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Blaise Álvarez-Reyes
+ messages : 7
+ face and credits : oscar isaac (c) gentle heart.

blaise álvarez-reyes
ft. oscar isaac
↘ carte d'identité
nom : son nom entier, typiquement espagnol, est Álvarez Reyes. Puisque sa mère ne s’est pas mariée, il a pris son nom complet. Álvarez est donc le nom de son grand-père, tandis que Reyes est celui de sa grand-mère. + prénoms : sur papier, il s’agit de Blas et Gabriel. Concrètement, il utilise la version plus utilisée qui est donc Blaise. + surnoms : il n’en a aucun, mais ça ne le dérange pas d’en avoir si quelqu’un lui en trouve. + âge : il a eu trente-six ans il y a peu, mais il en parait souvent plus, davantage s’il a la barbe. + nationalité et origines : en oubliant ses origines divines, il est guatémaltèque à cent pour cent. Sa grand-mère – et donc aussi sa mère – descend directement du peuple maya, comme une certaine part de la population au Guatemala. + date et lieu de naissance : c’est un vingt-huit juin qu’il est né, en mille-neuf-cent-quatre-vingts-un, à Sololá, au Guatemala, en Amérique Centrale – comme ça, vous savez tout. + orientation sexuelle : c’est pas faute de ne pas avoir essayé avec des hommes dans sa jeunesse, mais il reste hétérosexuel jusqu’au bout. + statut civil : ça fait maintenant deux ans qu’il est veuf. On s’y fait, c’est comme tout – il fallait s’y attendre, en étant demi-dieux, mais ça leur est passé par la tête quand ils se sont mariés. + occupation : il est réserviste pour la deuxième cohorte au Camp Jupiter, mais également professeur de physique et d’astrophysique en alternant entre l’Université de Californie à Berkeley, non loin du camp, et l’université de la Nouvelle-Rome. + groupe : Camp Jupiter, deuxième cohorte.

parent divin : son père est Vulcain, dieu romain du feu, des volcans, des forgerons, etc., et jadis Héphaïstos sous sa forme grecque. + pouvoirs : son premier pouvoir est la pyrokinésie, donc le contrôle du feu. Ne pouvant toutefois pas créer de flammes de nulle part, il lui faut une source – un briquet, une allumette, bref, quelque chose qui peut créer une flamme qu’il peut alors modeler, contrôler à sa guise. Il faut bien admettre que s’il fait glacial dehors, ça lui pompe plus d’énergie que s’il fait plus chaud, mais ça reste bien pratique pour faire un feu de camp en plein hiver. Son second pouvoir est plutôt lié au premier, étant l’immunité au feu. Il est parfaitement ignifuge, c’est-à-dire qu’il ne peut pas se brûler – ça ne compte que pour son corps, ses vêtements et les objets qu’il tient s’il traverse un incendie, eux, sont totalement inflammables. Bref, au lieu d’être waterproof, il est fireproof. À condition de toucher la personne, il peut momentanément transmettre ce pouvoir. + arme de prédilection : rien de bien extravagant, il s’agit d’un glaive en or impérial qui le suit depuis sa première année dans la légion. + particularité : il a la particularité de détecter les failles ou problèmes dans les machines d’un coup d’œil. Ta voiture ne démarre plus ? Ton ordinateur ne s’allume pas ? Ton téléphone est planté ? Pas de soucis !

↘ caractère
paraît très cynique au premier abord. + en réalité assez positif – même s’il croit que la destruction est une forme de création. + ne frappe que s’il est provoqué. + a de toute façon tendance à éviter le conflit, pour éviter de s’énerver. + ouvert d’esprit. + parfois un peu philosophe. + bosseur. + aime bien la solitude mais les gens et la compagnie sont loin de le déranger. + loin d’être vicieux. + discipliné. + perfectionniste. + honnête. + dévoué. + responsable. + citoyen modèle (ou presque). + toujours intéressé par les nouvelles choses, de nouveaux points de vue, de nouvelles idées. + devient intarissable sur les sujets qui l’intéressent (c’est-à-dire beaucoup de choses). + aime partager. + fait clairement passer les faits avant les émotions ou sentiments. + a tendance à voir le monde de manière mécanique et à vouloir trouver une explication logique à tout. + se force à penser qu’il y a toujours quelque chose de meilleur à venir. + aussi intellectuel que manuel.

