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Keegan Thompson
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Johanna & Keegan

some girls


3 juin 2017. Le claquement de mes talons résonnait sur l'asphalte alors que je traversais rapidement la rue. Des phares éclairèrent la chaussée un instant avant que je n'atteigne le trottoir, et un léger sourire amusé vint étirer mes lèvres. Ce n'était pas aujourd'hui que je me ferais écraser stupidement. Et certainement pas en jolie petite robe, perchée sur huit centimètres. Certaines choses ne se font pas.

Un coup d'oeil aux façades colorées m'apprit que le monde était de sortie. Des jupes, des décolletés, et des rouges à lèvres flamboyants qui rendaient le mien plus sombre qu'il ne l'était déjà. Avec mon teint, je peux m'autoriser la plupart des couleurs les plus éclatantes, mais à contrario, les pastels ne me vont pas. En ce samedi soir, j'avais donc opté pour un bordeaux aux reflets violets, s'accordant à ma robe bleu cobalt et à mes yeux bruns. Ces derniers étaient rehaussés d'un halo sombre savamment travaillé. Avec certains sourires, ce maquillage me donnait l'air canaille. Avec d'autres, je donnais juste l'impression d'être en chasse. A voir selon l'humeur.

Ce n'était pas la première fois que je me rendais dans ce club, mais bien la première où j'étais aussi en retard. Les futures remarques trouvaient déjà écho dans mon esprit, alors que je n'était pas prête à rejoindre mon groupe. Encore faudrait-il pouvoir le repérer. Si cette foule attendait pour rejoindre les pistes, mon combat semblait perdu d'avance. Mordillant ma lèvre basse, je finis par échapper un petit soupire et attendre. Puisque j'étais là, autant tenter le coup. Et la musique à l'intérieur était bonne. Les cocktails aussi d'ailleurs. C'était donc tout bénef pour moi.

Une main frôla mon dos dans la file d'attente, mais je ne me tournais pas. Ce n'était pas la première, ni la dernière. Néanmoins, si la prochaine tentative se situait quelques centimètres plus bas, ma réaction sera toute autre, mais pour l'instant, j'évitais d'entrer dans le jeu. Ce n'était pas le but de la soirée, ni le mode dans lequel je me trouvais.

Rejoindre l'entrée prit suffisamment de temps pour que je me fasse vaguement un planning mental de toutes les choses à faire durant la semaine qui arrivait. En dehors de mes passages dans des clubs branchés, j'enfilais de temps en temps une combi de pompier – qui n'est pas aussi sexy qu'on pourrait le croire – la casquette de responsable de maison et les lunettes de l'écrivaine pas franchement très douée mais qui se débrouille. En général, quand il me reste des heures de liberté, je vais à la salle, ou dans les terrains de sport de la ville. Ou j'emmerde mes colocs, histoire de leur tirer une grimace ou deux. Une façon de leur déclarer mon amour inconditionnel. Un truc comme ça.

