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  I left you for a while ; ft. NikitaVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Nico di Angelo
+ messages : 12
+ face and credits : timur simakov ; lev
C’est toujours le même bordel avec les gens et ça, Nico le sait. Ils vont, ils viennent, se cassent, reviennent, et ils les regardent passer comme une vache qui regarderait passer les trains parce que merde, y a pas moyen qu’ils suivent ces putains de connards de lâches qui le laissent derrière. C’est plus ou moins ce qu’il a envie de crier à Nikita, le jour où il apparaît à la colonie sans crier gare avec un « cadeau » pour lui, plus ou moins ce qu’il a envie de lui marteler la nuit où il se pointe comme si Nico avait que ça à foutre de le recevoir, plus ou moins ce qu’il aimerait lui dire parce que merde, putain, fais chier, c’est un des seuls dont il se sentait proche, fut un temps, et il a disparu pendant des mois. Il dit rien de tout ça, Nico. Il aurait pu parce que Nika ce serait sans doute pas braqué, il aurait pu parce que ça aurait été facile, il aurait pu parce que c’est simple de lui faire des reproches, simple de l’accuser, simple, alors qu’il comprend son problème, alors qu’il en devine les contours, alors qu’il devine pourquoi il est parti et pourquoi il l’a laissé derrière, pourquoi leurs chemins sont obligés de se séparer parce que ce qui est devenu sa maison est un champs de bataille pour qui sait regarder. Il lui en veut quand même. Il lui en veut quand même parce qu’un message Iris lui aurait rien coûter, parce que prévenir lui aurait rien coûté, parce qu’il aurait pu s’il l’avait voulu mais qu’il l’a pas fait, parce que c’est quand même un putain de lâche et qu’il en connaît un rayon sur la lâcheté. Il lui en veut parce qu’il est comme ça rancunier même si le temps a passé, même s’il contrôle mieux à présent, même s’il gère mieux maintenant. Quand Nikita se pointe, il ne crie pas, il ne fait pas la gueule, il ne bouge pas, en réalité, le visage de marbre et les bras croisés, les cheveux devant les yeux et les sourcils froncés. Il ne parle pas, pendant un moment, parce que s’il ouvre la bouche à ce moment-là il sait qu’il va lui dire de se mettre son cadeau au cul, il attrape sa main, à la place, pour le forcer à le suivre, pour l’obliger à l’accompagner, le colle dans la berline que lui a offert son paternel et s’engouffre à l’intérieur, penché au-dessus du siège du chauffeur d’où Jules-Albert le fixe d’un air foutrement compréhensif pour un zombie sommes toutes.

« On va à New-York. » lance-t-il, avant d’ajouter, les yeux levés au ciel. « S’il vous plaît. » parce qu’il est poli, parfois, rayez ça, de temps en temps, et que Jules-Albert est son plus proche allié dans ce genre de moment où il a vraiment mais alors vraiment pas envie d’utiliser ses pouvoirs. Peut-être qu’il a une dégaine de sale gosse quand il se laisse retomber sur le siège, à côté de Nikita, peut-être qu’il a l’air d’un sale ado teigneux, peut-être que c’est ce qu’il est, malgré tout, malgré les sourires qu’il adresse à Chuck quand le gamin attrape son doigt et tous les efforts qu’il fait pour aider à l’intégration de la colonie, peut-être qu’il est juste ça, un enfant qui a pas eu d’enfance, un adolescent projeté dans un monde un peu trop compliqué, quelqu’un dont le père règne sur les enfers et qui a une relation houleuse avec sa belle-mère, quelqu’un qui a une demi-sœur perdu à l’autre bout du pays et qui a failli disparaître, quelqu’un qui a seize ans et qui a survécu à une guerre contre toutes attentes. Peut-être qu’il est juste ça mais putain ça fait déjà beaucoup et il a besoin d’un remontant.

« On va au Macdo. » Il balance à Nikita et il le regarde dans les yeux pour la première fois depuis que ce dernier a débarqué comme une fleur. « J’ai les crocs. »

C’est faux parce qu’il a mangé au camp, en réalité, mais c’est sans importance aussi parce que Nikita a des pouvoirs mais pas celui de savoir s’il a faim ou même de savoir s’il ment ce qui règle une grosse partie de son souci.

