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  « à appeler son unique soutien. » MIWALD.Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Ewald est parti tôt ce matin, il voulait s’isoler du reste de sa cohorte en cette froide matinée. Parfois il y a des moments où il souhaite seulement être seul afin de penser à tout ce qu’il a fait, où il en est dans sa vie. Malheureusement ce genre d’élucubrations sur sa vie l’amène à être dans un état psychologique déplorable, la faute aux guerres, la faute au sens versé. Puis cette douleur qu’il a toujours à la main qu’il a explosé contre un mur il y a quelques jours en pleine nuit, et qui a été soignée par Mica le lance encore à l’heure actuelle. Les circonstances de cet accident plus ou moins volontaire n’en reste pas moins les cauchemars constants qui le hantent tous les jours depuis plusieurs mois. Quoi qu’il en soit, le centurion est sorti à six heures du matin alors qu’il fait toujours nuit afin d’aller courir dans tout le Camp Jupiter, il a laissé son collier avec son arme dans le dortoir car il n’en a pas besoin, il veut être loin de tout ça, veut oublier la violence et le sang. Il ne va pas faire que courir, il va aussi faire du sport, passer voir Hannibal pour s’occuper de lui, ou peut-être même aller discuter avec Terminus qu’il apprécie depuis qu’il est entré dans la légion. Oui, il va aller voir le dieu statue afin d’aller prendre des nouvelles, depuis plus de dix ans qu’ils se connaissent, forcément qu’ils s’apprécient un minimum.
Il commence donc par faire des foulées sur tous les endroits exploitables du Camp Jupiter, il a besoin de se défouler. Il sent le froid mordre les joues pendant qu’il court, le vent fait pleurer ses yeux et ébouriffe ses cheveux. Il croit dur comme fer que ça lui fera du bien, que tout ça rehaussera son énergie et qu’il durera longtemps dans son – pas si – petit jogging. Le demi-dieu commence donc par de petites foulées et par s’aventurer du côté de la Nouvelle Rome. Alors qu’il s’approche, il s’arrête non loin de Terminus qui semble être entrain de dormir. Mais un dieu ne dort pas. Il finit par s’avancer et se poser devant le dieu protecteur de la ville. « Salut Term’ ! Tu vas bien ? » Quand celui à qui Ewald s’adresse fait mine de se réveiller, il finit par remarquer qui est en face de lui. Directement ils engagent la discussion. « Von Hammer, elle est où ton arme ? Un bon romain doit toujours être armé. Sauf à la Nouvelle Rome ! » Oui, mais le seul problème c’est que justement, l’Allemand ne se trouve pas à la Nouvelle Rome, du moins pas officiellement, il est encore en dehors pour le moment, puis comment avouer au dieu protecteur du Camp Jupiter qu’il a peur de la guerre désormais et qu’il veut s’éloigner de tous les affrontements possibles, qu’à avoir sa claymore à portée de main est un mauvais souvenir et lui rappelle trop ce qu’il a dû faire lors de la guerre contre Krios et contre Sol. « Je ne fais que courir, j’ai pas besoin d’être armé en permanence, puis s’il le faut je sais quoi faire avec mon pouvoir. Quoi qu’il en soit je vais te laisser, j’dois continuer ma course. » Sur ce, il lui fait un signe avec ses doigts qu’il éloigne de sa tête comme un militaire en guise de salut et s’éloigne au pas de course pour continuer sa course.
Alors qu’il continue à courir, il s’approche progressivement des champs de Mars pour pouvoir faire la suite de son jogging. Plus il court, plus il a l’impression de se sentir vivant, et c’est bien agréable, pour une fois qu’il n’a pas envie de s’enfoncer au plus profond de ses pensées morbides et de ses souvenirs bien trop désagréables. C’est alors que sans s’en rendre compte il trébuche contre une pierre et tombe au sol, sa cheville se tordant dans un craquement sinistre, sa main déjà blessée se rouvre quand il s’écrase sur la roche. Il voit du sang couler au sol, et forcément, ça ramène de mauvais souvenirs, il commence à avoir foutrement mal, et même s’il ne pleure pas, même s’il ne crie pas, il souffre et pas qu’un peu. Alors la seule solution lui semble être celle-ci, se lier à son meilleur ami pour qu’il ressente la douleur et qu’il puisse venir, par chance il n’a qu’à se déplacer un petit peu pour pouvoir tendre la main sous l’eau glacée afin qu’il sache qu’il se situe sur la berge du Petit Tibre.
