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  wicked game (ft. théodore)Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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wicked game
théodore & kingsley
Every Saturday night I seem to come alive for you, baby. Santa Monica, I'm racing in the lights for you, baby. I drive fast, radio blares, have to touch myself to pretend you're there. Your hands were on my hips, your name is on my lips, over over again, like my only prayer

Il trempe sa bouche dans le café, les yeux plongés dans le recueil de mots et de lettres. Kingsley, il le regarde faire, non, pire que ça, il le scrute. Les yeux remplis d'azur ne se lassent pas de cette figure. Théodore, ça sonne bien, mais ça sonne un peu long, Théo, c'est mieux, c'est plus court, ça se perdra mieux dans les murmures, dans les soupirs et tout ce qui pourrait suivre. Theo, c'est une proie, ouais, Theo c'est juste ça. Théo, il est mignon, Thèo, il est fragile, Kingsley, il sait déjà comment il va finir. Sa peau au bout des doigts, sa chaire au bout des griffes. Il le conjuguera à sa façon sous une forme des plus active. Le blond, c'est ce qu'il se dit, là sur son lit. C'est allongé posément, ça ne se préoccupe même pas du temps. Dehors, le soleil est caché dans du gris, c'est de la grisaille, c'est comme s'il voulait pas qu'on s'enjaille. Ça explique peut-être le fait qu'ils soient tous les deux dans leur chambre, à moins que ça soit la faute du froid et de ses bourrasques, ces choses bien trop néfastes. Kingsley, il rêvait de l'été, cette saison qui fait disparaître les monts enneigés. C'était le moment de se baigner, là où il pouvait s'afficher en toute beauté, de ses quelques couches de vêtements il pourrait enfin se séparer. Mais non, là, il est obligé de traîner emmitouflé, il n'y avait rien que d'autres iris pouvaient profaner, rien que des brillants pouvaient caresser, à l’exception de ceux de Théodore, son colocataire, celui qui dans son coin normalement désespère. Lui, il pouvait voir, lui, il pouvait l'apercevoir quand, au crépuscule les vêtements sont déchus, il pouvait admirer le corps nu. Ne l'avait-il pas déjà vu sous tous les angles depuis qu'ils partageaient la même chambre le malotru, ou fuyait-il l'enfant d'Eros du regard dés que le tissu commençait à choir. Kingsley, il ne pouvait pas savoir, Kingsley avant il se préoccupait pas de Théo, ce dernier, c'était un écho, il l'entendait partiellement et il en allait de même pour sa présence. Des grésillements et des ombres, il était ça, puis ça éclaté, la porte elle s'est claquée, et Theodore, il s'est enfin dévoilé. Kingsley au jeune homme, il s'est intéressé, le garçon par sa machinerie, il est enfin détecté. La glace, Kingsley, il la rompt à force de sourires, ça se force à être plus chaleureux, à rendre le tout plus harmonieux. Kingsley, normalement, il ne se donne pas autant de mal, il peut user de son don pour tromper les corps, pour qu'ils tombent avec lui sur le sol. Mais pas Théo, car lui, il est amusant, il y a ses joues qui deviennent ardentes, il y a aussi cette maudite voix tremblante qui arrive à être touchante. Theo, il veut l'avoir sans tricher, il veut le faire succomber. «  Tu lis quoi de beau ? » Voix grave, intrusive. Kingsley, il s'était levé, les bras croisés sur le poitrail puis il s'était avancé. La lecture, ce n'était pourtant pas son genre, ce n'était pas un illettré, mais la littérature n'a jamais vraiment su l'intéresser, il était plutôt mathématique, les chiffres ça ne dansait pas, puis il développait sa logique. Les mains se font voleuses, elles agrippent le livre pour le tirer, pour l'emprunter. Ça le tourne pour trouver le bon sens, alors qu'il s'assoit regardant aux côtés de l'homme qu'il veut noyer, submerger par des désirs, enfouir sous les plaisirs. Ça s'attarde quelques secondes, ça lit le titre "grief is the thing with feathers", un titre qu'il n'a jamais entendu, c'est donc encore un de ces livres qu'il n'a jamais lu. Il tourne des pages, il ôte des mots, ça fait la personne qui s'intéresse alors qu'il a bien d'autres choses en tête. Le livre, il le lâche plus loin, assez pour que Théo ne puisse pas le rattraper. Il le prive d'un endroit ou se réfugier, il ne lui restera que sa tasse de café. « T'as pas envie de faire des choses pour t’amuser ?  » Kingsley, il annonce déjà la suite, son corps chauffe contre celui de l'autre, même s'il y a des choses pour les séparer. Ils sont dans le même lit, dans le même abri. Il y avait une et mille choses à faire pour que l'ennui, jamais ne les touche.
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Theodore A. Brennan
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kingsley & theodore

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Chaque gorgée de café est une chance de retrouver un semblant de contenance. Il a du mal à aligner les mots qu'il dévorait avant que l'autre n'entre dans la pièce. Il a du mal à rester dans les pages qui l'ont pourtant happé dès les premières lignes lorsqu'il l'a ouvert un peu plus tôt. C'est tordu, les mots s'enchaînent et sont vrais, crus, laids parfois. C'est exactement la sensation de vide qui l'a écrasé trois ans plus tôt. Maintenant, les pages se ressemblent et il doit lire et relire et relire pour les comprendre. Le café l'empêche de s'agiter comme un enfant, lui fournit la distraction suffisante pour que son visage ne tourne pas à l'écarlate. Theodore sent son regard posé sur lui comme s'il le touchait. Il le traverse, lui brûle la peau, l'empêche de se vider l'esprit pour apprécier les pages qu'il parcourt. En temps normal, il aurait lâchement abandonné le livre sur son lit pour fuir dans la maison un, dans le foyer, à Sanford, n'importe où plutôt qu'avec lui. Mais le froid est glaçant, le vent s'infiltre partout et cogne contre les vitres, et il n'a pas le courage. Pas la force, non plus. Sa nuit attaquée par les cauchemars portant le visage de Jules, son estomac serré à la vue de la nourriture depuis le matin, il n'a pas dormi, n'a rien avalé, et il tremble un peu sous l'effet de la caféine. Il a vidé les trois quarts de la cafetière à lui tout seul, enchaînant les tasses au même rythme que les chapitres, son regard ne lâchant pas les lignes qui l'ont stabilisé jusque là. Maintenant, l'énergie tremble dans ses veines, il se mordille la lèvre pour se concentrer, se brûle la langue avec le café et le regard de Kingsley laisse des brûlures sur sa peau. C'est toujours comme ça, et il aurait dû s'y habituer, se faire aux regards et aux mots teintés d'amusement, laisser les remarques comme les contacts aux mille suggestions devenir part de son décor pour ne plus le remarquer. Il aurait dû, mais il n'y parvient pas. Il l'ignorait, avant. Il ne le regardait même pas, oubliait le garçon invisible qui se glissait entre ses draps et fixait le plafond en attendant le sommeil. Il s'en moquait, vaquait à ses occupations comme s'il était seul, rendant Theodore écarlate dans le noir au fond de son lit, le forçant à enfoncer ses écouteurs dans ses oreilles pour ne rien entendre, les deux écouteurs. Il ne met jamais les deux écouteurs, ça l'oppresse. Et l'agacement grandissait. La frustration, aussi. Il aime être invisible. Il aime qu'on ne le remarque pas. Il déteste qu'on le dérange. Theodore a explosé. Une explosion au ralenti, où durant une fraction de seconde, juste un instant qu'on aurait pu aisément manquer, la peur s'est évanouie brutalement pour laisser place à la colère. La voix douce est devenue venimeuse, juste une minute, juste assez pour hurler son irritation et tout le reste. Puis, la réalisation. Il a disparu, la porte soulignant son départ d'un son brutal, pour aller se réfugier au bord de l'eau. Devant le miroir gigantesque, il a regretté. L'anxiété lui a serré l'estomac. Et maintenant... Maintenant. Kingsley sait qu'il existe, il ne le sait que trop bien, et il est partout. Adossé à la table de la cuisine sur le chemin de la cafetière, bien trop près de son visage pour murmurer de quoi rendre Theodore silencieux et écarlate, étendu de tout son long sur son lit alors que son regard le suit à travers la pièce, au réveil débout à quelques mètres d'un Theodore à peine éveillé, toujours là quand il ne s'y attend pas. Et il sait toujours comment faire perdre ses moyens à Theodore. Il recule, se sent piégé, ça lui saisit l'estomac et ses joues sont bouillantes. C'est toujours comme ça, et il n'arrive pas à s'y faire.
