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Keegan Thompson
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+ face and credits : Shay Mitchell

Keegan Thompson
ft. Shay Mitchell
↘ carte d'identité
nom : Thompson. + prénom(s) : Keegan. + surnom(s) : //. + âge : 26 ans. + nationalité et origines : Américaine + date et lieu de naissance : 12 septembre 1990 à New-York + orientation sexuelle : Tout est dans l'instant. + statut civil : Divorcée. + occupation : Pompier volontaire & Blogueuse + groupe : Le troisième camp.

parent divin : Némésis. + pouvoir(s) : Métamorphose en loup + // + arme de prédilection : Un fouet qui se transforme en bracelet légèrement aimanté. + particularité : Flash-back concernant les blessures physiques ou morales infligées par des personnes qui n'ont pas été punies pour ça.

↘ caractère
Combative, elle donne l'impression qu'on ne pourra jamais la museler ou tout du moins pas totalement + fière, forte, fonceuse + sait que la vie est éphémère et profite de chaque instant + énergique, elle trouve toujours de quoi repousser l'ennui + volontaire + féminine + si elle a du temps, elle prendra soin d'elle mais sinon elle s'en fout + téméraire, le danger n'est qu'adrénaline + sarcastique + rageuse quand les choses la touchent + ingénieuse qui ne se laisse pas abattre + taquine + concernée sous ses faux airs de diva + matinale, elle dort peu + flirt parce que c'est drôle + conscience du monde qui l'entoure bien plus qu'elle ne le laisse croire + tenace + quand quelque chose lui tient à cœur (positivement ou négativement héhé), elle peut faire preuve d'une efficacité redoutable + compétitive + parfois perfectionniste qui essaye de cacher combien ça lui coûte de rater + à ses yeux, la vie n'est pas une sorte de rêve éveillé mais plutôt un art où chacun a le droit à son propre chevalet + honnête (la plupart du temps) + un tantinet arrogante (si si, j'insiste) + légèrement impulsive dans son genre + prépare souvent le petit déjeuner à la maison une + dégage une certaine assurance + sereine mais pas dans le style "attrape rêve et couronne de fleurs", plus dans le genre "y a le feu ? bah, okay" + bien dans sa peau, enfin on dirait en tout cas + loyal + pas vraiment du genre à moutonner + plutôt passionnée que cucul la praline (on s'comprend) + auto-critique et clairement critiques des autres +

↘ Depuis combien de temps sais-tu que tu es un(e) sang-mêlé(e) ?
C'est dans les premières années de mon adolescence que mon père m'expliqua qui était ma mère. Auparavant, il m'en parlait à demi mot, laissant échapper une information sur les émotions qu'il éprouvait en sa présence, sur la couleur de ses cheveux quand il l'avait rencontrée. Je grappillais ces miettes avec avidité, mais ne le poussais jamais. Peut-être qu'instinctivement, j'avais compris qu'il m'en parlerait lorsqu'il serait prêt. Et ce fut une loongue conversation. Mes questions ne se tarissaient pas, et je le voyais osciller entre l'amusement et la fatigue. Mais j'avais attendue ce moment depuis bien trop longtemps pour le laisser s'échapper. Il faut dire que quand vous avez une soeur de quatre ans votre aînée, qui a une mère faite de chair et d'os, vous pouvez avoir tendance à éprouver de l'envie. Je n'étais pas jalouse d'elle, bien entendu. Mais j'aurais aimé savoir ce que ça fait, voilà tout. Donc oui, quand il m'en parla, j'emmagasinais tout. Peu importe le choc de découvrir ma nature. Au moins, ça expliquait pourquoi je galérais à l'école, pourquoi je pouvais lire certains trucs au musée, et bien entendu, pourquoi j'avais une certaine tendance à comprendre quelques petites choses que mes proches me cachaient. Comme lorsque le gamin Tupper a volé le journal intime de ma frangine, et que je l'ai vu en rêve. Ouais, du haut de mes huit ans, j'étais prête à lui casser la gueule, tiens. (j'aime bien ma soeur même si elle était un peu chiante à cette époque). Bref, les indices qu'il me manquait m'aidèrent à comprendre, à accepter, et même si ce fut une réelle surprise, j'accueillis la nouvelle avec davantage de soulagement. Et une pointe d'excitation, je dois bien le reconnaitre.

