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  Bouillon de Demi-Déesses [Ev']Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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« Rapport de Sae-hee Kyung.

Départ du campement à 6h38.
Capture par un trio de cyclopes à 12h.
Mort présumée à 19h07.

Stop ».

Voilà comment je peux vous résumer mon aventure en quatre petites lignes. Je pourrais éventuellement entrer dans les détails. Par exemple, je pourrais vous raconter que j’ai eu la folie de quitter mon refuge pour assister au mariage d’une « ancienne » légionnaire ayant préférée vivre dans le monde des mortels qu’au sein de la Nouvelle-Rome. Bien des hommes et femmes ajouteront quelques anecdotes pour donner une dimension plus affective à cette déclaration, mais je ne ferais pas une telle chose : ce n’est pas dans mes habitudes.

Puis, j’indiquerais une fâcheuse rencontre avec un trio de cyclopes, trois armoires à glace n’ayant qu’un œil au lieu de deux. J’aurais aimé vous dire que j’ai rendu le double de leur coup, mais nullement : je me suis faite laminée. Si ma cohorte avait assisté à la scène – moi dans un écran, et eux assis confortablement dans leur canapé -, ils auraient soit ri, soit m’auraient renié tant la situation était ridicule et pitoyable. Bon, « en réalité », ma cohorte aurait accouru à mon aide. Enfin, l’image n’en changeait en rien ce que je voulais dire : j’avais été lamentable. De surcroît, les géants savaient maintenant mon pouvoir, et prenaient grand soin à ne pas me toucher ma chair – je ne suis pas curieuse de savoir comment ils comptent me déguster, par ailleurs, ou savoir si mon pouvoir est toujours aussi actif une fois mort.

Et là, très cher lecteur – ou lectrice -, je peux m’épancher pleinement sur les ecchymoses qui se formaient un tantinet partout sur mon corps, ma lèvre gonflée et éclatée – je donnerais tout pour de l’ambroisie à l’heure actuelle – ou encore sur les cordes des liens qui semblaient s’échiner à arrêter toute circulation de sang et à me faire d’horribles marques rougeâtres. Oh, pourquoi est-ce que les cordes ne vieillissent pas, me diriez-vous. La réponse est simple, jeune padawan : par habitue, je me couvre autant que je peux. A l’heure actuelle, en dehors de mon visage, tu ne verras pas un seul millimètre de chair. Entre le col roulé, les manches longues, les pantalons – ou collants, ou bottes longues - …

Pourtant cela ne m’empêchait pas de gigoter dans le fol espoir d’enlever au moins mes gants et mettre en œuvre mon talent dévastateur. Malheureusement, je fus interrompue dans cette entreprise « peut-être » folle et condamnée à l’échec par le trio, amenant une autre demi-déesse blondinette en l’occurrence – ils ne s’intéressent pas aux mortels, d’où ma conclusion hâtive. Par contre, j’avoue que je ne la connaissais pas de visage, et pourtant elle semblait avoir un tantinet de la bouteille niveau âge. Elle n’était pas Romaine, j’en mettrais ma main à couper – et rien que savoir cela me rendait méfiante sur cette étrangère. « J’espérais » malgré tout qu’elle avait un pouvoir « utile » pour nous libérer et qu’elle « voudrait » bien me libérer aussi en parallèle. Oui, il y avait toutes ces guerres et ces ententes greco-romaines, mais à mes yeux, l’histoire n’était qu’une suite de répétition : aujourd’hui amis, demain ennemis. Dans cette perspective-ci, je préfère ne pas trop faire confiance aux T-Shirt orangés – presque aussi mauvais goût que nos T-Shirts violet obligatoire durant nos premières années de formation.