Le mug est levé dans les airs, presque au niveau de ses lèvres quand la voix retentit depuis l'autre côté de la pièce. Theodore ne peut même pas s'en empêcher, il ferme les yeux, ça l'exaspère, ça lui fait avaler sa salive avec difficulté. Il n'a pas le temps d'ouvrir la bouche, de toute façon, le livre s'échappe d'entre ses mains et ignore sa tentative vaine de le récupérer. Sa main reste en suspend dans l'air pendant une fraction de seconde, avant de retomber sur sa cuisse avec résignation. Il ne le regarde pas, il fixe le mug de café et envisage de se le renverser sur la tête, histoire d'avoir une raison valable de rougir, pour une fois. Du coin de l'oeil, parce qu'il est bien trop conscient de la présence à ses côtés pour l'ignorer complètement, il voit Kingsley retourner son livre, s'arrêter un instant, le balancer plus loin. Theodore inspire, ravale l'agacement, la boucle et espère que ce sera tout. T'as pas envie de faire des choses pour t’amuser ? Theodore manque de s'étrangler, tente de calmer son rythme cardiaque qui vient de manquer un battement, sent déjà que son visage est envahi par une chaleur désagréable. Il plonge dans sa tasse de café, avale une gorgée, une deuxième, la repose vide à côté de lui et rouvre les yeux. C'est instinctif, et il ne réalise pas vraiment ce qu'il fait quand il s'aperçoit qu'il a reculé contre l'oreiller, contre le mur, un peu de distance entre Kingsley et lui. Son regard se pose finalement sur lui quand il s'immobilise, quand il réalise combien sa réaction était stupide. Il est trop près, ça rend Theodore nerveux. "Je m'amusais, avant que tu balances mon livre." Il fait remarquer, et sa voix a presque le ton sobre qu'il adopte au quotidien. Elle tremble à peine. "Je peux t'en prêter un, si tu veux. Pour lire. Sur ton lit." Sa voix se fait un peu plus fragile, parce que juste le dernier mot lui évoque des choses auxquelles il ne veut vraiment pas penser. Il jette un oeil à sa tasse de café, se laisse charmer par l'idée de s'en emparer et de fuir pour la remplir à nouveau, et amorce un geste pour la saisir. Les doigts enroulés autour de la céramique, il indique faiblement la porte. "J'ai plus de café." Et qu'il est stupide, parce qu'il est incapable de bouger, parce qu'aller vers la porte impliquerait de se rapprocher de Kingsley et il ne peut pas faire ça, il ne peut vraiment pas. Il se mord la lèvre suffisamment fort pour avoir mal, et ça apaise un peu la tension qui a saisi tout son corps. Il ne bouge toujours pas. Il se déteste. Vraiment.
(Parce que s'il arrête de se mentir une minute, il la sent, au creux de sa poitrine, à l'arrière de son esprit, qui chuchote ses questions et lui chuchote d'attendre, juste pour voir. S'il arrête de se mentir, il l'admet, juste à lui même et seulement lorsqu'il est trop fatigué pour faire l'effort de nier, elle est là, la curiosité. Il la déteste, comme il se déteste, comme il déteste Kingsley. Mais elle est là, comme il est là, comme Kingsley est là. Il n'y peut rien, comme pour le reste.)

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how many yous have you been? how many, lined up inside, each killing the last? ☽ but on dark days he likes to walk, beside the heartsick sea. and as the waves begin to howl, he drops down to his knees, and cries for all he's lost and for all he used to be.
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théodore & kingsley
Every Saturday night I seem to come alive for you, baby. Santa Monica, I'm racing in the lights for you, baby. I drive fast, radio blares, have to touch myself to pretend you're there. Your hands were on my hips, your name is on my lips, over over again, like my only prayer

Kinglsey, il pollue, Kinglsey c'est un voyou. Il laisse traîner sa pestilence un peu partout, ça aime la faire voler dans l'air, ce mec, il empoisonne l'atmosphère et ce n'est sûrement pas la personne qui se trouverait devant lui qui dirait le contraire. Il le gène, il le dérange, il serait bien mieux sans sa présence, sans toute cette violence qu'il lui lance. Ce n'était pas la violence qui blesse, c'était pas de celle qu'il pouvait donner en serrant des poings, en tapant avec ses mains. Ce n'est pas de celle qu'il pouvait procurer en dansant avec une lame, Kingsley avec celle la, il ne ferait couler aucune larme. C'était une violence fait de gestes, une violence de comportement, c'était une violence plaisante, elle ne tâche pas le corps, non, elle le réchauffe juste. Après, faut pas résister, faut pas faire la personne en face, elle fasse l’entêtée parce qu'aussi non ça risque bien de brûler. Kingsley, avec les gens comme ça, il laisse des traces. C'était comme pour ce Théodore, les joues sont fumantes, rougissantes. Il avait suffit d'une simple phrase, de quelques mots alignés avec son esprit que certains pourraient sûrement caractériser de vicieux et d'une avancée, les sens avaient dû valdinguer dans la tête du plus jeune, du plus petit, celui qui lisait jadis dans son lit. Kingsley, il ne l'a pas lâché, les yeux s'étaient attachés, il n'y avait eu que quelques clignements pour le détourner, mais il n'avait rien raté. Voilà pourquoi les lippes s'étaient plus étirées encore, dans le sourire, il n'y a aucune perversité, Kingsley, il trouvait juste ça drôle, dans ses tréfonds, il aimait bien avoir autant d'emprise sur les réactions du garçon. Dans sa tête, il se disait que ça marchait, que son charme fonctionnait, il venait peu à peu sous ses fils, sous la peau, sous les morceaux qu'aurait dû le protéger, qu'aurait du l’empêcher de se faufiler, de faire son entrée. Théodore, il fuit, du moins, il essaye, au début ça se concentre sur la boisson, mais ça va trop vite, il atteint bien trop tôt le fond. Il en va de même pour son dos qui rencontre le mur, pour lui ça doit être dur.
