AccueilAccueil  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
  jeunesse influençable. Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
Cole Reid
+ messages : 17
+ face and credits : troye sivan. (killer from a gang)

cole reid
ft. troye sivan
↘ carte d'identité
nom : reid, celui qu'on lui a refilé il y a des années à l'orphelinat, sûrement choisi au hasard dans une liste sur internet. Il a envisagé d'en changer, n'a pas trouvé d'inspiration, l'a conservé par défaut. + prénom(s) : cole, il ne sait pas d'où ça sort, sûrement du même endroit que son nom. + surnom(s) : son prénom comme son nom ne permettent pas vraiment d'être créatif avec les surnoms. en revanche, il en a entendu quelques uns, dans les tons de "traître", entre autres, murmurés dans son dos ou sifflés face à lui. + âge : il a dix-huit ans, l'âge de réaliser qu'on est parfois bien con, quand on est jeune, et que les conneries ne sont pas toujours rattrapables. + date et lieu de naissance : il est né à taos, au nouveau mexique, le vingt-et-un juin. + orientation sexuelle : comme pour beaucoup de choses, il se cherche encore, mais est à peu près certain de n'être attiré que par les hommes, pour le peu d'expérience qu'il a eue. de plus, le fait qu'il perde tous ses moyens dès qu'on lui fait des avances n'aide absolument pas. + statut civil : il est célibataire, pas spécialement par choix. qui voudrait d'un traître, de toute façon ? + occupation : en croisière pour sa rédemption, c'est un job ? autrement, au sein de la colonie, il fait ce qu'on lui demande, généralement, mais a une préférence pour s'occuper des canoës-kayak, où il reste tranquille. + groupe : il est de retour à la colonie.

parent divin : hermès. + pouvoir(s) : il possède la téléportation, qui comme son nom l'indique, lui permet de se téléporter. il est plus doué avec les courtes distances, et ne peut de toute façon pas excéder les quelques kilomètres à la fois, et plus la distance est longue, plus il s'épuise. + agilité surdéveloppée, qui fait que ses mouvements sont plus vifs, qu'il peut grimper presque n'importe où, sauter plus loin ou haut que la moyenne, esquiver à la matrix, ce genre de choses. + arme de prédilection : une banale épée de bronze céleste, quoi se rétracte en un bracelet brésilien autour de son poignet. + particularité : il sait si une pièce est vide ou non avant d'y entrer. pas de détails sur le nombre de personnes, ni leur position, mais il sait si la pièce est occupée ou non. pratique, pour s'infiltrer quelque part.


