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Valerie Monrose
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Lazing on a sunday afternoon.

Alamo Square.

C'est Gloria Gaynor qui résonne dans ses oreilles tandis qu'elle quitte le Camp d'un pas joyeux. Elle se réjouit de cette journée depuis qu'ils l'ont prévue et qu'elle a eu sa permission de sortie du Camp. Retrouver son environnement d'enfant lui insuffle une insouciance toute nouvelle.

Elle retrouve les rues de San Francisco comme l'on retrouve sa madeleine de Proust, tout en gardant dans un coin de la tête l'espoir de ne croiser aucun monstre. Aucun monstre ni aucun ancêtre avec la folie des grandeurs et de la conquête du pouvoir. La guerre, elle a donné. Elle a tout donné et la guerre a tout pris, ou presque. Elle en est même à se demander parfois pourquoi elle continuer bêtement au sein de la Légion. Alors oui, elle se réjouit de retrouver Oliver. Parce que depuis les guerres, depuis qu'il est réserviste ... elle a comme l'impression que ce n'est plus tout à fait la même chose. Elle ne blâme personne sinon ces imbéciles d'êtres avides de pouvoir. Parce qu'elle-même a changé, de façon à peine perceptible à l'oeil nu, et qu'il n'y a pas de réparation possible. Un peu comme une porcelaine fêlée : on peut s'évertuer à faire ce qu'on veut, à moins d'avoir une baguette magique et un sort reparo, on en verra toujours les marques. Et les atrocités qu'ils ont vécues, au Camp, ça les a tous fêlés. Alors elle se cramponne à ce qu'elle sait qui ne changera jamais ; l'amitié qui les unit tous deux.

Elle l'attend à l'ombre d'un hêtre, dodelinant la tête au son de la mélodie qui lui envahit les oreilles puis, l'apercevant, elle pousse un cri joyeux et lui saute littéralement dessus. Tant pis pour les convenances sociales ; elle a l'impression de ne pas l'avoir vu depuis des siècles, sans exagération aucune. Et d'avoir vieilli d'au moins cent ans depuis la dernière fois qu'ils se sont vus.

« Ollie ! » Son sourire est large et sincère, tant elle est heureuse de le voir. Elle le serre fort contre elle, comme pour s'assurer qu'il ne va pas décider de disparaître en plein air. « Tu deviens quoi ? » Elle l'inspecte, comme on pourrait imaginer une Nonna italienne inspecter son petit-fils, puis continue sa tirade dans un flot de paroles qui pourrait sembler interminable. « C'est quoi cette idée de me lâcher pour la Nouvelle-Rome, hein ? »Oui Valerie, ça fait un bail mais tu as comme l'impression de ne pas t'en remettre « Tu sais ce que je dois supporter sans toi ? T'imagines même pas les galères ! ... Tu manges bien au moins ? ... Et ça te tente, une glace ? J'ai envie d'une glace moi. » Ça n'a plus ni queue ni tête, mais c'est comme une façon pour elle de montrer comme elle est contente qu'ils soient là, tous les deux. Et tant pis s'il en perd le Nord.
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Oliver K. Özkan
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16 juin 2017 - C'est avec une nervosité non feinte que le leg observe les alentours à travers la fenêtre du taxi - angoissé à l'idée que quelque monstre ne vienne troubler la belle journée qui s'annonce. Pour une fois qu'il peut passer du temps avec Val en-dehors du camp, il ne voudrait pas que tout soit gâché par une harpie aigrie, ou une manticore enragée.
Il commençat à apprécier la ville de San Francisco. Avant, il ne quittait pas beaucoup l'enceinte du camp - n'ayant pas très envie de finir en repas pour monstre, il était content de la protection que leur offrait le camp Jupiter, et la colonie. Mais il avait fini par voir les choses différemment - il ne pouvait pas se contenter seulement de ça. Il avait besoin de sortir, de voir le monde : en tant qu'artiste, il se devait de toujours se renouveler.
D'un côte, c'était pour çà qu'il traînait de plus en plus ici - la ville offrait de larges choix en matière de galeries d'art, sans parler des paysages, des personnes atypiques qu'il pouvait y croiser. Il ne leur adressait pas leur parole, mais l'essence qu'elles dégageaient lui permettait de penser à de nouvelles choses, de nouvelles façons de représenter la réalité - c'était pour ça qu'il vivait, après tout. Une des seules choses dans lesquelles il excellait.

Alamo Square. C'était là que sa meilleure amie lui avait donné rendez-vous. Ils auraient pu tout simplement partir ensemble, mais Ollie avait dû faire un détour à la Nouvelle-Rome car un de ses aigles (Kahlo, pour être précis) était malade : il avait dû s'occuper rapidement de lui, avant de la rejoindre. S'occuper de ces grands rapaces ailés lui permettait d'occuper un peu son quotidien calme - il ne pouvait pas passer autant de temps qu'il le voulait avec Valerie, malheureusement, et malgré les visites inopinées d'Ophelia de temps à autres, sa vie n'en restait pas moins terriblement calme. C'était lui qui l'avait voulue ainsi, après tout.
Ils sont arrivés. Il se penche vers le chauffeur, lui tend les quelques dollars pour payer la course - et il sort. Il fait beau dehors - le soleil coule sur sa peau, lui arrachant un léger soupir. Il n'a pas le temps de faire quelques pas qu'il entend déjà quelqu'un l'appeler - il sourit à la fille de Vénus, qui l'attend à l'ombre d'un arbre. « Val! » qu'il répond, s'approchant d'elle : mais elle est plus rapide, et lui tombe littéralement dessus. Il chancelle un peu mais lui rend son étreinte, maladroitement, mais sincèrement. Sa question le prend un peu de court. « Vivant. » La réponse est un peu étrange - mais elle est spontanée. Au moins, il se sent vivant.