Enfin, les cyclopes nous abandonnèrent à nouveau dans cette cellule digne d’une prison, dans des sous-sols en l’occurrence au vu du manque d’éclairages et de fenêtres. Je me remis à gigoter, tirant millimètre par millimètre sur ces gants en cuir très fins. J’ai espoir qu’un jour, mes délicates mains pourront expérimenter à nouveau l’air pur – et de préférence avant de finir en bouillon de demi-déesses pour Cyclopes.
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Evanna C. Rose
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Idiote. Voilà ce que je me suis dit avant que ça soit le noir complet dans ma tête. Je n’étais qu’une idiote. Pourquoi ? Parce qu’il fallait bien que je sois idiote pour qu’une simple sortie pour aller dans un musée se finisse de la sorte. Oui, je crois qu’il vaut mieux que j’aille légèrement en arrière. J’avais décidé de voir une conférence qui avait lieu dans un musée. Pourquoi ? Parce que le sujet était intéressant. Et qu’il fallait que je sois un minimum aux conférences. Passer une thèse, ça ne se faisait pas en claquant des doigts. Et aussi bête que ça puisse paraître, il fallait avoir un minimum de relation pour espérer avoir des déboucher. Alors j’étais en route pour aller voir cette conférence. Rien d’impossible en soit. Je suis tout à fait d’accord avec vous. Ça s’annonçait même être une excellente journée. Mais j’avais oublié quelque chose. Et je me demande bien comment j’avais pu. Eh bien oui, j’étais une demi-déesse. Et si mon odeur n’était pas super forte, il ne fallait pas que je m’attende à ce que les monstres que je croises, même par hasard, me fichent la paix. Pourtant, à chaque fois, j’y croyais. À chaque fois, je me disais qu’il était inutile que je me batte. Que je pouvais me contenter de m’échapper. Et lorsque je me rendis compte que le type qui m’avait accosté dans la rue était en fait un cyclope, c’était aussi ce que je m’étais dit. J’avais été polie, je n’avais pas sortie d’arme et j’avais déjà prévu de me réfugier dans une petite ruelle histoire de me téléporter sans être vu et, ainsi, de m’échapper. Ce que je n’avais pas prévu, c’était qu’un autre cyclope m’attendait dans cette même ruelle. Avant que je n’ai pu faire quoi que ce soit, j’avais été purement assommée. C’était ce qui me faisait dire que j’étais une idiote. Une idiote qui allait rater une super conférence.

Je ne sais pas combien de temps j’avais été dans les vapes. Tout ce que je savais, c’était que j’ouvrais à peine les yeux lorsqu’on me jeta dans une cellule. Génial. Vraiment… Mais soyons optimiste. Je n’avais pas encore finit en casse-croûte. Pas encore. Donc j’avais… je ne sais pas combien de temps pour trouver une solution. Et je l’avais ma solution : la téléportation. Seulement, pour le moment, j’avais trop mal au crâne pour pouvoir visualiser un endroit où me matérialiser. En plus, avec ma veine, si je me téléportais alors que le cyclope me tenait toujours, j’allais l’embarquer avec moi. Alors je le laissais plutôt me jeter dans la cellule. Là, j’avais l’étrange impression d’être un sac-à-patate. Un sac-à-patate qui allait être couvert de bleus. Mon regard se porta sur l’autre occupante de la cellule. Qui avait les mains attachées. Et que je ne connaissais pas. Bon, ça ne me surprenait pas plus que ça mais… Je ne savais pas trop quoi en penser. Au moins, elle ne savait pas que j’avais été du côté de Cronos. Enfin, je ne crois pas. Parce que ça, c’était quelque chose qui rendait les gens suspicieux. J’attendais que les cyclopes soient partis avant de me relever. Ou d’essayer de me relever. Parce que j’avais reçu un coup assez puissant sur la tête. Alors avec mes mains derrière le dos… comment dire, j’avais quelques difficultés à me relever. « Tu sais où on est ? » Bon, même si concrètement, on s’en fichait. Mais j’aurais bien aimé savoir pour me téléporter le plus loin d’ici. J’avais abandonné l’idée de me mettre debout. Il valait mieux que je conserve mes forces. Du coup, je me déplaçais à reculons pour essayer d’attraper les mains de l’inconnue avec les miennes. « Attends, j’essaie un truc… Parce que bon, j’ai pas envie de rester la plus longtemps que nécessaire… Au fait, je m’appelle Evanna. » Je chuchotais, parce qu’on ne savait jamais. Surtout que je ne savais pas à quel point l’ouïe des cyclopes était puissante, alors ne tentons pas le diable.