↘ caractère
il brille par sa lâcheté, celle qui le pousse à se téléporter dès qu'on le confronte à ses actes, celle qui aujourd'hui l'empêche de se regarder dans un miroir sans avoir des nausées. + il est incertain, parce que s'il a longtemps été ancré dans ses positions, sûr de ses opinions, aujourd'hui, il réalise qu'il a eu tort et que rien ne lui permettra de revenir en arrière. il n'est plus sûr de rien - qui il est, ce qu'il est devenu, qui il sera. + on peut le qualifier d'influençable, parce qu'il s'est longtemps laissé murmurer des incitations à la haine, s'est laissé convaincre qu'il pourrait changer le monde et finir du côté des vainqueurs, avant de redescendre violemment sur terre pour réaliser que le méchant, c'était lui. + autrefois, on l'aurait qualifié d'un peu fourbe, le gamin discret, plus calme que ses frères et soeurs, mais bel et bien fils d'Hermès, à faire ses conneries quand on ne s'y attend pas : et qui irait accuser le plus invisible de la famille ? + autrefois, on aurait de lui qu'il avait le rire facile, et que même s'il n'était pas extrêmement expansif, il restait chaleureux et facilement impressionnable, surtout concernant ses frères et soeurs plus âgés, qu'il admirait à chaque victoire de combat à l'entraînement, à chaque retour de quête. + aujourd'hui, c'est un fantôme, rongé par la culpabilité, au point de n'accepter des autres que la rancoeur et la haine : quiconque l'approche avec sympathie ou voudrait lui accorder un semblant de pardon le rend fuyard, voire même agressif, et il n'hésite pas à rappeler ses actes dans ces moments-là, dans un effort désespéré de leur rappeler qu'il est coupable et qu'on devrait le haïr autant qu'il se hait. + il préfèrerait mourir que de l'admettre, mais il est passionné par les langues : c'est un peu sa façon de gérer ses émotions, de se pencher sur une nouvelle langue et de ne s'arrêter que lorsqu'il la maîtrise. il a commencé à apprendre le français avec les enfants d'aphrodite il y a bien des années, et depuis, il ne s'arrête plus. aujourd'hui, il parle l'anglais, le français, le russe, l'espagnol et le portugais. +  il considère qu'il mérite de rester seul, et surtout, ne mérite pas le pardon : en revanche, lorsque quelqu'un le met face à ce qu'il a fait, il peut se montrer violent dans ses paroles, et a tendance à disparaître avec sa téléportation. lui-même n'arrive pas à faire face à ce qu'il a fait, il n'assume toujours pas, n'a pas la force de le réaliser. + il se cherche encore, uncertain de qui il est en dehors d'un traître, des choses qu'il aime, de ce qu'il devrait faire : c'est juste un gros paumé qui se déteste à moitié, en fait, et qui refuse qu'on s'approche pour l'aider, pour l'instant, tout en espérant que quelqu'un saura s'accrocher suffisamment pour l'aider à maintenir la tête hors de l'eau. + une part de lui aime se faire des films, des scénarios bidons qu'il s'invente, dans lesquels il répare ses erreurs ou les fait oublier. il ne le montre que rarement, mais il a un côté presque romantique, rêveur.

il a commencé à apprendre le français avec les enfants d'aphrodite, ses premières années à la colonie. + il avait neuf ans quand il a pu tenir entre ses mains quelque chose qui soit réellement à lui. + il voyait luke castellan comme un idéal, une idole, un modèle à suivre, et ce dès ses premiers pas à la colonie. + il dort énormément, peut dormir n'importe où, n'importe quand. + il a fumé une cigarette entière quand il avait quatorze ans juste pour le défi : il a craché ses poumons, et n'a jamais recommencé. + avant de partir chez les partisans, il collectionnait les cailloux (enfin, ceux qu'il trouvait jolis). depuis, il a abandonné. + il adore les reese's peanut butter cups, et il en a généralement toujours sur lui. + il se sent toujours très étrangement attiré par les endroits abandonnés, les maisons vides, les ruines, ces lieux qu'on dirait hantés et digne de figurer dans des films d'horreur. + il adore les orages et les jours de pluie. + constamment tiraillé entre l'envie de se faire pardonner et de retrouver sa vie d'avant, et celle de récolter ce qu'il a semé, de subir une punition pour ses actes. + de la même façon, il désespère de n'avoir personne contre qui dormir la nuit, de n'avoir personne à serrer dans ses bras, de n'avoir que de très rares contacts humains, de ne pouvoir reposer sur personne... mais sait très bien se convaincre qu'il ne le mérite absolument pas. + il a appris le russe grâce à une partisane de cronos qui, au départ, ne faisait part que de son langage très coloré dans cette même langue. si bien que lorsqu'il parle russe, il jure comme un charretier. + il a tendance à se téléporter plus ou moins loin dans les situations gênantes, lors de conversations embarrassantes, ou... presque tout le temps, en réalité.

