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Ronan Byrne
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RONAN & ALICE

10 mars 2017 - Il a vraiment pas de chance dans la vie, Ronan. Peut-être bien que c’est comme ça depuis qu’il est gamin, mais, en tous cas, il a un peu l’impression que le karma se fout de sa gueule depuis… quelques années, disons. Il ne sait pas vraiment où est le point de départ – la bataille de Manhattan, peut-être ? Avant ? Ou après, selon les points de vue. Lui, il en a absolument aucune idée et s’arrête juste sur le fait que la vie est une putain de merde.
Dans la liste des trucs merdiques qui lui arrivent, y’a le fait que, forcément, il doit partir en mission ravitaillement avec une meuf qu’il aime pas trop – pas du tout, en fait. C’est Alice. Il a jamais aimé Alice. Elle est perchée. C’est pas le type de personne qu’il apprécie de base mais, en plus, elle est collante. Elle est tout le temps derrière lui, et ça le saoule. Qu’est-ce qu’elle en a à foutre de lui, putain ?! Ca l’énerve. Il a presqu’envie de lui coller une beigne, histoire qu’elle la ferme un peu et qu’elle lui foute la paix – mais il a jamais frappé de fille, et il doit admettre qu’elle a l’air tellement fragile qu’elle se casserait en deux, et il veut pas perdre sa place au troisième camp alors que c’est un peu ce qui lui a sauvé la vie y’a quelques mois (entre autres).
Bref, il a dû se rendre au supermarché avec Alice Hunter, alors qu’il y a plein d’autres chargés de ravitaillement, mais non, y’a fallu qu’il y aille avec elle. Ça le saoule. D’ailleurs, il a pas pété un mot du trajet en voiture – elle avait probablement insisté pour conduire, puisque lui a pas le permis (trop de paperasse, pas assez de sous, et il a pas eu le temps de le passer) (ça l’empêche pas de conduire quand même, mais vu qu’il y avait des risques de se faire chopper par la police, Alice a sûrement insisté, oui).
Il a rien à dire à cette meuf.
Ca l’énerve. Il la laisse parler dans le vide, s’obstine à regarder par la fenêtre du véhicule et à observer pour la millième fois la liste que les maisons leur ont passée. Y’a vraiment des trucs cons dessus, mais il n’en fait la remarque qu’une fois à l’intérieur du supermarché – y’a trop de monde, ça le calme un peu en soi, ça lui évitera de grogner sur Alice en public, tiens (grogner violemment, sortir les crocs, cogner). « Y’a encore des gens qui boivent de l’eau dans ce camp, sérieusement ? » Il marmonne un faible fuckin’ shite (avec un fort accent irlandais cela dit), et deux vieilles le regardent du coin de l’œil d’un air mauvais. Bah tiens. « Quoi ? » qu’il leur balance. Ça a plus ressemblé à un the fuck yer lookin’ at ?!, mais passons ce détail. Il parcoure la liste à nouveau, d’un rapide coup d’œil. « Du vernis ? » Il balance la liste sur Alice. Ça le fatigue. Ca l’énerve. Il sait pas pourquoi : c’est peut-être parce que c’est Alice, et qu’il est à cran. Il a besoin d’une clope. Plus tard, qu’il se répète, plus tard. « J’vais chercher des bières. » Ce n’est pas sur la liste, mais il est à peu près certain qu’il n’en a plus dans sa chambre, et comme ça il en aura pour supporter le trajet du retour et surtout supporter Alice.
En fait, il a juste besoin d’être loin d’elle, la laisser faire ses petites courses de son côté pendant que lui fait sa vie. Généralement, il évite les gens… mais lorsqu’il s’agit d’Alice, oui, il doit bien admettre qu’il double ou triple les efforts.
Cette mission est un cauchemar.

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Alice Hunter
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RONAN & ALICE

10 mars 2017. La radio crachotait une musique à la mode qu'elle écoutait distraitement, les yeux glissant sur l'asphalte. Elle n'avait pas tant l'habitude de conduire, mais ça avait quelque chose de reposant, de tranquille. Ses doigts pianotaient silencieusement sur le volant dans un rythme qui leur était propre. Elle sentait la tension de Ronan non loin d'elle comme un nuage sombre qui frôle sa peau. Alors, elle parlait un peu. De tout et de rien. « … voudrait qu'on rajoute des fruits pour le petit déjeuner. » Il ne répondait pas. Jamais. Elle avait l'habitude, et n'en prenait pas ombrage. Rapidement, elle jeta un coup d'oeil dans le rétroviseur, utilisa le clignotant et s'engagea sur le parking. A peine garés qu'il fuyait vers le supermarché. Sa silhouette n'était déjà plus qu'une miniature, alors qu'elle attrapait les sacs donnés par Declan. Le pas agile, elle se rapprocha, écouta et acquiesça. « A plus tard. »