↘ As-tu pris part à la bataille de Manhattan/du mont Othrys ? Et celle contre Gaïa ? Si oui, à quel camp as-tu choisi d'être loyal(e) ?
Je suis arrivée un peu en retard pour la bataille au pied du mont Olympe. Encore heureux que je vive à New-York. Voir les gens tomber comme des mouches tout autour de vous, ça a tendance à vous indiquer qu'il y a un problème d'ordre magique dans l'air. J'ai aidé comme j'ai pu. Mon fouet a lacéré la chair des monstres durant la bataille, avant que je n'aide à rapatrier les blessés. L'avantage avec le boulot de pompier, c'est qu'on a tendance à voir suffisamment de raccommodage pour apprendre deux, trois trucs. Même si en l'occurrence, j'aurais aimé ne pas y avoir recours. Je ne suis pas sortie indemne, mais les blessures ont fini par guérir.
Concernant Gaïa... Ce fut la pire épreuve de mon existence. J'avais emménagé à Sanford, et j'avais appris l'existence des romains. Donc, curieuse, ça faisait quelques jours que j'allais régulièrement à la colonie, histoire de voir un soldat en petite jupette. A la place, c'est grand maman qui a surgit, flanquant la frousse aux pégases dont j'étais en train de m'occuper. La suite est un peu épisodique dans ma mémoire, mais le sang revient souvent. La mort et les cris aussi. J'ai eu mal plus d'une fois, et je ne parle pas que physiquement. Quand on a réussi à en venir à bout, j'ai espéré apercevoir ma mère. Mais ce ne fut pas le cas. Dommage, je lui aurais dit que les demi-dieux ne sont pas de la chair à canon. Et peut-être que j'aurais essayé de la prendre dans mes bras, qui sait.

↘ Et maintenant, que deviens-tu ?
J'ai rejoint le troisième camp dans ses débuts. New-York était toute ma vie, mais j'ai eu besoin de changement. Et puis, Sanford n'est pas si mal. Et avec les portes, je peux rendre visite à mon père rapidement. J'ai intégré l'équipe des pompiers de la ville sans trop de difficultés. Et en parallèle, j'écris deux, trois articles pour un blog pas mal visité. Mes connaissances en droit, et mon sarcasme semble trouver chaussure à leur pied. (Ce qui m'arrange un peu parce que j'allais finir par croire que mes études ne me serviraient jamais à rien). Je m'entraine toujours, parce que les habitudes ont la vie dure et que mon corps est trop énergique pour que je fasse la limace. Quelques cicatrices resteront gravées pour toujours sur ma peau, mais je n'en fais plus grand cas. Bien sûr que nous avons beaucoup perdu, et que certains fantômes du passé reviennent parfois nous hanter. J'ai perdu des amis, de la famille, mais il y en a encore debout, alors c'est sur eux que je veux veiller. Ou passer mes nerfs. Et les faire chier. Ouais, ça aussi ça semble bien comme plan. Dès que j'aie terminé les pancakes, j'irais kidnapper Théo. Ou voler les chaussures de Keith (de toute façon, c'est même pas sur qu'il s'en rendrait compte). Boire un verre avec Ronan et Edel ? Tout est possible, puisque nous sommes encore en vie.
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Siam | Manon
âge : 18 ans. + présence : Une fois par semaine. + personnage inventé ou scénario/pv : Inventé. + un dernier mot ? Oui.
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Keegan Thompson
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it doesn't hurt
« C'est quoi ton problème connasse ? »

