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Zadig P. Lyndon
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charlie & zadig

still alive

Il volait. À toute vitesse. Rien d'inhabituel à cela. Il adorait cette sensation que pouvait lui provoquer le vent et l'air sur sa peau et dans ses cheveux. Seulement, là, il n'avait pas la même attitude que d'habitude. Quand habituellement, il sourit lorsqu'il se trouve dans les airs, lorsqu'habituellement il se sent enfin libre et libéré de tous ses ennuis, tracas et autres idées sombres, là il paraissait anxieux. Son visage était blême. Fermé. On pouvait lire l'inquiétude sur son visage. Il y avait quelque chose qui ne se déroulait pas comme d'habitude. Quelque chose… Quelque chose le poursuivait. Il jetait des regards furtifs derrière lui. Mais les nuages qu'il essayait de fendre le plus rapidement, l'empêchait également de pouvoir voir qui – ou quoi ? – le poursuivait. Son cœur s'emballait. Balayant le paysage autour de lui, il n'arrivait pas à savoir vers où se diriger pour enfin être en sécurité. Se rapprochant du sol et de l'océan, il pourrait utiliser sa capacité, à contrôler l'eau si jamais, il était dans une impasse. Mais en attendant, il continuait de voler. Encore et toujours. Essayant d'accélérer le rythme, tout en espérant semer son poursuivant.  Des gouttes de sueur commençait à perler sur son front. Un regard rapide derrière son épaule. Toujours rien. Tournant une nouvelle fois sa tête droit devant lui, il n'avait pas vu le coup arriver. Une main géante venait de le stopper nette dans sa progression. Elle le tenait prisonnier. Il se débattait. Il essayait d'utiliser son second pouvoir, mais la pression que la main géante exerçait sur lui était insupportable. Elle lui coupait le souffle. Complètement. Grimaçant de plus belle, cherchant la moindre molécule d'air qu'il inspirait, il ne pouvait se débattre. Ses muscles s'étaient enraidies. Comment ? Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire pour se sortir de cette passe ? Son cerveau marchait plus vite que d'habitude, il devait trouver une solution, il devait trouver un moyen de se débarrasser de cette main géante sortant de nulle part. Il devait trouver un moyen de se débarrasser de son ennemi quel qu'il soit. Mais alors qu'il allait tenter quelque chose, une voix grave, profonde, comme provenant de nulle part et de partout en même temps parlait  « Tu pourras voler aussi haut que tes ailes te le permettent, tu pourras utiliser toute l'eau, sous n'importe quelle forme, que tu veux, jamais tu ne pourras m'échapper fils d'Iris. Tu entends. Jamais. Tu n'es plus ni  moins qu'un moucheron sur mon échiquier. Tu ne vaux rien. Tu n'as jamais été capable de sauver tes amis et bien d'autres par le passé, alors comment est-ce que tu pourrais te sauver toi-même ? » Un rire machiavélique, digne des plus grands films d'horreur, se faisait maintenant entendre. Résonnant dans la tête du demi-dieu, la voix venait de lui glacer le sang. Était-il à ce point démuni ? Lui qui dans le passé savait si bien se battre. Lui qui avait tant de hargne, de joie de vivre ou même de persévérance de quoi que ce soit, n'était plus capable de quoi que ce soit. Est-ce que c'était comme cela que toute cette histoire devait se terminer ? 


« NOOOONNN ! » venait-il de hurler tout en se relevant rapidement dans son lit. Torse nu, la peau brillante, il venait de faire un cauchemar. Un énième cauchemar. La transpiration baignait ses draps. Son rythme cardiaque était nettement au-dessus de la normale et sa cage thoracique se gonflait aussi rapidement qu'elle se dégonflait. Malgré son hurlement, il n'avait réveillé personne dans son bungalow. Ses frères et sœurs avaient le sommeil lourd. Ils avaient cette chance là, eux.
 
