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  a cigarette for a thousand problems. Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Ceren-Nevh Lynch
+ messages : 261
+ face and credits : tim borrmann. (faust)

ceren-nevh lynch
ft. tim borrmann
↘ carte d'identité
nom : lynch, qui a le même goût âcre que le whisky planqué derrière les jolies assiettes de la cuisine, qui tranche comme les souvenirs d'écosse et qui se crache souvent avec haine. + prénom(s) : ceren, le prénom aux accents féminins qui plaisaient tant à sa mère, qui lui a valu des sourires tordus et des rires discrets. nevh, le prénom sec, la syllabe posée brutalement sans qu'il n'en adoucisse les angles, qu'il a adopté aussitôt et aime entendre murmuré à son oreille quand il a les yeux fermés et que ses mains parcourrent la peau d'inconnus. + surnom(s) : nevh, juste nevh, c'est suffisant, c'est court et puis les surnoms, ça implique un rapprochement, un lien, quelque chose qui n'existe pas et qu'il refuse toujours d'admettre. + âge : il a vécu vingt-quatre années d'enfer, comme il aime à le prétendre, le sourire dans le regard et la cigarette au bord des lèvres. + date et lieu de naissance : il est né un vingt-trois avril, sous le ciel orageux d'un printemps merdique, dans la ville d'edimbourg, en ecosse. + orientation sexuelle : il aime la sensation de sa peau contre celle des autres, les souffles dans son oreille et les soupirs au creux de son épaule, les mains qui se glissent sous ses vêtements, les regards en biais ou francs qui crient au défi, les murmures encourageants ou les piques amusées qui transpirent le sarcasme. il prend tout ce qu'il trouve, a certes un penchant pour les traits anguleux et les carrures masculines, mais n'est jamais difficile. + statut civil : l'éternel célibataire, trop volatile pour rester trop longtemps dans un même lit, incapable de s'attacher comme il faut, trop curieux pour rester ancré aux côtés d'un même corps pour des toujours qui ne durent jamais bien longtemps. + occupation : c'est le pouvoir qui court dans ses veines qui le veut, c'est plus fort que lui, c'est ce qui le rend parfois indispensable. il cultive, que ce soient les légumes, les fruits, ou la haine de ceux qui l'entourent. + groupe : il a trouvé un semblant de liberté entre les maisons à peine montées du troisième camp, imposant son corps tout en angle et son sourire moqueur au sein de la première maison.

parent divin : l'odeur fruitée du vin et les mimiques exagérées du jeu sur scène, dionysos est son père et doit s'en mordre les doigts. + pouvoir(s) : ses doigts caressent le sol et les vignes s'élèvent, s'enroulent et glissent sur sa peau. c'est compléter les devantures des maisons du troisième camp, couvrir de vignes les rembardes des porches. c'est rendre la situation plus brûlante, d'attacher des poignets déjà rougis à la tête d'un lit. il contrôle les vignes, peut les créer aussi. + de l'eau claire au bol de lait, il suffit d'un peu de concentration et d'un éclat de rire moqueur pour que le liquide ne devienne alcool, que ce soit la couleur ambrée du whisky ou la transparence de la vodka. il change les liquides en alcool, transforme le réconfort d'un chocolat chaud en la brûlure du rhum en un claquement de doigts. + arme de prédilection : le pendentif d'argent repose contre son torse, là où la peau est si fine qu'on peut voir les os, prêt à être arraché pour que la breloque ne devienne arme, machette de taille réelle et de bronze scintillant. + particularité : il fait l'effet d'un shot, d'un verre de vin, des quelques gorgées de whisky qui laissent l'esprit léger et le corps qui flotte quand il effleure une peau nue et que ses pupilles sont immenses. quand son intérêt est éveillé, ses vêtements soudainement en trop et que la chaleur familière monte au creux de son estomac, son toucher change et provoque l'effet d'un verre d'alcool, suffisant pour provoquer le même buzz familier que celui qui vibre sous la peau de ceux qui ne sont ni totalement ivres, ni totalement sobres. son toucher rend ivre quand la chaleur se love au creux de son ventre.