Quand le videur me fit signe d'approcher, mon esquisse de planning mental éclata en petits morceaux. Un sourire au coin des lèvres, je le saluais, et répondis aux questions avant de le laisser regarder dans mon sac. Une fois à l'intérieur, je déposais la somme demandée sur le comptoir, tendit le bras pour le tampon réglementaire, et passais par le vestiaire. Les prémices d'une mélodie à la mode parvint à mon oreille, et je retins l'envie de me déhancher. Alors, commencèrent mes recherches. Comme je le pensais, ça semblait voué à l'échec. Au bout d'une dizaine de minutes, trois chansons et deux tentatives de contact avortées, je finis par rejoindre le bar et commander le premier truc avec de la couleur un peu funky. Installée là, presque adossée au comptoir, attendant la boisson, je laissais mon regard glisser sur des silhouettes plus ou moins vêtues. Les hommes attiraient davantage mon attention que les femmes, mais ça ne voulait pas pour autant dire que je ne regardais pas. Et ce soir... Il y avait de quoi s'attarder. Une ou deux paires de jambes attisèrent ma jalousie, et quelques torses me firent inspirer profondément. Le tempo changea à ce moment-là, invitant à la sensualité sur la piste. « Je peux t'offrir un verre ? » Un coup d'oeil sur le côté et je lui offris un sourire poli. « J'ai déjà passé commande, merci. » L'homme s'approcha et frôla mon bras dénudé du bout de l'index. « Alors, on pourrait se trouver une table et discuter ? » Il fit un pas en avant, et sa main glissa sur mon flanc, tandis qu'il ajoutait d'une voix qui se voulait suave. « Faire connaissance. » Étonnant comme cette simple phrase, selon le ton que tu lui donnes, semble faire office de code secret pour un quelconque level inconnu. Je secouais la tête, reculais tout en pivotant vers le bar pour payer et remercier la barmaid qui venait de poser mon verre sur le comptoir. « Sans façon, je suis là avec des amis. » Ah. Visiblement, à sentir cette main prendre place dans mon dos et s'aventurer dangereusement vers le bas, ma réponse manquait de conviction. Ou de clarté. J'esquissais une petite moue, me retournais et attrapais rapidement son poignet avec un sourire joueur. Sourire qu'il me rendit, tout en confiance qu'il était. D'un geste, je pliais violemment, et observais son visage changer d'expression. Le mouvement semblait invisible à ceux qui ne prêtaient pas attention, caché entre nos corps. Un « connasse » marmonné dans la douleur me parvint et je gardais mon sourire. « C'est moi. » Je le lâchais enfin, attrapais mon verre et me glissais entre les corps en quête d'un endroit où siroter mon cocktails.

AVENGEDINCHAINS
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Ronan Byrne
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RONAN & KEEGAN

1 juin 2017 - Ça fait une semaine, environ, qu’il a pris une bonne résolution : ré-adopter un mode de vie sain. Ou l’adopter, plutôt, vu que ça n’a clairement jamais été au programme tout le long de son existence. Avoir un bon cycle de sommeil, manger mieux (et plus aussi), faire du sport, fumer moins et, surtout, boire moins aussi. C’est à cause de Finn, tout ça – Finn qui n’approuve pas qu’une pâtisserie débile serve de repas pour toute la journée et Finn avec qui il s’est violemment disputé la semaine dernière, oui. Bref. Des bonnes résolutions, donc. La clope, c’est déjà raté. Dormir ? C’est pour les faibles (ou alors il dort douze heures par jour, ce qui n’est pas non plus très bon, mais soit, tant pis). Le sport… on repassera peut-être plus tard pour ça. Il n’mange pas non plus méga bien, mais quelle importance ? Et l’alcool…
Non, vraiment, les deux premiers jours, il était plutôt bien parti. Puis il a craqué (ou abandonné, autant l’admettre). Résultat : le voici dans une discothèque assez cool de New-York. Il essaye de se convaincre que ce n’est pas de sa faute. C’est con, un peu, parce qu’il avait réussi à ne boire que quelques bières ci et là (en dehors de la soirée karaoké au bar de Sidney, y’a quelques jours), et puis il a croisé ce groupe de jeunes de son âge et il s’est laissé embarqué dans le club, l’alcool et la débauche à laquelle il avait tant bien que mal tenté d’échapper (joke, ses efforts ont en fait été presqu’inexistants à ce stade).
Ça fait donc déjà quelques heures qu’il est là, à danser, à parler, et à boire aussi. Surtout à boire. Quoique, ça pourrait être largement pire que ça ! Il est bien. Pas complètement ivre, pas très sobre non plus. Juste ce qu’il faut pour s’éclater un minimum et oublier que la vie est merdique en ce moment (ou depuis toujours, quitte à se la jouer dramaqueen). Et juste assez pour s’amuser (il s’amuse toujours plus avec de l’alcool dans le sang, arrêtez de juger).

