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Finn Rosenwald
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ronan & finn

you slowly complicate my life


01 avril 2017 - Il a encore la voix de Tommy qui lui résonne dans la tête, une série de jurons et d'insultes variés qui feraient pâlir les plus endurcis. Même si un pourcentage élevé de son discours coloré était destiné à remonter le moral de Finn, ça ne l'aide pas vraiment. Pas maintenant en tous cas, parce que quand il y pense, il a le poignet qui le lance et l'impression de se reprendre le coup dans le ventre encore une fois. Il a perdu. La veille, il s'est laissé distraire, et il a perdu. C'est la première fois depuis un moment. Il n'a pas vraiment de mérite à gagner quand ses adversaires sont de simples mortels. C'est surtout pour combler un vide, peut être lui flatter l'ego, peut être pour imaginer le visage d'un autre à la place de celui de son adversaire. Et, pour être franc, il était loin de s'imaginer qu'une simple défaite l'atteindrait autant. C'est sa première depuis Gaïa. C'est peut être pour ça. S'il avait été au combat, un instant de distraction comme celui de la veille, et... Il inspire lentement, fait tourner son poignet par automatisme, et verse les biscuits refroidis dans un énième tupperware. Depuis que Tommy a grillé son penchant pour ce qu'il appelle stress baking avec un rire qui déraille, il lui offre sans arrêt des boîtes en plastique de toutes tailles et couleurs. Ca fait râler Finn, mais il les garde toutes - ou lui rend parfois emplies de cookies ou de gâteaux. C'est pratique, pour les distribuer, mine de rien.

Ca l'énerve, de savoir qu'une simple défaite le stresse au point de remplir une demi-douzaine de boîtes plastiques de biscuits. Pour sa défense, ils sont très simples à faire. Et ça l'occupe. Et il n'a de comptes à rendre à personne. Et c'est peut être difficile à comprendre, mais il accuse mal ses défaites. Le point positif, c'est qu'il va faire des heureux. Ca fait des mois que la maison des associations au coin de la rue réclame encore ses montécaos à la cannelle. Il ne fait qu'obtempérer. Et aucune chance qu'il n'en mange en route, il déteste la cannelle. C'est l'odeur, sûrement. Sa mère aimait bien ça.
Quand il a terminé de refermer les tupperware et les a glissés dans son sac (l'une des boîtes ne loge pas, alors il la garde à la main), il enfile un sweatshirt, ne fait pas attention aux inscriptions dessus, passe un doigt sur le bleu qui a tourné au jaune sur sa pommette. Mouais. A ce rythme-là, il aura disparu d'ici deux jours. Peut-être qu'il pourra rendre visite à Charlie, avant de retourner reprendre son titre de gagnant. Ou peut-être qu'il y retournera directement. Ca lui laisse un goût amer, de perdre. Si ça pouvait disparaître au plus vite... Bref. Il bouge encore son poignet, qui le lance un peu. Pas grave.
Il ne prend pas la peine de fermer l'appartement à clé - les gars sont à la salle, et ils verront si quelqu'un entre dans le couloir qui mène à son appartement, et descend les escaliers en constatant avec soulagement qu'il n'a plus mal au ventre comme la veille. Les miracles de l'ambroisie. La médecine moderne peut aller se faire voir. Sa boîte en plastique dans les mains, son sac jeté sur l'épaule, il fronce le nez au ciel ensoleillé. La luminosité un peu trop élevée lui brûle les yeux, mais au moins, l'air reste frais. Quand il s'engouffre dans ses poumons, ça le sort un peu de sa torpeur. Il a du boulot - enfin, si on peut appeler ça du boulot. Une chance qu'il ait ses week end, il aurait probablement tout cassé par manque d'attention au h&m où il travaille. (C'est temporaire, ok? Ils cherchaient quelqu'un, et il cherchait un job. De toute façon, il ne supportera pas longtemps les filles de treize ans qui lui demandent s'ils ont telle robe en taille 34. Non, ils ne l'ont pas. Non, il n'a pas à vérifier en réserve : tout est en rayon. Ok, il va juste vérifier rapidement, si vous insistez.)

Finn a à peine remonté la rue sur quelques mètres qu'il pose les yeux sur lui. Ca le fait s'arrêter, parce que c'est plus bien nouveau, maintenant : il a du mal à ignorer Ronan en règle générale. Il ne sait pas trop si lui aussi l'a vu, ou ce qu'il fiche au beau milieu de Brooklyn, mais il ne réfléchit pas longtemps. Il fait quelques pas, traverse la rue pour passer sur l'autre trottoir, et s'arrête juste devant lui. Il ouvre la bouche pour parler, et tout un tas de trucs un peu bateau lui viennent en tête - salut, ça va?, quelle coïncidence de se croiser ici, tu me suis, maintenant? - mais il la boucle. A la place, il lui tend le tupperware. "Hey, I need a hand. You ever had to deal with girl scouts? It's the same thing, except we are the girl scouts." Il lâche, avec un demi-sourire, parce que l'image d'une bande de gamines essayant de vendre des cookies à Ronan est juste... Bref. A y réfléchir, mentionner les girl scouts n'était peut être pas la meilleure façon de lancer la conversation. Il l'observe un instant, s'assure juste qu'il va bien, que rien n'est cassé, se fait la remarque qu'il est content de le voir, repousse la remarque et ajoute, d'une voix un peu plus basse. "I have six boxes like this one in my backpack. Crappy day." Brève pause, où il regarde la rue et les devantures plutôt que Ronan. Il se sent con, avec ses biscuits et son stress, alors que Ronan est toujours le même en face de lui. Quand Finn reporte son attention sur lui, c'est avec un sourire simple qui efface la tension de ses traits. "Unless you have better things to do." Il hausse les épaules dans un geste nonchalant, c'est sans importance. Ce n'est pas comme s'il allait admettre qu'il ne dirait pas non à un peu de compagnie - et pas n'importe laquelle.

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Ronan Byrne
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RONAN & FINN
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1er avril 2017 - Très concrètement, il ne sait pas ce qu’il fout à Brooklyn. Il a dû louper son arrêt de métro ou de bus - même si, de base, il ne sait plus trop non plus ce qu’il fichait dans les transports en commun. Une envie d’évasion pour chasser la légère gueule de bois, peut-être. C’est qu’ils sont arrivés hier avec Nevh, se sont pris une chambre dans un motel merdique, et beaucoup de clopes et de bouteilles aussi. Pour le reste, il n’a que des flashs qui lui semblent un peu illogiques chronologiquement parlant mais il se souvient au moins être sorti tôt ce matin pour marcher, manger sur le pouce, déambuler ci et là et finalement se retrouver dans l’arrondissement de Brooklyn. Ça n’a aucun sens. Ça commence à en faire un peu plus dans sa tête, certes, mais pour tout dire il s’en moque un peu. Y’a rien à faire à Brooklyn - Manhattan, il aurait compris, c’est là qu’il y a tous les lieux intéressants, tous les touristes, mais Brooklyn ? Ok, c’est pas pire que le Bronx, mais quasiment. Pas que Ronan en ait quelque chose à foutre, remarque.
Clope tantôt entre ses doigts, tantôt entre ses lèvres, il s’arrête une seconde et fronce les sourcils, et pas uniquement parce que la lumière lui donne un peu mal aux yeux : il connaît ce quartier. C’est maintenant qu’il s’en rend compte ; il est déjà venu ici, à une certaine époque. Pas souvent, peut-être une ou deux fois à tout casser, mais il s’est déjà trouvé ici. Et à quelques rues de là, il y a Finn... sauf s’il a encore déménagé depuis, mais Ronan s’imagine que le fils d’Héphaïstos l’aurait contacté comme il l’avait fait lorsque Charlie était retournée à la Colonie l’été dernier. Ces souvenirs sonnent encore étranges.
Il décide de continuer sa route, et reprend ainsi sa promenade. Peut-être qu’en repassant, il ira voir Finn. Ou peut-être pas ; il n’a pas encore décidé. En plus, rien ne lui dit que Finn sera là... Tant pis.
Tant pis, alors que la silhouette qui traverse la rue et s’approche de lui lui est familière. Tant pis, alors qu’il tire rapidement une taffe avant que la silhouette en question ne se poste devant lui. Tant pis, alors qu’il ne peut empêcher un faible sourire de s’installer au coin de sa bouche. Finn. Le karma est bien fait, parfois (c’est bien l’une des rares fois d’ailleurs). Ronan le salue d’un très simple mouvement de tête, n’ayant guère le temps de faire plus puisque Finn lui confie qu’il a besoin de son aide... pour jouer aux girl scouts. Quoi ? « It's a joke, right ? », balance-t-il en prenant tout de même le tupperware que son interlocuteur lui tend, l’inspectant rapidement - d’toute façon, il n’y connaît rien en pâtisserie. Distribuer des gâteaux comme des girl scouts ? C’est pour le premier avril ou c’est sérieux ? Il ne faut pas beaucoup de jugeote à Ronan pour savoir que Finn est sérieux. Parce que Finn semble effectivement avoir un sacré nombre de boîtes remplies de gâteaux dans son sac, et qu’il sait très bien qu’il cuisine quand il stresse - chacun sa méthode pour se calmer. Du coup, il n’est pas si étonné que ça, même si, pour sa part, donner des biscuits, ce n’est clairement pas son truc.
Mais Finn lui fait tout de même un peu de peine avec toutes ces boîtes de pâtisseries. Alors Ronan prend le temps de l’observer, tandis qu’il regarde la rue. Il a pas tant changé que ça. Il remarque le bleu quasiment disparu sur sa pommette - crappy day, uh ? - puis écrase son mégot par terre alors que le fils d’Héphaïstos doute de sa coopération. « Nah. It's alright. » Il n’a jamais grand-chose à faire de sa vie, même au troisième camp, à part ravitailler dès qu’il le faut (même si sa dernière mission lui reste en travers de la gorge). Mais là... on ne peut pas dire qu’il tient vraiment ses promesses, puisque ça fait deux semaines qu’il est parti (avec Nevh - appelons ça des vacances entre frères et non pas la fuite des responsabilités). « I'll help you. », précise-t-il en calant la boîte de montécaos dans sa main. Tant qu’à faire ! Il espère juste qu’ils ne vont pas donner ça à des vieilles dames. Il aime pas les vieilles dames. Il aime pas les vieux. Probablement qu’il n’aime pas trop les gens non plus et que, dans le meilleur des cas, il laissera Finn parler à sa place - pas que Finn soit plus doué que lui pour ça, mais ce sont ses créations pâtissières, sa responsabilité !
Ronan regarde la rue un court instant, avant de reposer nonchalamment son attention sur Finn. Ses yeux bleus lorgnent sur sa pommette, et à nouveau, un faible rictus. « Punchin' people at night, givin' out pastries the day. It's some Batman-shite. Or Superman. Pick one. » Il garde son sourire en coin, mais détourne la tête en plissant un peu les yeux - c’est pas Finn qui l’éblouit, c’est le soleil, ok. « Where we goin' with that? » Ça, ou plutôt les biscuits ; il agite doucement le tupperware devant le nez de Finn pour se faire comprendre, avant d’ajouter. « You should be paid you know, you'd be rich. » C’est mal dit. C’est pas comme ça qu’il a voulu le dire. Merde. « I mean, no offense. » Parce qu’il sait que si Finn cuisine, c’est que Finn stresse, et que franchement, ça doit pas être très amusant en soi. Bref. Il préfère fermer sa gueule, tapote rapidement le haut de la boîte en plastique du bout des doigts comme s’il tapait sur une batterie et des cymbales, et se met en route sans savoir si c’est bien par-là qu’ils doivent aller.