a évidemment le tatouage de la légion sur l’intérieur de l’avant-bras droit, représentant une enclume et un marteau entrecroisés, le sigle SPQR et quinze traits pour ses années de service. + a divers autres tatouages, sur les bras notamment et sur la clavicule gauche. + passionné par l’espace, les étoiles, l’astronomie, etc., il aurait bien aimé être astronaute (concrètement, il pourrait). + aime ce qui va vite, les belles mécaniques, voitures comme motos – il a un petit faible pour les motos toutefois. + passe sa vie ou en tous cas son temps libre à bricoler des trucs. + fan de Star Wars. + fume parfois, mais pas souvent, et ne boit que très rarement. + a toujours un briquet sur lui, ou des allumettes, ou les deux. + n’est pas en soi claustrophobe mais n’aime pas les grottes. + se considère lui-même comme multicultures et le vit très bien (ou aussi bien qu’il ne pourrait le vivre), c’est d’ailleurs quelque chose qui le fascine et le passionne. + a une petite figurine ressemblant très fortement à C-3PO, qui peut se mettre en marche et agiter les bras en appuyant sur un bouton, qu’il avait bricolé pour son fils. + vit à la Nouvelle-Rome. + parle espagnol, anglais et latin, et connait quelques mots de grecs grâce aux demi-dieux grecs qui sont venus à la Nouvelle-Rome.

↘ Depuis combien de temps sais-tu que tu es un sang-mêlé ?
Très proche de la religion maya sans jamais la toucher (ou alors juste du bout des doigts), il n’aurait jamais imaginé être en fait directement lié à une autre mythologie, la mythologie romaine. Il avait dix ans quand Lupa lui est apparue, un jour alors qu’il errait seul dans les collines guatémaltèques entourant sa ville de naissance. C’est de cette façon que sa mère a été un peu obligée de lui révéler ses véritables origines et de lui dire que son hyperactivité et sa dyslexie y étaient liées, que sa grand-mère s’est montrée bien plus hésitante que de normale, et qu’il est ensuite parti pour la Californie où il a été testé, comme tous les futurs légionnaires, à la Maison du Loup. Ayant réussi avec succès les épreuves et n’ayant donc pas été dévoré par les loups de la déesse Lupa, il a rejoint le Camp Jupiter, a fait son année de probatio et est entré définitivement dans la deuxième cohorte. Tout s’est passé très vite, mais il s’est adapté (grâce à sa curiosité notamment).

↘ As-tu pris part à la bataille du mont Othrys ? Et celle contre Gaïa ? Si oui, à quel camp as-tu choisi d'être loyal ?
Lorsque la légion l’a rappelé pour la première bataille, cela faisait presque huit ans que Blaise avait terminé son service, et il venait tout juste de valider son doctorat cette année-là. Les habitudes de soldat sont toutefois revenues très vite une fois sur le terrain, au milieu des centaines de drakainas de Scythie, ces femmes-serpents. Il faut bien l’admettre, Abby s’est aussi amusée à dire qu’il était rouillé (alors que, très concrètement, elle avait quitté la légion en même temps que lui), ce qui l’a motivé davantage, avant qu’elle ne retrouve son air sérieux et combattif. Ils ont fait leur boulot de légionnaires, Abby est morte au combat, parmi tant d’autres, mais ils ont gagné. C’est ça qu’on dit aux gamins quand leur mère meurt, et il faut continuer à avancer, pour Julian, pour Lucy. À la bataille contre Gaïa, Blaise n’avait presque plus rien à perdre à part des amis, des connaissances, des voisins, et le même scénario se répète encore plus sanglant que la fois précédente. Mais c’est leur boulot, c’est ce qu’ils sont ; des légionnaires, des soldats, des combattants.