↘ caractère
Il a le défi sur le bord des lèvres, le sourire qui lui fend le visage, même son regard t'insulte. Il s'avance droit sur toi, envahi ton espace et te glisse des saletés à l'oreille pendant que ses lèvres effleurent ta peau. Il te regarde droit dans les yeux et te lâche ce qui lui passe par l'esprit, certains disent que c'est un connard et ils auraient raison. Il a hérité de tous les noms d'oiseaux, avec le temps, de toute façon : c'est un con, c'est un bâtard, il est arrogant, il détruit tout sur son passage. C'est vrai. Tout ça, c'est vrai. Nevh, il dit ce qu'il pense, il te crache ses questions avec la nonchalance de celui qui s'en branle, il ne montre qu'un intérêt mitigé pour ce que tu peux lui raconter, parce qu'au final, ce qui l'intéresse, c'est ce qui se cache sous tes vêtements ou dans le fond de la bouteille qui fait des cling dans ton sac quand tu marches. C'est ça, son truc, à Nevh. C'est là qu'il est bon, entre les draps, les mains glissées dans ton jean quand vous êtes assis dans le métro, les doigts qui t'effleurent les hanches sous ton t-shirt dans la rue, les jambes verrouillées autour de ta taille contre le mur d'une chambre, le bout des doigts enfoncés dans ta peau jusqu'à en laisser des marques, et les lèvres plaquées contre les tiennes dans des baisers violents au goût de whisky. Toujours le whisky, toujours une bouteille, toujours une poignée de grammes dans le sang et le regard trouble, parce que ça calme les souvenirs et que ça brûle les neurones en plus de lui brûler la gorge, parce que ça écorche les souvenirs et les réduit en cendres. C'est ce qui lui fait tenir la route, l'alcool dans le sang et la peau d'un autre contre ses lèvres, c'est ce qui lui fait tout oublier, les gestes répétés et les va-et-vient familiers qui tournent son esprit en un écran blanc quand ton souffle se mêle au sien.
Il s'en fout, Nevh. Il est égoïste, il le dira, hochera la tête quand tu lui feras remarquer, parce qu'il n'en a rien à foutre de ce que tu penses. Il prend ce qu'il veut, ne donne jamais rien, peut être du plaisir de temps en temps, parce qu'il faut rester correct, mais il te cachera rien et te filera rien non plus. On peut l'insulter, on peut le descendre pour ça, de toute façon, tout ce qu'on peut lui dire, il se l'est déjà dit mille fois. Y'a personne qui déteste plus Nevh que Nevh, c'est pour ça qu'il te répond avec le sourire et qu'il retourne plaquer le blond du fond de la pièce contre un mur pour lui dévorer la peau avec voracité. Parce qu'il ne doit rien à personne, et surtout pas à toi, et qu'il ne fera d'efforts pour personne. Il aime le sarcasme, insulter pour le plaisir, provoquer des réactions et voir l'étincelle de colère s'animer dans le regard des autres. Il aime les voir serrer le poing, s'avancer de quelques pas. Il aime te voir retenir les paroles salies de haine que tu t'aprêtes à cracher. Parce que ça veut dire qu'il t'a touché. Il n'aime pas spécialement la violence physique, c'est la violence verbale qui lui éveille les sens et le corps.
Tu pourrais te dire que parce qu'il s'en tape, alors il est au moins honnête, mais c'est un putain de menteur. Il s'invente des vies, il modifie la vérité, il joue avec les mots, juste pour t'emmerder et te voir réagir. Il va trouver ce qui te fait mal, appuyer dessus avec des mots, parce qu'il veut voir dans ton regard combien ça t'atteint. Qu'il susurre des paroles doucereuses ou qu'il te cloue avec son venin, il cherche la merde, en permanence, parce que chaque coup qu'il se prend lui fait oublier la douleur mentale pour lui brûler dans les côtes ou dans l'estomac, et c'est exactement ce qu'il veut, parce qu'il a des choses à oublier. Il a tellement de choses à oublier qu'il ne parvient même pas à se les admettre. La douleur, il connaît, mais sa raison, il ne veut pas la connaître. C'est pas compliqué, ses émotions sont enfermées dans la seule bouteille qu'il n'ouvrira jamais, et à la place, c'est toi qu'il vient voir pour se laisser tomber à genoux et lever vers toi un regard défiant. La colère transpire de tout son être, il ne peut jamais l'ignorer, juste la transformer et l'utiliser, la cracher comme un venin et la provoquer chez toi pour le satisfaire. Il vibre sous l'énergie, la colère lui brûle dans les veines et dans la poitrine, et ça le maintient en vie.


↘ Depuis combien de temps sais-tu que tu es un(e) sang-mêlé(e) ?
Toujours. Jamais. Il ne sait plus. Il avait huit ans, peut-être, la première fois qu'il a porté son verre d'eau à ses lèvres et que le liquide s'est changé en vin sous le regard pétillant de sa mère, qui lui a retiré d'un geste doux et d'un éclat de rire. Il avait dix ans, peut-être, quand il s'est cassé le bras suite à sa chute du chêne gigantesque devant le jardin et que les vignes se sont inexplicablement enroulées autour du membre brisé. Il avait douze ans quand il a foulé le sol de la Colonie pour la première fois, sous le regard insistant de la fille d'Aphrodite qui lui faisait visiter. Il avait quinze ans quand il s'y est installé en temps que pensionnaire permanent, déjà plein de haine pour les champs de fraises ensoleillés et la devanture trop propre de la Grande Maison.

↘ As-tu pris part à la bataille de Manhattan/du mont Othrys ? Et celle contre Gaïa ? Si oui, à quel camp as-tu choisi d'être loyal(e) ?
La fine cicatrice sur son épaule droite en est un vif souvenir. Manhattan. La ville endormie, si calme, si paisible, le silence brisé par les cris et le métal, la lassitude dans tous ses membres, sa machette teintée de liquide écarlate, la violence, partout, vivifiante, fascinante, magnifique à sa manière. Et les morts, putain, les morts, le corps minuscule de Niahm encore vif dans son esprit et les yeux bruns de Julija qui fixent le ciel sans le voir, allongée sur le sol, marionnette brisée.
Et Gaïa. C'est l'immonde cicatrice déformée sur ses côtes, sa mâchoire contractée à s'en faire mal, le néant quand Alec s'effondre, le monde derrière une vitre, sa machette qui heurte le sol quand il abandonne. C'est son corps qui frappe le mur de pierre quand on le jette hors de portée des armes et des flammes, aucune sensation dans ses membres, son esprit vide et vide et vide, et l'envie de mourir sur place, vive et gigantesque. Il était là, mais pas vraiment. Pas complètement.