Il ne savait pas très bien quelle heure il était. La lune qui était pleine ce soir-là était haute dans le ciel. Le jour n'était pas prêt de se lever. Mais il ne pouvait plus rester dans son lit. Il devait bouger. Sortir. Attrapant un pantalon de jogging et un t-shirt blanc simple, il s'habillait pour sortir prendre l'air. Faire un tour. Ça lui arrivait parfois depuis la fin de la guerre. Il y trouvait son salut. Et ça lui permettait surtout de retrouver le sommeil ensuite. Il ne prenait pas de pull. Il avait déjà habituellement chaud, mais avec le cauchemar qu'il venait de faire, sa température corporelle allait très certainement mettre du temps avant de redescendre.

Il sortait de son bungalow. Il était épuisé, mais en même temps en alerte. Il n’avait seulement pas la force, de faire un tour dans les airs. Pas ce soir tout du moins. Pas maintenant. Prenant la direction de la plage, il ne rencontrait personne. Arrivé au contact du sable, il retirait ses chaussures et s’allongeait. Observant le ciel étoilé et dégager. Le bruit de l’eau en fond, la nuit était calme. C’était agréable. Vraiment très agréable.


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Charlie J. Keystone
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Zadig & Charlie

still alive

10 mars 2017. On ne lui avait pas fait de remarque sur son débardeur orange depuis un moment. Et sans savoir pourquoi, ce que lui avait dit ce mec l'avait fait chier. Qui était-il pour juger de ses fringues bordel ? Et elle, pourquoi mettait-elle encore les trucs de la colo quand elle allait s'oublier dans l'alcool ?

« Fais chier. » Grognant contre sa stupidité, et la connerie humaine en général, Charlie avait envie de cogner le mur de cette ruelle à la con. Le dos calé contre les briques salies par le temps et la pollution, elle se contenta de respirer plus fortement pour calmer ses nerfs. La soirée n'avait pas bien commencé de toutes façons. Trop de pensées, trop de visages qui se superposent au décor alors qu'elle n'avait rien demandé. Même la moto n'avait pas pu la détendre vraiment. Alors naïvement, elle avait pensé que s'enfiler une ligne ou deux aiderait un peu, mais malgré tout, les mots étaient parvenus à traverser le brouillard. Tolérance divine mon cul ouais. Leurs aptitudes faisaient juste bien chier, voilà tout. A chaque fois, elle devait augmenter la dose, boire plus que de raison, et délivrer plus de billets qu'elle n'en possédait vraiment. Les humains ne connaissent pas leur chance de pouvoir se perdre dans l'oubli en une taffe ou deux seulement.

Soupirant, elle leva les yeux vers le ciel et ricana malgré elle contre les connards de nuages urbains qui lui voilaient les étoiles. A la colo, au moins, elle peut observer la nature sans avoir l'impression totale de devenir ermite. Tiens, même là, fallait qu'elle pense au camp. Distraitement, elle tâta les poches de sa veste et sortit de quoi s'intoxiquer un minimum. Le craquement de la roulette que l'on force résonna dans la ruelle, et bientôt, le grésillement rougeoyant fut le seul signe distinctif de sa présence dans le coin. Immobile, elle inspirait et expirait sans rien attendre de la vie.

Au bout d'un moment, le simulacre de chaleur vint à s'éteindre et Charlie s'obligea à se secouer et rejoindre sa moto. Les bières se trouvaient toujours à l'intérieur de son siège et la tentation de s'en boire une fut suffisamment grande pour qu'elle hésite plus d'une minute. Avant de secouer la tête, chevaucher sa bécane et démarrer en trombe. Les kilomètres furent rapidement avalés, et c'est en silence qu'elle fait le reste du chemin jusqu'à la colonie, en poussant l'engin à côté d'elle. Une fois la moto correctement garée à la forge, Charlie sortit les bouteilles du ventre mécanique, les glissa dans un sac à dos et rejoignit la plage où elle le savait, elle pourrait observer les étoiles.