Elle aurait pu être blessée par sa conduite, mais à quoi cela servirait-il ? Ronan ne la détesterait pas moins parce qu'il pourrait lui tirer une larme ou deux. Alors elle ne disait rien, préférait affronter les remarques piquantes et les regards blasés d'un simple sourire. Rayon après rayon, elle ajouta des produits dans le chariot qu'elle avait prit à l'entrée après leur séparation. Un peu de tout, de quoi nourrir une tribut comme la leur. Elle ne se comptait pas souvent dans le lot, ses voyages l'empêchant d'être une permanente du troisième camp. Il représentait une sorte de maison, certes, mais rien de foncièrement établi. Entre Nevh et Ronan, et dans une moindre mesure, June et Keith, les choses n'étaient pas toujours faciles. Edel lui manquait plus qu'elle n'aurait su le dire. Alice se passa une main dans la nuque, et inspira doucement, avant de regarder le bout de papier. C'est vrai ça, qui voulait du vernis au camp ? Elle fronça les sourcils, sourit et haussa les épaules avant d'en prendre un au hasard, un peu passe partout. Elle n'en mettait jamais pour sa part, mais bon, tout le monde mettait des trucs sur la liste, alors tant pis.

Le chariot était bien rempli quand elle remarqua la silhouette de Ronan au rayon des alcools. Elle hésita, puis passa au suivant, ne voulant pas l'interrompre dans ses réflexions et sa morosité. La musique du supermarché la distrayait à peine, les airs vieillots n'ayant pas grand chose pour attirer son attention. L'épicerie n'était pas immense mais il y avait suffisamment de choix pour trouver un semblant de bonheur à tout le monde. Elle se rapprocha du rayon des viandes, attrapa des trucs et les glissa vers le chariot avant de rejoindre les caisses. A mi-chemin, une détonation la fit se figer, et ses mains se crispèrent sur le barre métallique. Des cris résonnèrent. Craquements, ordres, brouhaha inintelligible. Et un grésillement dans le micro avant qu'une voix masculine s'élève dans les rayons. « Messieurs dames, nous vous invitons à rejoindre les caisses. Soyez intelligents et ne cherchez pas à vous cacher. » Elle était sûre d'avoir entendu un sourire dans la voix alors que les mots se taisaient.

Vraiment ? Un hold-up ? Ici ? Alice secoua la tête, se frotta le front, et se rapprocha de deux enfants qu'elle sentait pétrifiés. Elle leur parla avec douceur, et quand une voix différente reprit le micro pour donner la position exacte de certaines personnes dans les rayons, dont la sienne, elle écarquilla les yeux. Ah ouais... Elle inspira et ramena les enfants près des caisses, sans faire montre de la moindre peur. Son regard se posa sur les hommes et les femmes qu'elle voyait au loin. Pourquoi ici et à cette heure ? Elle ne comprenait pas ce qu'il y avait à gagner à part une poignée de dollars. Certes, ils n'étaient pas loin de la fermeture, mais il restait au moins une bonne heure, facile. Et utiliser des armes ? Elle caressa la main d'un des enfants doucement, et baissa les yeux pour leur offrir un sourire à chacun. « Ça va aller. » Avec une confiance qu'elle ressentait, quand bien même elle n'était pas suffisamment stupide pour penser que tout serait simple.

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Ronan Byrne
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RONAN & ALICE