↘ Et maintenant, que deviens-tu ?
Violence, qui lui court dans les veines, le fait parfois trembler parce qu'il ne sait pas quoi faire, mais qu'il a besoin de faire quelque chose, de tuer les émotions avant même qu'elles n'apparaissent. Colère, parce qu'il a tout perdu, que ça le brûle de l'intérieur, et qu'il l'alimente avec soin, parce qu'il doit la garder tout près. Provocation, parce que ça les fait réagir, les autres, ça les pousse à le frapper trop fort, à parfois apposer une nouvelle cicatrice sur sa peau autrefois lisse et indolore. Insomnies, parce qu'il n'a jamais dormi beaucoup, de toute façon, que les cauchemars ne sont qu'une trahison de son propre corps, et qu'il préfère se noyer dans le corps des autres pour tuer les pensées et oublier le reste du monde, prédateur qui se nourrit du goût de la peau d'autres et de leurs soupirs et sons suppliants. Venin, comme celui qu'il crache et injecte dans l'esprit des autres, le sourire au coin des lèvres et l'étincelle dans le regard, où paraît la violence et l'amusement. Distractions, dont il a besoin en permanence pour faire taire le reste du monde, alcool brûlant dans la gorge, fumée dans les poumons, l'air nonchalant et l'indifférence qui transparaît, toujours, parce que le contraire le tuerait.
derrière l'écran
sixty. | lea.
âge : vingt-deux diam's comme on disait sur les skyblogs dans le temps. + présence : *sigh*. + personnage inventé ou scénario/pv : inventé. + un dernier mot ? i'm back bitches.

_________________
t'as pas vu ? c'est imprimé partout, dans les journaux, sur les écrans, dans le regard des gens. c'est même écrit en grand sur les immeubles, la nuit, quand les gens biens comme toi sont endormis, c'est marqué en rouge: tu nais comme ça, tu vis comme ça, tu canes comme ça, seul à poil face à ton reflet, avec ton dégoût de toi-même, ta culpabilité et ton désespoir comme seuls témoins.
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Ceren-Nevh Lynch
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ask me if i give a shit.

Il a les doigts posés sur les bracelets en cuir qui enserrent son poignet. Juste posés, immobiles, parce que s'il bouge, il frappera. Elle est morte. Il a le regard fixé sur les cheveux bouclés de l'infirmière, qui tombent en cascade blonde sur son épaule. Elle parle, son rouge à lèvres attire son regard, elle s'est battue jusqu'au bout, tu sais, elle a été très courageuse, ta mère. Il a envie de vomir. Il n'a pas envie de pleurer. Il fait froid. Il a toujours fait froid, dans cet hôpital de merde. Ils n'ont pas pu se permettre mieux, pas depuis que ses employeurs l'ont virée en apprenant qu'elle était malade. Elle était abîmée, ils l'ont jetée. Connards. Il est silencieux. Il n'a plus rien à dire, c'est trop tard. Il a trop parlé, avant, il n'a plus rien à dire. Pas après des mois à supplier à genoux parce qu'il existe forcément quelque chose, les dieux peuvent la sauver, les dieux peuvent tout faire, et il a supplié, le visage couvert de larmes de rage et de désespoir sur le sol de la Grande Maison, les poings serrés contre le tapis dégueulasse du salon, aux pieds de Chiron, humilié et complètement à nu, le coeur démêlé et déplié et la vision trouble à prier un père qui n'a jamais écouté un seul de ses mots. Rien. Rien, putain. Ils l'ont laissée crever, sans même un regard ou un semblant de compassion. Sans un effort. Ils s'en moquent. Son père, qui peut guérir la folie d'un claquement de doigts, qui peut contrôler des plantes sans même un regard, n'a pas eu le moindre intérêt pour lui, pas plus que pour celle qu'il a un jour prétendu aimer. Elle est morte, maintenant. Un corps allongé sur une table en métal, recouverte d'un drap immaculé. Elle n'est même pas belle, comme ça. Elle était belle, avec son sourire en coin, son regard clair qui pétillait même dans la maladie. Elle était belle, quand elle éclatait de rire et le prenait par les épaules, comptait ses bracelets pour s'assurer qu'il n'en avait perdu aucun, le regardait faire grimper les vignes le long de la rembarde de leur terrasse minuscule. Elle est laide, maintenant. Le teint ivoire, les yeux fermés, ses cils qui dessinent des croissants de lune sombre sur ses joues sans couleur. Elle à l'air morte. Il se détourne du corps, ne jette pas un regard à la main tendue de l'assistante sociale, et la suit en silence. Il n'a toujours pas envie de pleurer. Peu importe.
Peu à peu, la rage remplace le vide.