Merde. Une silhouette se dresse déjà parmi les ombres presque mouvantes, et la fille d'Héphaïstos se fige d'instinct. Elle le reconnaît, bien sûr, mais elle n'a pas envie de parler ce soir. Et vu sa présence ici bas, quelque chose lui dit qu'il en est de même pour lui. Le poids de son sac à dos se rappelle alors à son esprit et une moue désabusée étire ses lèvres. Foutue nuit. Charlie s'avance donc, sans cacher sa présence, et s'installe à un bon mètre de Zadig, avant de fouiller dans son sac et lui tendre une bouteille. « Cadeau de la maison. » Sa voix est rauque d'avoir bu et fumé, mais sa posture reste droite. Elle s'est toujours dit qu'elle ne mélangerait jamais ses problèmes new-yorkais à sa vie au camp. Donc, en général, elle est discrète. Toujours même.

Dans le clair de lune, elle peut observer le roulis des vagues qui s'écrasent sur la plage, et ça a quelque chose de féerique. C'est con de se dire ça maintenant alors que les dernières heures – les derniers mois – ont plutôt traîné du côté des cauchemars. C'est con de remarquer un truc aussi beau alors que la seconde suivante, ses prunelles se posent sur ses phalanges abîmées, là où le sang a déjà séché. C'est con de vivre sur un fil où peu importe de quel côté tu tombes, t'as l'impression qu'au final, tu vas crever quand même.

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Zadig P. Lyndon
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charlie & zadig

still alive

Il appréciait grandement cela. Vraiment. La douceur et la tranquillité de la nuit. Allongé sur le sable, il observait la lune et les étoiles. Il s’en émerveillait à chaque fois qu’il voyait ce spectacle. Pourtant, ce n’était pas grand chose dans le fond. Mais… Il ne pouvait se l’expliquer. Cela lui faisait toujours un petit quelque chose au fin fond de lui-même. Comme s’il avait une relation particulière avec ces éléments. Pourtant, il était très loin d’être un enfant de Nyx ou même d’Hécate. Il savait seulement apprécier le spectacle qu’on lui proposait.

Il écoutait aussi les petits bruits de l’eau. Sur la plage de la colonie, on ne pouvait clairement pas dire que les vagues étaient importantes. Bien au contraire. Ce n’était rien comparé à cette plage de Floride ou encore d’Hawaï – du moins ce qu’il avait pu en entendre pour les vagues de l’île. Mais ce petit bruit, accompagnait gracieusement le silence qui entourait le fils d’Iris. Il était bien. Il avait presque oublié son cauchemar. Il était de nouveau en phase avec les éléments, l’univers. Il était bien.

Il ne réfléchissait pas vraiment à quelque chose de fixe, mais il se demandait depuis combien de temps, il n’avait pas ressenti ce sentiment de plénitude, de paix intérieure. Il se doutait que cela n’allait pas forcément durer, mais il savait apprécier cela à sa juste valeur. C’était tellement rare.

Tellement perdu dans ses pensées, dans sa solitude et la contemplation du ciel, qu’il ne s’était pas aperçu que quelqu’un s’était installé non loin de lui. C’est seulement lorsque cette dernière parlait, que le fils arc-en-ciel tournait délicatement la tête vers celle qui venait de lui adresser la parole. Il n’avait pas sursauté. Il avait presque perdu tout réflexion de « survie » dit primaire. Le sang-froid presque incarné. Son rythme cardiaque n’avait pas changé. Elle venait de lui proposer une bière. Il se rasseyait. Comme disait souvent Owen – son géniteur « Il est toujours quelque part dans le monde dix-huit heures, mon fils. L’heure de boire ! ». Hochant la tête, il acceptait avec plaisir l’alcool. Il s’agissait d’une fille d’Héphaïstos. Cela faisait maintenant quelques temps qu’ils ne s’étaient pas croiser – en même temps, il fallait dire que Zadig faisait tout pour éviter tout contact social au possible. Mais il se souvient que par le passé, il s’était rencontré notamment à la forge. Elle entretenait ses flèches et son arc. Et puis, une sorte de relation s’était installée. Il se « chamaillait », se taquinait toujours – surtout Zadig d’ailleurs. C’était un peu comme, jouer au chat et à la souris. C’était quelque chose qui le ravissait auparavant. C’était quelque chose qu’il adorait. De repenser à cette époque mettait du baume au cœur du jeune homme. Presque nostalgique.