Théodore, il le regarde enfin, et Kingsley, il plonge dans ses pupilles. C'est dans ceux-la qu'il pense remarquer du trouble, dedans, il y a du mouvement, ça il en est sûr, la raison se dirait bien que c'est la caféine, cette chose que l'autre ingurgite pour remplacer la nuit, mais pour Kingsley, c'est juste lui, c'est juste sa présence, cette proximité maladive qu'il se plaît à instaurer. Alors comme ça, il s'amusait, perdu dans les mots, il s'amusait. Le blond, il a du mal à y croire, il dit rien, il laisse venir la suite. Un petit rire s'échappe, pas de ceux qu'on façonne, non, il dévoile toutes ses dents, comme si Théodore avait dit quelque chose de marrant. C'est un petit bruit, un petit son avant qu'il parle sur un ton de malice. « Non, ça va, je suis bien ici, et ce n'est vraiment pas ce qui m’intéresse » Kingsley, il avait choisi de s’incruster profondément sur les draps, il n'allait pas les quitter comme ça. Il comprenait tout de même le message qui était clair, mais il avait choisi de ne pas en tenir compte, comme d'habitude, il ferait ce qui lui plairait. Le fils d'Eros, il cherche à satisfaire son colocataire, mais pas si ça implique de s'éloigner, non, lui il veut se rapprocher, ouais rien que ça, se rapprocher, mais avec Théodore c'est compliqué. C'est pour ça qu'il se saisit de l'occasion qui se présente. Théodore, il devrait être beaucoup plus vigilant à ce qu'il dit, à ce qu'il fait, parce que devant lui, il y a un loup qui guette et il ne lui laissera aucune cachette. « Tu veux que j'aille t'en chercher ? » La question se pose innocemment, Kingsley, il a juste l'air sympathique, les doigts le sont moins quand ils viennent déloger la tasse. Ses doigts caressent ceux du porteur, ils lui passent dessus comme si c'était normal, pourtant ils s'attardent. Ça veut rentrer en contact pour que l'électricité passe. Kingsley, il le dépouille encore, sans remords. « Mais personnellement, je pense que c'est une mauvaise idée. » Sa langue sort, il se lèche les lèvres. « Tu ne penses pas en avoir assez eu pour aujourd'hui... ?  » Il dépose délicatement le mug, ne comptant absolument pas la remplir ni lui rendre pour le moment. Non, ils ne devaient être qu'eux deux. Kingsley, il est un peu plus sérieux, pour que ce qu'il dise ait une apparence de conseil, pour dire qu'il se préoccupe de son état, de comment il va. Il ne sait pas ce qu'il a d'ailleurs, même à force de regarder, il ne l'avait toujours pas deviné. Faut tout de même avouer qu'il s’intéressait plus à ce qu'il pouvait voir de son corps, de son visage, que ce qu'il pouvait cacher au plus profond de son âme. N’empêche qu'il ne voulait que son bien, il ne voulait pas que la jolie fleur se fane trop vite alors fallait qu'il arrête de s'arroser de cette façon. Il avait besoin de soleil, d'eau fraîche et d'un vrai sommeille. Des choses que Kingsley était sûr de pouvoir lui offrir d'une façon où d'une autre. « Tu n'as pas besoin de ça, tu sais, de bouquin ou de café, si tu veux te sentir mieux, je suis là moi » Il se rapproche de lui, il y a quelques centimètres qu'il grappille. Il y a aussi son regard qui se plante dans celui de Théodore, il se veut sincère, putainement sincère. Théo, c'était peut-être pas réellement son ami, mais ça restait une personne à laquelle il ne voulait que du bien.
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Theodore A. Brennan
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Ca fait rire Kingsley, sa suggestion. Theodore contracte la mâchoire, c'est imperceptible, juste assez pour ne rien faire de stupide, comme baisser les yeux, s'empourprer, avaler sa salive ou arrêter de respirer. Il sait bien qu'il n'abandonnera pas comme ça, faute de s'y habituer et de faire comme si de rien n'était, il a appris à connaître sa façon d'agir. Son insistance, sa façon d'envahir son espace et de s'amuser de son trouble. Il n'abandonne pas tout de suite, il ne part que lorsque Theodore est réduit à un visage écarlate, les yeux écarquillés, l'esprit en vrac et le coeur qui tambourine. Il ne part que lorsque Theodore est juste un mélange d'embarras et de honte. Ca ne l'empêche pas de résister, parce qu'il voudrait être capable de s'affirmer, de lui faire face, de le regarder droit dans les yeux et de lui dire d'aller voir ailleurs. Kingsley peut avoir qui il veut, et il ne comprend toujours pas pourquoi il le veut lui, mais ça le balance hors de sa zone de confort, droit dans l'inconnu, et le mélange de curiosité et d'appréhension, ça l'empêche de penser correctement. Ca l'empêche de lire correctement, aussi, apparemment. Je suis bien ici, et ce n'est vraiment pas ce qui m'intéresse. Il serre les dents tellement fort qu'il a peur qu'elles explosent. (Est-ce que c'est possible ? Prudemment, il contracte les épaules à la place, c'est moins risqué.) Il est au courant, que ce n'est pas ce qui l'intéresse. Il connaît mal Kingsley, n'a vu de lui que ce qu'il veut bien montrer, et ce qu'il veut bien montrer n'est rien qui puisse laisser croire à Theodore qu'il a d'autres intérêt que l'exploration des corps qui passent entre ses draps. Et il s'ordonne de cesser de penser à ça, parce que les sons et les images aperçues les mois passés suffisent à faire revenir la couleur sur son visage. En règle générale, Theodore ne pense pas à ce genre de choses. Non, c'est faux. Il y a déjà pensé, à plusieurs reprises, parce qu'il est humain et qu'il n'est pas abîmé à ce point. Après Jules, après les mois passés prostré sur le canapé de Livia, il a envisagé de se noyer dans l'alcool pour voir, puis de se noyer dans la chaleur d'un corps. Envisagé. L'idée de perdre le contrôle de lui-même, d'avoir des mains inconnues explorer sa peau sans retenue, ça l'a laissé tremblant, le malaise dans le creux de la gorge. Mais il y a pensé. Idéalisé, peut-être. Il n'arrive pas à désirer n'importe qui, de toute façon. Parce qu'on lui a déjà proposé, sous la lueur bleutée des néons d'un bar, au détour des ruelles, ça lui est déjà arrivé. Ca le laisse juste dégoûté, de savoir que certains prennent sa silhouette fragile et son air terrifié pour quelque chose qu'ils pourraient défaire et reconstruire entre les poubelles et la porte de service d'un bar, qu'on puisse avoir envie de le démonter comme un jouet cassé, juste pour voir combien de soupirs on pourrait en tirer. Theodore, il y a déjà pensé, mais pas comme ça. Il sait que si Kingsley le veut, c'est sûrement pour ça. Parce que les autres, ceux qui passent de lit en lit, enfoncent leurs ongles dans des peaux différentes et glissent leurs mains pour tirer un peu trop fort sur des chevelures variées chaque soir, ils aiment l'innocence de ceux qui n'ont jamais goûté à autre chose que la solitude. D'ordinaire, ça lui laisse un goût amer dans la bouche, lui fait pincer les lèvres de dégoût. Mais Kingsley, c'est différent. Il est partout, tout le temps, ne lui laisse pas le temps de réfléchir ou de se mettre en colère. Il le réduit en cendres et lui laisse à peine le temps de refroidir pour attaquer à nouveau. Il n'est pas comme ceux qu'il oublie après quelques jours à retourner la situation dans son esprit, dans le calme de sa chambre vide. Il est toujours là. C'est nouveau, c'est terrible, et il veut juste que ça se termine.