10 mars 2017 - Concrètement, ça met un peu de stabilité dans sa vie, ce job (bénévole, certes) de ravitailleur du Troisième Camp. Il aime bien ça, dans le sens où ça lui donne un semblant de responsabilité, et ceci même s’il ne se sent pas particulièrement (pas du tout, même) attaché à l’entreprise de Declan. Il pourrait partir demain sans se retourner, rien ne l’y retient. Et s’il en part, y’a sûrement peu de chances qu’il revienne ; ni pour Nevh ni pour Keegan ni pour lui-même (sûrement pas pour lui-même). Il y songe, puis son frère et lui font trois conneries, et il oublie.
Enfin, il aime bien ce job quand il est tout seul. Il est sérieux dans ce cas-là, suit la liste avec attention, fait genre que c’est la mission de sa vie. Mais là y’a Alice, et il ne supporte pas Alice. Jamais pu, pourra jamais. C’est sa façon de sourire tout le temps – vous savez, le sourire plein de pitié, que les gens aiment appeler « sourire compatissant » (mon cul ouais) – de se dire que tout ira bien, qu’il n’y a jamais de problème. Prends ton temps, Ce n’est pas grave. Y’a jamais de drame dans la vie d’Alice, y’a jamais de violence, y’a jamais rien de tout ça, et ça saoule Ronan, toute cette… force, faiblesse, peu importe, ça l’énerve dans tous les cas. Et qu’en plus elle se permette de diriger tout ça vers lui dès qu’elle en a l’occasion ? Non, ça ne passera jamais avec elle. Elle l’a une fois surpris au piano, depuis il en a plus joué, ose plus, veut plus. C’est déjà pas le genre de truc par lequel il aime s’afficher, alors si en plus ça a été devant Alice ? Il ne sait même pas quoi en penser.
Il reste une bonne minute devant les alcools forts. Ça donne l’impression qu’il a complètement déconnecté – et c’est peut-être ça, remarque. Finalement, il prend une bouteille. Ce n’est pas sur la liste, mais il a déjà pris un (voire deux) packs de bières, et cette bouteille est pour lui. Ils n’vont pas vérifier pour une quinzaine de dollars en plus non plus. Et s’ils posent la question, il pourra toujours balancer qu’un vrai gamin de Dionysos a besoin de plus d’alcool que d’eau pour survivre. Ou qu’il n’a aucune raison de se justifier.

La détonation le fait sursauter. Son premier instinct est de bien garder la bouteille en main, puis ensuite il se baisse un peu, par réflexe. Il a toujours cru que c’était que dans les films, ça, mais pas du tout. On ne sait jamais, qu’une balle se perde ; et puis les gens avec un revolver, ils visent les hauts du corps, clairement pas les pieds, alors l’instinct de se rapprocher du sol n’est pas si con que ça.
Quand il a fini de faire la différence entre fiction et réalité, il reste baissé comme un idiot, avec sa bouteille de vodka en main, et c’est là que la peur commence à monter. Une détonation dans un putain de supermarché. Cliché, mais faut que ça lui tombe dessus. Évidemment, le karma merdique ne pouvait pas le lâcher bien longtemps. Il insulte le monde entier et même sa mère, tiens, et même dieu tant qu’on y est (il n’sait pas lequel, il a jamais trop su) (c’est qu’apparemment, Ronan ne sait pas grand-chose de manière générale, il va avec le flot de la vie) et puis il décide d’aller dans le sens opposé au tir (non mais un putain de tir non mais c’est quoi ce putain de délire ?!).
Il s’en fiche de mourir, c’est le fait de mourir qui le dérange. Si ça pouvait être rapide, bref et sans douleur, tant mieux, sinon, il n’en veut pas. Et là, la simple pensée qui lui traverse l’esprit, c’est que s’il se prend une balle ailleurs que dans le crâne, il va clairement souffrir un petit moment avant de lâcher prise, et il n’en veut pas. Ça le frappe un peu ; c’est complètement paradoxal. Parce qu’il demande à s’faire taper dessus, mais n’veut pas s’prendre une balle. Parce que c’est différent, parce que c’est dans les faits, parce qu’on s’vide pas de son sang en se faisant tabasser, alors qu’une balle, un petit trou de rien du tout, et là t’es sûr de perdre ton hémoglobine. Il frémit. Tremble un bon coup, en toute vérité. Il ne veut pas mourir comme ça, pas encore; il a assez donné. Du reste, il s’en moque un peu ; s’il peut s’casser d’ici avant les autres, bien, sinon, on fera avec.
Une voix dans le micro qui annonce le hold-up – il les aime bien, ce sont des petits rigolos, dans le théâtral et tout le tintouin – puis une suivante qui donne la position de quelques-uns dans les rayons, un peu comme à la bataille navale. C2, touché, coulé, désolé. Ronan grogne pour lui-même mais, vu qu’il a fait ça toute la journée, ça n’change pas grand-chose à son humeur. C’est qu’un ennui de plus, quoique, d’un certain point de vue, ça peut être un peu d’action dans la monotonie de son existence.
Mesurer plus d’un mètre quatre-vingt-dix, c’est pas l’top pour se cacher dans les rayons (il a quand même essayé), alors il décide de rejoindre un peu nonchalamment les caisses comme ces charmantes (non) personnes le demandent. « Bon, quoi maintenant, vous butez trois personnes pour dix dollars et c’est ok ? Moi j’suis in. » Il hausse les épaules. Il est vraiment prêt, en vrai.

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