Il détournait le regard, pour observer en face de lui l’eau qui dormait presque. Buvant une gorgée de la bière, il était content finalement qu’elle l’ait interrompu dans ses rêveries. Il se sentait bien là. En face de son élément, qu’il maîtrisait à la perfection, une bière à la main. Cela ne pouvait pas vraiment être mieux. Il se contentait de cela pour l’instant. Il se contentait de ça pour continuer à avancer malgré tout. « Step by step » comme on dit.

Le silence s’était imposé entre les deux demi-dieux. Il ne l’avait pas remercié verbalement, mais le regard qu’il lui avait lancé en prenait la bière voulait dire la même chose. Détournant son regard de l’eau, il observait celle qui lui tenait compagnie avec la lune et les étoiles. Elle était jolie. Il l’avait déjà remarqué avant, mais elle était particulièrement jolie ce soir. Surtout sous les lumières du satellite terrestre.  « Alors ? Qu’est-ce qui fait que tu ne sois pas dans ton bungalow à une heure pareille et que tu te trimballes avec des bières ? commençait-il « Ne te méprends pas. Ce n’est pas pour me déplaire au contraire. Une bonne bière fait toujours son effet » C’était débile ce qu’il disait. Vraiment débile. Mais il n’avait que ça qui lui venait, pour l’instant.

Rapprochant une nouvelle fois le goulot de la bière à sa bouche, il buvait une bonne gorgée. À ce rythme, il allait devoir lui en demander une nouvelle.


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Charlie J. Keystone
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Zadig & Charlie

still alive

Le ciel était souverain de jour comme de nuit, mais pourtant la nuit... La nuit, il devenait un dieu au même titre que la terre ou l'amour. Et loin de là des rappels à ces divinités dont ils étaient les enfants un peu malgré eux. Non, il n'y avait là qu'une contemplation sincère d'un espace plus grand, plus poétique, plus apaisant encore que la magie elle-même. Les étoiles semblaient les observer, veiller sur eux autant que sur ces quelques milliards d'autres êtres vivants qui les guettent nuit après nuit.

Foutrement beau. C'est tout ce à quoi elle est encore capable de penser avec son esprit décharné. L'alcool coule encore dans ses veines et la fumée embrume toujours son cerveau. Un combo de réactivité, d'attention et d'intelligence aux niveaux zéro. Impressionnant combien elle peut alors être inutile en cet instant. Mis à part pour offrir de quoi boire, apparemment. Au moins, il y a un heureux. Durant une seconde ou deux. Parce que d'après le visage du garçon, ça a pas l'air d'être la panacée non plus.  Peut-être qu'il a rompu avec sa copine – est-ce qu'il en a une ? – ou il aimait pas ce qu'il y avait au repas ce soir, ou toutes autres conneries de ce genre qui rendent l'humain, humain. Peu importe qu'il soit un demi-dieu.

« J'pourrais te retourner la question, Lyndon. » Un peu plus et elle se croyait en plein interrogatoire. Ce qui aurait pu arriver si elle était restée à New-York au lieu de rentrer à la colonie. Distraitement, elle s'allonge, gardant la bouteille dans sa main gauche, près de sa jambe, alors que déjà, elle se perd dans la contemplation des astres qui les surplombent. « Pas sommeil. Et toi ? » Elle grogne plus qu'elle ne parle Charlie. Au début, ça fout la trouille aux gens, et puis, ils s'habituent. Ou l'évitent. Zadig, il faisait parti de ceux qui l'affrontaient sans trop s'y frotter non plus. A dire vrai, Zadig, c'était un petit emmerdeur fut une époque. Avant qu'il ne devienne cette âme errant à travers la colonie. Un changement étrange, déstabilisant par certains aspects. Et qui n'avait rien de discret quand on connaît un minimum le garçon. Même quand on le connaît pas d'ailleurs. Comme si elle avait pu ignorer ce fait. Depuis, elle venait le faire chier à son tour, mais à la base, c'est pas vraiment son truc à Charlie. A la rigueur, elle aboie un ordre, ou lance une remarque un peu froide. Mais foncièrement, c'est pas la chieuse type. Tant pis, il fera avec ce qu'elle a, et 'fin bon, ce soir, elle n'a pas envie de se prendre la tête en psychologie de comptoir dans laquelle elle n'excelle clairement pas.