Rien n'a changé mais tout est différent. C'est con, parce qu'il s'attendait à trouver la Colonie assombrie. Au contraire, les sourires l'aveuglent, le soleil lui brûle la peau et la colère lui brûle les tripes. Ils semblent faux, tous. Il a envie de leur arracher leurs mines réjouies, de leur faire ravaler leurs rires, de faire taire leurs conversations ordinaires. Il veut crier qu'elle est morte, putain, et personne n'a rien fait. Son père n'a rien fait, ce dieu qu'ils vénèrent tous mais détestent et respectent. Le monde entier n'a pas changé et la rage qui lui ravage les pensées et le dévore de l'intérieur veut que le monde entier change. Qu'ils souffrent comme lui, qu'ils réagissent, putain, ils ne se rendent pas compte ? Elle est morte, elle ne reviendra jamais. Et le monde entier s'en branle. Le liquide sombre qui reflète la lumière dans son verre une fois qu'il y a posé les doigts n'est que tentation, en permanence. Ca le séduit, l'idée de noyer la tempête dans ce qui arrêtera les tremblements et rendra ses membres engourdis. Dans ce qui rendra son sommeil trop lourd pour les cauchemars. Il cède. Evidemment qu'il cède. La Colonie est un enfer, les feux de camp ne ravivent que sa rage, ses frères et soeurs ne sont rien d'autre que des poids. Ils parlent, parlent, parlent et il les ignore, il comble le vide de sa poitrine avec l'alcool, transforme l'eau en liquide doré ou tout aussi transparent, ne s'arrête quand les mots ne parviennent même plus à sortir d'entre ses lèvres. Personne ne dit rien. Il s'en moque. Il veut juste crever. Qu'on le laisse faire.

Julija est assise à côté de lui. Elle joue du bout des doigts dans le sable, dessine des cercles et des spirales, et il regarde. Elle ne dort pas non plus, c'est une fille de Nyx, elle vit la nuit. Ils se foutent la paix, mais si elle ne lui épargne pas ses remarques qui débordent de sarcasme et ne se démonte pas lorsqu'il la renvoie chier. Ca lui plaît, c'est rare de trouver des gens comme elle. Ils se tiennent compagnie. Elle est chiante, mais c'est la seule qu'il supporte. Le reste, il les emmerde. Il les pousse à le haïr autant qu'il se hait, il choisit ses mots avec soin, il les veut aussi tranchants qu'une lame, il veut qu'ils réagissent. Qu'ils le frappent. Qu'ils le haïssent. Qu'ils l'insultent. Qu'ils abîment sa peau si lisse et laissent des cicatrices. Qu'ils laissent des bleus de la taille d'un poing qui restent douloureux même une semaine après. Qu'ils laissent des marques palpables.
Il commence à voir trouble, c'est bien. Bientôt, il s'endormira. Julija aura disparu quand il se réveillera, il le sait, c'est toujours le cas. Lui, il ne dort plus au bungalow depuis longtemps. Tout plutôt que de se rappeler que son père est celui qui n'a pas sauvé la seule personne qui comptait dans sa vie. Il doit déjà supporter sa vue au quotidien au sein de la Colonie. Dormir dans le bungalow qui le représente comme s'il en était fier... Plutôt laisser les harpies l'attraper. Plutôt crever.

Ils se regardent, au départ. Il intrigue Nevh, avec son sourire un peu tordu, son regard qui scrute avec un mélange de défiance et de moquerie, les traces noires sur ses vêtements comme s'il n'en a rien à foutre. C'est quelque chose dans son attitude en général. Les morceaux de conversation qu'il capte. Des remarques qui lui tirent un sourire narquois. Ils se regardent, ils ne se parlent pas, pas au départ. Puis, des semaines après, c'est Nevh qui se décide. Un pack de bières la main, une étincelle dans le regard, il le retrouve au bord de l'eau, et ils boivent. Ils ne parlent pas, pas vraiment. Mais ils recommencent quelques jours plus tard. Puis encore. Echangent des piques, jouent avec les mots, les trouvent lourds de suggestions qu'ils ne sont pas encore sûrs de comprendre, les regards s'attardent, mais ils ne relèvent pas. Jusqu'au jour où il empoigne Alec pour plaquer ses lèvres contre les siennes, violemment. Puis encore, plus doucement. Alec est son premier baiser - bordel, il est son premier tout. Ca déclenche quelque chose, de pouvoir oublier le reste du monde lorsqu'ils sont planqués dans la forêt ou derrière l'armurerie. Nevh veut plus. Il veut toujours plus. Pour ses dix-sept ans, il laisse un inconnu de New York le ramener chez lui. Et il ne s'arrête plus. Nouvelle nuit, nouveau corps, nouvelle forme d'oubli. Il les aime brusques. Il les aime peu attentifs. Il les veut presque violents. Et c'est toujours vers Alec qu'il revient. Ils se comprennent, là-dessus. Ils sont bien, comme ça.