↘ Depuis combien de temps sais-tu que tu es un(e) sang-mêlé(e) ?
L’année de ses huit ans, on le lui a confirmé. Demi-dieu. Cole s’était toujours senti spécial - non, supérieur. Supérieur aux autres enfants de l’orphelinat, qui se faisaient attraper lors de sorties nocturnes, qui ne fuyaient jamais assez vite, qui entraient se cacher dans des pièces occupées. Lui s’en sortait toujours. Il grimpait vite, s’échappait vite, posait la main sur la poignée d’une porte et n’entrait que lorsque son instinct soufflait que la pièce était vide. Un demi-dieu. Pas étonnant qu’il se sente supérieur. Il l’était. Son arrivée à la Colonie se fit naturellement, un soi-disant transfert, des adieux à peine marmonnés aux autres enfants de l’orphelinat, puis des heures à l’arrière d’une voiture, la fenêtre grande ouverte et la main dessinant des vagues dans l’air épaissi par la vitesse du véhicule. Cole était juste curieux, plus qu’effrayé ou impatient. Quand on l’emmena jusqu’à la colline, on l’y laissa seul, et il resta ainsi une bonne quinzaine de minutes durant lesquelles il observa le paysage sous ses yeux. La maison immense, la plage au loin, la forêt, des canoës sur un lac, et des bâtiments installés en U en contrebas. Cet endroit ne ressemblait en rien à l’orphelinat. Il n’était pas certain de savoir quoi penser du soleil qui lui réchauffait les bras à travers ses vêtements. Et puis, quelqu’un arriva. L’air un peu surpris de le trouver là, mais un sourire dansant au coin des lèvres. Plus âgé que lui, ses cheveux blonds lumineux sous le soleil, il fut le premier à lui adresser la parole. Luke Castellan lui fit ensuite visiter ce qu’il appela la Colonie, et après une journée à le suivre au travers du camp, à saluer tous ceux qu’il lui présentait, Hermès se manifesta. Luke s’avéra être son frère. Et à partir de ce jour-là, Cole ne le lâcha pas.

↘ As-tu pris part à la bataille de Manhattan ? Et celle contre Gaïa ? Si oui, à quel camp as-tu choisi d'être loyal(e) ?
Manhattan. La rage, vive et brûlante, son arme couverte de sang, les monstres qui rugissent à ses côtés sans qu’il n’ait à les craindre, les regards de ceux avec qui il a vécu. Ses souvenirs en sont flous, reviennent aujourd’hui dans ses cauchemars, par morceaux. Il était là, pour Cronos et surtout pour Luke. Il a blessé, un fils d’Apollon qu’il a abandonné après lui avoir lacéré l’avant bras, un demi-dieu d’une dizaine d’années qui a crié quand il l’a expulsé contre un mur de briques, une fille d’Aphrodite qu’il a laissée inconsciente contre le capot d’une voiture. Il a tué, un enfant de Demeter avec lequel il faisait du canoë quelques années auparavant, des inconnus qui se tenaient sur son chemin, et les deux autres, ceux sur lesquels il a refusé de poser les yeux une fois son épée écarlate, enfants d’Hermès et visages connus. Et puis, la mort d’Ethan. Celle de Luke. Le flou, la douleur vive le long de sa mâchoire, là où resterait une fine cicatrice pâle, et le goût amer du sang dans la bouche, parce qu’ils ont perdu et que Cole a perdu, son frère, son ami, et Nadya aussi, puisqu’elle reste introuvable.
Il n’était pas là contre Gaïa. Absent. Pas prêt à affronter la Colonie. Pas prêt à y remettre les pieds. Juste pas prêt.