« On devrait se baigner. » Ils sont en mars et alors ? Elle se redresse, cale sa bouteille contre le pack largement éventré, et lui jette un regard où une lueur de défi finit par apparaître. « Le premier à l'eau gagne la prochaine bière. » C'est con parce qu'il y en a suffisamment pour deux, et qu'au fond, avoir la troisième ou la quatrième, ça change pas grand chose. Mais sur le coup, ça lui semble logique. Un truc pour lequel on peut se battre. Alors elle enlève ses chaussures en deux secondes, et baisse son pantalon juste après. Dans son sang, coule une nouvelle impulsion d'adrénaline. C'est fou, c'est débile même. Et elle s'en branle comme de l'an 40. Gardant son t-shirt, la jeune femme n'attend pas de voir si Zadig a fait quelque chose et rejoint l'eau en quelques enjambées.

« Putain ! » Elle est froide bordel. Dans sa tête, y a une voix qui ricane en la traitant de conne. Et Charlie l'étouffe parce que non, elle a pas envie de regretter ses décisions, peu importe combien demain, elle voudra se pendre. Enfin non, les cordes, ça craint aussi. Crever ça craint en fait. On se demande bien pourquoi ils sont tous morts en fait. Pourquoi ils ont disparu les uns après les autres, laissant le chagrin et la colère envahir la colonie comme de nouveaux pensionnaires permanents.

Charlie lève les yeux vers le ciel, laissant la lune baigner son visage dans une lueur irréelle. Ses cheveux trempés collent à son dos, au dessus du fameux t-shirt orange. Sur sa peau, la chair de poule a élu domicile. Et ses jambes sont définitivement gelées. Le bout de ses doigts se rident peu à peu, elle le sent.

Alors son corps se réchauffe tout doucement. Comme un interrupteur qu'on aurait passé sur On. La chaleur est ténue d'abord, indescriptible. Une vague qui lutte tout doucement. Et pourtant, Charlie est toujours à moitié dans l'eau plus que froide. C'est... étrange. C'est bon aussi, un peu. Et au-dessus, les étoiles lui sourient.

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Zadig P. Lyndon
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charlie & zadig

still alive

Il trouvait cela assez cocasse. Comme quoi l'être humain était capable de beaucoup, lorsqu'il avait vécu quelque chose qu'il pouvait considérer comme traumatisant. Alors, que pourtant habituellement le son de l'eau, l'observation du ciel étoilé ou toutes ces autres conneries de contemplation de la nature le calmait pour un long moment, aujourd'hui cela lui paraissait bien fade au bout d'une dizaine de minutes. Heureusement que la fille d'Héphaïstos était arrivée à ce moment. Sinon il s'apprêtait à partir se balader ailleurs. Voir s'il n'y avait pas autre chose à faire, voir s'il n'y avait pas des choses qui le tiendraient en haleine et qui allait l'empêcher notamment de retourner se coucher.

« Touché ! » déclarait-il plus pour lui-même. « Idem ». Cela ne servait à rien de s'étendre avec de long discours qui ne servait à rien. Il n'était pas né de la dernière pluie et se doutait, du moins il en avait l'impression que la jeune femme lui mentait. Mais en même temps, elle n'avait jamais vraiment été loquace. Lui ce soir, il ne voulait pas. Vraiment pas. Ça ne servait à rien. Mis à part remuer le couteau dans la plaie. Et puis de toute façon les insomnies pour les demi-dieux étaient monnaie courante, alors elle allait devoir se contenter de cela. C'est tout. Et ce n'était déjà pas mal.