Et il a beau connaître la façon d'agir de Kingsley, il a beau savoir parfois la boucler et éviter les pièges qu'il lui tend, ça lui arrive encore de tomber dedans, de s'y étaler lamentablement. Il réalise son erreur à la minute où il désigne la porte, n'a même pas le temps de se résigner que Kingsley fonce droit dans la faille qu'il a aperçue. Theodore ne peut pas vraiment le blâmer, c'est sa faute. Tu veux que j'aille t'en chercher ? Theodore le fixe, parce que oui, qu'il parte, qu'il s'éloigne, qu'il... Il se fige entièrement, une statue mais en plus fragile, quand Kingsley tend la main. Il garde le regard fixé sur la tasse, sur les doigts qui effleurent les siens comme une provocation. Son mouvement de recul est juste un sursaut, parce qu'il refuse de laisser Kingsley voir qu'il gagne, même les petites choses comme ça. Il lève les yeux pour planter son regard dans le sien, ignore résolument la chaleur qui lui brûle le visage et la main, maintenant, il n'ose même pas bouger. Il garde le regard fixé dans celui si clair de Kingsley, s'empêche de baisser le regard instinctivement quand sa langue humidifie ses lèvres, parce qu'il refuse de tomber pour quelque chose d'aussi évident. A la place, il inspire tout doucement, longtemps, et hausse une épaule dans un geste forcé mais se voulant nonchalant. "J'ai jamais assez de café." Il ne relève même pas sa suggestion d'un peu plus tôt, Kingsley ne quittera jamais la pièce, ça crève les yeux. "Qu'est-ce que ça peut te faire, de toute façon." Il ajoute, et sa voix est presque inaudible, mais la chaleur s'est un peu calmée, sa main gauche tremble contre sa cuisse mais il a le poing serré autour du tissu de son jean, et ses pensées s'ordonnent un peu. Piégé comme ça, il l'a déjà été. Pas comme ça, entre les griffes de Kingsley, mais il a appris avec le temps que laisser passer et attendre est le meilleur moyen. C'est plus facile à dire qu'à faire, mais il se force à paraître plus détendu, replie les jambes pour ramener ses genoux contre sa poitrine, et pose le menton dessus pour observer Kingsley dans un semblant d'assurance. Son regard reflète l'anxiété - il le sait, ses yeux le trahissent toujours, comme un animal affolé sur le rebord de la route, on le lui dit toujours et il le voit dans le miroir quand il se fixe au point de se détester un peu plus - mais il se sent un peu mieux, contre le mur, replié sur lui-même. L'espace qu'il prend lui semble minuscule, alors que Kingsley donne l'impression d'être partout dans la pièce. Il a encore le regard qui scrute celui de Kingsley quand il parle à nouveau. Erreur. Il ne réfléchit même pas, pose le front sur ses genoux, ferme les yeux, retient le grognement agacé qui lui monte aux lèvres, renvoie désespérément balader la vague d'émotions qui accompagne l'agacement, et secoue la tête. Le jean frotte contre la peau de son visage, et la sensation suffit à le garder sur terre. Il garde le visage caché pour répondre, juste assez fort pour être entendu. "Je préfère le café." Il déglutit pour ajouter, le ton un peu absent, faute d'être ferme. "Et les livres. Le café et les livres." Quand il relève les yeux, parce que plus il attendra, plus ce sera gênant, Kingsley s'est rapproché et il se sent piégé. Encore. Il se sent minuscule, l'insecte dans la toile d'araignée, et il a beau se débattre et essayer de fuir, l'autre est toujours là, immense et dans tout son espace, il lui arrache ses protestations et les balance par terre sans considération, s'amuse de son manque de stabilité, se nourrit de son trouble et l'oblige à y faire face en l'entravant de quelques mots suggestifs. "Je suis sûr que la moitié du camp voudra bien se sentir mieux et passer le temps avec toi." Il ajoute, et il aurait aimé mettre un peu de venin dans ses paroles, mais il n'y a que la lassitude qui en transpire. Il a besoin d'une tasse de café. Ou deux. Ou douze.


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Le corps est pris d'un mouvement d'envol, Théodore, il fait se léger saut dans l'air sous le touché de la vipère. À croire qu'il n'avait pas senti cette chose qui traîne, le désir qui plane et tout ce que Kingsley voudrait bien lui faire. Les yeux se rencontrent et Kingsley serait presque tenté de hausser les sourcils, il n'avait pas l'habitude que l'animal craintif y plonge de sa propre volonté, normalement, il fallait le forcer, le contraindre à une telle chose, le prendre par surprise. Peut-être qu'il en avait marre, peut-être bien qu'il comptait se révolter comme la fois dernière, bientôt, on le verrait hurler. Mais non, il ne bouge pas, il attend juste, comme un chat que l'on prendrait par surprise. Il fallait maintenant, le caresser, le brosser dans le sens du poil, le rassurer comme on pouvait, montré qu'on pouvait tenir à lui, déguisé légèrement ses objectifs. C'est à quoi s’attelle le fauve, Kingsley, sa langue, tente de charmer, mais ce n'est jamais assez, Théodore, il est un peu particulier. Il n'est pas comme les autres, ceux pour qui il suffit d'une approche pour que les yeux se mettent à danser, pour que Kingsley sente les envies qui suintent sous la peau sans que la personne eût besoin de prononcer le moindre son. Il n'était pas comme les personnes dont il suffisait de glisser quelques mots et quelques gestes. Théodore, c'était compliqué, une énigme que Kingsley peine à résoudre. Celui qui lui faisait face était un casse-tête dont il ne pourrait sûrement pas trouver la réponse, c'était peut-être ça qui faisait tout, qui lui donnait une beauté en plus de son apparence fragile qui n'avait pourtant jamais cédé. S'il avait flanché à ses avances depuis quelque temps, ils n'en seraient pas là, et s'il ne tremblait pas comme ça, s'il ne lui faisait pas d'effet, il l'aurait lâché depuis. Mais lui, il est entre, il serpente, il fait miroiter des choses dans l'esprit qu'il n'a pourtant aucune envie de donner. C'est son corps qui formule les hypothèses des chevauchées nocturnes, quand la voix, elle grésille, quand parfois, elle montre trop haut, puis il y aussi quand cette tête, elle regarde trop bas. Puis ne parlons pas des tremblements qui sévissent un peu partout, Kingsley il se dit qu'il lui donne des frissons, c'est son corps qui le trahit, c'est son corps qui avoue. Kingsley, il en est sûr, mais il a besoin que ça soit Théodore qu'il lui dise que c'est bon, qu'il peut y aller, qu'il peut se donner. Kingsley, il ne veut pas comprendre, mais entendre, pour pas se tromper puis Théodore, il ne voudrait pas trop le bousculer, mais sa mentalité tend à changer. Il en marre de l'échec, ce n'est pas quelque chose qu'il supporte pourtant, avec Théodore, il se prend des murs, des vents, donc peut-être qu'il faut qu'il se fasse plus dur, plus ferme. Tout ce qui sort de la bouche de Théodore, le renforce dans cette idée, dans cette façon de se comporter.
