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Nasha E. Daendels
+ messages : 177
+ face and credits : maggie duran.

Nasha Elke Daendels
ft. maggie duran
↘ carte d'identité
nom : daendels, nom familier aux oreilles des amateurs d'art, la réputation de la galerie de son père n'étant plus à refaire. + prénom(s) : nasha, natasha de son nom complet, qui n'a servi qu'à faire joli sur les papiers administratifs. son père l'a toujours appelée nasha, et c'est resté. elke est son second prénom, celui de la voisine excentrique qui a toujours eu un geste généreux envers son père, même lorsqu'il parvenait à peine à payer son loyer. + surnom(s) : nasha est déjà un surnom, mais elle-même étant adepte des petits noms improvisés, elle en a récolté son lot au fil du temps : ceci dit, aucun n'est resté suffisamment longtemps pour se démarquer. + âge : vingt-trois ans. + date et lieu de naissance : elle a vu le jour un  trois avril, à new bedford, massachussetts. + orientation sexuelle : bisexuelle, elle reste un esprit libre et apprécie de se laisser séduire. le corps humain est une oeuvre d'art à ses yeux, quel qu'en soit le genre, quelles qu'en soient les formes. + statut civil : célibataire. + occupation : à la colonie, elle est instructrice de combat (mur d'escalade, parcours/agilité). lorsqu'elle reste à new york, elle trouve le moyen de gagner un petit plus en prétendant être voyante, surtout la nuit, lorsque sa peau se recouvre du ciel étoilé. plus régulièrement, elle travaille également dans une boîte de striptease en tant que barmaid.  + groupe : colonie.

parent divin : nyx, la nuit. + pouvoir(s) : voile de nuit, qu'elle peut déployer comme on étendrait un drap, un voile d'étoiles où se reflètent les profondeurs de l'univers et ses merveilles. étendu autour d'elle et de ceux qui l'entourent, il possède à la fois la capacité de camoufler quiconque elle enveloppe à l'intérieur, et d'apaiser les esprits. après tout, qui ne serait pas apaisé par le ciel étoilé soudainement déposé à portée de main ? elle possède également le pouvoir qu'elle appelle son planétarium personnel, qui lui permet de projeter une personne (ou plusieurs) dans un état d'esprit plus libéré en leur faisant littéralement voir les étoiles pendant de longues minutes : c'est comme s'ils étaient soudainement au beau milieu d'un ciel étoilé, sans rien d'autre - elle peut les piéger à l'intérieur si nécessaire, mais ne le fait que rarement. + arme de prédilection : l'un de ses pinceaux, au manche décoré d'étoiles qui sembleraient presque se mouvoir, a la capacité de prendre la forme d'un arc fin accompagné de son carquois. + particularité : la nuit, sa peau reflète le ciel au-dessus d'elle, comme une multitude de grains de beauté qui brillent faiblement. on peut presque retracer les constellations sur sa peau.

↘ caractère
aisément fascinée par tout et n'importe quoi + esprit libre + toujours occupée + discrète si nécessaire + alterne les jobs et les activités pour ne jamais avoir une minute de libre + toujours prête pour partir à l'aventure, que ce soit pour un mcdo à trois heures du matin ou une quête à l'autre bout du pays + aérienne à sa manière + chaleureuse + libre + grande adepte du body painting, il n'est pas rare qu'elle aborde des inconnus ou s'empare simplement du bras de ses amis pour peindre dessus dans le plus grand des silences + vit surtout la nuit + rêveuse + jamais timide + s'est essayé au théâtre de longues années auparavant et n'en a gardé que sa capacité à conserver un air inspiré lors de ses séances de prétendue voyance + elle semble avoir de multiples facettes et personnalités, mais elle s'adapte juste aux situations (notamment à ses différents jobs) + a tendance à balancer des phrases sorties de gâteaux chinois quand elle veut se donner des airs de gourou inspirant + rêve d'avoir des tatouages mais n'a jamais sauté le pas + considère son corps (et celui des autres) comme un genre d'art avant tout - une toile, elle aime retracer ses cicatrices avec fascination et est tout autant fascinée par celles des autres + sa vision particulière du corps humain en général fait qu'on pense souvent qu'elle drague, chauffe, veut mettre du monde dans son lit : c'est rare lorsque c'est le cas + pour elle la sexualité est quelque chose d'abstrait, qu'elle apprécie de temps à autres, mais elle ne court pas après + elle préfère mille fois une soirée à l'extérieur à juste effleurer le moindre centimètre carré de la peau d'une personne à une nuit brûlante entre les draps + est dans son élément aux festivals de musique en extérieur + a tendance à porter tout un tas de bijoux discrets et d'accessoires variés + change de style comme d'humeur + son attitude générale crie l'indépendance et la liberté + elle n'a pas de mal à se faire des amis, mais plus de mal à s'en faire de véritables + partage sa vie entre new york et la colonie + déteste rester statique + très mauvaise cuisinière (elle prétend qu'elle ne sait faire que les space cake, pour l'ironie).