Une fois que je me trouvais dos à dos avec l’inconnue, j’essayais de nous téléporter et… rien. C’était quoi ce délire ? Peut-être que j’avais reçu un trop grand coup… Je fermais les yeux pour me concentrer et essayais à nouveau et… rien. Pour le coup, je laissais échapper un juron. Mais dans quelle merde on était ? « La poisse. Je sais pas pourquoi, mais impossible de me téléporter… Le bâtiment doit être enchanté ou je ne sais pas quoi… Va falloir trouver un autre moyen… » Comme commencer par nous défaire de nos liens. Et je n’avais pas mon épée avec moi, ils avaient pris soin de me la retirer. Et là, pour le coup, les mains derrière le dos, je ne voyais pas trop ce que je pouvais faire… « Heu… Du coup… Tu as une idée pour nous sortir de là… » J’avais fait en sorte que mes cheveux cachent légèrement mon visage qui commençait à devenir rouge. Encore une fois, je ne servais à rien. Alors que j’avais le pouvoir parfait. J’en aurais pleuré. Mais je me contentais de me mordre les lèvres, regardant autours de moi à la recherche d’un quelconque échappatoire.

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Celui qui avait inventé les blagues pour les blondes n’avait peut-être pas si tort. D’une, comment puis-je savoir où nous étions car, en toute logique, on a subi la même procédure de kidnapping. Cependant, je lui donne le bénéfice du doute – le fait que j’aurais pu être éveillée, ou toute bêtise de ce genre. De deux, la demoiselle qui pouvait être « utile » se révèle aussi inutile que la cinquième roue d’une charrette.

Ou pas. Si son pouvoir était « désactivé » pour une quelconque raison – les chaînes, les matériaux de la cellule ou un quelconque enchantement magique -, cela signifiait-il que j’étais touchée de ce même « problème ». Si oui, alors je maudis littéralement ma « bonne » étoile : mon pouvoir s’active quand je ne le veux pas, et se désactive quand j’en ai grand besoin. Enervée et soudainement nerveuse, je m’agite davantage pour tenter de me libérer.

Vain.

- Je suis Sae-hee Kyung, romaine de la deuxième cohorte, me présentais-je totalement. Appelez cela la rigueur militaire des Romains, cela m’importe peu. On m’a appris ainsi, et je ne fais que répliquer, sans discuter, sans chercher à comprendre l’intérêt ou l’inutilité. Essayez de descendre mes gants jusqu’à ce que ma peau touche mes liens. Par contre, ne touchez pas à ma peau, sous aucun prétexte, toujours le doigt ou la main sur le gant ! lui dis-je, peu désireuse de lui expliquer les raisons immédiatement au risque de la voir prise de panique et donc d’être inapte à faire la seule action qui « pourrait » nous sauver.

Je réfléchis encore et toujours. J’ai soudainement une idée, une folle idée certes, mais qui valait la peine d’être essayée.

- Attendez, intimais-je soudainement. Je me contorsionne encore et toujours, et avec ma souplesse exceptionnelle – mon corps était mon arme, alors je l’entretenais avec grand soin pour bien des situations – j’avais pu passer mes poings liés le long de mes jambes jusqu’à mon torse. Autant vous dire : il était plus aisé de réfléchir les mains devants que derrière. Telle une larve, ou un phoque échoué sur une calotte glacière, je me tente de me positionner de telle sorte qu’il me soit aisé de délier les poings de la blondinette. Un essai, deux essais, trois sueurs et quatre jurons plus tard, elle était libre – ou du mieux, à moitié car elle était encore liée au niveau des pieds, mais ce n’était que du détail si les mains étaient libres, à moins d’être un loser fini.

L’affaire était simple sûrement mais seule, elle aurait été impossible. En effet, j’aurais pu délier mes pieds, mais pas mes poings et ça, ça ne m’avançait nulle part. Vous pourriez me dire qu’elle pourrait fuir mais je n’y croyais pas : une femme qui était prête à gaspiller de l’énergie à une téléportation avec moi ne risquerait pas de s’enfuir égoïstement en me laissant derrière, pieds et poings liés.

La question suivante allait être la porte. Etait-elle solidement verrouillée ? Est-ce que mon pouvoir sera actif pour l’affaiblir considérablement ? Devrait-on attendre les monstres et tenter de les piéger avec nos maigres ressources ? Je lance un rapide coup d’œil à Evanna et conclus qu’il y avait potentiellement là une demi-déesse qui utilisait davantage une arme ou son pouvoir en combat. Enfin, à mes yeux, tout le monde était presque ainsi : les désavantages d’être l’une des rares à utiliser uniquement les capacités offertes par le corps humain – et à en subir les désavantages, aussi. Oui, car une arme qui entrechoque une autre n’apporte qu’une vibration aux propriétaires mais ils continuent. Dans mon cas, si je me prends un coup d’épée, ou même un coup de poing, je ne suis pas sûre d’assumer le round suivant, vous suivez ?