↘ Et maintenant, que deviens-tu ?
Il est de retour à la Colonie, la tête basse, les nuits pleines de cauchemars et l'esprit tourmenté de pensées sombres. Il est là pour affronter les regards, subir les insultes, être puni pour ce qu'il a fait et qu'il regrette si profondément qu'il voudrait en mourir. Il est là parce que se détester ne suffit plus, et qu'il faut qu'on le déteste aussi - qu'il ait ce qu'il mérite, et peut-être, un jour, peut-être qu'il pourra se faire pardonner et se pardonner.
derrière l'écran
sixty | lea
âge : vingt-trois ans, ugh. + présence : tous les jours tmtc. + personnage inventé ou scénario/pv : inventé. + un dernier mot ?  :facepalm: .
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Cole Reid
+ messages : 17
+ face and credits : troye sivan. (killer from a gang)
dude, i'm great at mistakes. i'm the king of mistakes.
Il s’est écorché la main sur l’une des pierres de la maison, et ça pique tellement fort qu’il a des larmes minuscules qui lui brûlent le coin des yeux. Il ne peut pas vraiment les essuyer, alors il cligne des paupières plus rapidement que la normale. Ça ne l’empêche pas de voir le faisceau des lampes torche des surveillants, et il réprime un frisson. Si on l’attrape ici, il est bon pour être interdit de sortie toute la semaine. L’été débute à peine, et il déteste déjà l’idée d’être enfermé à l’intérieur alors que ses camarades se font des passes au ballon dans les jardins de l’orphelinat. Il grimpe plus rapidement, en se mordillant la lèvre pour ignorer la douleur dans la paume de sa main. Il arrive à la fenêtre du deuxième étage, quand il entend un « Psst ! » familier. La fenêtre d’une des chambres est ouverte, et c’est Alex, penché par la fenêtre, qui lui fait signe. En bas, les lumières se rapprochent. Il s’agrippe comme il peut, et rejoint enfin la fenêtre, par laquelle il passe. Il reste agenouillé par terre, essoufflé, le coeur battant, et la main qui pique. « Va dans ta chambre, dépêche-toi, ils vont pas tarder ! » grogne Alex, déjà de retour dans son lit. Il ne bronche pas, se lève, et court dans les escaliers jusqu’au quatrième étage. Quand il entre dans la chambre, Marc et Diego ont un sourire moqueur sur les lèvres, mais ont défait son lit pour qu’il n’ait plus qu’à bondir dedans. Il se déshabille et se glisse sous la couette : moins d’une minute plus tard, la porte s’ouvre, la lumière entre, et il ne bouge pas, ferme les yeux, calme sa respiration. La porte se referme, et il peut enfin respirer correctement.
C’est la routine, à vrai dire. La vie à l’orphelinat, les soirs où il suit le groupe d’Alex qui s’éclipse dès que possible. Il faut bien qu’ils pimentent un peu leurs vies. L’orphelinat n’est pas si horrible, d’après ce que disent certains des transférés, mais il a toujours l’impression qu’ils sont comme un troupeau de bétail. On pourrait presque leur coller des numéros que ce serait pareil (et ça, c’est souvent Alex qui le dit). On choisit déjà leurs noms dans une liste imprimée vieille comme le monde : il ne s’en souvient pas dans son propre cas, mais il a déjà vu les adultes accueillir de nouveaux arrivants, et rayer un énième prénom de la liste, comme pour dire, celui-là est pris. On l’a appelé Cole. C’est loin d’être le pire prénom de l’orphelinat. Lui n’est pas vraiment malheureux. C’est juste ennuyeux, de se lever pour manger, d’être nourri à la chaîne, puis envoyé en classe et d’être ignoré par tous ces adultes sauf s’il fait une bêtise. Il a bien failli être adopté, une fois, quand il avait six ans : il est resté trois semaines dans la famille qui voulait de lui, avant d’être renvoyé à l’orphelinat. Il n’a jamais su pourquoi, mais n’a pas vraiment cherché. Quand on est habitué à vivre à l’orphelinat, on ne connaît pas mieux, et ce que l’on n’a jamais connu ne nous manque jamais, paraît-il. Au final, il aime bien sa vie ici.