↘ Depuis combien de temps sais-tu que tu es un(e) sang-mêlé(e) ?
C'est une palette où les verts se déclinent, tirant parfois sur le jaune, la Colonie. Ce sont ses huit ans, où son père l'a emmenée face à son oeuvre la plus connue, celle qui a serré les coeurs par son étrangeté et sa beauté irréfutable, pour la laisser l'observer longtemps, comme il l'a toujours fait.
Qu'est-ce que tu vois, Nasha ? La nuit, papa. Les étoiles, le ciel que l'on observe durant les étés où le vent chasse nuages et pollution, et le mystère et la dureté du visage de la femme, en partie masqué par le voile. L'univers dans son regard, si profond qu'on s'y perdrait, si profond que je n'ose pas regarder de trop près. Tu sais ce que je vois, moi ? Non, bien sûr que non, papa, je ne sais jamais ce que tu vois, c'est pour ça que je ne comprends jamais ce qui se cache dans les couleurs tristes de tes peintures et dans les paysages fades que tu dépeins.
La Femme au Voile de Nuit, qui a fait couler l'encre et fait déplacer les plus grands, dégainer les chéquiers les plus lourds et fait marchander les plus riches. La Femme au Voile de Nuit, seule indice de l'apparence de sa mère, puisque c'est ce que la peinture représente, la femme qui l'espace de quelques nuits, a renversé le coeur de son père et a tourné les couleurs ocres de son âme en un amas de gris et de noirs tristes. Elle avait huit ans, et lorsque son père lui a dévoilé la peinture, elle s'est emparé de sa main, l'a serrée avec force, et l'a lâchée pour prendre ses pinceaux et dessiner le long du bras bronzé de son père. Des déclinaisons de bleus, je suis désolée qu'elle t'ait pris tout ce que tu possédais, des pointes de noirs, l'univers avale tout ce qu'il trouve, ton esprit, ton âme et ta créativité, et des jaunes si pâles qu'ils en sembleraient blancs, on reste là, nous, elle n'a rien avalé de tes trois enfants, l'espoir reste, on reste, ne t'en fais pas.
Elle est le résultat de la peinture qui a rendu son père célèbre et le résultat d'une relation qui a dévoré tout ce qui rendait son père si doué en tant qu'artiste.
La Colonie était un moyen de s'excuser - de disparaître, parce qu'il le voyait parfois dans son regard sombre ou dans le voile qu'elle déployait par accident, la Femme au Voile de Nuit fait partie de Nasha, et Nasha fait partie d'elle. Elle s'y est plue malgré tout, y passant ses étés, découvrant les armes, les techniques d'entraînement, la magie qui habitait les lieux. Comme dans le reste des univers dans lesquels elle évoluait, elle s'y est adaptée. Mieux, s'y est fait une place, infime et sans importance, mais une place malgré tout. Le sourire aux lèvres, l'attitude qui criait libre, libre, la soif d'apprendre, les nouveaux décors à peindre encore et encore dans de multiples couleurs. Mais ce n'était rien comparé à la maison de bord de mer de son père, aux soirées passées blottie entre ses deux frères. Ce n'était rien, mais c'était déjà ça, et ça permettait à son père d'oublier sa mère. Elle lui devait bien ça. C'est une dette qu'elle ne comblera jamais.