On leur a refilé des perles au motif du labyrinthe. Comme si ça allait les consoler. Comme si ça allait effacer l'image du corps minuscule de Niahm dans les bras de Noah. Comme si ça allait effacer les mots prononcés par Julija avant qu'elle ne se barre à la suite de Castellan comme une salope. Comme s'ils allaient ignorer qu'une bonne partie d'entre eux étaient  enfermés à l'infirmerie ou honorés au feu de camp quand ils brûleraient des draps prétentieux à l'image de ceux qui sont tombés. Ca le dégoûte, putain ça le dégoûte. "Arrête d'y penser." L'autre est appuyé contre le mur, les yeux à demi-fermés dans l'ombre, la tête inclinée, la gorge offerte. Nevh l'observe. C'est comme ça qu'il est beau, Alec, complètement offert. La lumière de la rue se reflète sur sa peau couverte d'une fine couche de sueur, fait scintiller son regard affamé, fait briller ses dents lorsqu'il sourit, prédateur et le recouvre d'une lueur surnaturelle. "Si j'y pense, c'est que tu fais mal ton boulot." Sa voix est un peu rauque, détrompe ses paroles, provoque un rire moqueur. "Viens là, je ferais en sorte d'être à la hauteur de tes attentes." Nevh n'a pas besoin de plus - merde, il n'a même pas besoin d'une invitation, il prend et ne demande rien. Les sons étouffés qu'Alec émet lorsqu'il s'attaque à sa peau suffisent à le réveiller entièrement, et il passe sa langue sur ses lèvres, y retrouve le goût du whisky avant de les poser contre la jugulaire de l'autre, mordille la peau jusqu'à laisser des marques, et quand il relève la tête, ses pupilles sont immenses et reflètent l'éclairage bleuté des néons de l'extérieur. Il veut plus. Les images de la bataille deviennent troubles, mais restent, insistantes. Le sang, les armes, les regards terrifiés, la rage qui brûle et le manque de coeur parce qu'il se bat pour défendre son connard de père, les monstres qui font déplacés au coeur de la Colonie ensoleillée. Il ferme les yeux pour tout effacer, avant qu'il ne plaque Alec contre le mur de brique de l'appartement au coeur de Brooklyn, ne glisse la main dans ses cheveux pour lui tirer la tête en arrière, juste assez pour fondre contre sa peau, vorace. Il se plaque contre lui, et ils ne sont que soupirs, murmures, sourires plein de dents et regards brillants. Ca n'a rien de tendre, c'est violent, Alec ne cesse de se cogner contre le mur, Nevh continue de le presser contre la surface de briques jusqu'à lui faire mal, sûrement, mais aucun ne se plaint. Quand Alec parle, c'est le souffle court, le rire dans la voix. "Alors ?" Nevh grogne contre la peau rougie d'avoir été mordue et torturée. Il se laisse glisser, lui mordille la hanche, lui tire des sons qui le font frissonner, finit à genoux, lève le regard pour croiser celui embrumé d'Alec qui l'encourage d'un geste de la tête à peine esquissé, pressant. Nevh lui adresse un sourire. Il promène ses lèvres contre l'os saillant de sa hanche, appose une marque au creux de celle-ci, et quand, finalement, Alec le supplie à voix basse, le son écorché et brisé, Nevh émet un rire satisfait, un peu sauvage, et obtempère avec une lenteur qui tient lieu de torture. Plus tard, quand le bout des doigts d'Alec lui agrippent les hanches jusqu'à y imprimer des bleus, ses ongles s'enfonçant dans sa peau jusqu'à laisser des croissants écarlates qui resteront plusieurs jours, il pose le front contre son bras qui s'accroche désespérément aux draps, ferme les yeux et plus aucune image ne le hante.
Quand Alec reboutonne son jean, les cheveux en bataille et couvert de marques scandaleuses, il le lui annonce simplement. "Je vais les rejoindre aussi, tu sais." Nevh hausse une épaule, ignore le coup de poing qui vient de lui couper le souffle et lui donne la nausée. Il serre les dents, encaisse. Il s'en tape, il s'en tape, putain. Sa voix se fait venimeuse. "Tu fais ce que tu veux." Alec n'a pas le cran de lui proposer de se joindre à lui.
Maintenant qu'il est seul, il n'a que la brûlure de l'alcool et les rues mal famées de New York pour le distraire. Les cocktails élaborés des boîtes de nuit, les flasques douteuses des coins de rue, les joints mal roulés et les néons cassés qui déforment les visages. Il se perd dedans, n'a plus la notion du temps quand il se trouve coincé entre un matelas et un inconnu, ne sait même plus qui il est quand ses bouteilles de whisky glissent, vides, sur le sol des chambres de motel. Il retrouve parfois Alec le temps d'une étreinte, mais rien de plus. A la Colonie, il s'isole, cherche la merde lorsqu'il s'ennuie, finit à l'infirmerie et recommence le même cercle, encore, encore, encore.