______________________________


Luke est étendu dans l’herbe, les yeux fermés. Il a l’air paisible. Du bout des doigts, Cole arrache des brins d’herbe, le regard posé sur la Colonie, sans vraiment la voir. Quelque chose a changé. Il l’a senti, Luke change, et la Colonie aussi. Il y a quelque chose de différent dans l’atmosphère qui les enveloppe tous. Pourtant, les Hermès font toujours leurs blagues, les Apollon chantent toujours les soirs de feu de camp, les Arès cherchent toujours des noises à quiconque leur adresse un regard qu’ils estiment de travers, mais quelque chose a changé. Il ne sait juste pas quoi.
Luke rouvre un oeil. « Je t’entends réfléchir d’ici. » Cole tourne les yeux vers lui. Il n’a jamais su si Luke lisait vraiment ses pensées ou non - il l’a toujours laissé entendre, comme une blague, mais peut-être que ça n’en est pas une. « C’est devenu bizarre, la Colonie. » Il finit par dire, en haussant les épaules. Luke émet un son qui ressemble un peu à un rire, mais avec de l’amertume. Il n’ajoute rien, et referme les yeux, et Cole se reperd dans ses pensées. Il a toujours apprécié la Colonie, de la même manière qu’il a apprécié l’orphelinat : pas vraiment par choix, mais parce qu’il sait que ça pourrait être pire. On aurait pu l’envoyer au même endroit que Kevin Lester. On racontait dans l’orphelinat qu’il avait été envoyé dans une maison de correction où on ne mangeait qu’un jour sur trois, et que les punitions se résumaient à les enfermer en cage dans le noir. La Colonie est toujours mieux que ça. Ils sont logés, nourris, on lui permet de se défouler, et les adultes font attention à eux. Ils connaissent leurs prénoms, au moins. Et puis, il y a le bungalow Hermès. Luke, surtout. Ca fait souvent rire le reste des Hermès, la façon dont il s’accroche à chaque mot de Luke, pose un regard admiratif dessus. On l’a une fois comparé à Colin Crivey dans Harry Potter. Mais c’est plus fort que lui - Luke lui a fait découvrir qui il était, et puis Luke est son grand frère, et il sait déjà qu’il voudrait être exactement comme lui, plus tard.
« Cole, si je partais, tu viendrais avec moi ? » La voix de Luke le sort de ses pensées, mais il n’a besoin que d’une fraction de seconde pour répondre. « Evidemment. » Luke hoche la tête, les yeux toujours fermés. Moins d’une semaine plus tard, Percy Jackson fait ses premiers pas à la Colonie. Et, une éternité après, Luke quitte la Colonie, la fuit plus qu’autre chose, et derrière lui, Cole traîne son sac à dos et ne se retourne pas pour dire au revoir.

Allongé sur le sol, les bras étendus de chaque côté de son corps, Cole garde le regard résolument fixé sur le plafond. Le rire de Nadya lui résonne dans les oreilles, et il sent qu’elle s’installe à côté de lui. L’accent qu’elle transporte avec elle presque comme une fierté ne masque en rien la moquerie dans sa voix. « Tu dois vraiment t’entraîner plus. » La façon dont elle prononce les « r » ne lui tirent plus de sourire depuis longtemps - il a appris à les apprécier. « J’essaie. » Il répond distraitement. Son truc n’a jamais été le combat, il préfère la façon discrète dont il se faufile dans des immeubles pour s’emparer de biens qui ne sont pas les siens. Il a été utile pour ça, mais bientôt, ce sera la guerre, et il ne sera plus l’heure d’être sournois ou discret. Il sera l’heure de montrer l’étendue de la colère de ceux qui ont prêté allégeance à Cronos. Comme si elle avait lu dans ses pensées, Nadya lui donne un coup de coude. « Je t’aiderais, comme toujours. » Lorsqu’elle se redresse, elle lui tend la main pour qu’il s’en empare, et l’aide à se relever. « Je vais lire. » Elle n’ajoute rien, mais Cole sait qu’il y a une offre, quelque part. « Lire quoi ? » Elle incline la tête. « Poésie. Russe. Ma mère dit que nous avons perdu la Guerre Froide parce que nos meilleurs esprits étaient occupés à écrire de la poésie : tu ne trouveras pas mieux ailleurs, pas même dans la bouche d’Apollon. » Nadya provoque toujours dieux de cette façon. Subtilement, mais la haine dans la voix. C’est une fille d’Arès, furieuse et des flammes dans les yeux, toujours. « Lis-les à voix haute. » Il demande, et elle s’empare de sa main pour l’emmener jusqu’à sa chambre. Ils lisent pendant des heures, et Cole enregistre de nouveaux mots, s’essaie à les prononcer dans un russe hésitant qui tire des rires à Nadya.
Plus tard, elle l’embrasse sur la joue et va manger avec d’autres filles, pendant qu’il va s’installer auprès de Luke et Ethan. Ils sont plongés dans une conversation stratégique, qui laisse Cole silencieux et perdu dans ses pensées. Quand Ethan le secoue, Cole s’excuse brièvement, et ils reprennent la conversation. Il n’avait pas grand chose contre les dieux, à l’origine. Mais les partisans lui ont raconté leurs histoires. Ethan, abandonné et oublié. Nadya, laissée pour morte à la frontière du Canada. Luke, et sa mère. Il a fini par comprendre le mal que les dieux représentaient. Il a commencé à ressentir la colère qui les anime. A comprendre que leur cause n’est pas seulement juste, mais aussi nécessaire, sans quoi les dieux les détruiront tous, comme ils détruisent toujours tout. A l’autre bout de la table, il croise le regard de la générale. Johanna. Il baisse les yeux sur son assiette.