↘ Et maintenant, que deviens-tu ?
Après la bataille contre Gaïa, Blaise a repris sa vie presque comme si de rien n’était. Au final, la bataille n’a guère impacté sa situation. Il est revenu chez lui, a retrouvé Lucy, est retourné voir Julian régulièrement à l’hôpital et ce jusqu’à sa mort en octobre dernier, et n’a continué à vivre que pour sa fille. Si elle n’avait pas été là… il ne s’imagine pas avoir continué à vivre, ou vouloir continuer à vivre tout du moins. C’est pour elle. On n’a pas peur de la mort avant d’avoir eu des gamins, et puis la mort peut s’en prendre à ces fameux gamins, et ça change tout (même s’il le savait, il l’attendait). Blaise vit toujours dans sa maison à la Nouvelle-Rome, et est toujours professeur d’astrophysique et de physique à Berkeley et au camp romain également. Il passe toujours voir comment se portent les légionnaires ou futurs légionnaires, notamment de sa cohorte, la deuxième. On continue, c’est tout.
derrière l'écran
honeybadger | elo
âge : vingt ans. + présence : au moins une fois par semaine. + personnage inventé ou scénario/pv : inventé. + un dernier mot ? hésitez pas à me harceler pour des liens allez bisous.
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Blaise Álvarez-Reyes
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we do terrible things for the people we love.
stop asking why. start asking who.
Ils ont l’habitude de prendre la camionnette pour quitter la ville depuis quelques années maintenant – probablement depuis que Blas - Blaise - sait marcher. C’en est devenu un rituel, et le garçon est toujours heureux de suivre sa grand-mère - Lita - dans ses aventures remplies d’esprits et de sorcellerie et de dieux oubliés. Ils descendent ainsi la route principale qui mène normalement jusqu’à Panajachel, la ville au bord du lac, mais bifurquent moins de deux kilomètres plus tôt afin de suivre les sentiers rocailleux. Généralement, le temps de la descente, Blaise en profite pour passer sa tête par le toit du véhicule et regarder la ville de Sololá, là où il est né et a grandi, disparaître lentement de sa vue et, de l’autre côté, le lac, entourés de monts et de collines et des volcans Tolimán, Atitlán et San Pedro, avant de se reconcentrer sur les paysages devant eux, plus sauvages encore que le reste. Lita stoppe finalement la camionnette dans une sorte de prairie en lisière de forêt et ils continuent à pieds jusqu’à la grotte. Ça ne paye pas de mine, c’est plus une sorte de renfoncement dans la montagne avec, au fond, un ruisseau qui rend les lieux particulièrement humides. Blaise s’est toujours demandé si l’esprit du ruisseau et celui de la grotte coopéraient bien entre eux. Lita assure que oui, tant qu’ils n’empiètent pas sur le territoire de l’autre. « Mais le ruisseau est dans la grotte, la grotte empiète donc sur le ruisseau… » « C’est vrai. » Et elle rit, à chaque fois. Elle rit toujours, sa grand-mère, de toute façon, comme si le monde entier n’était qu’un jeu. Souvent, elle raconte sa jeunesse en tant que Chuj, son peuple, dont elle était l’une des sorcières, où ça les arrangeait bien jusqu’à ce qu’on la juge trop puissante et qu’on ne veuille l’immoler. C’est pour ça qu’elle est partie, s’est mariée avec un catholique et a refait sa vie à Sololá. Elle demeure toutefois attachée à sa religion et à ses croyances, d’où ses régulières escapades dans cette grotte. Elle emporte toujours un bout de papier et de quoi écrire, puis elle s’assied un moment, le temps de noter la question qu’elle veut poser à l’esprit. À chaque fois que Blaise veut lire de quoi il s’agit, elle replie farouchement la feuille. « Si tu sais, je ne saurai pas. » Alors il fait la moue, s’éloigne, la laisse continuer. Elle plie délicatement le bout de papier puis le pose à l’entrée de la grotte, sous une pierre, et ils repartent vers la camionnette, en profitant pour manger leurs sandwiches avant de remonter vers Sololá. « Il te répond, l’esprit ? » Elle croque dans son sandwich, attend un moment et déclare solennellement avec ce côté dramatique qu’elle a toujours eu. « La plupart du temps. » « Qu’est-ce que tu lui demandes ? » Il tente quand même. Qu’est-ce que Lita peut bien demander ? De quels conseils a-t-elle besoin ? Est-ce pour elle qu’elle le fait, ou pour eux – lui, sa mère, son grand-père ? L’esprit parle-t-il espagnol ou anglais ? Peut-être parle-t-il une langue oubliée… D’où vient-il ? Quel âge a-t-il ? À quoi ressemble-t-il ? Est-ce un « il » ? Ce sont toujours les questions que le garçon pose et se pose, mais jamais Lita ne lui répond. Il n’y a pourtant qu’elle qui pourrait satisfaire sa curiosité. « Tu comprendras un jour, nieto. »

