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  just say you won't let go (kai)Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Tu le revis. Toujours ce même cauchemar, tu ne penses jamais t'en débarrasser. Il hante toutes nuits, t'empêchant au passage de dormir. Tu t'estimes désormais heureuse de pouvoir dormir quelques heures. Tu n'arrives plus à dormir, ou alors en compagnie d'autrui. Ton frère remplissait ce travail. Mais tu es arrivée seule au camp, détruite et enragée. Alors, tu rampes jusqu'au lit de Kai. Le seul que tu puisses vraiment considérer comme ton ami ces derniers temps, dans le troisième camp du moins. Tu te tiens debout, les cheveux qui virevoltent au gré du vent rasant la plaine sur laquelle le combat fait rage, les hurlements percent le silence, le sang tâche l'herbe scintillante, les cris de douleur glacent le sang. Tu te bats, tu ne vois pas son visage, il est toujours flou, tu peux seulement deviner que ton adversaire est de sexe féminin, une poitrine dépassant de son t-shirt. Elle te dépasse, ta grande maîtrise des armes ne t'aide pas, pas plus que tes habilités au combat. Tu as l'impression de te battre seule contre une cinquantaine de personnes ; mais c'est tout le contraire. La rage gronde au creux de ton ventre, rendant tes mouvements plus fluides, tes coups plus mortels. Tu arrives à lui taillader la cuisse, lui offrant la même balafre que la tienne, reçue au combat seulement quelques heures plus tard. Grâce à l'ambroisie, elle s'est déjà refermée. Mais la douleur est toujours là, profondément ancrée dans ton corps. Tu domines enfin le combat, assommant ton ennemie à coups de poing dans les côtes, son sang coule sur ton bras, tes phalanges sont douloureuses. Tu te recules, un peu pantelante laissant ton adversaire au sol, son visage tourné vers le ciel, contemplant les nuages. Tu empoignes le manche de ton épée, arme de prédilection depuis que tu es gamine, boitillant, tu t'approches de la fille allongée à tes pieds. Tu te baisses, murmures à ses oreilles "Mauvais camp". Tu plantes ton épée dans son abdomen, non sans difficulté. C'est à cet instant que son visage se révèle à tes yeux, c'est avec effroi que tu découvres son visage. Tes yeux s'arrondissent, tu portes tes mains ensanglantées à ta bouche, effarée. Maisie. Tu te jettes à côté de son visage, raflant tes genoux contre l'herbe douloureusement, mais la seule douleur que tu puisses ressentir est interne. Là. Dans le coeur. Coeur qui se déchire. Tu soulèves sa tête, la pose sur tes cuisses. Des larmes brûlantes roulent sur tes joues, finissant leur course sur le visage de ta meilleure amie. "Je voulais pas." Tu sanglotes, un fin sourire s'affiche sur son visage. C'est la dernière chose que tu vois. Son souffle n'est plus, elle est partie. Définitivement. Morte. Par ta faute. Sur toi. Tu te réveilles en sursaut, des larmes dévalant rapidement ton visage, ébranlée de part ton cauchemar. Celui-ci à légèrement changé. Tu es responsable de sa mort, désormais. Ce qui rend la vision de ses derniers instants encore plus insupportable. Tu tentes de respirer, prenant de grandes inspirations, en vain. Ta respiration est coupée, chaque goulée d'air te brûle les poumons, tu suffoques. Tu te lèves, difficilement, tirant ton t-shirt, puis marche vers la porte. Tu l'ouvres silencieusement, pour ne pas réveiller tes camarades de chambre, déjà habitués à ne pas te voir dans ton lit le matin, même si tu t'y es endormie le soir. Tu marches dans le couloir, dans le noir. Tu arrives devant sa chambre. Tu te mords la langue. Tu ouvres doucement la porte, te diriges vers son lit sans un bruit. Tu ne sais pas si il dort. Tu te glisses dans son lit, allongeant ton corps frêle sous les couvertures, collant ta poitrine, contre son dos.


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A. Kai-Dewyn Higgins
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• just say you won't let go •
Teagan & Kai
...