A dire vrai, peu importe les débilités qu'elle aurait pu me servir, je ne l'écoutais déjà plus. Accorder de l'importance aux moins que rien, c'est comme souffler de l'air froid sur une glace. Inutile et complètement con. En plus, j'étais déjà occupée à enlever mon manteau le plus rapidement possible. D'un geste sûr, j'agrippais la rambarde et sautais par dessus. La chute me parut sûrement plus longue qu'elle ne l'était réellement mais l'eau, elle, était aussi froide que je l'avais imaginé. En même temps, plonger en plein février dans l'Hudson, ce n'était pas l'idée du siècle. Donc, dès que j’eus rattrapé Callie, je nageais jusqu'au bord le plus proche. Mon amie n'avait jamais été à l'aise dans l'eau, et si sa fierté n'avait pas été piquée, elle n'aurait jamais sauté. Je le savais, elle le savait, le monde entier le savait, mais ça ne m'empêchait pas de lui en vouloir un minimum. L'inquiétude, évidemment. A grands renforts de moulinets des bras, de respirations saccadées et de grognements inhumains, je parvins à la pousser sur le rebord, n'hésitant pas à plaquer mes mains sur son cul pour avoir un meilleur appui. A la guerre comme à la guerre, dirait mon grand-père. Et non, il n'y avait aucune espèce de vengeance là-dessous. Absolument pas.

« Un peu d'aide ? » Je levais les yeux vers la main tendue, et suivis la courbe du bras, la musculature de l'épaule, le cou dégagé, puis le visage... Et ce visage. Vous voyez les clichés dans les films romanticocuculapraline ? La fille qui tombe in love du beau garçon à la mèche rebelle qui, dans la vraie vie, lui rentrerait dans l'oeil, on le sait tous ? Bah bim, du haut de mes 17 ans, je fus touchée par ce couillon de Cupidon. Et à l'époque, je n'avais clairement pas conscience que les flèches dans le cœur, ça fait un mal de chien pas possible.

//

Cela faisait deux ans que Thomas et moi sortions ensemble, et six mois que je m'étais engagée chez les sapeurs pompiers bénévoles. A la base, je dois reconnaître que j'avais fait ce choix pour passer plus de temps à ses côtés, pour partager ce qu'il aimait et qui sait, pour mettre un peu de piquant dans mon existence. Non, je n'irai pas jusqu'à dire qu'être une demi-déesse n'est pas assez aventureux, mais mon corps a toujours vibré, cherchant l'adrénaline. Et puis, ça équilibrait avec la morosité de mes journées d'études. Au moins, mes choix d'UV étaient plutôt bons, malgré le traintrain qui manquait me rendre folle. Déjà que les difficultés à me concentrer ou à écrire correctement faisaient tourner des têtes, ce n'était pas pour en plus, me taper des heures ennuyeuses au possible.

Thomas m'avait proposé un jour de quitter l'université, de partir voyager, tout plaquer. Il a ce petit côté intrépide qui me fait sourire, et me captive. J'aurais sincèrement aimé pouvoir lui dire oui, mais les paroles de mon père résonnaient dans mon crâne à chaque idée farfelue qui croisait mon chemin : « Est-ce que c'est le meilleur des choix pour toi ? » Là encore, j'aurais été tentée de répondre par l'affirmative, mais je savais au fond que ce n'était pas vrai. A ce moment-là, l'année avait commencé, et s'arrêter en plein semestre aurait ruiné tous les efforts déjà fournis. Les jobs pour pouvoir payer les frais de scolarité, les examens et devoirs déjà rendus. Sans compter ma concentration vis à vis des études en anglais et non en grec. Il ne fallait pas se leurrer, lutter contre ma nature n'était clairement pas chose aisée. Thomas avait eu un peu de mal à l'accepter mais nous étions passé par dessus. En contrepartie, j'avais écourté mon séjour à la colonie, afin de passer le reste de l'été en sa compagnie.

Décembre 2009 s'annonçait, amenant les questions habituelles sur quoi offrir à qui. J'avais déjà une petite idée pour ceux avec qui j'étais proche à la colo, ainsi que pour mes collègues à la caserne et les étudiants avec lesquels je traînais. Mais le cadeau de Thomas restait encore une énorme case à cocher, et ça commençait un peu à me taper sur le système. Ce ne fut que lorsque je passais plusieurs fois devant la vitrine d'une agence immobilière que l'idée surgit. Oui, je suis lente à la détente parfois.