La position qu'il prend pourrait le faire changer d'avis, suffit de voir comment il se replie sur soi-même, comme un être qui ne serait pas bien dans son espace, ça se réfugie dans sa carapace; juste sous l'influence de quelques mots qui agissent comme des fardeaux. C'est pas pour autant qu'il recule Kingsley, non, il s’approche de lui, encore et encore. C'est un peu comme s'il en avait marre de jouer, qu'il voulait passer à table, bouffer son dîner qu'il n'a pu pour l'instant que contempler sans le toucher vraiment, il caressait juste l'emballage pensant que la faim allait peut-être s'éteindre ou qu'il se laisserait ouvrir. Mais les jeux n'avaient fait qu’accroître l'appétit, ça salive de désirs. Il parle cacher, terrer. Ça le fait rire, encore, comme tout à l'heure, tenter de séduire c'est tout un loisir. Puis vient le moment il doit sortir de sa cachette, sortir sa petite tête, mais il arrête par de parler non, c'est comme s'il voulait meubler le silence ou peut-être qu'il ne voulait pas que Kingsley puisse ouvrir la bouche, afin qu'il ne puisse plus l'entortiller dans ses phrases, dans les chaînes qu'il attache. Mais c'est trop tard, bien trop tard. «  Je ne veux pas des autres Théo... » Le ton est légèrement brut, un peu détaché «  Je pensais que tu l'aurais compris depuis le temps... » N'avait-il pas fait des efforts pour lui, n'avait-il pas arrêté de ramener des personnes dans ce lit ? Ne prenait-il pas son temps pour tenter de lui plaire, peut-être qu'il ne s'y prenait pas de la bonne façon, peut-être qu'il avait mal commencé, mais il pensait avoir fait des progrès, mais l'autre semblait incapable d'arrêter de se débattre, de se laisser vaincre, par ce qu'il pouvait bien ressentir. « Je pensais que tu savais qu'en ce moment, il n'y avait que toi qui m'intéresses » Si avant il était proche, il se retrouve collé à la victime, son torse touche ses genoux, ses bras sont posés sur le mur contre lequel il s'est adossé, la tête qu'il incline touche presque celle de Théodore. C'est une posture qu'il a prise lentement, tout en parlant. «  T'en as pas marre de faire comme si de rien n'était ? » Sa main droite caresse la joue qu'il parcoure du bout de ses doigts, tendrement, doucement, comme s'il avait peur de le blesser même si en réalité, il avait surtout peur qu'il lui échappe. L'autre main vient également prendre le visage qu'elle saisit tout délicatement, le front se pose contre la tête de Théodore, puis là, il se dit qu'il a fini, qu'il n'était jamais allé aussi soin avec lui, qu'il pourrait faire plus, mais que ça ne serait pas bien, pas bien pour Théo qui se fracasserait en mille morceaux. Théo pour le coup, il n'avait vraiment plus d'autres endroits où se rendre si ce n'est les yeux, les yeux azurs que Kingsley lui tend, pour se noyer s'abandonner, Kingsley, c'est un nouveau piège qu'il crée pour le happer. « Ne met dit pas que là maintenant tu ne ressens rien ? Je suis sûr que ton coeur bat fort et qu'il te dit pleins de choses » il lui soupire dans un souffle chaud, qui doit sûrement frapper son visage. Ses mains se font prédatrices, elles descendent pour appuyer contre les genoux, pour qu'il les baisse un peu, pour que la muraille s'affaisse. Puis l'une des mains se pose sur l'organe palpitant, comme pour lui montrer de quoi il parlait, puis il voulait être certain que ça tambourinait bel et bien. « Théo, t'as le droit te faire plaisir et tu le mérites amplement, tu le sais n'est-ce pas ? »parce qu'il n'y avait que ça qui était possible, il devait croire d'une façon ou d'une autre qu'il n'avait pas le droit à ça, que c'était destiné pour les autres et pas pour lui. Kingsley, il voulait lui montrer qu'il se trompait, mais surtout ce que ça faisait, le plaisir et la joie qui s’immisce.