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Finn Rosenwald
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01 avril 2017 - Ca fait longtemps qu'il a perdu toute crédibilité face à Ronan. Il n'en a jamais vraiment eu, en fait. Depuis le jour où ils ont réellement interagi. Avant, Finn se souvient vaguement de regards, d'une certaine curiosité envers celui qui semblait vouloir dans n'importe quel morceau d'action possible tant que ça impliquait des coups. Il se souvient juste de ça, le fait d'être intrigué par l'espèce de rage contrôlée que Ronan dégageait. Pas de quoi venir lui adresser la parole - c'était même plus sage d'en rester éloigné. Mais le destin, ou les dieux, ou le karma, peu importe, en a voulu autrement. Le jour où ils se sont vraiment rencontrés, Finn s'est retrouvé réduit en miettes sous ses yeux. En quelques mots, et il se souvient à peine de s'être effondré. Il se souvient surtout de s'être tourné vers Ronan, par défaut, parce qu'il aime se battre après tout, et que Finn avait besoin de faire quelque chose et qu'il était là. Il a essayé de ne plus y penser ensuite. Il déteste encore y penser aujourd'hui. L'annonce de ce jour-là, le fait qu'il se soit retrouvé si faible, en manque du contrôle dont il fait preuve en permanence, et devant Ronan... La suite n'a pas aidé sa crédibilité, il faut le dire. Après son explosion, est venu l'instant où Ronan a passé la porte de l'appartement que Charlie et Finn partageaient une éternité auparavant. L'un de ces mauvais jours, où le travail et les combats s'étaient mal déroulés, où l'anxiété et le stress le dévoraient de l'intérieur et le poussaient à s'occuper comme il le pouvait. Il se souvient encore de l'espèce de honte cuisante qui lui brûlait les joues quand Charlie a haussé les épaules en désignant les rangées interminables de cookies à tous les goûts possibles et imaginables, c'est Finn, il stresse. Sa crédibilité déjà fragile a pris un coup. Son ego, aussi. Il devrait peut être se faire au fait qu'il n'aura jamais une image très valorisante aux yeux de Ronan. Il devrait peut être aussi se dire que ça n'a pas d'importance. Parce qu'au fond, il devrait probablement s'en foutre, de ce que Ronan pense de lui. Même maintenant.

Ca ne l'empêche pas d'être là, avec ses tupperwares et ses biscuits, avec la drôle d'impression d'être à poil devant lui, parce que les gâteaux hurlent son état psychologique et que le bleu sur sa joue parle beaucoup aussi. C'est injuste, qu'il soit aussi lisible quand Ronan l'est autant qu'une série de hiéroglyphes. Une série de hiéroglyphes qu'il voudrait parfois étudier jusqu'à en perdre le sommeil. C'est injuste, et frustrant aussi. It's a joke, right ? Finn hausse une épaule nonchalante. C'est clairement une question rhétorique. Il aurait dû garder le tupperware, maintenant que Ronan s'en est emparé, il a les mains vides et il ne sait pas quoi en faire. Il en glisse une dans sa poche et l'autre sous la bretelle de son sac. Il observe la rue, plutôt que d'observer Ronan. C'est quelque chose qu'il évite en règle générale, il n'est jamais sûr de pouvoir s'arrêter s'il commence à le regarder. Rien que de penser des choses pareilles, ça le fait grimacer intérieurement. Il a l'envie brutale de remonter à l'appartement pour cuisiner encore une heure. Nah. It's alright. I'll help you. Finn détache le regard de la devanture d'une boutique d'antiquités à l'insigne décoloré. Les yeux de Ronan ont la même couleur que le bleu délavé de l'insigne à l'écriture vintage. Finn ne sait pas trop quoi faire de cette information. Il est quand même soulagé que Ronan se décide à entrer dans son jeu. Mine de rien, ça fait un moment qu'ils ne se sont pas croisé. Il n'admettra pas que ça lui manquait - même pas en rêve. "Thanks." Il garde le silence une seconde, le temps de rajuste son sac de la main qui n'est pas dans sa poche, et rend son regard à Ronan avec une certaine méfiance. "I'm more of a Marvel guy." finit-il par répondre avec l'ombre d'un sourire. Faire le super héros... Comme si. Personne ne noie son stress et sa culpabilité dans les pâtisseries. Surtout pas Batman. Il n'a jamais aimé Batman, de toute façon. L'orphelin qui pleure des parents à peine connus. Finn aurait donné n'importe quoi pour l'être, à un certain âge. Sans parler de Superman. Se sentir complètement alien au beau milieu du reste du monde - ça, Finn connaît, les super pouvoirs destructeurs en moins. Enfin... En partie. Il tousse brièvement pour passer à autre chose (et ne pas s'attarder sur le sourire en coin que Ronan affiche), et le désigne d'un geste bref de la tête. "You look great." C'est ironique, quelque part. Il a rarement vu Ronan autrement qu'un peu crevé - ou avec la gueule de bois. Pour les quelques fois qu'il l'ait vu, en tous cas.