Le matin de Noël, quand il ouvrit le dossier sur lequel j'avais posé un petit nœud rouge, je pus contempler les expressions de son visage comme dans un livre ouvert. Nous étions devenus suffisamment proches pour se comprendre l'un l'autre, et si je n'avais pas eu une déesse pour mère, il n'y aurait eu aucun secret entre nous. Mon père, installé dans son vieux fauteuil, s'était légèrement penché en avant afin de décrypter les quelques lignes visibles de là où il se trouvait. Je savais qu'il trouverait des excuses quant à mon jeune âge, et les difficultés de vivre à New-York, même quand on est deux, mais j'allais tenir bon. Il me suffisait simplement d'avoir la réponse de Thomas. Un peu nerveuse, je ne le quittais donc pas des yeux, attentive à la moindre de ses réactions. Lorsqu'il releva la tête, et m'offrit un sourire éblouissant, je sus que j'avais pris la bonne décision.

Comme quoi, tout le monde peut se tromper.

//

Au début, nous avions un peu tâtonné. Le déménagement, les meubles manquants – va voir sur internet, si tu trouves pas un micro-ondes d'occaz – et les factures à payer, nous n'étions pas vraiment les meilleurs organisateurs du monde. Mon plus gros fou rire fut sûrement quand il tenta de nous installer le modem et se retrouva avec un pan du mur dans les mains après avoir tiré sur un câble quelconque. Et ce n'est que lorsque son regard se fit colérique que je parvins à garder ma bouche close. Avec difficultés. Finalement, un voisin électricien nous offrit son aide, et passa ensuite la soirée une bière à la main à nous raconter quelques potins du quartier. A l'époque, Thomas ne m'était jamais apparu comme quelqu'un de jaloux mais c'est avec l'arrivée de Dany dans notre vie que j'aie commencé à revoir mon jugement. Je n'en ai pas tenu compte, parce qu'après tout, une femme comme un homme peut ne pas apprécier que quelqu'un soit trop proche de son partenaire. Je pouvais comprendre ça, mais ça ne m'empêchait pas de plaisanter avec notre voisin. Je suis comme je suis, et Thomas m'avait acceptée ainsi.

Les mois s'écoulaient avec l'énergie frénétique d'un début de vie à deux. On se prenait chinois le soir devant une série choisie au hasard, ou nous sortions boire un verre avec les collègues. C'était bien, confortable. En juin 2010, je terminais la troisième année, et j'étais prête à passer l'été à la colonie. Mais voilà. Comment expliquer à l'homme de votre vie que vous alliez disparaître durant deux mois sans pouvoir lui expliquer où ? Bien sûr, j'aurais pu lui mentir, inventer une mission en Afrique ou une retraite en Inde, mais franchement, après presque deux ans de couple, je le connaissais suffisamment bien pour savoir qu'il ne goberait pas un traître mot de mes conneries. Appeler ma sœur n'avait pas été d'une grande aide. Si elle avait connaissance de l'identité de ma mère, elle ne pouvait néanmoins pas m'aider dans de pareilles circonstances. « Dis lui la vérité ? » m'avait-elle proposé mais je sentais que son ton manquait de conviction. Même elle ne savait pas s'il s'agissait de la meilleure solution. Alors moi ?

J'avais fini par repousser la confrontation et je ne passais donc que deux semaines à la colonie. Peu, trop peu. J'avais des amis là-bas, et j'aimais les activités qu'on nous proposait. Alors, de temps en temps, durant l'année scolaire, je passais la journée au camp. Jamais la nuit parce qu'il m'aurait été impossible d'expliquer ma disparition à Thomas. Chéri, je suis la fille de Némésis. Tu dis ? La déesse de la vengeance ? Oui oui, c'est bien ça. La blague. Je voyais déjà son regard se poser sur moi et les rouages de son cerveau s'activer. Pas la peine d'avoir un doctorat en psychologie pour se douter qu'il me prendrait rendez-vous chez un professionnel. Je continuais donc à me taire.