Il a dix ans quand elle apparaît, proche de la grotte. « Il n’y a pas de loups ici. », il estime, à voix haute, perplexe. Des renards, oui, à foison. Des pumas aussi, des jaguars même, mais jamais des loups. D’autant plus que celui en face de lui est bien plus gros que la normale, au pelage rouge et aux yeux aussi clairs et brillants que l’argent. C’est bien loin d’être un loup normal. En fait, il n’y a rien de normal à toute cette situation. Quand elle se met à lui parler, et ce comme si elle parlait directement dans sa tête, cela ne fait que confirmer ses songes. Elle lui parle de mythologie romaine, de dieux réels, d’épreuves, d’un camp aux États-Unis, en Californie. Il est perplexe, mais il la croit. Il croit que les dieux et les esprits mayas sont toujours là, et il peut donc croire que les dieux latins le sont également. Certes, il n’a jamais rien vu de plus étrange qu’une déesse – une vraie déesse – sous sa forme lupine venant lui affirmer qu’il doit se rendre à un certain Camp Jupiter, parce qu’il est prêt. Il en parle à sa grand-mère, ce soir-là, quand il rentre chez lui, et elle sourit. Il en parle à sa mère qui, étonnament, se lance dans un long discours à propos d’un dieu du feu appelé Vulcain – elle n’a jamais autant parlé depuis qu’il est né, il en est certain. Et le lendemain, il part pour la Californie, et il se rend à la Maison du Loup dans la Sonoma Valley, et les épreuves commencent de cette façon. C’est pourtant sans grand mal qu’il les réussit et trouve le Camp Jupiter et la Nouvelle-Rome, proche de San Francisco, et qu’il intègre la seconde cohorte.

Elle le fusille du regard. Enfin… plus que d’habitude. C’est sa façon d’être, à Abby. La tête haute, le menton relevé, le regard noir. Il ne l’a jamais vue sourire, ou uniquement rarement et surtout avec les plus jeunes. Elle se fait respecter, l’adolescente, du haut de ses seize ans, et lui aussi la respecte, d’ailleurs. Il l’admire aussi, et c’est cette admiration qui le fiche à terre en moins de temps que prévu, la pointe d’une arme devant son nez. « Tu n’es pas concentré, Blaise. » « Tu me déconcentres. », il admet avec un léger sourire. Abby plisse des yeux légèrement, avant de ramener son glaive vers elle et de lui tendre la main. « D’accord, je t’accorde ça pour cette fois. » Elle l’aide à se relever, et ils reprennent. Ils sont entrés dans la cohorte presqu’en même temps, n’ont toujours connu que l’autre à l’entraînement (ou quasiment). Les débuts n’ont pas été simples. Abby, c’était la gamine solitaire mais terriblement obéissante à la légion. Lui, il était le gamin qui voulait tout connaître. Et puis, ils ont commencé à parler, mais bien des années plus tard, et les choses ont changé. « On va boire un verre avec les gars… Tu veux venir ? » Elle hausse un sourcil. « Pourquoi ? » Il a un léger rire, baisse la tête, avant de reposer à nouveau son attention sur elle. « Tu es une fille intelligente, et j’aimerais avoir des discussions intelligentes... pour changer. » Elle hausse un sourcil. « Tu réussis à charmer des filles avec des phrases comme ça ? » « Je ne demande pas ça à beaucoup d’entre elles. » « Je t’ai vu demander à cette fille d’Iris le mois dernier. » « C’était un pari. » Abby se rapproche d’un pas. « Je suis un pari aussi ? » Quelle maladresse. « Non, non, ce n’est pas ce que je voulais dire… » « Comment puis-je en être sûre ? » Quoi ? Il la fixe. Elle soutient son regard, et il aperçoit de la malice. « Je veux bien t’inviter, seule, si tu veux. » Un léger silence s’installe. Et Abby, Abby elle sourit. « D’accord. »