Une soirée plutôt calme en apparence, ton colocataire t'as fait l'honneur de ne pas être présent en cette soirée, tu sais sûrement qu'il doit être entrain d'écumer les bars de Sanford en solo ou peut-être avec le dégénérer de l'autre maison. S'il n'avait pas été aussi casse couille avec toi, peut-être que tu l'aurais accompagné mais depuis quelques échanges avec lui, tu n'as pas l'impression qu'il attends grand chose de toi, ceci étant réciproque. Deux êtres aussi lamentables que vous, dans un état aussi pitoyable émotionnellement ça ne peut pas fonctionner, pire encore, tu sais que tu risques de retomber dans tes vieux démon si tu passes ne serait-ce qu'une seule soirée en sa compagnie. C'est donc volontaire que tu mets des barrières avec lui afin de ne pas être influencer, de ne pas dégrader ton état tout comme le sien bien que tu es sûr au fond de toi que tu aurais pu faire un duo explosif avec son franc parler et ton côté manipulateur. Non à la place, tu as décidé de rester au pieu, à essayer de dormir. Tu sais que ça ne se fera surement pas mais tu tentes quand même parce que tu n'as plus que jamais besoin de sommeil, tu sais que tu ne peux pas compter tout le temps sur Noah. Que le voyage jusque New York, ça coûte à chaque fois et ça ne dure pas très longtemps. Tu dois apprendre à faire le vide, à ne penser à rien, à te laisser aller dans les bras de Morphée afin de ne plus subir cette pression. Mais aussi cette état de léthargie que tu ressens constamment durant la journée puisque la nuit tu ne dors pas. Tu penses peut être qu'avec le calme de cette nuit puisque la maison semble endormie, tu réussiras peut-être à fermer les yeux quelques heures, quelques minutes ce qui serait un bon début. Et un espoir certain pour le futur mais au fond de toi, tu sais que ça ne commencera pas ce soir, tu le sens dans tes tripes, tu as encore une fois cette impression d'être prisonnier de la nuit, la nuit que tu apprécies énormément mais pas dans ces conditions, pas dans cette état. Tu n'as jamais osé prier ta mère pour qu'elle te vienne en aide, tu sais que ça ne se fera pas alors tu ne préfères pas perde du temps à ce genre de bêtise, tu te contentes de ce dont tu es capables. Des ruses et astuces que tu as réussis à mettre au point afin d'avoir un semblant de sommeil pour ne pas ressembler à un zombie durant la journée, où tout le monde arrivent à vivre, pas comme toi. Bon, tu sas que tu n'es pas l'exception à la règle, tu sais très bien que d'autres personnes sont devenus insomniaques mais tu as l'impression que dans ton cas, cela est décuplé à cause de ton ascendance divine. Bref, tout cela pour dire que tu ne comptes pas dormir tout de suite, alors tu restes quand même allonger dans ton lit, le regard fixer au mur qui te fait face, et aux peu de cartons qui t'appartient et que tu n'as jamais osé ouvrir à cause de ce qu'il y a à l'intérieur. Tu as également beaucoup d'affaires à toi dans ton appartement à New York mais tu essayes de faire venir cela ici petit à petit afin d'appuyer cette volonté de faire partie de ce nouveau camp. Tu fais cela étape par étape, pas à pas afin de ne pas te brusquer bien que ce ne soit pas l'environnement qui t'angoisse le plus mais davantage ce que contiennent ces cartons, les souvenirs merveilleux qui aujourd'hui ne laisse place qu'à une certaine tristesse, mélancolie et colère. Alors tu fermes les yeux, tu fermes les yeux en fermant les cartons, en les laissant cacher comme pour te voiler la face, pas encore prêt à affronter cela. Tu laisses donc tes yeux briller en cette nuit douce et silencieuse, fixant les cartons, essayant de ne pas plonger dans une certaines nostalgies. Tu te mets à caresser le sol lentement de ton bras qui pendouille alors que ton corps est presque à la sortie du lit. Ta tête posé contre l'oreille, tu donnes dos à la porte d'entrée de ta chambre surtout que ton lit se retrouve au fond de celle ci. Tu ne l'entends donc pas entrer, il n'y a que lorsqu'elle pénètre dans ton lit que tu la ressens, que tu sais que c'est elle et qu'elle vient pour les mêmes raisons que d'habitude. Tu n'es plus surpris, tu ne t'en fais plus, tu as accepté ce rôle alors maintenant tu fais avec. Cela ne te dérange pas car au fond de toi, tout au fond de toi, tu sais que tu n'aimes pas la solitude. Que c'est ce qui t'a déchiré, ce qui t'a rendu aussi fermer qu'un coquillage par peur en entendant la moindre vibration inhabituelle. Tu l'as sens donc te coller, tu arrives même à sentir son battement de cœur un peu plus rapide que d'habitude, tu sentirais presque son corps trembler. Tu connais ces signes là, tu sais ce que ça veut dire, surtout venant de Teagan. Tu hésites un moment, est ce qu'elle veut parler ? Ou simplement dormir, il y a des soirs où tu ne dis rien, tu ne fais rien, tu l'as laisse s'allonger à tes côtés et s'endormir jusqu'au petit matin, dû moins lorsqu'elle n'est pas prise d'un nouveau cauchemar. Cette fois-ci, peut être après tout ce qui s'est passé avec elle, tu décides de te retourner pour lui faire face. Mais tu ne parles pas, ce n'est pas toi, tu n'es pas un conseiller, tu n'es pas un beau parleur, tu ne sais pas rassurer par les paroles. Tu te contentes donc simplement de lui faire face avant de la glisser contre toi et passer tes bras autour d'elle pour la serrer doucement. Tu espères ainsi, par ce geste d'être rassurant comme pourrait l'être quelqu'un qui use des mots pour apaiser. Tu n'es pas un poète des mots mais un versificateur de tendresse.
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I love the way you lie !
I can't tell you what it really is I can only tell you what it feels like And right now there's a steel knife in my windpipe I can't breathe but I still fight As long as the wrong feels right honey...
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