Et le premier problème survint un jour de mauvais temps. J'avais passé la journée avec les demi-dieux grecs, à manier l'épée, le fouet et l'arc. Ben quoi, chacun ses goûts. L'orage avait éclaté si vite que je m'étais laissé surprendre, un peu stupidement, il est vrai. Impossible de rentrer par les bois, et faire le chemin jusqu'à New-York. J'empruntais le téléphone de la grande maison pour prévenir Thomas et restait donc dans ce qui fut autrefois, mon bungalow. Le lendemain, je dus faire face à son visage vide de toute expression. Aïe, quelque chose me disait que ça allait sentir le roussi pour moi. Et ça n'a pas loupé. Sa colère était née de sa méfiance et de son inquiétude. J'avais beau en avoir conscience, il m'a foutu la trouille ce jour-là. Et quand le nom de Dany avait été donné, je n'avais pas compris. Naïve que j'étais.

Les semaines qui suivirent furent pesantes, sans que je ne sache comment l'expliquer réellement. C'était dans l'air, tout simplement. Thomas n'appréciait pas toujours comment je m'habillais, arguant qu'entre la féminité et la vulgarité, il n'y avait qu'un pas. Je n'étais pas d'accord, mais je fis des efforts. Pour lui, pour nous. Et je sortais un peu moins avec mes camarades de classe, ou mes collègues de boulot. Je pouvais le faire, même si ça me dérangeait. Mais comme ça le rendait heureux... Je me serais battue pour son sourire, alors oui, je pouvais faire quelques menus changements.

Alors, quand il me demanda de l'épouser, j'acceptais. Il n'y eut aucune cérémonie à l'église, simplement un passage à la mairie. Ses parents, ses frères, mon père et ma sœur. Cela suffisait. Cela aurait du suffire, en tout cas.

//

En février 2011, nous avions fêté notre première année de vie à deux. Du champagne, un bon repas, et des sourires de connivence. La musique était celle que nous avions associé à notre premier rendez-vous, et le film ne serait regardé que du coin de l'oeil. Les vêtements disparaissaient les uns après les autres quand on sonna à la porte. Amusée, je pouffais mais Thomas lui, ne rit pas. Au contraire, il avait l'air si frustré que je lui caressais la joue pour capter son attention et lui sourire. Ce soir était notre soir. Malheureusement, la sonnette retentit à nouveau et il préféra aller voir de quoi il s'agissait. De mon côté, toujours installée dans le canapé, j'enfilais à nouveau mon chemisier. Quand un grognement attira mon attention, je fronçais les sourcils et tentais de voir dans le couloir sans lever mes fesses. Peine perdue. Les bruits sourds se firent plus nombreux, réveillant des sentiments au creux de mon ventre que je n'appréciais guère. En rejoignant l'entrée, je pus enfin contempler la scène, et le choc me figea. Un corps était allongé au sol, et les poings de mon petit ami s'abattaient sans relâche sur le visage déjà ensanglanté de Dany. Comment ai-je pu le reconnaître ? Je ne sais pas moi-même. Peut-être la couleur de ses cheveux. Un clignement de paupières plus tard, et je me précipitais vers Thomas, le ceinturait et le tirait loin de là, difficilement je dois dire.

La suite des événements est un peu floue dans ma mémoire. La déposition à la police, les sourires polis des ambulanciers, tout ça ressemblait à un mirage étrange, un décor irréel. Thomas ne fut pas envoyé en prison, et sincèrement, je ne sais pas comment il avait réussi à se débrouiller. Je savais que sa famille possédait quelques contacts, mais je pensais surtout qu'il avait menti à la police. Ou peut-être pas ? Qui sait, peut-être était-ce Dany qui avait lancé l'offensive ? Durant les jours suivants, je n'étais plus capable de regarder l'homme avec qui je partageais ma vie dans les yeux. Le doute me faisait trembler, et je devais alors inspirer profondément pour ne pas rester inactive. Un comble pour une hyperactive.