↘ As-tu pris part à la bataille de Manhattan ? Et celle contre Gaïa ? Si oui, à quel camp as-tu choisi d'être loyal(e) ?
C'est une toile où les rouges et gris s'entrechoquent avec violence, s'enlacent sans jamais se mélanger, se frappent et hurlent et dégoulinent et ne laissent place à aucune précision et aucun détail. C'est une toile qui hurle la violence et la douleur et la peine.
Manhattan était d'or et de rouge, son admiration pour Silena Beauregard, la force des convictions des deux camps, le désespoir de ceux qui cherchaient à faire payer des parents indifférents, la pureté de ce qu'ils croyaient juste mais salissaient d'actes maladroits et influencés. Manhattan était d'or et de rouge, la réalité de la violence, le métal froid et mordant, les pouvoirs qui se déchaînaient, la destruction semée à chaque coin de la ville entre les mortels endormis, les regards fous des monstres et la haine, la haine. Manhattan était d'or et de rouge, ses flèches fendant l'air et son souffle irrégulier, les hurlements teintés de couleurs salies qui coupaient l'air, le poids dans son estomac aux accents gris et froids.
Gaïa était d'argent et de charbon, les monstres aux gueules ouvertes et les alliances si fortes, la volonté implacable de ceux qui préfèreraient mourir que de laisser leur monde à une déesse meurtrière, la certitude que rien ne les empêchera de défendre leur monde parce qu'il était le leur, le leur et pas celui d'une déesse assoiffée de haine et à peine éveillée. Gaïa était d'argent et de charbon, les morts aux yeux figés, teintés d'écarlates et vides, vides, vides étendus entre les armes plongées dans les monstres et les explosions de poussière d'or. Gaïa était d'argent et de charbon, le goût du sang dans la bouche des survivants et la perdition dans leurs poumons, les questions sur le bout des lèvres et la peur encore poignante dans leurs estomacs noués, la perte qui fauche et la douleur qui laisse des cicatrices sur les peaux jeunes et les âmes ébréchées.
C'est une toile qu'elle ne peindra jamais mais qui attend, quelque part sous son sternum, qui attend d'être posée sur la peau de certains et étalées sur un morceau de mur des rues de New York, une toile trop douloureuse pour prendre forme, qui murmure, pas encore, une toile qui sera probablement sa Femme au Voile de Nuit, un jour, peut-être.