Il sourit doucement face aux paroles de sa fidèle amie. Gêné par cette effusion à laquelle il est pourtant habitué, depuis toutes ces années, il se frotte la nuque et hausse des épaules. « Tu sais que ça fait onze ans, quand même? » Get over it qu'il aurait pu lui répondre, s'il était un peu plus acide - mais ça n'était pas dans son genre. « Toujours partant pour une glace. » Il fait chaud, le soleil brille : autant profité de l'été qui s'annonce, pour une fois que l'atmosphère est légère. Le leg retire ses lunettes et hausse les sourcils, sa vision est quelque peu douloureuse - un des effets de son pouvoir. Si sa vue est parfaite, voire même trop, il n'en gagne que de nombreuses migraines atroces. « C'est ici, ton quartier d'enfance? » finit-il par demander à Valerie, embrassant les alentours du regard.

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Valerie Monrose
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Lazing on a sunday afternoon.

Alamo Square.

Elle se sentirait presque comme en colonie de vacances, Valerie. Heureuse qu'elle est de retrouver son meilleur ami ailleurs qu'en contexte de fin du monde. Il chancelle un peu quand elle lui saute dessus et cela la fait sourire, malgré sa réponse pour le moins étrange. « Vivant. » Elle hoche la tête, parce qu'elle comprend. Et que vivant, franchement, c'est déjà pas mal au vu de tout ce qu'il s'est passé. Mais elle ne lui laisse aucun répit et l'assène de phrases sans aucun lien entre elles, simplement parce qu'elle est surexcitée et qu'elle n'a toujours pas fait le deuil de son départ de la cohorte. C'est un choix qu'elle comprend, mais ce n'est pas pareil sans lui. Ce serait comme d'imaginer Harry Potter sans Ron ou sans Hermione ... insensé. « Tu sais que ça fait onze ans, quand même? » Elle le fixe un instant, interrompant son flot de paroles. Oui ... elle sait. Ça ne veut pas dire pour autant qu'il ne lui manque pas... au contraire. Et c'est sa façon à elle de le lui montrer.

Valerie se mord la lèvre et décide de proposer une glace. C'est simple, les glaces. Ça leur donnera sans doute l'impression que la vie l'est aussi. Elle sourit face à cette réponse qu'elle anticipait déjà se met à marcher à ses côtés, plus calme. « C'est ici, ton quartier d'enfance? » Elle observe elle aussi les alentours et secoue doucement la tête, en silence. Happée soudainement par le passé, à cette époque où elle était si jeune et déjà bercée d'histoires héroïques qui la faisaient rêver. Sausalito. Elle courait dans le jardin, s'inventant des histoires pas si rocambolesques que cela, où elle sauvait le monde d'une fin atroce. Dans sa tête, c'était juste la chose la plus cool au monde que d'être différente, mais en mieux. Parce que la différence que les autres vous font sentir du fait de votre couleur de peau, ça elle la connaissait. Elle ne la comprenait pas, pas vraiment, mais elle avait pu la discerner, même si elle n'avait que six ans. Sausalito, c'était - et c'est sans doute encore - une petite ville de privilégiés, de l'autre côté du Golden Gate. C'était pour les bourgeois, ces espèces de nouveaux-riches dont le porte-monnaie a fait enfler les chevilles. Du moins dans le quartier où son père travaillait. Valerie déglutit en repensant à ce père qu'elle n'a pas revu depuis des années ; ce père qui a été déporté au Nigéria il y a plus de quinze ans.

Elle reste silencieuse un moment sans vraiment le réaliser et son élan nostalgique s'interrompt alors même qu'elle s'encouble sur une racine qui traînait par là. De toute beauté... La douleur aiguë la fait grogner. « Hmmpf. » Elle se relève malgré tout tant bien que mal et époussette sa jupe en se mordant la lèvre d'un air penaud. « Non. ...Techniquement, j'ai pas vécu à San Francisco même. Moi j'étais de l'autre côté du pont. » Elle a un geste vague, pointant derrière les bâtiments, sans trop s'inquiéter de savoir si c'est là la bonne direction ou non. « Mais c'est un de mes endroits préférés, ici. On venait des fois picniquer avec mon père... » Ce souvenir la fait sourire, doucement, et elle prend Oliver par le bras pour marcher à ses côtés. « C'est accessoirement l'un des endroits les plus photographiés de la ville mais on fera mine d'ignorer les touristes... Okay ? »

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