Where we goin' with that? Finn n'a pas vraiment le temps de répondre qu'il enchaîne. Il n'y a pas réfléchi, de toute façon. Il y a tout un tas d'associations dans le coin. Il y a bien ceux qui réclamaient ses montécaos, mais il n'est pas sûr de pouvoir encaisser les regards chargés de vécu des vétérans dans le minuscule groupe de parole qui s'est installé au coin de sa rue. Il n'est pas sûr de vouloir traîner Ronan là-bas. You should be paid you know, you'd be rich. Finn tourne la tête, et l'ajout rapide de Ronan lui tire un sourire malgré lui. Il ferait bien une remarque sur sa délicatesse, mais préfère passer à autre chose. "What kind of superhero would I be if I asked for money, uh?" Et puis, il gagne déjà suffisamment avec son véritable job. Celui de nuit, en tous cas. Les vendeurs d'h&m se font avoir, il peut le confirmer. Mais Ronan part déjà, dans la direction opposée de celle où il se rendait à l'origine. Finn ne cherche même pas à l'en avertir : il suit. Ca aussi, ça devrait l'inquiéter, sûrement. Il a pratiquement la voix de Beckendorf dans le creux de l'oreille, qui se marre. Ca commence par se suivre au coin de la rue, puis au bout du monde. Il lui intime de la boucler intérieurement. Et il rattrape Ronan en quelques pas. Ils restent silencieux quelques minutes, puis Finn désigne une devanture au hasard. "We'll start here. To be honest, I have no idea what they do. They're always talking about different shit every time I step in there." Sans parler de la jeune femme qui l'accueille toujours, l'air prête à en découdre avec quiconque dirait le mot de travers. Il pousse la porte lourde, la maintient brièvement ouverte pour Ronan, et lui marmonne. "Since Trump passed, they spend their time doing that." Et il désigne le groupe de... bénévoles ? sûrement, qui sont à quatre pattes sur le sol et peignent activement toute une série de banderoles. Il dépose deux des tupperwares à la fille de l'accueil, qui lui balance clins d'oeil et paroles emplies de sous entendus à l'accent politique, i'll be around next week to get the boxes back, rires, they'll be empty, don't worry, et ils sont dehors en un clin d'oeil. Et parce qu'il n'a pas spécialement envie de parler de ce qu'il fait de son temps libre - ou de qui il va voir, Finn enchaîne. "What are you doing in New York, anyway? I thought you were in... Sanford, right? The brand new camp." Il cache à peine le scepticisme dans sa voix, parce que ce camp ne lui évoque pas grand chose d'autre que de la méfiance. Ils ont continué de marcher, et Finn ne regarde pas vraiment où ils vont - c'est difficile, de se concentrer, quand il observe Ronan du coin des yeux.

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1er avril 2017 - « Yeah, me too. » Du moins, pour ce qu’il en connait, il préfère effectivement Marvel à DC, comme Finn. Mais, même s’il a un fin sourire, il ne peut guère argumenter sur le sujet puisque sa culture cinématographique, que ce soit au niveau des films ou au niveau des séries, est très limitée. Ce n’est pas qu’il n’aime pas (il ne dira pas toujours non à un cinéma ou une soirée Netflix), c’est juste que s’il a mieux à faire, il fera mieux. Il ne sait pas vraiment se poser devant un film pendant des heures, ni même supporter un épisode de quarante-cinq minutes en fait. Du coup, non, il ne peut pas se vanter d’avoir vu tous les films de DC ou tous ceux de Marvel (il en est même très loin). C’est juste que Captain America et Iron Man, ça sonne mieux que Superman ou Batman. Heureusement, ils ne s’attardent pas sur le sujet. Ronan se serait trouvé malin, à n’avoir rien de plus à dire là-dessus de toute façon. Ah, ouais, il est sympa lui, par rapport à Tony Stark ou il-ne-sait-qui, à la rigueur, mais le reste ? Pas grand-chose.
« You look great. » Oh. C’est pas tellement le genre d’autre sujet auquel Ronan pensait, et ça le fait regarder Finn avec un air perplexe. Il l’observe encore une seconde avant de répondre, presque par automatisme. « Ah, you too. » Oh non. What the fuck, man. C’est quoi cette réponse. Toi aussi. Oh fuck. Ronan se rallume une clope (pour oublier), et préfère également écourter ce petit malaise en demandant, déjà, où ils vont avec toutes ces pâtisseries et, aussi, en faisant remarquer que si Finn se faisait payer pour ses gâteaux, il serait riche aujourd’hui, avant de se rendre compte que ça aussi a été mal dit (décidément, il songe vraiment à fermer sa gueule jusqu’à la fin de sa vie, parce qu’à ce rythme-là, il n’ira pas très loin dans la vie.) Heureusement que Finn ne reste pas là-dessus et lui réplique facilement, parce que sinon… « Yeah, right. » Il hausse rapidement les épaules. Le fils d’Héphaïstos n’a pas tort ; les super-héros qui se font payer pour leurs bonnes actions, ça n’existe pas. Y’a que le super-vilains pour ça (et encore). Bref, autant se mettre en marche, peu importe vers où.
Ils sont silencieux un moment. Ça fait bizarre de marcher comme ça, avec quelqu’un, sans rien dire. Ça fait du bien. C’est Finn. C’est peut-être pour ça que ça lui semble étrange ; il n’a plus vu Finn depuis un petit moment (concrètement, depuis le début de l’année), et le voilà à l’aider avec des gâteaux, à marcher sans parler, dans un silence qui n’est pas gênant du tout (au contraire), et ce sans trop se poser de questions. Il décoche à nouveau un regard à Finn, avant de fixer devant lui. Troublant, ouais. Ça a toujours fait ça, de toute façon ; à force il ne devrait plus s’étonner. D’accord, peut-être pas lors de leur toute première rencontre, vu qu’ils se sont tapés dessus... il situerait plus ça vers... après. L’époque de la colocation avec Charlie, probablement. Sûrement, lui souffle une petite voix, qu’il chasse rapidement.
Lorsqu’enfin ils s’arrêtent, Ronan prend le temps (mais pas trop non plus) de jeter un œil à la devanture (et d’un peu se demander dans quoi il s’embarque). Finn lui explique que lui-même ne sait pas trop ce qu’ils font, et pour être honnête, ça rassure pas tellement Ronan - même si, d’un autre côté, il s’en fiche également un peu. Il est pas là pour les gens à qui ils vont distribuer des boîtes en plastique. Il laisse donc Finn pousser la porte - plus moyen de faire marche arrière, il se rend compte (il aurait pu dire qu’il restait dehors, mais il ne l’a pas fait). « Since Trump passed, they spend their time doing that. » « Fuck Trump. » Il tire une taffe et y met toute la conviction du monde - au niveau politique, il peut déjà faire ça, fumer avec rage en pensant à un Président auquel il ne s’identifie absolument pas, et pour qui il n’a pas voté (en y songeant un peu plus, il s’imagine que sa mère a bel et bien voté pour ce mec à la peau orange, et qu’il a échappé aux débats très sérieux entre elle et Kiera, sa sœur, qui prend très à cœur ces choses-là) - puis il entre, en hochant la tête parce que Finn prend quand même la peine de lui tenir la porte (en espérant que les gens fanatiques de débats à l’intérieur l’ont entendu et puis au pire ils pourront râler sur le fait qu’il a sa cigarette à la main).
Ce genre de lieu est toujours très bizarre. Ces gens viennent d’un autre monde. Qu’est-ce qu’ils fichent à quatre pattes à peindre des banderoles, ils se préparent pour la prochaine marche pro-Trump ou quoi ? Ronan les regarde avec méfiance (et mépris), pendant que Finn va donner ses boîtes. Même la meuf de l’accueil est trop chelou. C’est pire qu’une secte. Il repère bien des gens anti-Trump, mais les débats ont l’air de leur plaire. Lui, il aime juste pas Donald. « Not my President. », il tranche quand on veut l’inclure dans il-ne-sait-quel débat. Il a une tête à parler politique ou quoi ?
En deux temps trois mouvements, Finn et lui se retrouvent à nouveau dans la rue, et tant mieux d’ailleurs (il était prêt à balancer des Fuck the police en faisant exprès d’avoir l’air complètement déchiré si les gens aux banderoles avaient tenté d’insister). Pour le coup, il admire Finn ; distribuer des pâtisseries à tous types de personne, c’est clairement pas dans les cordes de tout le monde (et sûrement pas dans celles de Ronan). Finn doit en délivrer, des trésors de patience. « What are you doing in New York, anyway? I thought you were in... Sanford, right? The brand new camp. » « Ah... » Nouvelle taffe. Il songe deux secondes à Kai, et surtout à la rancune de Kai. À Lyall aussi, qui ne lui inspire pas la confiance ou la paix. Puis, honnêtement, si Nevh n’est pas au camp, il ne voit pas d’intérêt à y rester. Tout ça pour une moto, putain, y’en a qui vont vite dans les extrêmes... C’est dérangeant. Le troisième camp, ça lui offre quand même un toit, gratuitement, pour peu qu’il se bouge un peu le cul, et le voilà à perpette parce qu’un mec veut se venger de lui. Ronan passe évidemment ce détail à Finn. « I’m on a road-trip. » Il a pris le même ton que s’il avait dit qu’il était en mission secrète, avant d’ajouter, plus neutre. « With my brother. You know, livin’ the New-York life. Whatever. » Il détache son regard de Finn, juste une seconde (comme si ça allait le convaincre lui-même), pour ajouter. « Don’t know what the fuck I’m doin’ in Brooklyn, though. » Le karma. Ce sont ses pas qui l’ont amené jusqu’ici, il en est certain. Ou une petite pensée, au fond de son esprit, lui soufflant que eh, tu pourrais aller voir Finn, au fait, il n’vit pas trop loin d’ici, non ? Il récupère son petit sourire en coin - putain, il doit arrêter de sourire comme ça, c’est que Finn, et en plus t’as un peu mal au crâne, et le soleil fait un peu mal aux yeux, et ouais, stop. « I’d passed by your place anyway. Like the good aul’ days. » C’est fou comme il a l’impression d’avoir le vieil accent pourri des campagnes profondes d’Irlande de sa grand-mère quand il prononce cette simple expression, ou peut-être que c’est juste le grain de malice dans sa voix. Ta gueule, putain. Ronan se tourne vers Finn, toujours en marchant, et de sa main libre, il désigne le sac à dos avec peut-être un peu trop d’énergie. « You want me to carry some boxes? » Ouais, change de sujet.