↘ Et maintenant, que deviens-tu ?
Elle passe au-dessus. Parce que la vie continue, et que le jour succède à la nuit, et que malgré la guerre et ses effets, sa vie n'est pas que ça. Elle a l'avantage de la distance, de la famille à New York qui l'attend, de sa peinture qui lui change les idées, de son travail qui lui fait voir que la vie continue, et de ses proches quels qu'ils soient, qui lui rappellent qu'ils n'ont pas tout perdu - ils ont échappé au pire, après tout. Ca ne l'empêche pas d'être silencieuse, d'écouter l'histoire des cicatrices qu'elle effleure lorsqu'elle peint, d'observer les siennes dans le miroir et de constater que parfois, elle se sent plus ancienne qu'elle ne le devrait. Mais c'est la vie, et elle ne le sait que trop bien. Ca ne l'empêche pas de continuer, au contraire : ça l'y pousse, plus que jamais.
derrière l'écran
sixty. | lea.
âge : vingt-deux ans. + présence : well. + personnage inventé ou scénario/pv : inventé. + un dernier mot ? yooooo tell me what you want what you really really want.
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Nasha E. Daendels
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at night i come alive
Le bout de son index retrace la colonne vertébrale, accroche une cicatrice pâle, s'y attarde. La peau est parcourue de frissons minuscules. "Bataille du labyrinthe," énonce-t-il, la voix étouffée par le bras dans lequel il a enfoui le visage. Ils se cachent souvent le visage. Une façon de masquer la pudeur et de se sentir moins nus, malgré le fait qu'ils soient toujours dévêtus sous son regard et ses mains. Elle émet un son songeur, à la fois pour qu'il sache qu'elle l'a entendu et écouté, et parce qu'elle est à des kilomètres, plongée dans la bataille. Elle peut presque sentir la lame de l'épée qui a entamé la chair.
Elle observe toujours ses toiles, avant de se mettre au travail. Ses mains glissent sur toute la surface à la recherche du relief, des marques. C'est là que l'inspiration vient. C'est l'instant qu'elle préfère. Le silence, la gêne de ceux qui lui serviront de support qui fond lentement. Les couleurs qui lui apparaissent. Le bout de son ongle effleure les grains de beauté qui tentent de se faire discret contre ses côtes. Puis, elle trace ses omoplates. Sous ses doigts, les muscles sont en mouvement, c'est léger, subtil, mais elle a le doigt juste dessus. "Bleu," elle murmure, avant que son souffle ne s'accroche au fond de sa gorge. "Non, vert." Il bouge légèrement, ouvre un oeil qui passe juste au-dessus de son avant-bras avant de s'installer dans son regard. Elle lui sourit. Détendue. "Vert ?" Il interroge. Il veut demander. Elle le sent. "Vert," elle confirme. N'élabore pas. Il n'insiste pas. "Peut-être des vignes," murmure-t-elle après une éternité, pensive. Les images se forment devant ses yeux, floues et précises à la fois. Les couleurs sont éclatantes. Elle les laisse rarement choisir. Les couleurs, les dessins, les formes. Ils veulent toujours ce qu'ils ne sont pas - ce qu'ils voudraient être. Elle ne peint que ce qu'elle voit d'eux. Ce qu'ils sont. En partie. Elle ne peint que ce qu'elle apprend d'eux. "Comment tu te sens ?" Elle demande, la main à plat entre ses omoplates, immobile, parce qu'elle pose toujours la question lorsque c'est la première fois. Il met longtemps à répondre - elle a fait glisser sa main jusqu'au bas de son dos lorsqu'il ouvre la bouche. "Je ne sais pas." Elle est remontée, le bout des doigts sur sa nuque, quand il ajoute. "Curieux." Elle retire sa main, croise à nouveau son regard et lui adresse un sourire. "Des vignes. Et peut-être du lierre." Il ferme les yeux. Elle ouvre sa sacoche.
Elle prend toujours son temps, avant de se mettre au travail. Chaque chose est à sa place - les pinceaux, la peinture, l'image dans son esprit, la toile sous ses yeux. C'est là qu'elle décide ce qu'elle racontera. Ils lui offrent leurs corps le temps d'une image, elle leur offre son histoire. Ils se mettent à nu pour elle, c'est seulement juste qu'elle leur rende la pareille. "Mon père était un peintre," et elle verse l'eau claire dans le gobelet transparent. Au fond, dans les rainures du plastique, il reste du rouge et un peu de violet. "Il ne l'est plus ?" Elle aligne les tubes de peinture, les mélange dans ses pensées, les mélange dans la réalité. "Non." L'oeil se rouvre. "Qu'est-ce qu'il lui est arrivé ?" Le coin de ses lèvres se soulève. "La vie. L'âge. L'amertume." Sur la palette, les verts attendent. Elle pose les yeux sur les pinceaux. "C'est difficile de peindre de jolies choses quand le désespoir rend le reste du monde terne et sans couleurs." L'oeil se referme. Elle s'empare du pinceau. "On dit toujours que les artistes font des merveilles lorsqu'ils sont malheureux." Il murmure. Le pinceau plonge dans l'eau, en ressort, laisse retomber quelques gouttes sur le tissu éclaboussé de couleurs variées. "Il y a une différence entre le malheur et l'absence d'espoir. Personne ne croit en l'oeuvre d'un artiste si lui-même n'y croit pas." Le pinceau caresse la peinture, s'en empare. "Mon père était un peintre très doué. Il n'a cru qu'en une seule de ses oeuvres, ceci dit." Enfin, après une éternité, le pinceau se pose sur la peau, tire un sursaut au corps qui lui sert de toile. "Laquelle ?" Elle esquisse un sourire doux. "La Femme Voilée de Nuit."

Nasha commence comme ça : un soir d'été, Erik Daendels peint les bateaux amarrés au port de New Bedford pendant que ses fils jettent des cailloux dans l'eau, assis sur la jetée les jambes dans le vide. Assise sur un banc, la femme observe le peintre. Quand elle vient lui parler, elle le laisse l'emmener chez lui, et quand ses fils dorment à poings fermés, il verrouille la porte de la chambre et Erik ne sait pas s'il veut la peindre ou la toucher. Il finit par faire les deux, et leur histoire s'étend sur de longues semaines où ils vivent la nuit et trompent leur solitude. Un jour, la femme disparaît. Le peintre noie sa peine dans son tableau. Nasha commence comme ça : déposée dans les bras du peintre, la nuit luisant sur son corps minuscule dès que le soleil se couche, les constellations tracées par les doigts émerveillés de ses grands frères, le regard de son père chargé de tristesse mais aussi d'amour. La suite est identique. Elle éclaire d'elle-même la cabane qu'ils ont construite dans le jardin. Ses frères lui apprennent à grimper aux arbres, son père lui apprend à tenir ses pinceaux, et elle découvre qu'elle préfère peindre sur les êtres humains plutôt que sur des toiles. La Femme au Voile de Nuit trouve sa place dans une galerie minuscule au coeur de New Bedford. Bientôt, New York la réclame. Ils déménagent. Avant de partir, Nasha et ses frères dorment dans la cabane, et gravent leurs noms dans le bois.

