui lui arrive un peu au-dessus des genoux. On dirait un vieux père de famille - mais il s'en fiche, il a chaud. De toute façon, tout le monde ricane tout le temps dans son dos - un peu plus ou un peu moins.

Depuis une bonne quinzaine de minutes, il s'applique à reproduire la scène qu'il peut voir, très loin d'ici - un rocher, au milieu de la mer, qu'il peut voir grâce à sa vision très précise. Pour n'importe qui d'autre, il dessinerait à partir de son imagination - mais il voit bel et bien le rocher, là où les autres ne repèrent qu'une tâche sombre. Dessus, une mouette est posée - un petit poisson dans le bec. Et y a une étoile de mer, un peu plus bas - des algues, aussi. Il est tellement plongé dans sa contemplation qu'il ne fait pas attention à la personne qui s'assoit à côté de lui - il est occupé à observer le rocher, éloigné de toute cette agitation.
Mais la voix le tire de sa contemplation. Il s'y attend pas. C'est plus fort que lui, il lâche tout : son carnet, son crayon. Tout tombe dans le sable. « Ah ! » Il rattrape même ses lunettes de justesse, parce qu'elles penchent dangereusement sur le bout de son nez. Et il la voit. La fille. Celle qu'il n'arrête pas de dessiner depuis qu'il l'a croisée à la colonie. Il ne la connaît pas - et c'est purement dans une appréciation artistique qu'il la représente, celle qu'il appelle intérieurement sa muse. Elle l'a aidé à se remettre à dessiner, dans une période où il pensait avoir perdu toute inspiration.

Il y a un long instant de silence. Dans sa tête, y a un peu de tout. Qu'est-ce qu'elle fait à côté de lui ? Comment est-ce qu'elle connaît son prénom ? Et pourquoi elle s'approche comme ça ? Il se racle la gorge, et évite son regard, gêné. Il est ridicule. « Je. Désolé. » Vous m'avez fait peur qu'il était sur le point de dire, mais il se retient. La muse a déjà dû le remarquer - il a un peu envoyé valser toutes ses affaires dans le sable. Il réprime une moue dépitée en voyant l'état de son dessin - mais heureusement, le sable ne s'est pas accroché à la feuille, complètement sèche. Elle est seulement un peu pliée - mais ça n'est pas si grave. Il se penche pour ramasser ses affaires, souffle avec douceur pour chasser les grains de sable, caresse la feuille comme on caresse le visage d'un enfant pour repousser les poussières. « Est-ce qu'on se connaît ? » qu'il demande finalement, pour se donner une contenance. Question stupide.

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art is the only way to run away without leaving home. — lions' tear.
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hey stranger. (oliver)
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