Luke change. Encore. Il le voit, il le sent, comme il est plus sombre, comme ses sourires n’ont plus rien de ce qu’ils étaient. Cole change aussi. Sa première mission contre les demi-dieux de la Colonie l’a amené à assommer violemment un enfant d’Iris qu’il appréciait, pourtant, avant. Le temps passe, et la guerre imminente est palpable, réelle, se dessine. Il n’hésitera pas, parce que ce serait décevoir Luke, qui en attend toujours plus d’eux, ce serait s’attirer les foudres de Johanna, qui trouve toujours les mots justes pour les pousser à aller jusqu’au bout. Mais il sait qu’il fait quelque chose de stupide. Tout ça, ce n’est pas pour Cronos, pas contre les dieux : c’est pour Luke qu’il le fait. Une petite voix lui souffle que c’est mal, et que ce ne sont pas les bonnes raisons, et qu’il le regrettera. Mais il l’ignore. « Qu’est-ce que tu fabriques ? » lui demande Nadya, en russe. « Rien, Nadezhda. » il répond dans la même langue. Rien, justement. C’est peut-être le problème. Mais peu importe : d’ici le lendemain, il aura oublié ses doutes. Il croira de nouveau en ce qu’ils font. Il est juste tard, et il est épuisé, il ne sait plus ce qu’il pense. Une bonne nuit de sommeil, et tout sera oublié.