Sa machette dégouline de sang, ça tache le sol, ça dessine des cercles parfaits sur le goudron de la ville endormie. Ca le suit et dessine son chemin, et s'il faisait demi-tour, il trouverait les corps qu'il a semés. La fille plus jeune que lui avec une entaille béante juste sous les côtes. Le type qui contrôlait les flammes et qui l'a brûlé au bras gauche avant que sa lame ne lui morde la cuisse. Le mec qu'il est certain d'avoir déjà eu dans son lit et dans la gorge de qui sa lame s'est enfoncée comme dans du beurre. Il les a semés comme ils sèment les cailloux dans les contes. Et le silence, maintenant. La ville dort encore, figée, le silence terrible, ça lui presse contre les tempes et ça le rend dingue. Les corps sont partout, les blessés gémissent ou hurlent, le sang a recouvert les bancs, les voitures, en gouttelettes ou en ruisseaux, ça ne lui fait plus rien. C'est fini. Ils ont gagné. Ca lui refile l'envie de rire. Gagné quoi ? Le droit de ramasser leurs cadavres et de traîner leurs carcasses jusqu'à leurs lits pour revoir les mêmes images chaque fois qu'ils ferment les yeux ? Les dieux sont des putains de bâtards. Ils vont sûrement féliciter Jackson et l'oublier cinq minutes après. Ils n'ont pas à regarder les corps droit dans les yeux, eux. Ils n'ont pas à poser les yeux sur les blessures dégueulasses et voir des enfants de treize ans gémir parce qu'il leur manque un membre. Ils préfèrent les laisser faire le ménage. Bâtards, putain de bâtards. Il erre dans les rues, cherche à rejoindre les autres. Il s'est un peu éloigné, dans le combat. Animé par sa rage. Dégoûté par sa violence. Il déteste ce genre de violence. Il déteste qu'il y soit autant dans son élément.
C'est contre la devanture d'un salon de thé qu'il la trouve. Les yeux fermés, ses longs cheveux bouclés englués de sang, l'écarlate qui ressort contre sa peau sombre, les lèvres entrouvertes. A vouloir se barrer et se battre pour sa liberté, elle a tout perdu, Julija. Il s'approche, l'observe longtemps. C'est vide, dans sa poitrine. Son estomac s'agite. Il crache par terre, un mélange de sang et de salive. "T'as eu ce que tu cherchais." Il lâche. Au lieu de rejoindre les autres, il fait demi-tour, casse la vitre d'une épicerie, et ressort avec deux bouteilles de whisky. Il s'installe dans une ruelle merdique, entre les poubelles et les piles de cartons. Ca pue le vomi et la pisse, mais il noit ça dans le whisky, comme le reste. Il noie Manhattan, il noie le souvenir de Niahm, il noie Julija, il noie tous les corps qu'il a laissés derrière lui, et il rattache sa machette à la chaîne autour de son cou. Elle est toujours couverte de sang, mais qu'est-ce que ça peut bien foutre. Le sang sur sa machette, c'est celui qu'il a sur les mains.

Les mains d'Alec sont plus douces contre ses côtes. Elles parcourent sa peau à la recherche de cicatrices. Il a touché longtemps la brûlure de son bras, là où la peau a fondu avant de guérir. Il a retracé la fine cicatrice sur son épaule droite. "J'ai cru que t'étais mort aussi." Il hausse les épaules. Il ne veut pas de sa douceur à la con. Il ne la mérite pas. "Tes potes t'auraient pas dit, s'ils m'avaient buté ?" Alec contracte la mâchoire. La bataille remonte à plusieurs semaines, mais les cauchemars sont toujours là. Il vient les noyer dans l'appartement d'Alec. Ils n'en parlent pas, n'en ont pas parlé jusqu'à maintenant, ils ont leur propre langage. Mais Alec se fait plus doux, comme s'il apprécie que Nevh soit en vie, et ça l'emmerde. Il le repousse, se penche par-dessus le lit et attrape la bouteille de whisky pleine jusqu'aux trois quarts. Alec le regarde boire, et Nevh le regarde entre chaque gorgée. Il a maigri, Alec. On voit ses côtes, ses clavicules sont plus marqués, ça rend les choses plus faciles quand il veut marquer la peau pâle, ça lui donne un air fragile, ça lui donne envie de voir ce qu'il peut endurer, maintenant, quand ils sont entre les draps. Son regard est plus sombre, aussi. Il lui tend la bouteille, garde le goût brûlant dans la bouche autant qu'il peut, et se penche sur lui, fond sur lui, s'agrippe à ses épaules et l'attire à lui pour l'embrasser avec force, lui mord la lèvre jusqu'à ce qu'Alec proteste. Quand il se redresse, Alec a ce regard voilé qu'il a appris à reconnaître. "Rhabille-toi, on bouge." Ils vont se perdre dans New York. A un moment, Alec l'emmène dans une ruelle d'où ils ressortent avec de nouvelles marques et des bleus assortis. Plus tard, ils s'embrassent quand l'aiguille du tatoueur s'enfonce dans la peau tendre de leur hanche. Quand ils rentrent à l'appartement, la bouteille les attend, et ils ignorent les avertissements du tatoueur, et Nevh le laisse appuyer trop fort sur le tatouage trop récent pour ne pas être douloureux, et ferme les yeux et se cambre quand Alec murmure des phrases sans sens au creux de son oreille. Il n'a pas mis les pieds à la Colonie depuis la bataille. Il y retournera demain. Ou jamais.

Une menace laisse place à une autre. On leur parle de Gaïa. Jackson a disparu, ça rend sa blonde folle. Elle lui a mis une claque quand il lui a annoncé qu'il était probablement mort. Il ne s'est jamais autant amusé en la présence de cette nana. On leur fait reprendre l'entraînement. On parle de bataille qui approche. Lui, il se barre. Il rejoint Alec. Son appartement est devenu le leur, avec le temps. Il passe quelques nuits dans d'autres lits, laisse Alec ramener de nouveaux corps dans le sien, ils se foutent la paix. Ils n'ont toujours pas parlé de Manhattan. Ils s'en tapent, de toute façon. Les images ne sont que des images, elles perdent leur pouvoir avec le temps. Il pourrait dessiner le visage ensanglanté de Julija de mémoire, et ça ne lui fait plus rien. Il ne dort plus sans avoir bu, les cauchemars n'existent plus. Et quand ils se ramènent, c'est Alec qui les fait partir à coups de reins répétés. Gaïa, ils s'en branlent. Ils ont mieux à faire.