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01 avril 2017 - Ah, you too. Finn se fige l'espace d'une seconde, juste une seconde, le temps de reprendre une contenance et de remettre un semblant de masque d'indifférence. C'est loin d'être simple, alors il se force à se dire que c'est comme s'ils parlaient de la pluie et du beau temps. Il répond faiblement. "Yeah." Il effleure son bleu. Il ajouterait bien quelque chose, i've been told blue looks good on me, mais il se retient juste à temps. Inutile de s'enfoncer un peu plus. Il y a quelque chose de désespérant dans la façon dont Ronan parvient à le déstabiliser juste en étant présent. Finn est bien trop conscient de sa présence, juste à côté de lui. Ca l'empêche de se concentrer, de réfléchir. Ronan se rallume une clope, et même s'il ne fume pas, Finn a envie de lui en demander une. Juste pour se donner une contenance, pour faire autre chose, pour se concentrer sur quelque chose qui ne soit pas Ronan.  Mais il ne fume pas. C'est pas vraiment que ça le dérange - ça lui est arrivé, quand Tommy et les gars allument une clope ou un de ces cigares aromatisés à des trucs un peu extravagants, de tirer une taffe ou deux. C'est juste que c'est pas son truc. Les addictions en général, c'est pas son truc. Il a bien vu ce que ça donne avec Tyler. Autant ne pas tenter le destin et devenir dépendant à quoi que ce soit. Alcool, clope. Certaines personnes. Il glisse un regard à Ronan. Il y a toujours ce truc, qu'il dégage. Ou peut-être que c'est juste Finn qui l'imagine. Ce truc, qui lui donne l'impression que soudainement, le monde gravite autour de lui. Qu'il n'est pas grand chose à côté, juste là, inévitablement captivé par lui, juste spectateur. Puis le fait qu'il n'ait même pas l'air de le réaliser, ça aussi, ça joue. Son attitude nonchalante, le type qui s'en fout. Et pourtant, il est magnétique. Finn détourne le regard après une éternité. Juste à temps pour qu'il repère la devanture de l'association. Fuck Trump. Ca lui tire un sourire, parce qu'il n'aurait pas dit mieux. Yeah, right, fuck him and everything he stands for. Il prend quand même la peine de murmurer discrètement à Ronan, juste avant qu'ils n'arrivent jusqu'à la fille de l'accueil, "I don't think some of them would be eating these if they knew these hands helped painting signs for the Women's March back in January." Il affiche un sourire léger quand il échange quelques instants avec la jeune femme de l'accueil, puis ils sont dehors. Il est assez rassuré de voir que Ronan n'a fait aucun commentaire à l'intérieur - il est juste là pour distribuer des gâteaux, pas pour leur faire comprendre son point de vue à coup de poings et d'arguments. Certes, parfois, ça le fait grimacer de savoir qu'il offre ses pâtisseries à des gens pareils, mais il ne choisit pas qui les mange. Il se débarrasse juste du résultat tangible de son stress. Inutile de se stresser un peu plus. Machinalement, il fait tourner son poignet.
Sa question laisse Ronan songeur un moment, et Finn n'ajoute rien. Il est habitué au silence, qu'il soit seul ou accompagné. Il a vécu avec Charlie, après tout. Et ces silences là sont confortables. Pas de ceux que l'on s'empresse de briser avec un commentaire sur la température. I'm on a road-trip. Finn arque un sourcil. La définition de road-trip, c'est surtout les musiques commerciales qui hurlent par les fenêtres des voitures bancales et les pseudo séances de karaoké au volant. Il a du mal à imaginer Ronan chanter à pleins poumons la dernière chanson de Katy Perry. Quand Ronan reprend, son accent prend le dessus et Finn essaie de ne pas s'attarder dessus. Cet accent. Maintenant, chaque fois qu'il l'entend, au rayon céréales du supermarché ou au détour d'une rue, ses pensées vont toujours au même endroit. Cet accent, c'est Ronan. L'entendre à nouveau, ça lui fait quelque chose et il ne veut pas se pencher dessus. Surtout pas. Ca lui rappelle la première fois qu'il est venu à l'appartement. Ou la voix un peu rauque d'avoir trop bu la veille qui lui a souhaité une bonne année d'un ton bancal, quelques mois plus tôt. "Sounds fun." Il se souvient du frère de Ronan, si c'est bien de lui qu'il parle. Ce type avec lequel il était toujours fourré, un peu du même genre, constamment une bouteille à la main. Il visualise un peu mieux le genre de road-trip qu'ils ont dû prendre. Il tourne un regard scrutateur en direction de Ronan. "Does that mean you're drunk? 'm pretty sure I've never seen you both sober, back then." Il a envie de se baffer. Dire ce genre de choses, c'est pratiquement admettre qu'il les a observés, parfois. Heureusement, Ronan enchaîne. Don’t know what the fuck I’m doin’ in Brooklyn, though. Finn hausse les épaules. "Everyone here's wondering the same thing. Brooklyn does that to you." C'est loin d'être faux. Brooklyn, c'est un peu un bordel. Avant, ça craignait, d'une certaine manière. Maintenant, on y trouve n'importe quoi. Entre les cafés hipster qui s'installent, les conversations douteuses au coin des ruelles, les boîtes de nuit variées et les boutiques qui datent des années 40, c'est un bordel d'époques différentes qui se mêlent. C'est peut être pour ça qu'il s'y est installé. Tout le monde y est à sa place. Ou personne. Il ne sait pas trop. Il y reste invisible, c'est l'essentiel.
I’d passed by your place anyway. Like the good aul’ days." Et l'accent, encore. Finn garde le regard fixé sur une passante qu'ils croisent. Ne surtout pas le regarder, pas maintenant, quand il a furieusement envie de se mordre l'intérieur de la joue, parce que cet accent, bordel. "Good to know. It's been a while. 'Was wondering if you were alive." Il ne le regarde toujours pas, parce que même s'il l'a dit d'un ton dégagé, c'est vrai. Ils ne sont pas n'importe qui, ils ne sont pas juste des mortels, qui peuvent traverser le monde entier en restant solides et bien vivants. Ils risquent leur vie même en allant faire leurs courses. Et même s'ils ont échangé quelques sms, juste comme ça, il s'est posé la question. Et puis, les sms n'ont pas le même impact. Les sms n'ont pas l'intonation, la voix, l'accent, la présence. C'est peut-être pour ça que ça lui fout un coup. Ca faisait longtemps. Il avait oublié l'effet qu'avait Ronan. Ou l'avait minimisé. You want me to carry some boxes? Cette fois, il tourne la tête. Hausse une épaule. Ne se laisse pas le temps de l'observer. "'m good." Depuis le temps qu'il vit à Brooklyn, il prend cette habitude, de raccourcir les mots, d'oublier des syllabes. Parfois, c'est volontaire - il se fond dans le décor, il s'adapte. Parfois, c'est inconscient. Il prend l'habitude. "'t's not that heavy." C'est juste encombrant. C'est juste quand il ajuste la bretelle de son sac que son poignet le lance, mais il préférerait se prendre un nouveau coup dans l'estomac plutôt que de l'admettre. Ils marchent encore. Midi approche, et les rues s'animent. Les passants se font plus nombreux, pressants, sandwiches à la main et téléphone à l'oreille. Ca commence déjà se bousculer, et Finn évite un homme trop pressé de justesse. "I hate this time of the day." Il marmonne à l'adresse de Ronan, avant de lui indiquer d'un geste bref de la main qu'ils tournent au coin de la rue. Ils s'engouffrent dans une ruelle plus vide, où ne se trouvent qu'une série de poubelles et une boutique d'ésotérisme à l'enseigne clignotante. C'est plus calme, juste le temps qu'ils traversent. Et le silence persiste. Finn finit par le briser, rajustant une énième fois le sac sur son épaule. "So, this road-trip, how long's it supposed to last?" C'est pas qu'il demande si Ronan reste dans le coin. C'est qu'il s'informe, c'est tout. Rien de plus. Nouveau geste de la main - qui le fait grimacer, son poignet a encaissé plus qu'il ne le pensait la veille -, nouveau virage. "Didn't picture you as the road-trip kind of guy, I gotta say." Il ajoute assez rapidement, pour noyer sa dernière phrase. C'est loin d'être faux aussi. Il pensait que Ronan se plaisait au troisième camp. Il n'a pas l'air du genre à rester là où il ne se plaît pas, après tout. Quoi que. Il a du mal à le cerner. C'est ça qui le rend si... Ronan, après tout. Et histoire de se faire oublier un peu plus, il repère le minuscule local d'une association écologique qui milite régulièrement pour un tas de trucs qu'il a du mal à saisir. Il ne réfléchit pas longtemps : il s'engouffre à l'intérieur, et évidemment, il se retourne pour être sûr que Ronan suit. Evidemment.