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Son regard se pose sur la tasse de café, désespérément vide. C'est juste la lassitude qui l'envahit maintenant, juste ça. Si ça continue, il va exploser, s'effondrer, craquer, il ne sait pas vraiment, mais il ne tiendra pas longtemps. Il le sait, il se connaît maintenant, il a appris à connaître ses réactions, savoir quand son coeur bat trop fort ou que ses muscles ont été tendus trop longtemps. Il a appris à reconnaître le goût de l'agacement, surtout quand Kingsley est concerné. La tasse de café est comme un point d'ancrage pour son esprit. Il s'efforce d'ignorer Kingsley, si proche, trop proche, et se force à être patient. Sa respiration est presque redevenue régulière. Jusqu'à ce qu'il parle. Une bombe, lâchée dans l'air d'un ton détaché, comme si c'était un fait, une information, comme s'il était censé le savoir. Un poids tombe dans son estomac, l'empêche brutalement de respirer. Lentement, il tourne la tête vers Kingsley, malgré les émotions qui se déchaînent et provoquent un frisson qui lui parcourt tout le corps. Il ne veut pas des autres. Il ment, il veut n'importe qui, il veut Theodore parce que Theodore ne veut pas de lui. (Quelque part dans son esprit, ça ricane, parce que c'est faux, qu'il se voile la face, que même lui n'y croit pas une seconde.) Son regard s'assombrit, retourne se planter dans celui de Kingsley, le fouille à la recherche de quelque chose, quoi que ce soit qui puisse lui donner ses véritables intentions, mais il ne trouve rien. Juste le bleu qui le fait trembler et qu'il a appris à redouter. Il ouvre la bouche pour parler, répondre, l'empêcher de poursuivre, parce qu'il le sent, les barrières qu'il maintient faiblissent et il ne peut pas permettre ça, pas avec Kingsley, surtout pas avec lui. Ce serait offrir la gorge au prédateur, fermer les yeux et avancer à l'aveugle en plein coeur d'une bataille, ce serait du suicide. Ce serait courir à sa perte, et il le sait, il le sait si bien, c'est d'une évidence. Mais Kingsley est là. Juste là. Et c'est impossible de mettre de l'ordre dans son esprit quand il est si proche, qu'il peut pratiquement sentir la chaleur qu'il dégage, que son expression est si... Son poing se resserre autour du tissu de son jean, si fort qu'il en a mal. Ca fait trembler son bras, mais il n'est plus à ça près. Kingsley poursuit. En ce moment. Theodore retient un rire, émet juste un son un peu étranglé. C'est bien le problème, Kingsley ne comprend rien. Evidemment que Theodore le veut, et peut être qu'il est temps qu'il l'admette, qu'il se l'admette et qu'il fasse quelque chose. Evidemment qu'il le veut, ça n'a jamais été la question. Le problème, c'est que c'est Kingsley. Kingsley, qui ne s'intéresse à lui que pour jouer à le défaire entre ses draps, qui le jettera dès qu'il en aura tiré ce qu'il voulait, qui ne réalise pas que Theodore ne parvient à vouloir que ceux qu'il finit inévitablement par aimer un peu trop fort. Kingsley va le détruire s'il lui donne ce qu'ils veulent tous les deux. (Et il l'admet, brièvement, ils le veulent tous les deux, peut être un peu trop.) Il faut qu'il se reprenne, qu'il parvienne à penser, qu'il... Theodore ne parvient même plus à respirer. Kingsley a avancé, encore. Il est tellement proche qu'il le touche, il l'enferme contre le mur, la chaleur radie de tout son corps, et les pensées de Theodore ne sont plus qu'une gigantesque alarme qui lui ordonne de mettre les voiles. Comme s'il le pouvait. Le poids dans son estomac est devenu une poignée de flammes brûlantes, son regard reste ancré à celui assuré de Kingsley, il résiste, il résiste, parce que s'il baisse les yeux, il est perdu. T'en as pas marre de faire comme si de rien n'était ? Et toi, Kingsley, t'en as pas marre de faire de ma vie un enfer ? T'en as pas marre de faire tous ces efforts pour quelqu'un qui ne saura même pas s'y prendre ? T'en as pas marre de me laisser paralysé et désarmé chaque fois que tu m'adresses la parole ? C'est ça, qui t'excite, au final ? Ceux qui résistent et ne sont qu'un bordel de pensées sans le moindre sens et finissent incapables d'aligner deux mots ? Il contracte la mâchoire, ravale les mots qui lui montent aux lèvres difficilement, et se raidit contre le mur, tentative désespérée de se fondre dedans. Mais à l'instant où Kingsley lève la main, où ses doigts effleurent sa peau, il se décontracte, c'est imperceptible, mais il fond au contact électrique. C'est une traînée de flammes sur sa peau, qui fait ronronner celles qui brûlent au creux de son ventre. Kingsley pose le front contre le sien, et le contact est trop, beaucoup trop. Sa main relâche son jean, il en a mal aux articulations, mais il ignore la douleur, et quand la main de Kingsley vient s'emparer de son visage, il ferme les yeux, juste une seconde, s'ordonne de tenir, s'ordonne de se reprendre, et quand il les rouvre, Kingsley l'achève. Ne me dit pas que là maintenant tu ne ressens rien ? Je suis sûr que ton coeur bat fort et qu'il te dit pleins de choses. Theodore reste silencieux, fouille son regard, tremble toujours. Les flammes n'en sont que ravies, elles font rage, le souffle de Kingsley si proche de lui les nourrissent. Evidemment. Il entrouvre les lèvres, aucun son ne sort, et il se laisse faire, stupide, incapable de faire autrement, quand il presse contre ses genoux puis appose la main contre son coeur. Il doit sentir combien il s'affole, rate des battements, comme un oiseau effrayé. Il a l'impression qu'il va exploser. Il ne parvient même plus à parler. Kingsley va le détruire. Et ce sont ses derniers mots qui le confirment, qui lui font fermer les yeux, appuyer la tête contre le mur, et rouvrir les paupières pour fixer le regard azur de Kingsley, avec un petit souffle semblable à un rire. C'est ça, qu'il ne comprend pas. Et il en a marre de se taire, il en a marre d'ignorer les flammes, il en a marre de réagir comme il le fait, il en a marre de ses phrases suggestives qui lui reviennent en tête dans les pires moments possibles. Il ne sait même plus ce qu'il pense. Il ne sait même plus ce qu'il dit, quand il ouvre la bouche, la voix brisée parce que Kingsley si proche l'empêche de tout faire comme il le devrait. "Je le mérite, juste..." Il inspire profondément, expire dans un soupir qui s'échappe au ralenti entre ses lèvres à demi ouvertes. "Juste pas toi." Il murmure finalement, le ton presque suppliant, incapable de le dire autrement. Juste pas avec quelqu'un qui ne comprend pas, qui le fera tomber violemment pour l'ignorer ensuite. Pas avec quelqu'un qui éveille déjà bien trop d'émotions contradictoires, trop de sentiments auxquels il s'efforce de ne pas penser, parce qu'il l'a cherché, Kingsley a cherché à l'avoir, et il y parvient, il connaît le jeu, il y joue depuis longtemps et Theodore n'est qu'un débutant. Il se laisse avoir trop facilement. Il le sait, mais ça ne l'empêche pas de tomber droit dans le piège, d'être touché. Sans réfléchir, sans réussir à s'en empêcher, il lève la main, et juste du bout des doigts, il effleure Kingsley, juste à la base de son cou, comme par curiosité, pour voir s'il peut provoquer les même flammes. Il ne s'en rend même pas compte avant qu'il ne l'ait fait, parce que maintenant, c'est électrique au bout de ses doigts, là où il touche à peine la peau de Kingsley. Ca le fascine pendant une seconde, il lâche le regard de Kingsley pour se regarder faire, avant qu'il ne réalise et que sa main ne se fige. Ses yeux sombres se fixent à nouveau dans les siens, assombris par l'envie, et il ajoute, d'une voix douce, beaucoup trop douce. "Tu sais très bien que je... que je ressens quelque chose." Il ne devrait pas dire ça, mais il ne réfléchit plus. Il n'y arrive plus. "Mais tu vas me détruire." Ca, il le sait, il l'admet, et si sa voix est complètement brisée sur le dernier mot, il n'y fais pas attention parce qu'il n'en est pas capable. Sa main se remet en mouvement, reste posée sur Kingsley, explore la peau avec une curiosité et une innocence presque douloureuse, parce que les barrières sont en train de s'effondrer et qu'il est fatigué de résister. Il est trop tard et il aurait dû s'en rendre compte plus tôt. C'est trop tard pour se sauver et sauver sa peau. Quoiqu'il en dise, Kingsley l'a déjà. L'insecte dans la toile, la proie entre les griffes, il est déjà perdu. Autant se rendre. Abandonner. S'abandonner. Quand le chemin que le bout de ses doigts glisse sur la joue de Kingsley s'arrête avant d'atteindre ses lèvres, il les observe une seconde, et lève sur Kingsley un regard où se mêle vulnérabilité et détermination. "T'as gagné." Il n'a même pas besoin d'en dire plus. Il a perdu. Il va perdre. Peu importe. Il ne peut plus rien faire pour s'échapper. "T'as gagné."