« Qu’est-ce que tu viens faire là ? »

Et, malgré lui, son regard atterrit sur le paquet cadeau.
Putain de curiosité.
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Nikita Kudoyarov
+ messages : 36
+ face and credits : Herman Tommeraas - Blondie
Quand je suis partit... je n'ai pas vraiment pensé aux conséquences. Je n'y est pas du tout pensé même ! J'ai juste... fuit... lâchement face à ce champ de bataille où s'élever les spectres de mes camarades tombés au combat. J'ai fuit car je ne le supportais pas et à vouloir oublier leur perte... j'en ai oublié ceux que je n'avais pas perdu et ça, je m'en rend compte maintenant, c'était totalement égoïste de ma part et difficilement pardonnable. Je devais faire amande honorable face à ceux que j'avais laissé derrière, tenter de me racheter et m'excuser d'avoir été aussi faible. Et si je l'avais déjà fait avec certains, ayant encore du travail pour d'autres aussi, celui à qui je devais me faire pardonner aujourd'hui c'était Nico, Nico Di Angelo et je savais très bien que ce gosse serait clairement un gros morceau dans ma quête de rédemption. Alors j'avais essayé de préparer le coup ! Trouvant quelque chose qu'il aimait afin de lui en faire cadeau et me rendant, tout sourire, à sa rencontre, le paquet à la main. Oui, très clairement, j'étais en train d'essayer de l'acheter un peu ! Mais si je voulais vraiment me faire pardonner je n'étais pas assez maso non plus pour ne pas mettre toutes les chances de mon côté.

Sauf que, bien évidemment, Nico ne fut pas facile à dérider. À dire vrai je craignais qu'il me fasse rejoindre le domaine de son père où je rencontrerais alors mon père... et agiter le paquet sous ses yeux ne parvenait pas vraiment à lui faire changer son regard de tueur, bien au contraire. À la place il m'attrapa le bras, ne me laissant pas vraiment le choix de le suivre ou non, avant de me tirer jusqu'à la voiture que son père avait mis à sa disposition (Tu vois papa, tu pourrais faire ce genre de cadeaux!) avant d'indiquer à son chauffeur décédé depuis bien longtemps de nous emmener à New York. Voulait-il me tuer dans une petite ruelle sombre ? Balancer mon cadavre dans le fleuve et jeter la faute sur un monstre ou la société de consommation ? Je ne savais pas... j'en doutais à vrai dire ! Mais cela n'empêchait en rien ce voyage d'être terriblement... awkward ! J'étais tenté de dire quelque chose, de lancer un sujet de conversation à là con, genre comment vont les amours, juste histoire de briser ce silence pesant. Mais heureusement avant d'avoir eut le temps et le courage d'ouvrir la bouche, ce fut lui qui prit la parole. Le McDo ? Ça va, cela aurait pu être tellement pire ! À dire vrai à cette simple information mon estomac en gargouillait... j'aimais vraiment trop la mal bouffe ! Même si croiser le regard de Nico me disant alors qu'il avait les croc suffit à me faire ravaler ma salive.

Mais surtout Nico fini par poser la fameuse question... la question qui de suite me remet dans la raison de ma visite. Qu'est-ce que je fais là ? Mon regard se baisse, se perdant dans les motifs du paquet cadeau tandis que je tente de trouver comment tourner ça « Je viens m'excuser... » C'est un bon début, non ? Commencer par les excuses « M'excuser d'avoir disparu comme ça pendant si longtemps, ce n'était pas très correct. » Pas correct du tout en effet... et le pire dans tout ça, c'est que beaucoup avait pensé que j'étais... « J'ai fais beaucoup de peine à beaucoup de monde, je sais que certains on craint le pire. Seulement... » Je pris une longue inspiration, tentant de continuer mais n'y arrivant pas. Après plusieurs échec, inspirant de nouveau, je relevais simplement la tête avec un immense sourire, sourire forcé bien sûr, avant d'enchaîner « Je viens un peu renouer ! Savoir ce que j'ai manqué durant ce laps de temps ! Cela peut paraître peu comme ça mais beaucoup de choses ont changé. Genre regarde toi, tu ressemble plus à un bébé zombie maintenant, hahaha ! Qui sait ? À ce rythme tu finiras même par retrouver ton teint olive que tu avais avant ! » Mon sourire s'étendait plus encore, ayant besoin de moins en moins d'effort pour le maintenir « Qu'est-ce que tu deviens toi ? C'est bon tu as décidé de rester à la colonie à ce que je vois ? Peut être que ça te décoincera enfin pour te faire plus d'ami et qui sait... avancer côté cœur ! Cela te ferait grave du bien, hahaha. » Ouaip, j'étais en train d'essayer de noyer le poisson en noyant Nico sous tout un tas de questions dont certaines qui, je le savais, arriveraient à le mettre très mal à l'aise.
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