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1er avril 2017 - Alors qu’ils sortent de là, y’a une image qui tourne en boucle dans la tête de Ronan : Finn, participant à la marche des femmes en janvier dernier, ou peignant simplement les panneaux clamant avec des couleurs criardes les opinions de la population. Ça le fait à nouveau sourire, mais intérieurement seulement ; c’est ça, et les distributions de pâtisseries, et ensuite ce sera quoi ? Recueillir des chatons abandonnés dans une poubelle ? Raconter des histoires aux enfants dans les hôpitaux ? Chantonner quelques musiques d’une autre époque aux petits vieux dans une maison de retraite de l’Upper East Side ? Ça fascine Ronan, tout ça, en partie parce qu’il ne s’était jamais imaginé Finn avoir autant... le cœur sur la main. Ce sont toutes des petites choses qu’il découvre au détour d’une conversation, ou en débarquant à l’improviste (ou presque) chez le fils d’Héphaïstos. Ça le fascine.
À nouveau dehors, Ronan explique qu’il est en plein road-trip. Si on peut appeler ça comme ça (c’est pas des vacances, c’est pas une pause, c’est un road-trip voyons). Il précise qu’il est là avec Nevh, son frère (de tous les gamins de Dionysos, c’est bien le seul qu’il considère ainsi). Ça lui rappelle sa légère gueule de bois, à y repenser (à croire que Finn a réussi à faire passer cette sensation un peu désagréable au second plan), et il se frotte rapidement le sourcil. « Does that mean you’re drunk ? ‘m pretty sure I’ve never seen you both sober, back then. » Ronan le regarde. « No, I’m good. » avant de détourner la tête. C’est vrai que, d’accord, concrètement, il est pas non plus sobre à cent pour cent, et qu’il est pas sûr de l’avoir jamais été... Ça dépend les périodes, il préfère se dire. L’alcool, ça anesthésie l’esprit et, par conséquent, ça fait du bien parfois (souvent). Et avec Nevh... Oui, non, effectivement, Finn n’est pas dans le faux. Même s’il se dit aussi que Finn ne doit pas avoir vu Nevh ou eux deux ensemble bien souvent, ce qui lui fait arquer un sourcil, avant qu’il ne change de sujet en se demandant franchement ce qu’il fiche à Brooklyn. « Everyone here’s wondering the same thing. Brooklyn does that to you. » Sauf que dans la tête de Ronan, c’est clairement pas l’arrondissement de Brooklyn qui fait ça. Il a d’ailleurs l’impression que ses pensées font n’importe quoi, et que ses mots franchissent ses lèvres avant qu’il ait pu se dire Hey, stop, mec. Remarque, il n’est pas sûr de réfléchir à ce qu’il dit, ou à ce qu’il fait, ou à quoi que ce soit dans sa vie. La malice se fraye également un chemin dans sa voix quand il affirme qu’il serait passé chez Finn dans tous les cas, comme les autres fois.
Tiens, oui, ça faisait longtemps qu’il était pas passé, en chair et en os... Il s’en rend compte au moment où il prononce ces deux petites phrases, et Finn ne fait que le confirmer. La remarque du jeune homme n’est pas anodine, ça fait réfléchir Ronan (pour une fois). Des fois, il se dit quand même que c’est nul d’être l’gamin d’un dieu, et puis une voix au fond de lui lui souffle de temps à autre (régulièrement probablement) que s’il doit crever avant l’âge, ce sera pas des griffes d’un monstre, mais de trucs plus... humains. Rien à voir avec sa double vie mythologique, en somme. Et puis c’est con, parce que s’il crève, bah personne saurait (à part Nevh) (peut-être qu’il devrait dire à Nevh d’envoyer un message à sa famille et à Finn, avec un extrait de sa playlist remplie de chansons des années soixante-dix et quatre-vingt entrecoupée par des sons plus récents, plus violents, ou juste plus modernes, et des millions de smileys à la con - mais il compte sur Nevh pour ça) (faudrait pas que Nevh crève avant, ceci dit).
Si Finn clamse de son côté, Ronan le saurait jamais. Il ne sait même pas quoi dire, du coup, parce qu’il ne sait pas vraiment comment prouver qu’il est encore vivant s’il « s’absente » longtemps. Et que c’est pareil dans le cas inverse. Il hoche la tête, marmonne un « Damn. Never thought ‘bout it. » plus pour lui-même que pour Finn.
Ça le frappe d’un coup, ce qu’il ressent. C’est pas le vide de d’habitude. C’est pas non plus la colère, sourde ou brûlante (qui doit bien sommeiller quelque part au fond, parce qu’elle ne s’en va jamais entièrement, parce qu’il ne voit pas ce qu’il serait sans elle). C’est pas la nervosité, la sensation d’être, constamment, à deux doigts de l’explosion. C’est pas la peur ou, du moins, ce n’est pas cette peur familière qui s’accroche à lui. C’est d’un tout autre genre, mais ça le terrifie tout autant, sinon pas davantage. C’est Finn. Ronan lui jette un coup d’œil, comme pour s’assurer qu’il est bien là, avant de se concentrer sur autre chose - la rue, la cigarette presqu’entièrement consumée, les passants qui vont commencer à se faire plus nombreux. Il propose de porter quelques boîtes, pour changer de sujet, mais Finn refuse, et ils reprennent leur marche vers leur future destination.
Les gens se pressent. Brooklyn devient plus animée. Y’a plus de bruit aussi. Même Finn manque de se faire bousculer. « I hate this time of the day. » Pour le coup, Ronan rejoint totalement l’avis de Finn. « Yeah, me too. » Tous ces gens pressés le stressent. Et peut-être que si Finn n’avait pas été là, il aurait donné suite à cette nervosité, en se faisant bousculer, en bousculant, en insultant, peut-être en rentrant un peu dedans aussi. Il se contente de regarder sombrement quiconque pense que lui foncer dessus, ou foncer dans Finn d’ailleurs, leur fera gagner du temps dans leur marche folle. Il se permet même de siffler un « Watch out, man! » à quelqu’un qui lui percute légèrement le bras.
Ils tournent (heureusement) au coin de la rue, pour une artère moins fréquentée (voire totalement déserte). Ça se fait toujours en silence - encore celui qui ne dérange pas. Peut-être que ça aurait dérangé d’autres personnes, mais Ronan s’en fiche ; il apprécie. C’est pas gênant avec Finn. Et vu que celui-ci ne parle pas, Ronan peut porter le maximum de son attention sur les néons de la boutique d’ésotérisme. Y’a toujours quelque chose d’apaisant dans ce genre de ruelle, pour lui du moins, et quand y’a personne dedans bien sûr. De jour comme de nuit (surtout de nuit - la solitude, la nuit, les néons).
« So, this road-trip, how long’s it supposed to last? » La question le prend un peu au dépourvu, parce qu’il n’y a pas réfléchi (Nevh et lui sont partis du jour au lendemain sans se poser de questions, ça offre pas tant de place à une réflexion sur leur plan de voyage). « I don’t know. » Ils quittent la petite ruelle, Ronan réfléchit en même temps qu’il parle. « My guess is forever. I don’t... know. » Il secoue la tête. Peut-être bien qu’il va pas rentrer au troisième camp de si tôt. Peut-être même qu’il va jamais y revenir (si, quand même). Parce qu’entre avoir peur de se faire chopper par Kai ou de se faire chopper par Lyall, on ne peut pas dire qu’il se sente réellement à l’aise de se promener dans les maisons du camp. Si encore il peut facilement se débarrasser du fils d’Éros, c’est différent pour celui de Nyx. Il est dans la merde, putain. Fuckin’ bike, fuckin’ Kai, fuckin’ everything. « Didn’t picture you as the road-trip kind of guy, I gotta say. » Ça arrache un fin sourire à Ronan, encore, qui le cache en jetant son mégot (à nouveau). Ils s’engouffrent rapidement dans un nouveau bâtiment, et Ronan attend d’être vraiment entrer pour très légèrement se pencher vers Finn et lui répliquer : « Didn’t picture you as the baking-hundred-of-pastries kind of guy, I gotta say. »
Il s’éloigne un peu de Finn, parce que se pencher vers lui n’était pas volontaire et qu’il vient juste de remarquer son propre geste, et fait donc mine de s’intéresser aux diverses affiches (de propagande écologique) placardées aux murs du local. Y’a un peu de tout ; ça va de la protection des pandas à la décomposition des déchets jetés au sol (Ronan va presque culpabiliser pour ses mégots, bah tiens). Ça lui fait hausser un sourcil. Il attrape un prospectus avec une tête de panda modifiée pour qu’il ait l’air extrêmement triste, et appelle Finn. « Hey, look! I found you. » Et fier de sa blague, il lève la photo au niveau de la tête de Finn et prend le temps de comparer (c’est assez rapide, parce que pour comparer, il faut observer en détail, et prendre le temps de vraiment regarder le visage de Finn, ça le déstabilise plus vite que de raison). Il repose donc le prospectus à sa place, et fait genre d’inspecter le reste. Ce local est plus sympathique que le précédent ; ils militent pour plein de choses différentes, de la plus petite cause au plus grand combat (réchauffement planétaire et tout le tintouin) ! Pas qu’il va les rejoindre (lutter pour une quelconque cause, ce n’est pas son truc ; il a bien des avis tranchés sur les sujets, ce n’est pas pour autant qu’il va participer aux manifestations ou même changer son propre comportement), mais il les trouve intéressants (plus que les pro-Trump de tout à l’heure, c’est sûr).
Il laisse Finn donner ses boîtes, et va l’attendre dehors. « Well, it was fun. » D’accord, il ne fait pas grand-chose à part... suivre Finn partout, mais ça lui plait quand même (peut-être parce que c’est pas lui qui donne les pâtisseries). Eh, peut-être qu’il peut acheter la paix de Kai avec ces trucs à la cannelle ? Avec un mot écrit à la va-vite, quasi illisible, Hey fucker Sorry for your bike :). Non, parce que le fils de Nyx serait capable de croire qu’il veut l’empoisonner... Et maintenant qu’il y songe, au moins, ça lui évitera de flipper si Kai crève. Jesus fuckin’ Christ, stop. Il soupire un peu. Trop de problèmes. Ronan repose ses yeux sur Finn, c’est moins stressant que de penser au troisième camp et au road-trip et au fait que très concrètement ils vont encore loger dans un motel pourri et qu’ils n’savent pas s’ils vont rester à New-York et peut-être bien que Ronan a envie de rester à Brooklyn un moment, c’est con à dire et à penser. « C’mon, how many boxes left? » Il espère presqu’il en reste encore beaucoup, pour rester un peu plus longtemps. Mais il propose quand même, « I can take one. I mean, for me. That’ll be my lunch. » Parce que pourquoi pas, après tout ? « What is it, actually? It looked like... flat snowballs, or bodybuilder cookies with no chocolate chips. » You’re too happy, lui souffle une voix, mais il l’ignore pour l’instant, parce que ça fait du bien.