- Savez-vous vous battre ?, j’aime toujours tenter ma chance. Je dois bien en avoir, de temps en temps, dans mon existence.
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Evanna C. Rose
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Là, concrètement, j’étais en train de me demander si j’allais mourir mangé par des cyclopes. Et s’ils allaient avoir la gentillesse de me tuer proprement, en me brisant la nuque par exemple, comme on le fait avec les poulets, ou s’ils allaient plutôt se délecter de mes cris. Bizarrement, c’était la première option qui m’inspirait le plus. Après l’option où on se sortait vivante de tout ça. Mais là, je devais bien avouer que j’avais une baisse d’optimisme. Un peu de plus, je me serais recroquevillée en position foetal à l’autre bout de la pièce en me lamentant et en murmurant en boucle que j’étais inutile. À la place, j’essayais de deviner comment les monstres pouvaient manger les demi-dieux. Est-ce qu’ils avaient un livre de recette ? Des goûts différents en fonction de notre parent divin ? Si oui, quel goût pouvait avoir une enfant d’Hécate ? Enfin vous voyez, je me posais autant de questions existentielles. Et qui méritaient des réponses. Après tout on ne se posait jamais ces interrogations, et c’était bien dommage. En tout cas, c’était ce que je pensais. Quant à la personne avec qui j’étais… on allait dire qu’elle était loin d’être chaleureuse. Mais bon, vu dans la galère dans laquelle on était, je ne pouvais pas lui en vouloir. En plus, j’étais tout sauf un cadeau pour elle. Lorsque j’entendis sa présentation, j’avais encore plus envie de me mettre en position foetal. Je connaissais les romains. Plus militaires qu’eux, ça n’existait pas. Il suffisait de voir sa présentation. Mais ça avait le mérite d’être clair, facile à comprendre et de rendre la personne facile à identifier. Et puis… ça montrait qu’elle appartenait à un groupe. Pour le coup, j’avais envie de pleurer. Moi aussi, avant, j’appartenait à un groupe. Aux partisans. Mais depuis leur fin… on ne pouvait pas dire que c’était le cas. Après tout, la colonie n’était plus comme une maison depuis. bon, je devais dire, ça ne l’avait jamais totalement été. J’écoutais la suite des explications. Et je ne pu pas m’en empêcher. « Pourquoi ? » C’était ma question préférée. La meilleure question au monde. Celle qui méritait le plus d’être posée. Mais bizarrement, je pensais pas qu’elle allait me répondre. Enfin, on ne savait jamais. Et je ne pu m’empêcher de sourire légèrement. « Et tu sais… tu peux me tutoyer… après tout, on est dans la même galère toutes les deux… ce sont de choses qui rapprochent. » Je m’étais à nouveau rapprochée pour essayer de faire ce qu’elle m’avait demandé, lorsqu’elle me demanda d’attendre. Je me figeais, attendant de voir la suite. Et j’écarquillais les yeux. Elle devrait faire de la gym cette fille. Vraiment, elle avait du talent, niveau souplesse. Enfin, de cette manière, elle pu me délier les mains. Reconnaissante, je lui souris. « Merci… » À mon tour, je m’occupais de délier ses liens avant de libérer mes jambes. Une fois fait, je me levais pour regarder la porte. Peut-être que j’allais pouvoir l’ouvrir… Que je serve un minimum à quelque chose… Mais non, j’avais forcé un peu, puis un peu plus, mais impossible de l’ouvrir.