Et puis une idée folle venait de lui traverser l'esprit. Elle voulait aller se baigner. Ce petit regain d'adrénaline était assez suffisant pour faire que Zadig s'était relevé d'un seul coup. Mais il voyait bien que la jeune femme allait « gagner » son petit jeu quelque peu puéril, mais qui avait eu la capacité d'intéresser un minimum le fils d'Iris. Cela lui semblait quelque peu étrange vu la saison que la fille du feu veuille se jeter à l'eau. Lui cela ne le dérangeait aucunement… Mais qu'en était-il réellement pour cette demoiselle ? Il restait la regarder plonger dans l'eau, tout en restant sur la place. Poussant un juron, très certainement à cause de la fraîcheur de l'eau, cela avait le mérite de faire sourire Lyndon.
Il se souvenait de cette période avant tout ce bordel, que Zadig faisait partie des petits farceurs qui aimaient venir faire chier la fille de la forge. Ils s'étaient plusieurs fois parlés… Ou au moins échangé quelques mots. Elle réparait son arc et le maintenait en bonne forme et pour la remercier Zadig la cherchait un peu. Beaucoup parfois. Il ne savait pas vraiment l'origine de cette recherche frénétique de son attention. Elle était jolie, c'était quelque chose à n'en pas douter. Mais dans le fond, pourquoi était-il comme cela, avant, avec elle ?

La question était tellement importante. À dire vrai, cela lui paraissait une tout autre époque. Son lui d'avant, était un tout autre « homme » que celui qu'il était aujourd'hui. Ils n'avaient rien en commun. Il n'était qu'une pale copie, un sosie bien fade. Mais en même temps, il ne comprenait pas cette attitude qu'il avait pu avoir… C'était étranger. Bizarre. Loin de lui. Loin dans ses pensées. Loin de tout ce qu'il connaissait aujourd'hui.
Et pourtant… Il ne savait pas trop. Son corps ne répondait plus au contrôle de son cerveau, qui lui interdisait cette idée toute aussi folle que d'aller se baigner en plein mois de mars. Et pourtant… Sa bière toujours dans la main, il déployait ses ailes pour venir juste au-dessus de l'eau, sans pour autant y pénétrer. Planant juste aussi de la jeune femme, il restait la regarder avec malice. Il ne se reconnaissait pas. Pourquoi faisait-il ça ? « Elle a l'air froide n'est-ce pas ? » C'était comme si quelqu'un contrôlait son corps. Parlait à sa place. Qu'est-ce qu'il lui prenait tout un coup. Et d'un mouvement de la main gauche, comme s'il accompagnait l'eau, il utilisait son pouvoir d'hydrokinésie afin d'envoyer une vague dans la figure de la jeune demi-déesse. Si elle n'était pas complètement trempée, c'était le cas maintenant.

Il finissait sa bière tout en s'élevant dans les airs. Il avait un sourire qu'il n'avait pas eu depuis longtemps sur le visage. Il ne se comprenait pas. Balançant la bouteille de l'alcool qu'il venait de terminer sur la place, avec la précision qui démontrait bien ses aptitudes d'archer, il partait en piquer vers l'eau. Non loin de sa comparse de la soirée. Utilisant une nouvelle fois sa capacité à contrôler l'eau, cette dernière venait le cueillir au vol, pour que le choc de l'impact soit minime et même quasi inexistant. Dans l'eau, il se sentait bien. Comme lorsqu'il était en train de voler d'ailleurs. Il rétractait ses ailes et sortait la tête de l'eau, face à Charlie. « Elle n'est pas si mauvaise que ça ! » C'était insensé. Son attitude était… Tellement loin de son état d'esprit actuel que…



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Charlie J. Keystone
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Zadig & Charlie

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Il y a dans la pénombre nocturne, cette illusion que nous ne sommes jamais vraiment seuls. Les étoiles observent, le vent murmure, et la lune vient à caresser l'eau de ses rayons argentés. C'est magique, en fait. Et en une seconde, les merdes qu'elle a dans le cerveau se transforment, son esprit se tranquillise. Elle inspire profondément, et ferme les yeux. Même la température de l'eau n'a plus d'importance. De toutes façons, son corps fait son job. Il libère un peu de cette chaleur étrange qui fait d'elle une bouillotte à taille humaine. Charlie bouge les bras doucement, et ressent les ondulations qu'elle provoque dans l'eau. C'est tiède à présent, tranquille. Même s'il fait nuit, même si elle a ces effluves récurrents d'alcool qui modifient sa manière de réfléchir, et ouais, même si Zadig est là, aussi. Elle peut faire avec. Elle fait déjà avec, en vérité.