La Femme au Voile de Nuit permet à Erik d'acheter sa galerie. Lentement, il gagne une réputation. Il ne peint plus rien d'autre que des paysages tristes, mais parfois, la douleur qui s'y cache séduit ceux qui n'éprouvent plus rien depuis qu'ils sont protégés par les chiffres allongés de leurs comptes en banque. Ils ne manquent de rien. Nasha peint sur ses frères, et ils tracent toujours les constellations sur ses bras avec fascination, tout en lui murmurant des secrets. Elle leur confie qu'elle est amoureuse du garçon de sa classe. Ils lui confient qu'ils ont volé une bouteille de vin blanc et qu'ils l'ont bue avec leurs amis, et qu'ils ont vomi tous les deux. Quand ils n'arrivent pas à dormir, elle les recouvre du voile d'étoiles qu'elle parvient à étendre sans savoir comment, et ils se racontent des histoires. Souvent, ils sont les héros de mille aventures, que Nasha finit par peindre dans des tourbillons colorés sur le dos de ses frères. Quand ils se mettent côte à côte, les histoires se complètent.

La Colonie lui plaît, avec ses couleurs vives et sa magie qui virevolte. Elle voudrait tout pouvoir peindre. Les entraînements la rendent plus vive, et quand elle rentre à la maison, elle escalade les bâtiments plus vite que ses frères, parvient à les suivre quand ils grimpent aux barrières pour se baigner dans les piscines d'inconnus. Elle leur raconte la Colonie en flottant sur le dos, le corps recouvert de la lueur désormais familière des étoiles. Ils lui racontent le lycée, puis l'université. Un jour, elle leur raconte Manhattan. Ils lui racontent les filles et les bouteilles et la musique aux basses assourdissantes. Leurs mondes s'entrechoquent et elle les dessine sur leur peau dans un silence confortable. Après, elle leur raconte Gaïa. Ils lui racontent les catastrophes naturelles et les changements de température. Ils ne peignent pas, mais dessinent des remerciements du bout des doigts sur les constellations quand elle pleure dans leurs bras, parce qu'elle fait partie de ceux qui ont sauvé le monde et que personne ne le saura jamais.