Ils se donnent le nom de troisième camp. Lui, il trouve ça con. Quel nom de merde. Ils prétendent vouloir être indépendants, se détacher des dieux. Vivre leur vie en sécurité. Il s'en tape de la sécurité, mais l'indépendance par rapport aux dieux, ça lui parle. C'est un gros doigt à l'adresse de son père, il apprécie. Alors il les rejoint. Il s'installe dans la maison un, celle qu'on lui a indiquée, et Alec l'a suivi. Il lui a dit, moi je te suivrais n'importe où, et Nevh a haussé les épaules. Si ça veut dire qu'il aura quelqu'un dans son lit tous les soirs et de la compagnie pour vider ses bouteilles, ça lui convient. Ils foutent un peu le bordel, on les choppe en train de s'embrasser un peu n'importe où, ils n'ont jamais su garder les mains dans leurs poches, de toute façon. Ils gueulent au bord du lac quand ils ont bu, ils manquent de finir congelés quand ils plongent dans l'eau glacée, ça attire l'attention, ça attire des monstres, parfois, mais ils s'en branlent. C'est la liberté. Nevh fout la merde, aussi, avec sa langue de vipère et ses regards moqueurs. Il s'attire des regards parce qu'on le choppe avec d'autres qu'Alec, mais personne ne dit rien. C'est pas leurs affaires, qu'ils se mêlent de leurs culs, de toute façon.
Puis, la bataille. On leur en parle, on leur dit que le troisième camp ne veut pas s'en mêler. Nevh, il veut s'en mêler lui. Il caresse son pendentif, échange un regard avec Alec, et il ne leur en faut pas beaucoup plus qu'ils retournent à la Colonie, le temps de se jeter dans le combat avec une sauvagerie sans pareille et une synchronisation qui ne va qu'à eux deux. Les cris retentissent, le métal frappe, les pouvoirs se déchaînent, le sang recouvre sa machette à nouveau, les images de Manhattan se superposent à celles qui se déroulent sous son regard assombri par la rage. Et puis le sang l'éclabousse. Il cligne des yeux, sent que les gouttelettes lui ruissellent sur le visage, et son regard se pose sur Alec. Alec. Alec, putain Alec, putain putain put- Alec s'effondre comme une marionnette à laquelle on aurait coupé les fils. Le sang forme une flaque, c'est dégueulasse, il a comme un trou au beau milieu de la poitrine, sa peau pâle qui fait contraste avec le sol, les lèvres entrouvertes, les marques laissées par Nevh encore violacées au creux du cou. Nevh s'arrête. C'est le monde entier qui se déchaîne, mais lui, il ne bouge plus, il ne bouge plus, il est éteint, il ne réalise même pas. La machette tombe sur le sol, un cling retentissant, et il ne tombe pas à genoux, ne s'approche pas du corps sans vie d'Alec, il le fixe, la rage brûle brûle brûle dans sa poitrine et il a mal putain, ça part de sa gorge et ça fuse dans tout son corps, et il veut mourir, qu'on le tue aussi, qu'on le bute, putain qu'il crève à son tour, ce sont toujours les autres qui crèvent, mais butez le putain. Son regard ne lâche pas Alec, comment le pourrait-il, comment pourrait-il regarder ailleurs, ça lui donnerait une chance. Il attend, qu'une lame le traverse, qu'une flèche le transperce, que des flammes le dévorent, que quelqu'un fasse quelque chose, qu'on le démonte, qu'on lui arrache le coeur, qu'on éteigne la rage et qu'on fasse taire la tempête. Alec est mort, Alec est mort putain, c'est arrivé trop vite, c'est dégueulasse, il ne ressemble à rien sans son sourire en coin, il lui manque une partie de la poitrine et on peut presque voir ses côtes sous la chair en morceaux c'est dégueulasse, c'est pas Alec mais c'est lui, et Nevh veut mourir, juste mourir, putain. A la place, on le jette au sol. A l'abri. Il ne bouge plus. Le monde se déchaîne et lui ne fonctionne plus.

Il presse l'autre contre le mur, ignore la douleur encore sourde contre ses côtes, sa blessure n'a pas guéri. Il n'en prend pas soin de toute façon, il laisse la peau pourrir, la chair tourner au jaune verdâtre repoussant, peut être que ça le tuera, en attendant ça fait mal et ça fait comme une empreinte physique de l'orage dans son crâne. L'inconnu grogne, parce qu'il n'y a aucune douceur dans ses gestes, aucune trace de l'attention qu'il donnait avant, rien d'autre que l'oubli qu'il veut tout de suite et maintenant. "Dépêche toi." Il ordonne, et l'autre ne cherche pas plus loin, c'est ce qu'ils veulent tous de toute façon, se vider et passer au suivant, alors l'inconnu le repousse, le fait se retourner et le force à se pencher contre la table. Ses mains s'agrippent au rebord, les jointures blanches, et il attend, jusqu'à ce que ça fasse mal, et putain, que l'autre aille plus vite, y aille plus fort, sa vision tourne au blanc, son esprit tourne au vide. Il n'en avait même pas envie, mais putain, il voulait oublier et calmer l'ouragan, et ça marche encore, ça marche toujours. Ses côtes pressent contre la table, frappent le bois en rythme, ça presse sur sa blessure et la douleur ajoute un truc, apaise l'incendie ou le nourrit, il ne sait pas trop mais c'est efficace, ça accompagne la brûlure du whisky et la pression des mains qui lui agrippent les hanches comme s'il n'était rien d'autre qu'un objet. C'est tout ce qu'il fait depuis des semaines, envahir Sanford et ses bars, chercher les coups ou les corps, les laisser abuser de lui jusqu'à ce qu'il ne parvienne plus à penser, effacer le visage d'Alec ou son corps qu'il aimait trop défaire avec une douceur qu'il ne montrait à personne d'autre. Il n'a plus rien maintenant. Juste les bourrasques de son esprit et la hargne qui le fait vibrer, juste la haine parce qu'il y a encore échappé et pas les autres. Il rentre au camp couvert de bleus, parfois de sang, souvent de marques qu'il ne cherche pas à masquer. Sa langue n'en est que plus acérée, ses mots sont choisis avec soin, pour faire mal et pour provoquer. Il n'a plus rien d'autre à donner que le poison qui le brûle en permanence. Il était parvenu à atténuer la tempête. Maintenant, elle déferle, cataclysme qui se déchaîne et tourbillonne.