Alors que je fis le tour de la cellule à la recherche de n’importe quelle chose qui puisse nous aider, Sae posa la question à ne pas poser. Je me suis figée alors que je lui tournais le dos. Je mis quelques secondes, prenant une inspiration, avant de répondre. « Oui, je me débrouille…» Pas mal même… Je revoyais les entraînements que je faisais avec Johanna. Après tout, j’avais eu un excellent professeur. Et si je ne faisais pas parti des meilleurs combattants, je restais assez redoutable. Une bonne nouvelle en soit, non ? Mais je me tournais, enfonçant mon regard dans les yeux de Sae. « Mais je préfèrerais éviter… » J’étais sérieuse. Trop sérieuse. Seulement, je n’étais pas sûre que ma compagne d’infortune accepte ou même comprenne ce choix. Pourquoi ne pas me battre ? C’était la raison pour laquelle j’étais là. Le refus de frapper la première. Bref, je n’étais pas sûre que mon explication la satisferait. En même temps, c’était tout sauf une explication. Prenant une inspiration, j’ajoutais, essayant d’être le plus détendu possible. « J’ai fait une promesse après… enfin bref, je ne me battrais pas à moins de n’avoir pas d’autres choix. Quant à tuer… je ne le ferais qu’en extrême nécessité… » Si je lui disait tout ça, c’était que je n’étais pas idiote, et que je savais qu’il y avait de grandes chances qu’on ne nous laisse pas tranquillement repartir. Mais même, on pouvait toujours courir, prendre la fuite. On était pas obligé de tuer. Et vu que nos destins étaient liés, du moins de mon point de vu, je préférais être franche. Mais je sortais tout de même mon épée. La rejoignant, je secouais la tête. « Je ne vois rien qui pourrait nous aider à sortir… et cette porte est trop solide pour être forcée… À moins que tu veuilles essayer ? Alors… à part faire du raffut pour attirer un cyclope ou deux qui, avec un peu de chance, aura la clef, je ne vois pas trop quoi faire d’autres… » Boulet, boulet, boulet… Voilà ce que ma voix intérieur me répétait… mais notez que j’avais sortie mon épée. Assommer un cyclope, ça je pouvais faire, non ? Surtout qu’ils risquaient de nous manger. S’il y avait un moment lors du quel je pouvais me battre, c’était bien celui-ci, non ? Mais je ne pouvais pas m’empêcher de craindre que si je n’attendais pas un cas vraiment d’extrême urgence, j’allais continuer à me dire « et là… ça craint un peu, je peux me battre… et là aussi, etc. » Bref, vous voyez le truc. J’avais tellement peur de retomber dans la spirale infernale de la violence que… ça me bloquait.

(hrp -> lancé de dé = 6 (pas possible de forcer la porte = attendre cyclope à moins que Sae trouve autre idée..)
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Je crois qu’aucune expression en ce bas monde ne pourrait décrire mon véritable sentiment vis-à-vis de cette demoiselle et ses petites annonces surprises et surprenantes, dont cette philosophie de non-violence. Incapable de maintenir ce calme et cette indifférence olympienne qui me caractérisaient à l’instant présent, je mis une main sur mon visage, la nuque baissée, cherchant sincèrement à comprendre où j’avais fauté dans cette simple journée. D’une, je me retrouvais à la main d’une bande de Cyclopes affamés. Et de deux, celle qui partageait ma cellule avait la naïveté de croire que vivre sans tuer pouvait être possible.

« Nous sommes des demi-dieux, merde ! » avais-je envie de dire. Soit elle avait une parenté nullement puissante, lui octroyant la possibilité de vivre sa vie comme elle l’entendait, soit elle avait littéralement une case en moins dans ce qui lui servait de caboche.

- Je vous propose de vous mettre à l’Aïkido, conclus-je. Un art dont le concept est de retourner la force de l’ennemi contre lui, et donc le désarmer et prendre le dessus avec … le moins de violence possible. Autrement, faisons plus simple : allez servir de repas, car les pauvres sont sacrément affamés. Vous ferez preuve d’une grande bonté, conclus-je avec un sarcasme nullement déguisé. Je vous explique ce qu’il va se passer : ils vont entrer, et on va les attaquer ensemble. Si vous ne voulez pas, on va faire plus simple : on sort en fonçant sur eux … et une fois sortie, vous vous téléportez et vous me fichez le camp, et me laissez régler tout ça en paix.

Je ne désirais nullement avoir une boniche incapable de tuer dans les pattes. Car, voyez-vous, je voudrais bien « aider » mais il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin. Si elle était suffisamment stupide pour ne pas se battre, je ne comptais nullement livrer bataille pour elle. Il serait peut-être judicieux que je lui indique cette information.

- Figurez que je compte les terrasser, et les tuer. Car si on les laisse vivant, ils vont se prendre à d’autres demi-dieux, dont potentiellement des Romains. Et je me refuse de dormir le soir avec, sur la conscience, la probabilité que mes confrères et consœurs puissent être prisonniers par ces cyclopes. Alors, on sortira d’ici ensemble mais libre à vous d’agir comme bon vous semble. Fuyez. Ou restez. Dans le premier cas, vous ne tuerez pas en respect avec vos principes. Dans le second cas, vous m’aiderez. Si vous restez mais ne tuez pas, ne comptez pas sur moi pour venir vous sauver. C’est soit l’un, soit l’autre, pas le milieu.