« On ne peut rien faire de plus. » Il pose leurs affaires sur la table, entend Abby soupirer longuement. C’est vrai, il a probablement répété cela tout le long du chemin du retour, voire même avant. Il la sent bouillonner, retenir ses mots. C’est comme ça avec Abby, elle garde sa colère pour elle mais tout finit souvent par exploser. (Ils se sont souvent assez disputés sur leurs façons respectives de faire face à ce genre d’émotions ou sentiments) C’est donc à son tour de soupirer, de la prendre doucement par les épaules. « Parle-moi. » Abby se retourne pour lui faire face. « Comment tu peux rester aussi… calme ? Attends, c’est un sourire que je vois là ? Comment tu peux sourire ? » C’est un reproche. Il ferme les yeux une seconde et secoue la tête. « Je suis sûr que ça va aller. Ils l’ont stabilisé, tout va bien. » Il a envie d’y croire, et il y croit, d’ailleurs. Julian va bien. Il s’est endormi paisiblement, et les infirmiers leur ont bien dit que ce n’était pas nécessaire de passer la nuit à l’hôpital, mais que Julian resterait par contre en observation jusqu’à demain matin, pour faire bonne mesure. Blaise veut se dire que ce n’était qu’une crise d’asthme un peu sévère. Il veut prendre Abby dans ses bras, histoire de se rassurer davantage, mais elle s’écarte et se détourne. « Abby, qu’est-ce que c’est ? » Qu’est-ce qui se passe dans ta tête ? Ils ont toujours eu ça entre eux quand, après de nombreuses disputes à cause de, justement, leurs façons de faire respectives, ils se sont rendus compte que ça marchait mieux en changeant les choses. Pour Julian, pour eux. S’ils ne parlent pas aux autres, ils peuvent au moins se confier à l’autre. Pour le meilleur et pour le pire, qu’ils s’étaient promis il y a trois ans, dans la joie et dans la peine. « Il va mourir ! » Elle s’est à nouveau tournée vers lui, comme si elle ne pouvait pas annoncer ça sans le regarder droit dans les yeux. Et elle pleure, silencieusement. « Notre petit garçon. Il va mourir. » « Comment ça ? Quoi ? Comment ? Bon sang, de quoi tu me parles ? » « S’il te plait, Blaise, juste… Je le sais depuis qu’il est né, je le savais, je… » « Il va mourir… Quand, comment ? Que… » « Bordel, Blaise, je n’en sais rien, je… Je sais, c’est tout, ne me demande pas. » « Comment le sais-tu ? Comment ça fonctionne ? » Il parle de son pouvoir. Elle s’énerve, fait un pas vers lui tout en évitant son regard, un sale rictus au coin des lèvres. « Et toi, comment elle marche ta putain de pyrokinésie, hm ? » « Eh bien, selon moi, je pense que c’est… » « Par les dieux… » Elle a un rire nerveux, pivote sur elle-même, s’apprête à partir. Il se rend compte qu’il va trop loin, qu’elle a raison, attrape sa main. « Attends, attends, attends… » Elle s’arrête, chasse ses larmes, il réfléchit deux fois avant de parler cette fois. « Je suis désolé. Ça va aller, on va surmonter ça. »

Est-ce qu’elle savait ? Ou est-ce que ça ne marchait que pour les autres ? « Elle est partie. Pour toujours. Elle… » Peut-on dire que sa mère est morte à un gamin de même pas cinq ans ? Ce n’est pas écrit dans les manuels, ce genre de chose. Peut-être qu’il comprend ? Il n’en sait rien. « Elle ne reviendra pas, d’accord ? Elle s’est battue jusqu’au bout, elle a fait de son mieux, et on est fiers d’elle. » « Je veux Maman. » « Moi aussi, niño. » Il prend Julian dans ses bras et essaye de se rappeler la dernière fois qu’il a vu Abby – avant de l’avoir vue au milieu des victimes. Sérieuse, combattante, rayonnante. Elle a toujours été une guerrière Abby, plus que lui, elle a toujours su comment tout cela marchait. Une véritable soldate. Et comme à l’époque où ils étaient encore en service, en tant que simples légionnaires ou en tant que centurions, elle s’était tournée vers lui, avait eu un sourire au coin, et avait balancé un simple Je parie que tu es rouillé, et il avait répondu qu’on verrait bien ça après la bataille, après avoir achevé ces dizaines ou centaines de femmes-serpents sur le mont Othrys. Il n’y aura pas de « après ».