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01 avril 2017 - "Damn. Never thought 'bout it." Ca lui fait hocher la tête, à Finn, même s'il n'est pas sûr que Ronan puisse le voir. C'est le genre de truc qui lui fout la trouille, de se rappeler qu'ils vivent tous leur vie de leur côté et qu'il pourrait se passer des mois avant qu'il n'apprenne que quelqu'un a disparu, est blessé, peut être mort aussi. C'est le genre de truc qui lui fait se demander s'il aurait pas dû rester à la colonie. S'il devrait pas suivre tous les autres pour être sûr qu'ils sont toujours là. Puis il s'imagine dire au revoir aux gars, quitter son appartement, et ça lui fait comme une boule au ventre - parce que ce serait faire marche arrière, et qu'il est supposé aller tout droit, tout le temps. Il l'a voulu, à se barrer pour se "construire" (même si ce serait plutôt se trouver, à ce stade), à vouloir les maintenir à distance parce qu'il avait laissé Beckendorf s'approcher de trop et que le résultat n'était pas beau à voir. Ils savent où le trouver. Il glisse un regard à Ronan. Y'aurait sûrement personne pour venir dire à Finn s'il disparaît ou s'il meurt. C'est pas comme si Ronan allait parler de lui. Ca lui fiche un coup dans le ventre, de se dire que le dernier sms qu'il a envoyé aurait pu être envoyé dans le vide, parce que personne ne lui aurait rien dit. Il hoche la tête à nouveau plus lentement, une boule dans l'estomac. Il ne dit rien, pourtant. Y'a pas grand chose à dire.
Ils poursuivent leur chemin. Quand Ronan se fait bousculer, sa réaction tire un sourire à Finn. Un sourire nerveux, parce qu'il déteste vraiment cette agitation dans les rues, mais un sourire quand même. La ruelle vide, elle, apaise la tension dans ses épaules. Il en profite pour interroger Ronan sur son road-trip. (Il a toujours du mal à se remettre de l'image qui lui est venue en tête plus tôt, d'ailleurs.) "I don't know." Finn arque un sourcil. Perplexe. Pour lui, un road-trip qui n'a pas de date finale, c'est juste de la fuite. Lui-même, ce genre de road-trip, il connaît. C'est arrivé quelques fois. Il ne savait pas vraiment ce qu'il fuyait (Tyler) ou pourquoi il ne restait pas en place (les monstres), mais il y avait quelque de libérateur là-dedans. C'est seulement quand il s'est arrêté à Brooklyn qu'il a compris que le côté libérateur, c'était juste d'avoir échappé à tout ça, pas de courir. Il jette un regard en biais à Ronan. Qu'est-ce que quelqu'un comme lui pourrait fuir ? Il ouvre la bouche pour poser une question, mais se reprend. Y'a des limites qu'il ne veut pas dépasser. "'t's not like people like us have anything to come home to. Demigods, I mean." Il précise presque immédiatement. Il affiche un sourire qu'il n'est même pas sûr de pouvoir déchiffrer lui-même. "You're lucky, in the end. You can do this," il désigne Brooklyn, la ville, le reste du monde d'un geste vague de la main, "as long as you want. Just, don't die, you know." Il grimace intérieurement, parce que ??? don't die ?, c'est ridicule. Il fonce directement à l'intérieur de l'association suivante, comme s'il pouvait laisser ses paroles et son embarras quelque part dans la rue. Naïf, sûrement.