Ma vie était ainsi : soit noire, soit blanche, nullement grise. Les zones grises étaient pour les indécis et les faibles à mon sens. Non loin, j’entendais le premier pas lourd d’un des Cyclopes. J’enlevais calmement mes gants, et toucha la serrure. Je claque la langue : il ne se passait rien, ce qui voulait dire que c’était la cellule dans sa totalité qui nous bridait les pouvoirs. Il fallait que je comprenne comment, et pourquoi ! Et j’allais interroger ces petits Cyclopes.

- Bien, laissez-moi faire pour ce premier, lui dis-je en me mettant devant la porte, en position de combat. J’entendis la serrure tourner une fois, puis deux fois, et vis enfin la porte s’entrouvrir. Ni une, ni deux, je claquais l’entrebâillement sur le crâne du dit cyclope et profitant de la torpeur temporaire, j’ouvre la dite porte et offre un point ferme et précis au niveau de sa pomme d’Adam, et un autre pile dans son estomac. Et le voilà très vite à notre merci. Bien, commençons par des choses simples. Serait-il possible de l’attacher, je vous prie, puis on va le déplacer dans une autre pièce rencontrée. Nous allons poser quelques questions, comme le nombre de Cyclopes, et ce genre de choses.
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Evanna C. Rose
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Je le voyais, l’air consterné de Sae. Je le connaissais aussi. Oui, peut-être que ce n’était qu’une vaine illusion que j’avais, une utopie impossible à réaliser. Seulement, comment le savoir avant de le tester ? Alors je me contentais de faire comme si je n’avais pas vu le regard dépité de Sae. Comme si je n’avais aucune idée de ses pensées… bon, après tout, je n’étais pas télépathe, mais dans ce cas là, elles se lisaient facilement sur son visage. Mais je m’étais faite une promesse à moi-même. Et ces promesses… étaient les plus difficiles à tenir. La seule limite qui existait, c’était celle que je me fixais et que je pouvais tout aussi bien ignorer sans que personne ne vienne me le reprocher. Alors toutes ces réflexions ne m’aidaient pas. D’un autre côté, elles me donnaient également envie de faire taire les mauvaises langues et de prouver que c’était possible de vivre ainsi. Mais Sae était de bon conseils. Même si elle persistait à me vouvoyer, la proposition qu’elle avait faite que je me mette à l’Aïkido n’était pas mauvaise. Quant à la suite… en fait, je devais dire que j’avais du mal avec l’humour et que je n’arrivais pas du tout à capter l’ironie. Alors je me contentais de l’observer avec un air interrogateur, mettant plusieurs secondes pour comprendre que c’était réellement une blague. En était-ce une ? Et quand elle m’énonça son plan, j’évitais de justesse de hausser les épaules en levant les yeux au ciel. Elle voulait se battre toute seule contre les cyclopes ? Et c’était moi l’utopiste et la naïve ? Elle était soit aussi naïve que moi, soit bien trop sûre d’elle pour s’en sortir saine et sauve. « Mais bien sûr… comme ça, c’est toi qui leur servira de repas… Et puis, j’ai dit que je ne me battrai pas à moins de ne pas avoir le choix…. ça veux également dire que je suis prête à le faire si notre vie en dépend… » Je n’avais pas pu m’en empêcher… Je n’avais servit, pour ainsi dire, à rien dans toute cette histoire… et ça commençait à me taper sur les nerfs… alors inutile d’en rajouter…