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''Aller viens, ensemble, on sera bien''. C'est l'idée qu'il assemble, c'est la chose qu'il tente tant bien que mal de faire comprendre à Théodore, qu'il n'y avait pas meilleur endroit où se réfugier que ce corps qu'il pressait avant tant de fierté contre celui de l'autre encore plein de pureté. Sous la main tambourine, l'organe de la poitrine. C'est comme il le voulait, c'est tout à fait comme il s'y attendait. Un massacre, une tempête, on pourrait croire que ça va sortir, et même Kingsley ne comprend pas comment Théo fait pour seulement frémir ou même trembler, il est presque sûr qu'il pourrait en mourir. C'est pour ça qu'il ferme les yeux, il essaye sûrement de calmer la bestiole qui s'affole. Kingsley, serait presque prêt à reculer, mais non, il ne peut pas, pas si prêt, pas maintenant qu'il en est là, pas avant que l'autre, il cède. Le front brûlant, ce qui se colle, celui qui agresse celui de son futur amant, le rôle est déjà attribué dans le cerveau du blond, il le lui avait collé dés qu'il l'avait réellement remarqué. Mais il semblerait que ce n'est qu'à partir de maintenant qu'il puisse prendre cette fonction, car ils allaient continuer, pour Kingsley, il n'avait aucun doute possible, ils ne pouvaient qu'avancer. Son souffle le caresse, il est rempli de paillette, de sons qui arbore le rire. Des morceaux brisés d'une voix s'échappent sans faire aucun mal, ce n'est pas pour autant qu'ils ne laissent aucune marque. Juste pas toi. Des questions, ils pourraient s'en poser, comme, pourquoi pas lui alors que ça ne pourrait être personne d'autre, mais non, il les écarte d'un clignement de paupières et d'un soupir lent qui se mêle à celui qu'expire son interlocuteur. Il sait très bien que Théo se débat peut-être encore mais que la révolte lentement se meurt, s'éteint. Il devine le désir furieux qui commence à courir dans ses veines, pire qu'un poison, c'est la sombre passion. On pourrait percevoir le tic-tact des aiguilles qui annonce ça mort, mort de l’apaisante blancheur, du linge pur, que l'on retrouvera déchiré et mâchouillé pas les dents de l’infâme qui se sera nourrie de la faible innocence. Il n'en restera qu'un cadavre que l'on serait dans l'incapacité de réanimer, car une fois que la vie est prise, elle ne peut plus être redonnée. Il serait bien trop tard, ne reste que le noir. Des cendres volcaniques dont on ne peut plus rien tirer. La main se lève, pour attendre le cou, c'est encore un nouvel endroit ou leur peau se connectent, encore un autre endroit où ils peuvent apprendre à se connaître. La gorge se contracte, le visage même se crispe sous le plaisir. Enfin. C'est ce qu'il voudrait crier, ce qu'il voudrait laisser dans l'air dans un grondement sonore. Jubilation animale qu'il se doit de contenir, il se pince les lèvres, il se pourrait qu'elles en saigne, qu'elles laissent quelques goûtes d'un liquide suave à la couleur écarlate. Il se fait mal pour ne pas partir en vrille, pour ne pas soudainement faire n'importe quoi juste par ce que quelques membres se sont posés, l'ont frôlé. Normalement, il aurait très bien pu le faire, le plaquer douloureusement pour le mordre sans son consentement. Puis il l'aurait exploré sous tous les angles, goûté toute la surface avec l'instrument rosée pour en prendre les effluves et la saveur. Mais il ne pouvait pas, il n’effraierait pas la colombe même s'il doit contenir les éclairs que Théodore à introduit dans sa chair, ceux qui lui font mal, qui lui tordent l'estomac et grésillent dans ses oreilles.
«  Théo... » Murmure, c'est bien la première fois qu'il doit le voir comme ça, durant quelques mots, la voix chevrotante et peu assurée. Son corps reste passif, il reste dans ces yeux qui se sont détachés pour voir la beauté d'un mouvement qu'il ne peut que ressentir, une brûlure ardente que trop peu de personnes sauraient propager. Le corps reste une machine inerte devant cette sensation. À croire qu’il ne sait plus comment faire pour ne pas abîmer les pétales de la fleur, à croire qu'il a trop peur que tout s'évanouisse s'il s'y prend mal, s'il ne fait pas assez attention. Il pourrait tellement être brut et ravageur, mais la fragilité de Théo lui inculquait la patience. Oui, il sait très bien qu'il ressent quelque chose pour lui, si ce n'était pas mutuel, ils ne seraient pas ici, mais au moins, Kingsley à confirmation, ce serait même des dires qu'ils devraient enregistrer pour les écouter tout seul et les porter comme des trophées. Tu vas me détruire. Si il savait à qu'elle point il voulait le détruire pour se procurer du plaisir, si seulement il savait qu'il se retenait et qu'il se retiendrait toujours juste pour ne pas l’abîmer, juste pour ne pas le froisser. Et seuls les dieux savent la difficulté de la tâche, la douleur qu'il ressentait à force que son cœur et son esprit verrouillent des muscles qui voulaient désespérément se mettre en marche. C'était d'autant plus dur que Théodore ne s'arrêtait pas. Croyait-il caresser un chien, un chat, un pauvre animal de compagnie dénuée de sauvagerie ? Les traînées qu'il laissait le démangeaient. T'as gagné. « J... » je sais, c'est ce qui aurait dû sortir dans sa globalité, mais il s'est perdu en chemin, sûrement chez Théodore et ses iris. Il s'empare de la main de Théo pour la dégager de son visage, plaçant ses doigts entre les siens pour la serrer presque délicatement. Elle fait moins de dégâts dans sa paume, mais il ne peut s’empêcher de l'embrasser, oui, il la porte jusqu'à ses lèvres pour qu'elles s'y posent pour qu'elles atterrissent dans un baiser fiévreux. Atterrissage glissant, la piste se fait de plus en plus lointaine, sa bouche atteint le poignet, puis vient l'avant-bras. La main tire sur le bras pour découvrir toujours plus, avide qu'elle est. C'est seulement quand les frontières textiles d'un t-shirt l’empêche de continuer que la bouche se détourne pour venir sur les autres lèvres dans un mouvement brûlant. Ses mains entourent de nouveau son visage pour pas qu'il se déloge, qu'il reste prisonnier. Le seul oxygène que Kingsley veut c'est celui qui se trouve derrière, il n'a besoin de rien d'autre, alors que ça bouche s'entrouvre dans des mouvements buccaux qu'il intime silencieusement à Théo de suivre. Il ne lui laisse pas le choix, force le passage. L'une de ses mains descend pour pétrir le cou que la bouche s'empresse de suivre avec un langue laissant des traces brillantes, que des canines viennent même pincer. Puis ses dix doigts emprisonnent les siens, sur le mur et en haut de leurs deux têtes qui sont occupées, Kingsley veut aller plus loin, peut-être un peu trop. Il se détache dans un sursaut, le corps chaud de son voisin lui manque, il y avait tant de choses à voir sur celui-ci. « Désolé » Il est désolé de s'être laissé emporter, alors que Théodore n'était sûrement pas préparé. Il revient dans un baiser, doux, pas brut, mais calme alors qu'il lui caresse le visage.  « Désolé » qu'il répète, il ne veut pas le traumatiser, il ne voudrait pas qu'il lui en veuille d'avoir dépassé des limites qui n'avaient jamais été tracées mais qui étaient pourtant faciles à deviner.   Et s'il ne voulait plus aller plus loin à cause de cette violence, à cause de cette famine qu'il aurait bien percevoir chez lui. «  Je suis vraiment désolé Théo... » Autant dire qu'il ne sait jamais excusé pour avoir embrasser quelqu'un mais qu'avec lui il en ressentait l'étrange besoin.  