« Regarde. » Il pointe le doigt vers le lièvre, au loin. Lucy est émerveillée. Comme toujours. Elle babille avec un grand éclat de rire, ce qui fait redresser la tête de l’animal, qui les repère et s’enfuit à vive allure. Dommage. Il la reprend dans ses bras, retourne vers la route principale. Il connait par cœur cet endroit, il y venait avec sa grand-mère. C’est un sentiment étrange qui l’habite en revenant ici, cela dit. Il a toujours eu l’habitude de retourner au pays au moins une fois par an, il y est même venu avec Abby à un moment donné. S’il y est aujourd’hui, et pour encore quelques jours, c’est parce que les cours universitaires ne reprennent que la semaine prochaine, que sa mère veut voir Lucy et parler de Julian (ça a été assez difficile d’annoncer par téléphone que Julian avait été admis à l’hôpital sans possibilité d’en sortir), et qu’il doit… s’adresser aux esprits. Il comprend maintenant, mais ce n’est pas pour autant que… ça enjolive tout. Quand il est arrivé au Camp Jupiter il y a plus de vingt-cinq ans maintenant, il s’est adapté. Croire à plusieurs dieux en même temps, des dieux de religions différentes, est-ce possible ? Ce n’est pas Apollon qu’il va prier pour la guérison de Julian, pourtant. Et c’est exactement pour ça qu’il est revenu au Guatemala.

« Tout va bien ? » « Oui, oui, tu peux rentrer, merci. » Il secoue la tête, elle lui sourit, reprend ses affaires et s’en va. Blaise referme la porte lentement, puis se tourne vers la pièce et se passe une main sur le visage. Il laisse le sac rempli d’affaires tomber au sol sans se soucier de le retenir. Son regard balaye la pièce une nouvelle fois, et ça le frappe comme un coup de poing. Jamais la maison n’a été aussi vite. Il remarque soudainement l’absence d’Abby, depuis plus d’un an maintenant. Et celle de Julian, désormais. L’idée de faire brûler leurs affaires lui passe par la tête, mais il s’en sait incapable. Sur le moment, il se sent incapable de tout ; de continuer, que ce soit ici, ou ailleurs, ou il n’en a franchement aucune idée. Il s’effondre. D’habitude, son esprit est rempli d’idées, de formules mathématiques, de gadgets à fabriquer, de futures anecdotes à citer à ses élèves de Berkeley ou même à ceux de la Nouvelle-Rome, d’histoires à raconter aux gamins. Là, il n’y a que l’absence, l’absence, l’absence. C’est Abby qui rit aux éclats à sa droite, dans la porte de la cuisine. C’est Julian qui fait ses premiers pas à sa gauche, dans le salon. C’est leurs journées, leurs nuits, leur vie, à tous les trois puis à tous les quatre avec l’arrivée de Lucy. Il pense à Lucy, qui dort paisiblement selon les dires de la baby-sitter, et ça lui fait relever la tête. Les dieux vont la lui prendre, elle aussi ? Après Abby ? Après Julian ? Ils s’en moquent. Ils ont trop de personnes à gérer. Une seconde, il veut tout arrêter. Mais c’est pour Lucy qu’il va continuer.
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Nasha E. Daendels
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+ face and credits : maggie duran.
welcome, old man :hin:
j'aime déjà super beaucoup le début, je suis HYPER curieuse de la suite, surtout que j'en sais pas beaucoup au final :zad: en tous cas le choix d'ava + le prénom (BLAISE ZABINI ptdr), je valide, et je réclame déjà des liens avec mes romaines :string:

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WHEN NIGHT COMES

i swallowed the night and felt fuller than the moon. © signature by anaëlle.
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En ligne
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Gleeson Hedge
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+ face and credits : orny adams, eriam.
BLAISE je l'aime mes aïeux il est trop cool ! :zad:
kim est super contente d'avoir un camarade de cohorte ! :nya: va falloir qu'on se trouve un lien de ouf I love you et puis fils de vulcain magad je kiffe, on en manque sur le forum et il est génial comme dieu. What a Face je le vois trop comme le papa de la cohorte, avec son caractère. :mdr:

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what about a compromise? i’ll kill them first, and if it turns out they were friendly, i’ll apologize.
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Satin Shade
+ messages : 91
+ face and credits : kiernan shipka (merenwen)
AAAAAAH OUI UN ROMAIIIIIIN AVEC OSCAR ET EN FILS DE VULCAIN ET DANS LA MEILLEURE COHORTE :wa: tu sais comment séduire les gens toi :héé:

je kiffe ce début en tout cas, truc de ouf :urg: je te réserve des liens avec mes violets I love you