A peine ont-ils passé la porte que la voix de Ronan s'élève, plus près qu'il ne le pensait. Finn se force à se concentrer sur la fontaine à eau contre le mur, le regard résolument fixé dessus. "Didn’t picture you as the baking-hundred-of-pastries kind of guy, I gotta say." Il résiste à l'envie de fermer les yeux et de noyer son embarras - voire de se noyer lui-même. Fucking Christ. Et parce qu'il panique pendant une seconde, il répond d'un haussement d'épaule effectué avec le naturel d'une marionnette. Mais il a quand même un sourire qui lui danse au coin des lèvres. Fuckin' Ronan. "It's stress baking, jerk. Makes me feel at peace for a minute." What the fuck, Finn? What kind of fight or flight shit is that? Since when oversharing is a thing you do? Pour passer à autre chose, il regarde ailleurs, et ajoute brièvement. "Maybe your road-trip'll do the same." Au moins, il est parvenu à conserver un air neutre en disant ça. C'est pas trop tôt. Ca le fait flipper, le fait que Ronan sache faire s'effondrer son masque dès qu'il prononce un mot. Ca le fait flipper, mais quelque part, ça fait autre chose aussi. Il n'arrive pas à mettre de mot dessus. Pas encore. A nouveau, Ronan l'interpelle, mais cette fois d'une bonne distance. Il se retourne, se retrouve face à un prospectus où un panda lui jette un regard triste. Il tente - en vain - de masquer son sourire, et pointe son bleu du doigt. "Maybe I should've asked them to punch me on the other side, too." Ronan compare l'image avec Finn en levant le prospectus à hauteur de visage, et durant la seconde que prend Ronan pour l'observer, Finn baisse les yeux, pas sûr de pouvoir croiser son regard sans rien laisser paraître. Il ne dit pas un mot quand Ronan se met à explorer l'étagère qui déborde de flyers de toute sorte, et finit par aborder la première personne qu'il trouve pour donner un tupperware. Remerciements, petites blagues, invitations à repasser quand il veut, sourires (sincères, cette fois) échangés, et quand il se retourne, Ronan est déjà dehors. Il le rejoint, son arrivée annoncée par la clochette de la porte. "Well, it was fun." Finn émet un son amusé. "Told ya, you gotta try being a girl scout at least once in your life." Maintenant qu'il y pense, il se demande pourquoi Ronan reste dans le coin. Il a bien dû remarquer, maintenant, que Finn n'a pas vraiment besoin de son aide. Il l'a même refusée un peu plus tôt, en fait. Et distribuer des biscuits à n'importe qui n'est clairement pas le genre d'activité qui va avec l'image que Ronan renvoie. C'est sûrement pas par politesse non plus. Finn garde le regard posé sur lui pendant quelques secondes, perturbé. Quand il se rend compte qu'il risque de passer pour un paumé, à le fixer sans un mot, il détourne le regard. Et il garde sa question pour lui, bien sûr.
"C'mon, how many boxes left?" Ca tire un sourire en coin à Finn. "Bored already? So much for the fun we were having." Il rajuste encore une fois la bretelle de son sac devenu plus léger, et observe la rue dans laquelle ils se trouvent. A quelques pas, il y a une garderie. Si jamais Ronan en a assez, ils peuvent toujours larguer le reste des boîtes là-bas. Mais Finn ne le dit pas. Parce que s'ils ont fini... Et après ? Après, il n'aura plus vraiment d'excuse pour que Ronan reste dans le coin. Et il n'a pas envie qu'il parte. Ca lui fait un drôle d'effet, parce qu'il le réalise vraiment maintenant, et ça fait vraiment con parce qu'ils sont sur un trottoir devant une affiche où des ours blancs leurs louchent dessus, mais c'est là qu'il s'en rend compte. Ronan lui donne l'impression de pouvoir respirer un peu mieux. Et il serait incapable de dire pourquoi. Il sait juste ça, que Ronan doit rester, juste un peu plus longtemps. Le reste, il y réfléchira plus tard. Il commence juste à marcher, sans direction précise. "I can take one. I mean, for me. That’ll be my lunch." Finn tourne la tête pour l'observer, juste pour voir s'il plaisante ou non. "You want a box of pastries for lunch?" Sa voix est un peu incrédule, d'abord parce que Ronan veut ses pâtisseries, et il ne sait pas pourquoi mais ça lui étire un sourire sur les lèvres, mais aussi parce que.. quel genre de régime alimentaire Ronan peut avoir s'il pense que du sucre et de la farine suffiront à lui faire tenir la journée ? "I mean, sure, you can have one." Une pause. "You can't eat just that for lunch, though, that's just insane." Il le dit du même ton incrédule qu'un peut plus tôt. Et c'est la faute de Tommy, d'accord ? Il est sans arrêt sur son dos, parce que quelqu'un comme lui (comprenez, à bosser toute la journée à et frapper toute la soirée) doit manger correctement, et protéines, et sucre, et quelque chose à propos de riz et de pâtes qu'il a toujours du mal à saisir. N'empêche qu'il déteint sur lui, faut croire. Il attrape son sac pour en sortir une boîte, qu'il tend à Ronan, malgré tout. "What is it, actually? It looked like... flat snowballs, or bodybuilder cookies with no chocolate chips." Ca lui tire un rire, qu'il ne pense pas à retenir. "'t's... no one actually knows where it comes from. Tommy taught me. Told me his grandma taught him." Il hausse les épaules, passe une main dans ses cheveux. "It's basically just flour, sugar and cinnamon." Il détourne le regard, s'assure qu'il sait à peu près où ils se trouvent, puis il ne réfléchit pas. Ca lui échappe, sûrement. "My mom loved that shit. Cinnamon, I mean. 'm not sure she ever heard about these. She just liked the smell." Il désigne le tupperware sans le regarder - il a le regard résolument fixé sur la rue. "'m pretty sure that's why I hate it so much." Et il est mortifié, au fond, parce que c'est le genre de trucs qu'il ne dit pas à grand-monde, et il ne sait pas pourquoi c'est à Ronan qu'il en parle. Sur le moment, ça lui paraît important de le dire. Il toussote, et repose les yeux sur Ronan. Juste pour être sûr qu'il est toujours là. "Whatever. Everyone puts cinnamon in everything, these days, so..." Il désigne encore une fois la boîte plastique. "Just doin' my duty as a super hero." Il ponctue sa phrase d'un petit geste de la main, supposé faire soldat ou super héros ou... Il ne sait pas trop, en fait, mais il a besoin de détendre l'atmosphère. Le truc étrange, c'est que c'est surtout le fait de guetter la réaction de Ronan, qui le stresse. Pas vraiment le fait d'avoir balancé quelque chose de si privé à quelqu'un qu'il n'est pas supposé connaître si bien. Hell, il a mis près d'un an avant d'admettre devant Tommy que sa famille existait sûrement encore, quelque part. Il a trop de questions à propos de Ronan - non, à propos de ce que lui fait Ronan. Il se force à inspirer. "You know what, I'm hungry. I'm blaming it on you, you talked about lunch." C'est faible et pathétique, comme changement de sujet, mais il ne peut pas faire beaucoup mieux, là. Pas maintenant, en tous cas. Il s'arrête devant le premier food truck qu'il trouve, commande le premier menu qu'il peut lire - un sandwich poulet crudités avec une cannette de pepsi - et se tourne vers Ronan. "C'mon, I gotta thank you for your support on this mission, or something."

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1er avril 2017 - Ça résonne dans sa tête, la phrase de Finn. It’s not like people like us have anything to come home to. Et il n’a pas tort. Ronan n’a pas relevé, s’est contenté de hausser les épaules en jetant un œil au quartier de Brooklyn. Le concept de chez-soi lui a toujours semblé flou, que ce soit à Atlanta, dans sa famille mortelle (il y a bien des endroits qui lui paraissent plus familiers que d’autres ; clairement pas sa maison d’enfance, mais plutôt le terrain de foot du quartier où ils buvaient et fumaient en cachette avec ses frères et sœurs, ou le bar un peu plus haut, ou le fast-food, ou le toit d’un bâtiment abandonné), ou même la Colonie des Sang-mêlé, qu’il a ensuite intégré en permanence, et puis… le troisième camp. Et tout ce qu’il y a eu entre et tout ce qu’il y aura après. Il n’a pas de chez-soi et il s’y est fait rapidement. Il n’est clairement pas le seul dans le cas.
Ronan n’a pas relevé non plus (juste un regard, un haussement de sourcil à peine perceptible) au Don’t die. De toute façon, le temps qu’il trouve une bonne réplique (en vain), ils sont déjà entrés dans le prochain local, non pas sans une petite remarque sur l’habitude qu’a Finn de faire des pâtisseries, mais seulement quand il stresse, pour se calmer une minute, comme il le fait d’ailleurs remarquer directement, ce qui arrache un petit sourire en coin, encore, à Ronan, « Yeah, sure. ». Et pour ce qui est de son road-trip à lui, il baisse la tête. Peut-être, peut-être pas. Probablement pas, sans doute. À ce stade, il ne s’est clairement plus senti en paix depuis deux ans, sinon pas plus – ou juste quand il a énormément bu, énormément fumé, énormément frappé ou énormément dormi.
Il préfère aller observer les étagères, les affiches et les prospectus. C’est l’un avec un panda triste qui attire son attention, et il le compare à Finn, assez amusé et fier de lui. « Maybe I should’ve asked them to punch me on the other side, too. » L’humour de Finn lui fait pencher la tête. Ronan, premier degré, a pas forcément envie de voir Finn plein de bleus, c’est vrai, mais ne peut rien dire, sa contemplation du visage du fils d’Héphaïstos le troublant assez, et le faisant reposer le prospectus. Time to escape. Il sort du local et attend que Finn ait finit de donner ses gâteaux.
Il ne ment pas quand il balance que c’était amusant. Il n’y a pas de fausseté non plus dans son sourire, suite à la réponse de Finn. Il a bien envie de répondre que si quelqu’un d’autre que Finn lui avait proposé de l’aider, ça aurait sûrement été différent, mais préfère demander combien de tupperwares il reste (c’est la première chose qui lui passe par l’esprit, mais face à ce que son interlocuteur répond, il doit bien admettre que c’était con). « No, I... Shut up. » Aucune répartie. Ils se remettent en marche - enfin, Finn se remet en marche, et Ronan suit le mouvement à ses côtés. Sa prochaine idée lumineuse (et il est très sérieux), c’est tout simplement de proposer de prendre une des boîtes en plastique. Pour lui. En précisant que ça lui fera un repas, comme ça. Il s’attendait pas à ce que Finn proteste, pour tout dire. Du coup, il le fixe, perplexe. « Why not? » Ça ne lui parait pas si incompréhensible que ça. Il survit très bien avec très peu et, oui, concrètement, il ne peut pas se vanter d’avoir de très bonnes habitudes alimentaires. Tant qu’il crève pas la dalle, ça lui va. Bouffer des pâtisseries pour le dîner, c’est pas mieux que d’avaler une pizza et trois bières à quatre heures de l’après-midi. Il va cependant éviter de dire que c’est pas l’pire repas qu’il peut avoir, des pâtisseries, vu la tête de Finn.
Ronan se retrouve quand même avec une boîte pour lui, au final. Ça le pousse à comparer ces gâteaux à des boules de neige un peu écrasées, ou des cookies qui ont franchement fait trop de bodybuilding dans leur vie passée (et sans pépites de chocolat, ce qui n’a aucun sens). Finn lui explique que, justement, personne ne sait trop d’où ça vient. Ronan l’écoute parler de pâtisseries comme s’il professait la foi. Il en retient pas grand-chose au final ; apparemment c’est pas grand-chose. Et puis Finn parle de sa mère. Ça surprend Ronan, qui tourne discrètement la tête vers lui, et qui l’écoute, boit chacun de ses mots. Finn relie son aversion pour la cannelle à sa mère. Ronan ne réfléchit pas avant de demander, « Because you hated her? » Ce n’est que lorsque ces mots sont prononcés qu’il se rend compte que ça pourrait être indélicat.
Ronan détourne la tête vers la route quand Finn repose son attention sur lui, l’air de rien. « Just doin’ my duty as a super hero. » « You’re good at it. », que Ronan commente, sans s’attarder dessus plus que ça.
« You know what, I’m hungry. I’m blaming it on you, you talked about lunch. » Ronan lâche un son amusé. Il évite de justesse une personne en sens inverse, avant que Finn ne les emmène jusqu’à un food truck. Ronan profite qu’il soit en train de commander un truc pour s’allumer une nouvelle clope, et s’apprête déjà à s’éloigner quand Finn lui demande ce qu’il veut. « C’mon, I gotta thank you for your support on this mission, or something. » Il est surpris une seconde. « I’m good here. » C’est vrai qu’il a pas forcément faim, là - en plus, dans le pire des cas, il a des pâtisseries, même si ce n’est que du sucre, de la farine et de la cannelle. « Really, ya don’t have to thank me for anything. » Il tire une taffe, puis tapote le couvercle de son Tupperware avec un sourire. « It’s not healthy but I have pastries. Come on. » Il pose une main sur l’épaule de Finn, un peu pour le convaincre d’avancer, et instinctivement aussi, et va s’poser sur un banc plus loin. « You can have me a bottle of water if your superhero side insists! » qu’il lance quand même, pas forcément moqueur mais pas forcément innocent non plus.
C’est con, il n’a pas forcément envie que Finn finisse sa distribution de Tupperware. C’est sûrement pour ça qu’il s’est posé sur un banc et a un peu invité Finn à faire de même, plutôt que de manger son sandwich en chemin. Ouais, ça le dépasse. Il relève les yeux vers Finn, avant de les reposer sur sa clope, en secouant la tête avec un fin sourire. Et puis il profite un peu du silence, regarde les gens qui passent, regarde Finn à nouveau, en fumant tranquillement, et y’a quelque chose qui ressemble presqu’à un chez-soi dans tout ça.