Keegan, faut l’dire (déjà, c’est sa coloc’ au troisième camp, même chambre et tout le tintouin), il ne lui a plus donné de nouvelles depuis… qu’il est parti, en fait, à la mi-mars ou dans ces eaux-là. Il aurait pu, c’est sûr, envoyer un message ou quelque chose mais… flemme. Vu qu’il n’a pour l’instant pas l’intention de revenir – Kai lui fait un peu peur et le camp, sans Nevh, ça ne sert strictement à rien (et aussi parce qu’il s’était malgré tout attaché à Brooklyn et qu’il doit désormais trouver un plan de secours et qu’il est paumé, et que… enfin, passons) – il ne voyait pas l’intérêt de recontacter Keegan. Oui, c’est vrai, c’est aussi sa pote. Mais bon, c’n’est pas grave. Même ses frères et sœurs, il les contacte une fois tous les cent ans, on n’va pas s’offusquer pour si peu.
Mais quand il la reconnait adossée au bar, plus loin, y’a un peu de panique qui s’immisce dans son esprit. C’est pas la panique de d’habitude (celle qui ronge), c’est celle qui déclenche une petite alarme dans sa tête en mode T’as merdé mec, tu l’sais, assume, ah non on va fuir c’est mieux (comme avec Kai, en gros, en pire sûrement vu que Kai est l’ennemi et Keegan est l’alliée ; bref, il est peut-être trop bourré pour réfléchir correctement après tout). « Fuck. », qu’il marmonne en pivotant sur lui-même, avant de jeter un coup d’œil prudent par-dessus son épaule pour remarquer que, finalement, Keegan est occupée avec un autre mec. Cool, elle ne le verra pas. Il s’approche un peu quand même, tout en restant assez caché – lâche. Au moins, après deux mois (certes, ce n’est pas beaucoup), elle n’a pas changé. Aucune délicatesse (le mec non plus n’en avait pas, tous des Lyall), aucun tact, mais au moins elle sait se faire entendre la p’tite. Il s’en fiche un peu en fait, vu que l’mec déguerpit – puis, on va pas s’le cacher, il est pas un justicier et la seule raison pour laquelle il aurait pu éventuellement intervenir, c’est pour avoir une occasion de déclencher une bagarre et de se faire taper dessus. Chacun son délire, écoutez.
Quand Keegan finit par s’éloigner du bar, Ronan en profite, poussé par… un élan de courage ou quelque chose qui y ressemble. C’est Keegan, c’est peut-être la seule pote qui te reste dans ce bas-monde, fais quelque chose mec. Ou alors c’est l’alcool qui le guide. Ca lui fera une bonne excuse tiens, Ah non j’étais bourré j’m’en souviens plus c’est marrant ça. Il s’approche, pas franchement discret (c’est pas faute d’essayer, cela dit) et se penche un peu histoire de chuchoter à l’oreille de Keegan, joueur (autant que l’alcool le permet) : « Et moi, je peux t’offrir avec un verre ? » Il recule d’un pas quand même – on ne sait jamais, que la brune ne l’ait pas reconnu direct et qu’elle en ait marre et qu’elle lui balance un coup de poing ou quoi (quoique, ça pourrait être marrant, mais trop tard, il a reculé par prudence). Lui-même n’a pas la patience de toute façon et il contourne donc assez la jeune femme pour être presque face à elle, afin de hausser des épaules. « J’rigole, j’ai plus d’argent. » Il fait mine de fouiller ses poches à la recherche de monnaie ou de billet, et ne trouve effectivement rien. Puis il la dévisage un peu, reste silencieux une seconde, et regrette aussitôt de l’avoir abordée. T’as merdé, mec. Peut-être qu’il aurait pu envoyer au moins un message ? Trop tard pour ça. Son plan de fuite est déjà tout vu. « Tu viens d’arriver ? Ah, c’est con. J’allais partir. » Et il est même prêt à courir s’il le faut.

(du coup j'ai changé la date comme prévu vu que j'peux pas me dédoubler hihi)

_________________

Dans la nuit, j’ai la foule, les liquides bleus fluo qui me protègent de moi. Dans la nuit, j’ai les néons, les courants de chaleur qui me protègent de mes démons.
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some girls - Ronan
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