Ca n'a plus d'importance.


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t'as pas vu ? c'est imprimé partout, dans les journaux, sur les écrans, dans le regard des gens. c'est même écrit en grand sur les immeubles, la nuit, quand les gens biens comme toi sont endormis, c'est marqué en rouge: tu nais comme ça, tu vis comme ça, tu canes comme ça, seul à poil face à ton reflet, avec ton dégoût de toi-même, ta culpabilité et ton désespoir comme seuls témoins.
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Charlie J. Keystone
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+ face and credits : Ira Chernova - Psychotic Kid
Est-ce qu'il est nécessaire que je dise quelque chose ? Tout est lu et relu, les émotions sont bien là et je suis ravie de pouvoir enfin rencontrer Nevh.

On se retrouve en rp, le choix n'en est pas un.

Bienvenue, bon retour ou joyeuses retrouvailles, c'est à toi de voir Wink

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The giants of the world crashing down. The end is near I hear the trumpets sound
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Noah S. Warsmond
Admin
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+ face and credits : jeremy allen white, (c) dark dreams.
BRAVO
bienvenue, demi-dieu!

NEVH NEVH NEVH NEVH :nya: PUTAIN QU'IL EST COOL il m'avait manqué cet enfoiré. I love you je suis troooop contente que tu le refasses ici, il en jette, vraiment. :keur2: je le trouve même plus touchant avec ce que tu en as fait ici! :zad:

En tout cas, bienvenue parmi nous dans le monde mythologique! On espère que tu te plairas ici, parce que tu peux plus nous quitter! Il y a quelques points importants que tu dois effectuer avant d'être membre à part entière :keur2: :

- tu peux commencer par venir te recenser par > là < histoire d'être bien dans les règles comme il faut. :radis:
- tu peux ensuite créer ta fiche de liens > par là <, parce qu'entre nous, c'est toujours mieux d'avoir des potes. Pour organiser tes rps, parler de ta vie dans un journal c'est > ici < que ça se passe.

Ensuite, pense à aller voir les animations ainsi que ce qu'il se passe du côté de ton groupe > ici < et > là < pour ne pas être à la ramasse! Pour finir sur une note un peu fofolle, on a aussi une catégorie de flood > ici < donc dès que t'as un peu de temps libre, n'hésite pas à passer nous faire coucou! :N:


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hold on darling
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Ceren-Nevh Lynch
+ messages : 261
+ face and credits : tim borrmann. (faust)
merci nono :keur:

Charlie, j'exige lien et rp de toute façon, tu le sais. :hin:

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Keith N. Stark
+ messages : 134
+ face and credits : ○ Théo James // (c) sixty
You ... :hin: :héé: :seksi: :cutie: :m:

Que dire, que dire, je tiens quand même à exprimer ma joie ici même si tu es déjà au courant que je suis totalement et grandement heureux de voir débarquer ce personnage sur CE forum :wa: :nya:
Franchement, y a rien à dire sur Nevh, c'est vraiment un personnage hyper attachant malgré son caractère de merde Arrow , c'est vraiment l'un de mes coups de cœur parmi l'ensemble de ce que tu as pu nous montrer en terme de personnages :lov: Puis tu le joues tellement bien donc comment ne pas l'apprécier et kiffer ce perso :amen: :string:

Bref, content de te voir là, tu vas envoyer du lourd surtout au troisième camp :bwala: et ... et ta fiche est parfaite, je l'ai pas lu , je l'ai totalement absorber, j'ai vécu les scènes comme si j'y étais et ressentis toutes les émotions décrites donc PARFAIT :amen: :keur:

J'ai envie d'en dire plus mais j'ai peur que ça fasse trop fan hystérique tout ça là :hmmm: :facepalm: du coup je m'arrête là et à très vite en rp :style: :cute:

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Un jour, je suis né, depuis j'improvise.
Your opinion of me doesn't define who I am. We were born to be real, not to be perfect. ©️ by anaëlle.
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Ceren-Nevh Lynch
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+ face and credits : tim borrmann. (faust)
ça me touche au fond de mon coeur :faints:
MERCI KIKI. I love you

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