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S'il ne parvenait pas à aligner ses pensées un moment plus tôt, maintenant, il n'a plus aucune pensée à aligner. Dès l'instant où Kingsley s'empare de sa main, il reste immobile, incapable de former ne serait-ce qu'un mot alors qu'il observe - non, il contemple, sa main dans celle de Kingsley, une vision improbable. C'est incroyablement lent, au début, et il observe, spectateur et incapable d'agir. Kingsley pose les lèvres sur sa main, le contact lui embrase la peau, laisse une traînée brûlante partout où il le touche et Theodore ne peut rien faire d'autre que d'observer, hypnotisé. Kingsley se rapproche, encore, encore, encore et Theodore frémit, le laisse faire, peine à garder les yeux ouverts, jusqu'à ce qu'il soit si proche que le mouvement est fluide, naturel - Kingsley l'embrasse, et son esprit est complètement vide. Non, pas vide, il explose. Les flammes hurlent, sous sa peau, et les mains de Kingsley emprisonnent son visage, ses lèvres sont furieuses contre les siennes. Il ferme finalement les yeux, laisse les sensations l'envahir, et il à l'impression qu'il va exploser. Theodore se laisse faire, au début, c'est trop, beaucoup pour qu'il puisse réagir immédiatement, puis l'une de ses mains se pose sur l'épaule de Kingsley sans qu'il en ait conscience, l'autre reprend sa place contre la peau de Kingsley. Il est déjà à bout de souffle, mais il ne bouge pas, il n'ose pas bouger de peur que ça se termine. Son coeur n'a jamais été aussi affolé, c'est comme s'il essayait de s'échapper de sa poitrine, à cogner avec une telle brutalité qu'il résonne dans tout son corps. La main posée sur l'épaule de Kingsley n'est plus juste posée, il s'agrippe à son t-shirt avec une force dont il aurait été gêné s'il avait été capable de réfléchir. Il tremble à nouveau, mais ça n'a rien à voir avec les tremblements qui l'agitaient plus tôt - c'est différent, il ne sait pas comment. Il ne sait pas comment non plus, mais il sent à l'instant où Kingsley se laisse emporter, même avec les yeux fermés et la fournaise dans ses veines, il le sent au moment où Kingsley intercepte ses mains pour les épingler au mur, au-dessus de leur tête. Un son lui échappe, et il en serait devenu écarlate s'il n'était pas déjà d'un rouge soutenu. Une part de lui reste consciente qu'il devrait réfléchir, juste une seconde, reprendre son souffle, mais il se mord la lèvre pour l'ignorer, suffisamment fort pour avoir mal.
Puis, en une seconde, tout s'arrête. L'absence de Kingsley contre lui fait l'effet d'un courant d'air, et il laisse retomber ses mains en clignant des yeux, enregistre à peine l'excuse que Kingsley murmure. Il l'embrasse à nouveau, d'une douceur infinie qui contraste douloureusement avec la fièvre d'un instant plus tôt. Il s'excuse encore, et Theodore ne peut que le dévisager, le temps que ses pensées se remettent en ordre. Je suis vraiment désolé, Theo... Il reste immobile encore de longues secondes. Pendant une fraction de seconde, il est tenté de planter son regard dans le sien et de cracher quelque chose du genre, c'est ce que tu voulais non ? alors finissons-en, mais il a trop peur de ce que pourrait faire Kingsley, il ne lui fait pas confiance. A la place, il inspire profondément, très lentement, et garde le regard posé sur Kingsley. Il l'observe de façon presque détachée, et juste une seconde, il se laisse savourer ça. Pour la première fois, il à l'impression d'être en position de pouvoir, là, maintenant. Il le voit dans le regard de Kingsley - Theodore a les flammes qui se déchaînent dans tout son corps, oui, et l'envie le rend presque ivre -, mais Kingsley... Kingsley l'a voulu plus longtemps. C'est comme de regarder un animal en cage, de voir dans son regard qu'il se débat, et si l'idée qu'il puisse se contrôler comme il le fait le rend perplexe, il se demande aussi pourquoi il fait tant d'efforts pour lui. Kingsley est une énigme, mais il n'a pas envie de la résoudre maintenant. Il se redresse légèrement, prend le temps de s'installer, se met à genoux pour faire face à Kingsley, et parvient à dire d'une voix un peu rauque. "Theodore, pas Theo." Sa détermination est maladroite, il a le défi dans le regard, mais il n'a aucune idée de ce qu'il fabrique. Alors il reproduit les gestes de Kingsley en miroir, pose la main contre son cou, le bout de ses doigts reposant contre sa nuque, et il l'embrasse. Il prend le temps, compte sur Kingsley pour garder la cage fermée juste le temps qu'il explore. C'est d'une lenteur insoutenable, un nouveau genre de torture qu'il s'inflige par curiosité, avant qu'il ne se détache de Kingsley juste une seconde pour ensuite poser les yeux là où sa main repose. Il laisse ses doigts glisser, trace sa clavicule, tire légèrement sur le rebord de son t-shirt, avant de se pencher pour goûter à sa peau. C'est timide au début, juste ses lèvres sur sa peau, le bout de sa langue qui l'effleure, avant qu'il ne s'ordonne de cesser de réfléchir. Là aussi, il le sent, quand lui-même arrête de penser et commence à agir. Il ne cherche plus à comprendre ce qu'il fait, il se contente de nourrir les flammes, mordille la peau fragile, l'embrasse, l'explore, et il a l'impression que ça dure une éternité. Quand il s'écarte, il a le sentiment qu'il devrait dire quelque chose, même s'il ne sait pas quoi. "Désolé." Il marmonne finalement, le regard toujours ancré sur Kingsley. Il ne sait pas vraiment de quoi il s'excuse - de son moment d'exploration lent à en mourir ? de ne pas être capable de gérer Kingsley s'il se laisse complètement aller parce qu'il est bien trop faible ? Il se mordille la lèvre, son souffle un peu plus apaisé. Il finit par opter pour un mouvement d'épaule qui se veut dégagé. "Tu devrais faire un truc avant que je retrouve mon cerveau et que je commence à changer d'avis." Il prononce ça sur un ton léger, mais c'est vrai, en partie. Il serait capable de se forcer à réfléchir et de fuir à nouveau - et il veut en finir maintenant avec cette histoire.  

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