On eut du mal à se retrouver, mais contre toute attente, on y parvint. Il redoubla de douceur avec moi, et nous passions alors des journées juste tous les deux, sans sortir de l'appartement. Il était même question de fonder une famille, d'avoir un enfant. Simplement, je n'avais pas terminé les études, et je ne lui avais pas encore avoué mon secret. En refusant, cela brisa quelque chose dans son regard, mais il hocha la tête, et se força à me sourire. Je le voyais, et j'en étais désolée pour lui. Ce soir-là, nous fîmes l'amour avec l'urgence de ceux dont les émotions sont trop sombres, trop tristes pour être vaincues par des paroles.

L'été arrivant, le stress s'accentua. Encore une fois, je me défilais, lâche et rougissante. Ce n'était pas dans mon caractère, mais il faut croire qu'avec Thomas, je devenais quelqu'un d'autre. Je savais que ce n'était pas correct, j'en avais pertinemment conscience, mais à chaque scénario mental où je lui expliquais qui j'étais, je finissais par me dégonfler. Et oui, je confirme, je n'étais pas fière de moi-même.

A un moment, je crois qu'il comprit que quelque chose n'allait pas. Il m'observait souvent sans rien dire, comme si la vérité allait s'inscrire soudainement sur mon visage. Je faisais mine de ne pas m'en rendre compte, mais la honte était là. Bientôt trois ans de couple et il ne savait toujours pas.

Quand il rentra un soir en tanguant un peu, je fronçais aussitôt les sourcils. La plaisanterie que je lançais ensuite ne trouva preneur et j'esquissais un petite moue de dépit. Avant, nous riions beaucoup lui et moi. Il m'avait dit un jour que c'était ma répartie qui l'avait conquis, bien que ça m'ait étonnée. Comment une langue bien pendue pouvait séduire ? Je me pose encore la question aujourd'hui. Donc, ce soir-là, il n'était visiblement pas dans son assiette. Je me levais pour l'aider, et peut-être qu'il ne m'avait pas vu. Peut-être l'ai-je surpris ? Le fait est qu'il se dégagea de mon toucher d'un revers de la main qui me fit vaciller. La surprise dut se lire sur mon visage parce qu'il ricana en me regardant. Les mots échangés après ça resteront imprimés dans mon esprit pour le reste de mes jours, mais je suis incapable de les dire à haute voix. J'étais même incapable de réagir avec cette fameuse verve dont il me félicitait autrefois. Je restais plantée là, avec l'impression grandissante que sa main n'était pas la chose la plus douloureuse qu'il pouvait lancer.

//

Je vous épargnerais la suite de l'histoire. Sachez seulement que j'ai divorcé en juin 2012, juste après mes derniers examens. Diplômée en études des religions, et munie d'un certain bagage en droit civil, je passais l'été à la colonie. Personne de là-bas ne sut pourquoi j'avais été moins présente. Personne ne savait non plus que j'avais été mariée. Peu importe. Thomas a fini par quitter New-York, j'ai appris après coup qu'il avait eu quelques déboires avec la justice. Ça ne me regarde plus. Aujourd'hui, je suis libre de faire ce que je veux, de mener ma vie comme je l'entends. Mes shorts en jeans ne concernent que moi, et si j'ai envie de jouer au skateboard avec les gamins de Sanford, personne n'a à me juger. Çà me va bien comme ça. Pour le moment.
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Ceren-Nevh Lynch
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coucou c'est moi ta petite luciole :lalala:

j'ai hâte d'en lire plus, ça promet, shay + némésis oulaaah :héé: :faints:
finis moi ça vite :haa:

courage pour ta fiche :wa: :wa: :wa:

_________________
t'as pas vu ? c'est imprimé partout, dans les journaux, sur les écrans, dans le regard des gens. c'est même écrit en grand sur les immeubles, la nuit, quand les gens biens comme toi sont endormis, c'est marqué en rouge: tu nais comme ça, tu vis comme ça, tu canes comme ça, seul à poil face à ton reflet, avec ton dégoût de toi-même, ta culpabilité et ton désespoir comme seuls témoins.
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June L-M. Summers
+ messages : 48
+ face and credits : ivana baquero, smoaks.
NEMESIS :zad:
j'approuve de ouf, elle promet d'envoyer du lourd la petite What a Face
j'suis trop curieuse de lire son histoire !!!