______________________________


Il a quitté le groupe de partisans qui ont survécu et se sont échappés ensemble, suite à Manhattan. Ils sont encore pleins de haine, et Cole, lui, n’a plus la force de se mettre en colère. Luke le hante dans ses cauchemars, Ethan l’y accuse d’avoir douté d’eux et d’avoir tout ruiné, et Nadya reste introuvable. Alors il est parti. Pour la première fois depuis toujours, il est seul. La guerre a tout pris - son frère, la Colonie, tout ce qu’il connaissait, pour le laisser seul, seul, seul. C’est là qu’il s’aperçoit que c’est encore pire. Les cauchemars le torturent, ses victimes l’observent avec de grands yeux ou le dévorent avec appétit, revenus à la vie par pure vengeance. Et les doutes. Avaient-ils raison, de s’élever contre les dieux, de réveiller Cronos, de le laisser détruire Manhatthan - pire, de l’y aider ? Lentement, c’est la culpabilité qui s’installe et le dévore. Ses rêves le laissent couvert de sueur, les larmes brûlantes, le forçant à courir jusqu’aux toilettes en résistant aux haut-le-coeur le temps d’y parvenir, et il ne peut plus vivre avec lui-même. Cette pensée-là le hante. Jusqu’à ce qu’il trouve la solution. L’idée est de se téléporter au-dessus du vide. Et de ne plus rien faire. Il joue avec cette pensée pendant des jours. Puis, il ferme les yeux, et s’exécute. Sauf qu’il ne le fait pas. Il rouvre les yeux quand sa tête heurte le trottoir, et lève les yeux sur les lèvres pincées et les flammes dans le regard de Nadya. « Je t’ai vu faire des choses stupides, mais celle-ci est bien la pire, » crache-t-elle en russe. Cole ignore la douleur qui pulse dans son crâne. « Nadya. » Il répète son prénom à plusieurs reprises, et elle s’empare de lui avec aisance, passe son bras autour de ses épaules, et l’emmène.
Il se réveille dans une chambre entièrement pourpre. Nadya est installée dans un fauteuil pourpre, les jambes glissées sous ses fesses et un livre ouvert sur les genoux. Elle ne lève les yeux vers lui qu’une fois son livre refermé, et Cole reste longtemps silencieux. Il voudrait pouvoir dire mille choses. Tu es en vie. Ou, comment fais-tu pour vivre après ce qu’il s’est passé ? Elle n’a pas l’air troublée. « Tu ne veux pas parler ? » finit-elle par demander, les flammes dansant dans ses yeux. Elle parle toujours russe. Il n’a pas perdu la compréhension de la langue, c’est déjà ça. « Je vais parler, alors. » Une pause, immense. « Tu ressembles à un chaton passé sous une voiture. » Il ne répond pas. Elle vient s’installer près de lui, sur le lui, et pose une main sur sa joue, glisse un doigt sur la cicatrice qui marque sa mâchoire. « Je suis un enfant de la guerre, ce qui est arrivé est ce pourquoi je vis. Toi, chaton... » Elle sourit doucement, et remet en place une mèche de ses cheveux trop longs. « Il va falloir te pardonner. Nous savons tous les deux que ton coeur n’était pas à la cause que tu servais. Mais ne sois pas faible, ne sois pas ridicule comme tu viens de l’être. Si tu veux mourir, je t’aiderais à mourir avec honneur. Si tu veux être lâche, je respecterais ça, malgré l’insulte que ce serait envers la mémoire de ceux qui sont morts pour notre cause. » Cole n’arrive toujours pas à parler. « Ne reste pas seul, et ne fais rien de stupide. Je ne sais pas si on se reverra. Dors, maintenant. » Avant qu’il ne le réalise, il s’est endormi. Et quand il se réveille, Nadya n’est plus là, son livre refermé sur le fauteuil. Quand il se lève, sa décision est prise. Il a commit des erreurs, et ne mérite pas de vivre. Il mérite d’être puni - de faire face à ses actes. Et lui-même n'arrive pas à y faire face seul. Il a suffisamment fui. Et il n’insultera pas la mémoire de Luke, d’Ethan et des autres. Il est l’heure de retourner à la Colonie.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Keegan Thompson
+ messages : 33
+ face and credits : Shay Mitchell
COOOOLE :nya: Ah la la, t'as le chic pour nous faire des personnages qui envoient du lourd. Il va être complexe celui-ci à jouer, et j'ai hâte de voir ce que tu vas en faire :a: Courage pour la rédaction, et on se voit dans le bungalow des Hermès avec des fraises tagada :radis:

Et bien sûr : REBIENVENUE ! :chou:
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Dorian C. Falcoln
+ messages : 14
+ face and credits : ◘ Feat William Higginson / (c) sweet disaster
(Alors ça a effacé ceux que j'ai déjà écrit une première so, je vais essayé de ré-écrire ce que j'ai déjà dis Arrow )

WOOOOOOOOOOOOOOOOOW :wa: :wa: :wa:
FINALY :nya: je suis totalement en kiff sur le personnage, il a l'air hyper bien construit et réfléchit, totalement digne de toi :cute:
D'habitude je fais mon malin sur les fiches de présentations mais là j'ai trop hâte d'avoir la suite, j'ai l'impression d'attendre l'arriver du prochain tome de mon livre préféré :smart:

En tout cas, re-welcome parmi nous, je n'ai rien à dire sur le personnage tellement tout est nickel franchement :faints: juste presser de pouvoir rp avec lui :cool:

_________________
La musique souvent me prend comme une mer ! Vers ma pâle étoile, sous un plafond de brume ou dans un vaste éther, je mets à la voile ; la poitrine en avant et les poumons gonflés. Comme de la toile, j'escalade le dos des flots amoncelés. Que la nuit me voile ; je sens vibrer en moi toutes les passions. D'un vaisseau qui souffre ; le bon vent, la tempête et ses convulsions. Sur l'immense gouffre. Me bercent. D'autres fois, calme plat, grand miroir. De mon désespoir !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Cole Reid
+ messages : 17
+ face and credits : troye sivan. (killer from a gang)
keegan - hihi merciiii :cute: il va être complexe à jouer, et je me tâte même à rendre les choses encore plus compliquées, mais c'est ça qu'on aime :mdr: et on a plutôt intérêt à se croiser au bungalow, oui, fraises tagada ou non :hin:

dodo - (misère pour toi) t'es adorable, et t'exagère un peu pour le roman préféré :mdr: mais je suis contente que le petit te plaise, il va être rigolo à jouer :zad: merci en tous cas, puis t'en fais pas, on va rp dès que possible :cool:

_________________
inachevé. ♒︎ Et j'ai vraiment tout essayé, rongé, des nuits blanches à m'demander d'une voix hésitante, ai-je fais les bons choix ? prise de conscience froide et flippante, des fois j'aimerai m'endormir et m'réveiller l'année suivante.© endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Encore un dédoublement? :zad: Ça va bien, vous êtes cosy dans ta tête :zad:

Alors, re-bienvenue, de ce que j'ai pu voir, c'est super classe ce que tu nous as pondu là et j'ai hâte de le voir interagir en rp :zad:

Vivement que la couleur se pointe bientôt :zad:
Revenir en haut Aller en bas
avatar
June L-M. Summers
+ messages : 48
+ face and credits : ivana baquero, smoaks.
BRAVO
bienvenue, demi-dieu!

cole mon petit chat I love you je l'aime trop il est juste adorable :keur: ! et puis,
je suis vraiment très très curieuse de voir comment il va évoluer à la colo le petit ! comme toujours, j'ai adoré lire ton histoire. :keur2:


En tout cas, bienvenue parmi nous dans le monde mythologique! On espère que tu te plairas ici, parce que tu peux plus nous quitter! Il y a quelques points importants que tu dois effectuer avant d'être membre à part entière :keur2: :

- tu peux commencer par venir te recenser par > là < histoire d'être bien dans les règles comme il faut. :radis:
- tu peux ensuite créer ta fiche de liens > par là <, parce qu'entre nous, c'est toujours mieux d'avoir des potes. Pour organiser tes rps, parler de ta vie dans un journal c'est > ici < que ça se passe.

Ensuite, pense à aller voir les animations ainsi que ce qu'il se passe du côté de ton groupe > ici < et > là < pour ne pas être à la ramasse! Pour finir sur une note un peu fofolle, on a aussi une catégorie de flood > ici < donc dès que t'as un peu de temps libre, n'hésite pas à passer nous faire coucou! :N:


_________________


☆☆☆ you are a weapon and weapons don't weep.
Revenir en haut Aller en bas
 
jeunesse influençable.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Jeunesse haitienne: Quel espoir??? Quel avenir???
» Michaëlle Jean et le rêve de la jeunesse haitienne
» Le Ministère haïtien à la jeunesse et aux sports condamne l'affront des autorité
» A la jeunesse de mon pays
» Igor le chat, roman jeunesse

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
after war. :: 
character.
 :: (who you are) :: présentations validées.
-