Quand elle continua de parler, je vis à quelle personne j’avais à faire. Sa vie devait être bien triste. Manichéenne, voilà comment je pourrais la décrire. Et puis… elle tuera ces cyclopes qui, dans quelques années reviendront avec, en plus, une soif de vengeance contre les demi-dieux. Super protection. Au risque de passer pour une baba cool, pour une hippie, je ne pouvais m’empêcher de penser que le seul moyen de vivre un minimum en sécurité, c’était de sortir de ce cycle de violence. Seulement, ce n’était pas un débat que je voulais tenir maintenant. Ce n’était ni le lieu, ni le moment, et je n’avais qu’une seule envie… partir. Et j’avais bien un moyen d’empêcher ce massacre… Bon, Sae n’apprécierait sûrement pas que je la téléporte loin de cette base contre sa volonté, et si je pouvais trouver un autre moyen… je ne le ferais… il n’empêche, c’était une bonne idée… À moins que… non, ce serait impossible… quoique… j’avais plissé les yeux, une nouvelle idée germant dans mon esprit. Alors que j’analysais sa pertinence, je fus interrompu par la voix de ma chère coéquipière. Haussant les épaules, j’hochais la tête pour lui dire que si elle voulait s’en occuper, libre à elle. Je la regardais faire, admirant sa technique. Indéniablement, c’était une bonne combattante… Lorsque j’étais chez les partisans, j’avais un grade assez important, j’avais pris l’habitude de juger les combattants, de voir leurs forces et leurs faiblesses le plus rapidement possible. Et elle ne m’avait pas quitter. Aussi forte était-elle au corps-à-corps, Sae était vulnérable lors d’un combat à distance. Or, les cyclopes étaient de bons forgerons, de bons ingénieurs, et j’étais persuadée qu’ils avaient de quoi la mettre hors de nuire… la preuve, elle était leur prisonnière. Comme moi… Hochant la tête à sa demande, je saisis nos anciens liens et me mis à attacher le cyclope, liant ses pieds et ses poings aux barreaux de la prison. Les noeuds, je savais faire… Après tout, mon père possédait une maison en bordure de plage, dans un coin magnifique et j’étais initiée à la pratique de la voile et du surf. Après avoir vérifié que les cyclope était bien attaché, je me tournais vers Sae. « Et voilà… normalement, il ne devrait pas pouvoir partir mais… un cyclope est plus fort que la moyenne alors autant être sur nos gardes… » Bon, vu comment elle était, cette recommandation semblait inutile, mais bon…

À peine avais-je finis de parler que le cyclope se réveillait. Avec les coups que Sae lui avait donné, cela voulait dire qu’il était assez coriace. Fronçant les sourcils, je commençais à craindre de ne pas avoir assez serré les noeuds… D’un autre côté, je ne pouvais pas faire mieux… mais je savais déjà que s’ils lâchaient, Sae allait m’en tenir rigueur… bon, après tout, ça avait été mon seul job, donc j’avais intérêt de l’avoir fait correctement. Et… bingo, les liens lâchèrent. Je laissais échapper un juron. Cette journée allait être longue… très longue… Mais cette fois-ci, j’agissais vite. J’avais toujours de vieux réflexes et j’assommais le cyclope d’un nouveau coup de pommeau sur la tête, avant de le rattacher, faisant attention à serrer le plus possible et ajoutant une chaine de métal et le cadenas qui fermaient initialement notre cellule. « Bon, cette fois-ci, c’est la bonne… » J’avais mis du temps pour vérifier que tout tiendrait… de sorte que lorsque le cyclope ouvrit les yeux et força… les liens tinrent bon. Je me retenais de lâcher un soupir de soulagement. Je voulais aussi que le cyclope parle, mais pour une bonne raison… je voulais partir et lui laisser une chance de vivre. Alors j’inspirais un grand coup avant de me lancer. « Bonjours…. Bien, je vais faire claire. Moi, je suis le gentil flic, et elle, le méchant… » J’avais pointé Sae du doigt. «  Je vous explique… Alors que je crois possible de quitter cet endroit sans vous tuer, ma compagne n’a qu’une seule envie : vous exterminer jusqu’au dernier… d’une manière ou d’une autre, nous partirons… Mais vous, vous avez un moyen de rester en vie : répondre à nos questions. Si vous êtes coopératifs, je vous jure que nous nous contenterons de partir, vous laissant la vie sauve… » Sae n’allait sûrement pas être d’accord, elle allait sûrement se moquer de mon petit discours, mais comme je l’avais dit, je n’avais pas envie de me battre avant de n’avoir pas testé toutes les autres possibilité. Et peut-être que le cyclope pourrait nous surprendre… « Bien… commençons… combien êtes-vous ? Et quel est votre but… » Oui, la dernière question, c’était moi qui me la posais… je voulais savoir si c’était une organisation à grande échelle ou… juste un petit groupe qui cherchait à se nourrir… Parce que la réponse à cette question pouvait modifier ma vision de la situation.

(hrp -> lancé de dé 1 : 5 -> le cyclope arrive à se défaire de ses liens et attaque les filles
lancé de dé 2 : 1 -> Evanna arrive à assommer à nouveau le cyclope avec le pommeau de son épée)
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