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Dans la nuit, j’ai la foule, les liquides bleus fluo qui me protègent de moi. Dans la nuit, j’ai les néons, les courants de chaleur qui me protègent de mes démons.
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Finn Rosenwald
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you slowly complicate my life


01 avril 2017 - "No, I... Shut up." Ca tire un sourire à Finn, qui lève les mains comme pour se défendre. "Wouldn't wanna ruin your fun." Il lâche quand même à mi-voix, son envie de dire palpable dans le son de sa voix. Les moments comme ça le surprennent toujours un peu - ceux où il a envie de rire, naturellement, sincèrement, sans rien derrière et sans ombre par-dessus. C'est ce qui lui fait se dire, souvent, que les humains sont bien cons. Parce que c'est un cercle continu, en tous cas pour lui, et il semblerait qu'il n'apprenne jamais. Ou qu'il oublie. Quelque chose arrive (Tyler), le fout par terre et le détruit complètement, puis quelque chose d'autre le remplace (la Colonie), lui redonne un quelconque espoir que sa vie n'est pas totalement merdique et foutue, puis quelque chose d'autre arrive (Beckendorf) et le remet au sol, avant que quelque chose d'autre ne lui fasse retrouver le sourire (les gars, l'appartement, le bungalow 9, Ronan). Ne reste plus qu'à attendre que la prochaine merde tombe, et pourtant, pourtant, il est incapable d'y songer et de s'y préparer. Naïf, sûrement. Idiot, probablement. Ca ne l'empêche pas d'y penser, parfois - qu'est-ce qui va tomber, qui va mourir, qui va le faire souffrir. Mais ça ne l'empêche pas non plus de juste vivre, parce qu'après tout, quelque part, il s'est longtemps battu juste pour survivre au quotidien, et qu'aujourd'hui, il est plus loin qu'il ne l'a jamais été. L'être humain est peut-être con, mais on ne peut pas dire qu'il abandonne aisément.
Ils reprennent leur marche, et Finn se sort de ses pensées, se force à s'ancrer dans le présent, et arque un sourcil au Why not ? déconcerté de Ronan. "How do you even survive?" Il demande, tout aussi perplexe que lui. Et admiratif, quelque part, parce qu'il a souvent du mal à tenir debout en mangeant normalement, mais alors Ronan, adepte d'alcool et de malbouffe, Finn ignore comment il tient encore debout. Ou combien de temps il tiendra debout. La pensée le met mal à l'aise, forme une boule dans son estomac, et il glisse un regard en direction de Ronan. "You're unbelievable, sometimes." Et il le dit sans agressivité, sans condescendance, juste. C'est vrai. Il a du mal à croire que quelqu'un comme Ronan existe, parfois. Il en a presque le souffle coupé, quand il y pense. Mais il n'ajoute rien, parce que la phrase peut être prise dans n'importe quel sens, et que ce n'est pas lui qui va préciser dans quel sens elle était à prendre.

Un instant plus tard, Finn se retrouve à devoir expliquer les origines de ses gâteaux, tant bien que mal. Il ne se pose pas de questions, généralement - quand il voit une recette qui lui plaît, il la suit, sans chercher. C'est sûrement pas très bien, pour une question de culture, tout ça, mais il a depuis longtemps abandonné l'idée d'être aussi cultivé que Tommy ou certains pensionnaires de la colonie. "Because you hated her?" La question le laisse silencieux de longues secondes. Est-ce qu'il la hait ? Est-ce qu'il l'a haïe ? Il ne sait plus vraiment. Ca fait longtemps qu'il n'y a pas pensé. Pas réellement, en tous cas, parce que parfois, une silhouette pressée dans la rue lui rappelle la démarche vive de sa mère, des gestes trop urgents pour paraître naturels. Parfois, un parfum ou une robe d'une couleur particulière le ramènent des années en arrière. Parfois, un geste trop brusque d'un homme à la corpulence similaire à celle de Tyler lui rappellent le garçon terrifié qui se planquait dans sa chambre. Il se mordille la lèvre, songeur. "I don't know. I don't think I hated her. I guess I just..." Il hausse une épaule. "It's like, she never did anything against me directly, y'know? She never hit me or anything. But she didn't do anything to stop the ones who did." Il détourne le regard, parce qu'il est incapable de regarder Ronan à ce moment précis. "I just blame her for a lot of this, y'know. I never really got to tell her, I even haven't seen her since she dumped me at the camp. So, everything that reminds me of her... I'm just not fond of it." Et heureusement, Ronan enchaîne, "You're good at it", et Finn peut enfin le regarder à nouveau. Il esquisse un sourire, le remercie du regard, parce qu'il n'est pas sûr de sa voix, là. Alors il laisse passer un battement, et passe à autre chose.
"I'm good here." Finn secoue légèrement la tête. "I don't think you're good, I think you're gonna rot from the insides if you keep eating shit." Il commente, avec un sourire un peu narquois. "I don't even know how you manage to be so..." Et il voulait lâcher un commentaire, quelque chose, sauf que Ronan sourit et que ça fait quelque chose comme Oh., avec une alarme, dans sa tête. "... so alive." Il complète faiblement, la voix la plus neutre possible.
"It’s not healthy but I have pastries. Come on." Il s'avère que protester alors que Ronan a une main posée sur son épaule et le regard convaincant n'est absolument pas possible. Il le regarde aller s'asseoir, garde le regard sur lui un instant - à un moment ou à un autre, il va falloir qu'il se penche sur le cas Ronan et se pose quelques questions. Mais pas maintenant. Il se tourne vers le food truck, ajoute une bouteille d'eau à sa commande, et une barquette de frites. Quand il revient vers Ronan, la nourriture en équilibre dans ses bras, il dépose la nourriture entre eux deux, et lâche sobrement. "My super hero sides says you need to eat fries." Il lui indique d'un geste bref sa bouteille d'eau, et décapsule son pepsi, ignore les commentaires de Tommy au fond de son crâne (Do not drink your calories, you fucking idiot, that's the fucking worst!) et en avale quelques gorgées. Le silence s'installe, et c'est confortable, encore, toujours. Il le brise quand même, le regard posé sur la cigarette allumée de Ronan. "Why did you start smoking?" Et ça n'a rien d'un reproche, juste de la curiosité. Apparemment, et il s'en rend compte maintenant, il a envie de savoir. Tout et n'importe quoi, tant que ça concerne Ronan. Et qu'il reste là. Il déballe son sandwich pour éviter de regarder Ronan avec l'air de celui qui attend des informations avec trop d'impatience, et mord dedans, le regard se promenant sur la rue. Il est bien, là. Sans savoir vraiment expliquer pourquoi.

AVENGEDINCHAINS

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malgré ça, même si je suis dépassé, que je dors plus, j'essaye de tirer de nouveaux plans, de quoi me refaire, reprendre de l'air.
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