Quand la luminosité se fit moins forte, comme si l'on avait couvert l'éclat de la lune, Charlie rouvrit les yeux. La première chose qu'elle discerna fut cette silhouette sombre planant au-dessus d'elle. Son cerveau mit un instant à comprendre qu'il s'agissait du demi-dieu, et un peu plus de temps encore à lui souffler qu'il cachait les étoiles. Elle resta figée, ni de peur ou de colère, mais prenant simplement le temps de s'attarder sur les détails de cette vision. Ce n'est pas tous les jours que l'on se croit dans un film hollywoodien à gros budgets. Cette simple pensée la fit frémir, un rictus étira un coin de ses lèvres, et... il parla. Distraitement, elle acquiesça sans rien dire, parce qu'il n'y avait rien à répondre à la logique même. Heureusement qu'elle n'avait pas ouvert la bouche d'ailleurs. Se prendre une vague d'eau de mer dans la tronche est déjà amplement suffisant. Une seconde, elle resta paralysée, de l'eau jusqu'au nombril avant de secouer doucement la tête. Les mèches rebelles glissèrent dans sa nuque pour y rester figées. Les dernières gouttes longèrent ses joues, son cou et plus bas encore. Et quand elle sentit qu'elle pouvait parler sans risquer d'avoir le goût persistant du sel sur sa langue, Charlie haussa un sourcil et le défia du regard. « C'est ainsi que tu joues ? Avec les dés truqués d'avance ? »

Entre elle, le feu, et lui, l'eau... On ne peut guère parler forces égales. Enfin, pas alors qu'elle a la moitié du corps submergé. Le bruit d'ailes qui s'entrechoquent la rappela sur terre, et Charlie observa le garçon frôler la surface de l'eau. Il jeta la bouteille sur le sable, et revint, plongeant directement. La fille d'Hépha ne quitta pas la masse noire autour d'elle, attendant de le voir réapparaître d'une seconde à l'autre. Et dès que sa tête perça la surface, elle attendit juste qu'il parle pour projeter sa main et créer une onde marine dans sa direction. Chacun son tour d'être arrosé.

« Ah oui ? Elle n'est pas trop froide ? » Pour reprendre ses termes, alors qu'elle avait pertinemment conscience de la fraîcheur de la mer autour d'eux. Il y a encore peu de temps, elle grelottait toute entière. Allait-il lui dire que l'eau n'avait pas de température pour lui ? Voyons, tout le monde ne peut pas être Percy Jackson. Amusée, un frémissement sur les lèvres qu'elle retint au dernier moment, elle réitéra son geste, poussant l'eau dans sa direction avec adresse. Une sale môme qui barbote dans l'eau, voilà où elle en était réduite. Mais pour ce soir, tant pis. Demain, elle reprendrait les choses correctement. Là... « Rassure toi, une bière devrait t'aider à te réchauffer. » L'alcool et ses effets traîtres. Elle en avait connaissance, bien sûr, mais tous deux ne semblaient pas avoir besoin d'autre chose que de boire, et passer le temps de manière légère. Elle l'avait vue dans les yeux de Zadig quand il fonctionne parfois sur pilote automatique, cette lueur qui traduit son mal-être, son changement. Elle avait beau ne pas être son amie, elle n'aimait pas cette lueur. Et là... Ouais, elle avait disparu. Charlie ne le quittait pas des yeux, enregistrant ce qu'elle voyait. « Ou deux, si besoin. » Sa voix était un peu rauque, habituelle, mais dans la nuit, ça lui donnait l'impression qu'il n'y avait plus qu'eux deux.
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