_________________


☆☆☆ you are a weapon and weapons don't weep.
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Cassio E. D'Agosta
+ messages : 48
+ face and credits : matthew clavane (hylektos) + signa (astra)
GNEUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUH :urg:

déjà dès que t'as fait ta demande de dc j'étais en mode :héé: puis avec l'attente je me suis transformée en :nya: puis là en voyant ta fiche je suis :lov: (oui bjr je suis bilingue smiley)

je kiffe trop? Shay c'est une goddess et puis une fille de Nemesis, DAMN :faints: c'te particularité, elle va avoir du fil à retordre avec Luca, Lyon et Cassio car la liste est longue :yes:

bon courage pour le reste, j'ai trop hâte de lire :keur:

_________________

   
I do not do empathy
I DO DAMAGE ☽ i was more than just a terror... i was crying too. but you showed me in the gusts between that a wind is sometimes broken and it's flying path that's no meaning, nothing goes with it when you telling this and hiding, now you feeling's always wrong
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Baalthazar S. Andersson
+ messages : 53
+ face and credits : M. Fassbender - Tumblr & Bazzart (sophy)
Oh fucking god **
Je suis mode :bave: devant ton feat. Némesis en plus **
Tu tues tout. Et puis je ne parle même pas de ton pouvoir et ta particularité :robin2: :faints:

Ça va donner du beau quand Baal et elle vont se rencontrer au camp :P
Bon courage :P

_________________

I'M DARKNESS. DON'T BE AFRAID.
If the prospect of living in a world where trying to respect the basic rights of those around you and valuing each other simply because we exist are such daunting, impossible tasks the what sort of world are we left with ? And what sort of world do you want to live in ? © blasphemy.
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Keegan Thompson
+ messages : 40
+ face and credits : Shay Mitchell
Merci les gars, vous êtes adorables (et très sympas à regarder :zad: )

On se retrouve en rp !

Nevh :hin:
June :leche:
Cassio :seksi:
Baal : :héé:
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Invité
Invité
Alors moi j'dis oui hein :zad:

J'dis oui à tout :zad:
T'aimes l'argent ou non? Parce que l'on peut parler la même langue... Ou même en faire une seule :zad:


Tout ça pour dire, bienvenue, comment dire, tu fais des super choix, je ne peux pas dire autrement et j'ai bien hâte de voir cette petite en rp

*tend sa carte d'affaire et disparaît dans un lot de fumée lalala *
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Keith N. Stark
+ messages : 134
+ face and credits : ○ Théo James // (c) sixty
T'es venue pour moi avoue ? :zad: Y a pas de mal à l'avouer hein, j'en suis très honoré ma belle et je me ferais une joie de t'accueillir comme il se doit parmi moi nous :cool:
J'allais dire que je te réserve une place dans ma chambre harem mais tu veux être maître de maison pour me concurrencer et me faire du mal ... j'aime ça What a Face :seksi:
Y va y avoir pleins d'étincelles entre nous poupée et je ferais en sorte que tu en ressortes pas trop blessé par ta défaite :hin: (quel gentleman je fais, je sais je sais :keur: )


Bref, bienvenue AGAIN avec ce personnage qui a l'air de plaire déjà à beaucoup de monde, ce qui ne m'étonne pas du tout vu l'avatar :leche: :bave: l'ensemble du personnage promet beaucoup, hâte d'en lire plus Very Happy

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Un jour, je suis né, depuis j'improvise.
Your opinion of me doesn't define who I am. We were born to be real, not to be perfect. ©️ by anaëlle.
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Emy R. Kherin
+ messages : 55
+ face and credits : Willa Holland
Hello I love you Est-ce que je peux demander un délai ?

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Pressure to break or retreat at every turn. Facing the fear that the truth, I discovered. No telling how, all these will work out. But I've come to far to go back now. I am looking for freedom, looking for freedom. And to find it cost me everything I have.
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