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Mica Walker
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Depuis la guerre contre Sol, le nombre de rêves sympas que j'ai fait se compte sur les doigts de la main. La plupart du temps, dès que je sombre dans le sommeil, les cauchemars s’enchaînent, et il faut croire que j'ai beaucoup d'imagination parce que tous les films Saw réunis à côté, ils font aussi peur qu'un épisode de Charlotte aux fraises. Mais là, c'est bon : je suis dans le genre de rêve dont j'ai pas du tout envie de me réveiller. Un rêve peuplé de filles super mignonnes qui veulent toutes me sauter dessus et qui trouvent trop génial que je sache préparer des médicaments à base de foie de morue. L'une d'elle – qui ressemble vachement à Mila Kunis – s'approche de moi en costume d'infirmière super sexy et super pas acceptable dans un hôpital, une grosse seringue à la main et se penche à mon oreille pour y murmurer : « Attention, ça va piquer... » avec une voix qui ferait bander un moine. Je glousse comme une pucelle sur le point de voir Ryan Gosling à poil et attends ma picouse – et ce qui vient avec – avec impatience. Mila Kunis enfonce l'aiguille dans mon bras et je la regarde tout fiérot en la narguant : « Tu vois, même pas ma-AAAAAAAAAAAAH PUTAIIIN ! » Tout d'un coup, je ressens une violente douleur à la main et une encore plus aiguë à la cheville. C'est tellement puissant que ça me réveille d'un coup, mais à mon grand désarroi, j'ai toujours aussi mal et il n'y a plus de Mila Kunis pour me consoler. J'étouffe des gémissements de douleur pour pas réveiller toute la cohorte et sors du lit en manquant de me ramasser comme une merde lorsque j'ai le malheur de m'appuyer sur ma cheville au supplice. Il me faut à peine quelques secondes pour sortir du brouillard du sommeil et comprendre ce qu'il se passe : c'est Ewald j'en suis sûr, il a dû s'amocher et m'alerte en se liant avec moi. Je frissonne d'angoisse en me magnant de chopper mon sac pour y foutre tout mon matos, des cachets, de l'eau et de la bouffe avant de me précipiter dehors pour foncer en boitant et sautant à cloche pied en fonction des pics de douleur vers la berge du Petit Tibre. C'est malin de la part d'Elwald d'avoir mis sa main dans la flotte pour me faire comprendre où il est même si maintenant j'ai les doigts gelés et pas moyen de les réchauffer même en soufflant dessus comme un malade.
Même si les blessures de mon meilleur pote me font un mal de chien quand je marche, je prends sur moi et coure aussi vite que je le peux avec ma patte folle jusqu'à lui en priant très fort pour que la douleur ne le foute pas KO au point de le faire tomber dans les pommes. Parce que si ça arrivait alors même qu'on est liés tous les deux, je sais pas si je serai assommé aussi ou pas.
Finalement, je vois la carcasse d'Ewald au loin et accélère le pas avant de limite me jeter à genoux à côté de lui en commençant sans perdre de temps à déballer tout ce qu'il me faut pour le soigner. « C'est bon, j'suis là mon pote, je vais m'occuper de toi. Montre à tonton Mica où ça fait mal. » Je pose ma main sur son front afin de faire un diagnostique précis grâce à mon pouvoir et grimace. « La vache tu t'es pas loupé : tu t'es salement niqué la cheville et tous les points de ta main ont sauté, c'est pour ça que ça pisse le sang comme ça. Par contre pour te soigner va falloir qu'on se délie, j'ai besoin d'utiliser mes doigts de fée pour te faire une attelle et te recoudre rapidement avant que l’hémorragie ne s'intensifie de trop. » Tout en lui parlant, j'enfile tant bien que mal mes gants en vinyle blanc puis applique des compresses sur sa main pour stopper le saignement. « Tu veux quand même bien m'expliquer comment t'as fait ton compte ? C'est une naïade qui t'a latté ? J't'ai déjà dit pourtant que leur faire remarquer qu'on voit qu'elles ont les tétons qui pointent à travers leurs fringues mouillées ça les fout en boule... » Une fois que le sang cesse de couler, je soulève sa main délicatement afin de m'assurer que la plaie est propre, puis la pose sur mon genoux pour tendre le bras et chopper une petite pommade de ma composition. Avant de l'appliquer sur la peau abîmée d'Ewald, je juge préférable de le prévenir : « C'est une nouvelle recette, elle est plus efficace que l'ancienne : elle nettoie la plaie et en plus il y a un second effet qui t’anesthésie localement au moins le temps que je puisse te recoudre. Par contre je te préviens poto, le premier effet, ça donne l'impression que je vais te foutre de l'acide dessus. Mais après deux secondes tu sentiras plus rien. T'es prêt ? Serre les dents, j'y vais à trois. Un... » Pas de deux ni de trois, je fous direct la pommade avec application. De toute façon, Ewald me connaît en long en large et en longueur, il devait bien s'attendre à ce que je la lui fasse à l'envers pour le décompte.

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Life is beautiful We live until we die When you run into my arms We steal a perfect moment Let the monsters see you smile Let them see you smiling. Do I hold you too tightly ? When will the hurt kick in ? Life is beautiful But it's complicated We barely make it We don't need To understand There are miracles —
Life is beautiful
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