_________________
    be kind, always ◇ some mornings i wake up and find myself trapped under the weight of every bad thing that has ever happened to me. ©endlesslove
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Leonard Winston
+ messages : 23
+ face and credits : cole sprouse, eylika (av), astra (sign)
Bienvenue parmi nous. I love you J'adore le prénom, les origines et le choix du parent divin, en plus, un Romain, quelle classe, il n'y a rien à dire, toi tu as du goût. :lov: Il nous faudra un lien entre latinos parce que j'aime beaucoup trop ce que j'ai lu. :wa: Bon courage pour la rédaction. :radis:

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i'm a little unsteady
Help, I lost myself again, but I remember you. Don't come back, it won't end well, but I wish you'd tell me too.
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Charlie J. Keystone
+ messages : 350
+ face and credits : Ira Chernova - Psychotic Kid
BLAAAAAAISE *cris de groupiasses en chaleur* (j'te donnerais des drachmes pour le copyright, pumpkin, don't worry) Ah, je suis contente de le voir ce petit What a Face Il est déjà génial, je le sens, je le hume.

(Les Hépha/Vulcain vaincrooooont :666: )

PS : Rebienvenue chérie, tu gères la fougères et le papounet là, il est sexy en diable :miguel:

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The giants of the world crashing down. The end is near I hear the trumpets sound
(c) crackle bones
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Liana P. Kennedy
+ messages : 105
+ face and credits : Marie Avgeropoulos + bazzart
Rebienvenue parmi nous :lov:
Que dire ? Le choix d'avatar/ de pseudo/ de camp/ de parent divin ( Vulcain ** comme Sky :zad: ) Bref, j'ai franchement hâte d'en savoir plus sur lui :cute: Je viendrai très certainement t'embêter pour parler lien :keur: Bon courage pour ta fiche **

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It was Beauty killed the beast
Lyha ☽Like all strong people, she suffered always a measure of loneliness; she was a marginal outsider, a secret infidel of a certain sort.
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Dorian C. Falcoln
+ messages : 14
+ face and credits : ◘ Feat William Higginson / (c) sweet disaster
SEXY BLAIIIIIIIIIIIIISE :seksi: :hin: :string: , oui j'en profite vu qu'il n'aime que les nanas je peux dire ce que je veux ça n'a pas d'impact What a Face (les gens n'auront pas d'arrière pensées).
JE SUIS GENRE TOTALEMENT FAN DE L'AVATAR, je pense que tu le sais déjà, on en a longue discuter tous les deux :cute:
PUIS C'EST UN BROOOOOOOOOOOOO A SAM :nya: :nya: je suis trop content, ils vont super bien s'entendre, j'en suis sûr :lov: puis bon il est un peu vieux aussi mon Sam pas autant que Blaise certes mais c'est pas non plus un gamin de 18 piges :zad:
Les pouvoirs, la particularité, le caractère, je valide tout sérieux :amen: Hâte d'en lire d'avantage et de voir tout ça ensuite pour les liens et rp :leche:
Encore bienvenue parmi nous et bon courage pour la suite de ta fiche :cool:

_________________
La musique souvent me prend comme une mer ! Vers ma pâle étoile, sous un plafond de brume ou dans un vaste éther, je mets à la voile ; la poitrine en avant et les poumons gonflés. Comme de la toile, j'escalade le dos des flots amoncelés. Que la nuit me voile ; je sens vibrer en moi toutes les passions. D'un vaisseau qui souffre ; le bon vent, la tempête et ses convulsions. Sur l'immense gouffre. Me bercent. D'autres fois, calme plat, grand miroir. De mon désespoir !
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Blaise Álvarez-Reyes
+ messages : 7
+ face and credits : oscar isaac (c) gentle heart.
aww que de gentils messages. :faints: :chou:
merci beaucoup tout le monde et of course pour les liens :seksi:
(mdr j'suis ridicule avec mon message tout petit face aux vôtres rho)

j'en profite pour demander un délai parce que j'aurai clairement pas terminé demain, svp :aw:

_________________

according to physics, every void can be filled. except the one in your heart. that's there forever.
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