"Montre nous, allez." Nasha fronce le nez, contrariée. "Je fais pas ça pour le fun, Max." Le plus âgé de ses frères agite une main bronzée, le regard pétillant. "Menteuse." Elle ne répond pas - il a raison. A côté de lui, Ellian s'agite. Ses boucles brunes lui retombent devant les yeux, et il les écarte, dévoile des taches de rousseur qui ressemblent aux constellations qui scintillent déjà sur la peau de Nasha. "Juste pour voir, Nash. Prétend qu'on est tes clients." Elle soupire. Elle sait déjà qu'elle va craquer.
C'était sûrement une erreur, de leur confier qu'en plus de son job au club de striptease - où Max et Ellian se sont ramenés, le sourire aux lèvres, pour commander les cocktails les plus compliqués pour l'ennuyer -, elle travaille aussi à New York. Prétendue voyante. Ils ont adoré. Elle se lève, et Max la retient par le poignet, mais elle se dégage avec un petit rire. "Il me faut mes cartes, si vous voulez une démonstration." Max la laisse partir, et elle les entend glousser tous les deux. Ils se sont installés sur la terrasse à l'arrière de la maison. Leur père est dans son atelier, à peindre ou organiser de nouvelles expositions, elle ne sait pas vraiment. Elle est arrivée quelques heures plus tôt, après ses heures au club. Parfois, elle n'a juste pas le coeur de retourner à la Colonie. Elle retrouve la chaleur familière et revigorante de sa famille. Ils lui manquent en permanence.
Quand elle revient, ils n'ont pas bougé. Max a les jambes étendues au sol, adossé contre la rambarde de la terrasse, et Ellian a la tête posée sur ses jambes, complètement allongé sur le bois vieillissant. Elle s'arrête une seconde pour les observer, mémorise les couleurs. Ils l'ont vue arriver, mais sont habitués à ces pauses, ces moments où l'artiste prend le dessus sur la personne. Ils la laissent enregistrer. Quand elle s'installe en tailleur face à Max, Ellian se redresse et sa position est un miroir de la sienne, les jambes croisées. La cicatrice de leur aventure au zoo de New Bedford ressort de son short, serpente le long de sa cuisse. Elle pose le paquet de cartes devant elle, et leur jette un regard neutre. "Alors ?" Max hausse les épaules. "Dis nous si Ellian va trouver l'amour, il est désespéré." Ellian émet un son de protestation et donne un coup de coude à Max. Tous les deux échangent le même genre de coups pendant quelques secondes, avant de se reprendre. Nasha affiche un sourire en coin malgré elle. "On doit obligatoirement poser une question ?" demande alors Ellian, songeur, sérieux. Il a l'expression qu'il prend toujours lorsqu'il s'intéresse à un nouveau sujet - pensif, intéressé, le parfait étudiant. Il à l'air extraordinairement jeune avec ses taches de rousseur, mais cette expression lui donne toujours l'air beaucoup plus vieux. Nasha hausse une épaule. "J'en sais rien, je suis une fausse voyante, je vous rappelle." Max s'agite, s'installe en tailleur à son tour, referme l'espèce de triangle qu'ils forment. "On peut tirer chacun une carte pour nous ? On verra bien." Les deux autres hochent la tête, et c'est décidé.
Nasha mélange les cartes, tire la première. Ellian et Max se mettent à rire quand elle dévoile sa carte : l'étoile. "Ca veut dire quoi ? Enfin, à part l'évidence." Max ricane à sa propre plaisanterie, et Nasha le fait taire en lui frappant la main du plat de la carte. "C'est.. Un renouveau, du changement, mais positif. Ca veut dire que soit, tu as vécu un évènement, un changement choquant ou énorme ou douloureux, et qu'il ne t'a pas brisé, ou que ça va arriver, mais que tu vas t'en sortir." Un silence suit ses paroles, et elle sait qu'ils pensent tous à Manhattan, Gaïa. Elle se racle la gorge et tend le paquet de cartes à Ellian, qui retourne à son tour la carte au-dessus du paquet. Il pose le deux de coupe au-dessus de l'étoile, et jette un oeil intrigué à Nasha, qui sourit à nouveau. "Nouvelle rencontre, union, c'est parfois romantique, en tous cas ça promet une relation très forte. Si tu es déjà dans une relation, ça te rappelle aussi de ne pas trop te donner à fond et de ne pas t'oublier." Max est secoué d'un rire silencieux, et Ellian a les lèvres pincées. "Je déteste tes cartes." Nasha lève les mains. "Je suis fausse voyante, t'en fais pas." Max s'arrête finalement de rire, et tend la main pour une carte. Le six d'épée vient compléter la série de cartes déjà tirées. "Si t'es dans une situation compliquée, ça veut dire que c'est le moment de considérer la fuite. Littéralement, ou métaphoriquement. C'est pour te rappeler que c'est pas forcément lâche, c'est juste courageux, parfois." Ils échangent un regard, et le silence s'installe. Max le brise après de longues minutes en s'allongeant sur le sol. "Pour une fausse voyante, tu connais ton sujet." Nasha ricane en étendant la jambe pour lui donner un léger coup. "Faut bien être convaincante."
Plus tard, quand ils sont tous les trois étendus, Nasha entre eux deux, Max leur confie qu'il envisage de voyager. Ils échangent des encouragements murmurés, Max et Ellian tracent les étoiles sur sa peau, et elle peint des paysages sur la jambe de Max, et pendant un moment, ils oublient qu'ils n'ont plus quinze ans.

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A. Kai-Dewyn Higgins
+ messages : 172
+ face and credits : • Feat Lucas Bernardini // (c) Cosmic light
:pepito: :pepito: :pepito: :pepito: :pepito: :pepito: :pepito: :pepito:
COMMENT T'ES BELLE :wa: :wa: :haa: :haa: :gah: :gah:
JE SUIS TROP HAPPY D'AVOIR UNE SISTER :nya: :string: :bwala:

Bienvenue, déjà :cc: :yé:

Et que dire, Duran, je valide tellement, ultra canon :bave: :amen: :faints: sérieux les enfants de la nt sont tellement hot, on va réchauffer les cœurs la nuit :cutie: :hin: :seksi:
JE VALIDE TELLEMENT, les pouvoirs et la particularité, ça lui va trop bien, c'est tellement classe, ça lui colle à la peau (jeu de mot pourri désolé xD) Arrow
J'ai trop hâte de te voir validé et de pouvoir rp avec toi (ceux avec TOUS mes persos) :lov: :kai:


:culotte: :rabbit: :nevh: :bed: :keith: :theo: :hug3: :loki2: :kenna:

_________________
I love the way you lie !
I can't tell you what it really is I can only tell you what it feels like And right now there's a steel knife in my windpipe I can't breathe but I still fight As long as the wrong feels right honey...
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Charlie J. Keystone
+ messages : 363
+ face and credits : Ira Chernova - Psychotic Kid
... Merde, abus des smileys de la part de mon voisin du dessus. (J'en suis restée choquée en mode "okay, j'peux utiliser lesquels du coup ?" :mdr: )

Bref. Que dire... Tu sais déjà que j'veux mettre Nasha dans mon lit, et probablement pas que là, d'ailleurs :miguel:

Elle est sublime, et son caractère envoûte déjà. Bon courage pour ce qui reste à écrire, et of course, j'viendrais quémander un sujet :zad:

_________________


The giants of the world crashing down. The end is near I hear the trumpets sound
(c) crackle bones
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Luca M. Carnstairs
+ messages : 237
+ face and credits : odeya rush (moony.) + astra (signa)
cette particularité :faints: trop envie d'en lire plus sur cette nasha, finis vite cette fiche :cute:

_________________

   
Who will fix me now?
what doesn't destroy you, leaves you broken instead. got a hole in my soul growing deeper and deeper. and i can't take one more moment of this silence. the loneliness is haunting me and the weight of the world's getting harder to hold up.
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Johanna A. Rivera
+ messages : 43
+ face and credits : emeraude toubia (c) hollidaysee.
elle est si envoûtante, daaamn. :faints:
j'ai tellement hâte de voir le reste et de voir tes rps, woah.

courage pour le reste. I love you

_________________

they made you into a weapon and told you to find peace.
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Nasha E. Daendels
+ messages : 177
+ face and credits : maggie duran.
kai LE BRO. :luv: hâte de venir t'enquiquiner dès que possible, héhé. :zad: attention le peuple, les enfants de la night possèdent le swag :cool:

charlie pauvre petite nasha, à peine créée qu'on veut la souiller :dramaqueen: :miguel:
merci, et c'est noté pour le sujet :héé:

luca chef oui chef, je me dépêche :faints: merci :keur:

johanna t'inquiètes boss, bientôt je mettrais le feu dans ton club :miguel:
merci I love you
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Invité
Invité
Une femme de couleur, une femme de feu D= !

J'avoue, j'adhère pour la particularité ** Si beauuuuuu !


En tout cas bienvenue o/ !
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Nasha E. Daendels
+ messages : 177
+ face and credits : maggie duran.
héhé, merci, et ravie que ma particularité plaise autant :héé:

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WHEN NIGHT COMES

i swallowed the night and felt fuller than the moon. ©️ signature by anaëlle.
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Noah S. Warsmond
Admin
+ messages : 458
+ face and credits : jeremy allen white, (c) dark dreams.
BRAVO
bienvenue, demi-dieu!

NASHA I love you I love you je suis trop amoureuse bordel, elle est trop cool! des pouvoirs à l'histoire en passant par la particularité! c'est un petit bijoux que tu nous a pondu là :keur: j'ai trop hâte de la voir en rp, sérieux :urg: tu gères de ouf meuf :zad:

En tout cas, bienvenue parmi nous dans le monde mythologique! On espère que tu te plairas ici, parce que tu peux plus nous quitter! Il y a quelques points importants que tu dois effectuer avant d'être membre à part entière :keur2: :

- tu peux commencer par venir te recenser par > là < histoire d'être bien dans les règles comme il faut. :radis:
- tu peux ensuite créer ta fiche de liens > par là <, parce qu'entre nous, c'est toujours mieux d'avoir des potes. Pour organiser tes rps, parler de ta vie dans un journal c'est > ici < que ça se passe.

Ensuite, pense à aller voir les animations ainsi que ce qu'il se passe du côté de ton groupe > ici < et > là < pour ne pas être à la ramasse! Pour finir sur une note un peu fofolle, on a aussi une catégorie de flood > ici < donc dès que t'as un peu de temps libre, n'hésite pas à passer nous faire coucou! :N:


_________________
hold on darling
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