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Theodore A. Brennan
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from time to time


Ca sent la clope et la bouffe sous vide, dans le bus. Les sièges dégagent des nuages de poussière quand ils sont heurtés un peu trop fort. Theodore a passé le trajet à se tortiller sur son siège, mal à l'aise, la bretelle de son sac à dos serrée entre ses doigts jusqu'à s'en rendre les jointures blanches. Le groupe de jeunes au fond n'a pas arrêté d'hurler des chansons stupides aux paroles sans aucun sens. Tout le monde avait ouvert les fenêtres, pour faire passer l'odeur suspecte en provenance des sièges à l'avant. Il s'est gelé jusqu'à en trembler. Le bus s'est arrêté une poignée de minutes plus tôt, et il préfère laisser passer les gens impatients qui se précipitent sur la porte, se tiennent debout et un peu tordus entre leur siège et celui de devant en attendant qu'on les laisser s'introduire dans l'allée principale. Ca l'épuise, cette impatience. Ca le sort de ses pensées, qui tourbillonnent et virevoltent jusqu'à le drainer de son énergie. Il tient à peine debout, quand il traverse le bus pour mettre le pied dehors, inspirant avec soulagement l'air pollué de New York, déjà plus frais que celui du bus. On le bouscule déjà, et il se fraye un passage jusqu'à se retrouver contre un mur, clignant des yeux pour se réveiller. Il a besoin de café. L'enseigne verte du Starbucks lui fait de l'oeil à quelques pas, et il s'y traîne en évitant tant bien que mal les new yorkais pressés qui n'ont ni patience, ni compassion pour le garçon troublé qui ne marche pas assez vite. Il entre dans le café bondé, redresse la bretelle de son sac à dos jeté machinalement sur son épaule, et croise le regard du serveur. Quand il ressort, les deux grands gobelets en carton sont en équilibre dans sa main. Il s'installe contre un mur, là où il ne dérange personne, et ne bouge pas tant que le premier gobelet est vide. Le second trouve place au creux de sa main, encore brûlant, et il reprend la route avec un peu plus d'énergie.

Le marché est bruyant, les cris résonnent, lui donnent mal à la tête. Il a moins froid, avec un café et demi de chaleur dans les veines. Il ne s'accroche plus à son sac aussi désespérément, et son regard parcourt le décor sans que l'anxiété ne s'y reflète. Il se réveille. La caféine lui fait oublier le manque de sommeil et le manque de nourriture, juste un moment. De toute façon, il va manger, il est là pour ça. Il trouve le stand à sa place habituelle, adresse un regard méfiant et un sourire timide à Argos, et aperçoit Noah, de dos. Gêné, il se tient là pendant une minute, sans oser rien dire, jusqu'à ce que Noah ne se retourne et ne lui fasse face. "Hey. Ca fait un moment." Ca sonne comme une excuse. Theodore n'a pas le courage d'expliquer qu'il a voulu venir plus tôt - mais qu'un satyre l'en a découragé, et qu'il n'a pas osé revenir depuis un moment où cause de ça. "Comme d'habitude. S'il te plait," il ajoute après une seconde de battement. Il avale une gorgée de café, jette un regard nerveux autour de lui. "Comment vont les affaires ?" Il désigne vaguement les fraises sur l'étalage, les autres demi-dieux qui marchandent, Argos qui monte la garde. Ses yeux le font se sentir minuscule. Trop visible. Il se détourne légèrement, juste assez pour n'avoir que Noah dans son champ de vision, et finit son café, fait tourner le gobelet vide entre ses doigts. Malaise.


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Noah S. Warsmond
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17 décembre 2016 - Il fait froid - le vent est rêche et glisse sur le peu de peau découverte comme des rasoirs bien aiguisés. Les nez sont rouges. Les yeux sont mi-clos. Les bouches sont cachées dans des écharpes grosses et duveteuses. Des silhouettes sont allongées par terre, à même le sol, dans la rue et serrent contre elle leur bouteille d'alcool - il les comprend, l'alcool, ça réchauffe. Le coeur, l'âme, le corps. Ce genre de trucs. Il sourit, Noah. Il a que ça à faire pour l'instant de toute façon: sourire, et espérer que ça attirera les clients. Parce que, merde, la colo elle en a besoin de l'argent de ces fraises à la con. Que ça soit pour acheter de nouveaux équipements, améliorer les bâtiments, ou juste mettre de côté au cas où. Tout le monde a ces trois foutus mots à la bouche. Au cas où..
.. la guerre nous retombe dessus.
.. des catastrophes nous déciment.
.. on ait besoin de tout reconstruire.
.. les problèmes affluent.

