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Je m’étais enfin assoupie… assoupie parce qu’on ne pouvait pas vraiment dire que je dormais profondément ces derniers temps. on ne pouvait pas dire que je dormais bien profondément depuis… depuis la bataille contre Gaïa. Mais j’avais enfin réussit à fermer les yeux et à détendre suffisamment mon corps pour sombrer dans un semblant de sommeil… J’avais encore plus peiné que d’habitude à fermer les yeux parce que ce soir, j’avais décidé de ne pas fumer, boire, utiliser de l’opium, me droguer, bref, j’étais restée sobre, en tentant de m’endormir. C’était bizarre, j’avais tellement eu envie de prendre quelque chose, ça aurait tellement été plus facile. Mais rester sobre pour un soir… c’était le moyen pour moi de me dire que je n’étais pas accro’… bien que la petite voix qui me murmurait « pas encore » dans mon esprit n’était pas là pour me rassurer. j’avais bien vu ce que ça ait donné pour l’alcool… Avant la bataille de Manhattan, je ne buvais pratiquement jamais… après, disons que chaque occasion était bonne pour s’éclater. c’était ce que je disais à ceux qui m’entouraient, alors que la réalité était autre. C’était l’occasion de faire comme si je m’éclatais pour focaliser mon esprit ailleurs, pour ne pas penser à tout ce qui me prenait la tête, à tout ce que je ressentais. Lorsque j’étais comme ça… je ne me raisonnais pas vraiment, j’étais simplement prête à faire n’importe quoi tant que je pensais à… à autre chose… Et vu qu’après la bataille contre Gaïa, ça avait empiré… je m’étais dit que, peut-être, changer de camp allait me faire du bien… J’avais mis du temps avant de faire le premier pas, mais c’était bon, j’étais dans le Troisième camp… et il était temps pou moi de prendre le nouveau départ que je voulais. Seulement voilà, tout n’était pas aussi simple. Parce que si j’avais réussit à tenir la soirée et à m’endormir, le voile noir qui recouvra mon esprit ne resta pas bien longtemps. Non, rapidement lui succéda l’image, les sons des batailles. Les deux se mélangeaient dans ma tête : Manhattan et celle contre Gaïa. Les deux se mélangeaient parce que les deux étaient pareilles. Même cri de courage pour se lancer contre ses adversaires, même cris de douleurs lorsqu’on était blessé. Mêmes images sanglantes… et surtout… mêmes émotions. Parce que oui, même en rêve, j’avais l’impression de les ressentir, encore et encore. Vous savez, comme lorsque vous rêvez que vous tombez et que vous avez réellement l’impression de vous précipiter dans le vide. Eh bien c’était un peu la même chose. Je ressentais tout, la douleur, l’épuisement, l’impression que je n’allais jamais survivre, la sensation de mourir, la sensation que je ne pourrais jamais faire face à la perte de la personne qui venait de mourir, même si je n’avais aucune idée de qui ça pouvait être, la peur, le dégoût, l’acharnement à se battre pour rester en vie, l’épuisement… Tout, j’avais tout ressentie, tout en vrac. Et c’est comme ça que je me réveillais en sursaut, dans un cri, même si je n’en étais pas sûre, le coeur battant la chamade, ma cage thoracique oppressée, manquant d’air mais n’arrivant pas à respirer. La panique m’envahissait. Je cherchais de l’eau, mais je n’arrivais même pas à l’avaler… et finalement, je courre jusqu’aux toilettes pour vomir, trop secouée par ce que j’avais ressentie… alors que ce n’était qu’un rêve… Je me jetais un regard dans le miroir : pâle, apeurée, les traits tirés, les yeux écarquillés, des larmes coulants sur mes joues, je me sentais pathétique. J’étais pathétique. Tout ça, je ne l’avais pas ressenti. Ce n’étaient pas mes émotions à moi. Seulement celles des autres, ceux qui avaient véritablement combattu, qui avaient véritablement vu leurs proches mourir devant leurs yeux, ceux qui étaient véritablement mort… pendant que moi, je faisais quoi ? Pendant que je m’étais recroquevillée dans un coin autant à l’abris que possible, incapable de ne serait-ce que penser à me battre. Lorsque la bataille était finie, je n’avais même pas eu une seule égratignure, aucune blessure… Physiquement parlant, parce que mentalement… j’étais ressortie détruite… mais comme tout le monde, me diriez-vous.

Il fallait que je sorte… Non, il fallait que je me lave, et ensuite que je sorte. J’avais besoin de prendre une douche, de sentir l’eau couler sur ma peau, d’imaginer que toutes mes pensées, mes émotions, mes ondes négatives allaient partir dans la bouche d’évacuation. C’était un truc que j’avais l’habitude de faire… quand je ne pouvais pas prendre de douche, je me lavais les mains, ou les dents, ou quoi ce soit qui puisse me faire me dire que j’étais à nouveau propre, littéralement comme neuve et que je pouvais repartir à zéro. Puis, une fois habillée de deux leggings, de bottes chaudes, d’un gros pull, et d’un blouson au cas où, une fois mon bonnet sur ma tête, je sortie. Je ne savais pas où j’allais, tout ce que je savais, c’était que j’avais pensé à prendre mon sac avec mes cigarettes, mes bouteilles, et d’autres petits trucs utiles. J’allais d’abord sur les rives du lac, où je m’assis, une cigarette à la bouche, admirant les quelques remous que le vent faisait faire à l’eau. Là, j’étais loin de tout le monde. Là, tout était calme. Là, je ne ressentais que mes propres émotions, ce qui était largement suffisant. Et pendant quelques temps, un temps indéfinissable, j’eu l’impression d’être heureuse. D’être calme, d’être bien, d’être normale. Mais rien ne durait, et le soleil commençait à se lever. Je grognais… Qui disait soleil voulait dire réveil. Tout le monde allait manger, mais ce n’était pas ça qui me dérangeait… non, ce qui me posait problème, c’était l’après. Parce que je savais bien que Teagan s’était mis en tête de m’entraîner. Je sais pas, peut-être qu’elle se voyait coach sportif, entraîneur d’une équipe de boxe et que ses espoirs sont partis en volée. Peut-être que c’était pour ça qu’elle s’amusait à tyranniser les personnes comme moi, ou comme Théo’, les personnes qui n’avaient aucune aptitude à se battre. Je savais bien que ce n’était pas ça, même si ce qu’elle ressentait en nous voyant, c’était du dédains, peut-être de la frustration devant notre incompétence,… Et là, je n’avais vraiment pas besoin d’une séance d’entraînement. Et comme au lac j’étais trop repérable, je partie en direction de la forêt. Là, j’allais sûrement trouver la cachète idéale. Et ce fut le cas. Je m’assis derrière un gros arbre, dont le tronc était assez épais pour me cacher. Et là, je sortie une petite barre de mon sac, que je commençais à manger tout en m’amusant à faire pousser l’herbe devant moi  et à la faire bouger selon mes envies… Là, j’étais introuvable… En tout cas, c’était ce que je pensais.
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