Tous sont synonymes, de toute façon. Il ricane, le fils du directeur de la colonie - mais au fond de lui, il n'est pas amusé du tout. Au contraire, il est triste. Triste de voir qu'ils vivent tous dans l'attente d'un prochain malheur. Tout le monde essaye d'aller de l'avant, de guérir de ses plaies - mais ils sont tellement méfiants et sur le qui-vive que le chemin sera dur. Rien qu'à la façon dont tout le monde sursaute quand ils entendent des cris, ou des bruits sourds montre que la mémoire est encore fraîche. Certains s'en sortent mieux que d'autres avec ça, tant mieux pour eux. Mais tout le monde n'a pas cette foutue chance.

Le soleil pointe timidement - ça sourit dans les rues. Noël approche à grands pas, la neige tombe sur les trottoirs, les gosses gambadent et traversent de tous les côtés sans faire attention et les parents les grondent. Ambiance de fêtes. Guirlandes de tous les côtés. C'est si normal que ça lui en donne la nausée - Argos le rappelle à l'ordre en pointant sur lui ses cent yeux accusateurs. Au boulot qu'il lui intime du regard. Noah sourit d'un air d'excuse, hausse les épaules et va s'occuper de la femme qui vient d'arriver au stand.
Le froid n'effraie pas les gens, contrairement à ce qu'on pourrait penser. Pourtant, New York est réputée pour son froid hivernal - les habitants s'y sont habitués. Deal with it qu'ils balancent d'un ton moqueur aux touristes qui se plaignent du froid glacial qui règne, avant de reprendre leur route. Aussi simplement que ça.

Le stand attire pas mal de monde. Faut dire qu'en plein décembre, c'est rare de trouver des fraises certifiées bio - d'ailleurs, ça fait froncer du nez les plus sceptiques. Mais il leur adresse son plus beau sourire, leur promet que ce sont bien des fraises bio sans pesticides ni rien - les Déméter font des miracles, et la barrière de la colonie aide beaucoup à préserver les plantations quand certains satyres ne viennent pas piocher dans les fraises comme si c'était leur frigo.
La femme s'en va, après avoir lancé un "Joyeuses Fêtes!" qui fait sourire Noah. Si seulement elle savait. Puis il se retourne, pour retourner au fond du stand. C'est là qu'il croise son regard. Theodore. Un large sourire naît alors sur son visage, il est content de le revoir. « Salut. Ouais, c'est vrai, j'ai cru que tu m'avais oublié. » Il saute par-dessus la table, pour s'approcher du brun et lui tapote l'épaule, très brièvement, il sait que Theodore et sa bulle c'est sacré alors il s'impose pas trop. « Tes beaux yeux m'ont manqué. » qu'il ajoute, sans perdre son sourire. Recroiser son ami met du baume sur son coeur - de morne, la journée passe à un peu plus lumineuse.

Sa demande ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd. Noah lui fait signe de le suivre, et il retourne à l'intérieur du stand pour préparer l'achat habituel quand le fils d'Hécate passe ici: une grosse caisse, pas trop remplie parce que le trajet jusqu'à Sanford est long. « Tout de suite mon pote! » Il sourit, un si grand sourire qu'il semble briller. Theodore lance un peu la discussion, Noah fait mine de ne pas voir le malaise qui semble émaner de lui - il a l'habitude, et il est devenu un expert dans le rebondissement. « Que tu me croies ou pas, super bien! Les fraises en hiver, y a rien de mieux pour attirer les familles! Les caisses se remplissent bien. » Quelques fossettes sont visibles sur ses joues rougies par le froid.
Il finit d'emballer la caisse de papier bulle, et se retourne vers son ami. Puis il fait mine de la lancer. « Attrape! » Mais à la dernière minute il se ravise, pose sur lui un regard pétillant. « J'rigole j'allais pas te lancer la caisse! » Clin d'oeil amusé, un peu complice. Quand on y pense, ils se connaissent pas tant que ça - ils sont potes, oui, mais ils parlent pas beaucoup d'eux. Surtout des banalités. Ils sont pas trop intrusifs, les deux. « Et chez vous? Comment ça va? J'ai su par Teagan que c'était compliqué, avec les monstres, tout ça..? » qu'il tente, mi-curieux, mi-inquiet. Il oublie pas qu'Edel, sa petite fleur, est à Sanford aussi - et il la voit peu, il s'inquiète même s'il dit rien.

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Theodore A. Brennan
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J'ai cru que tu m'avais oublié. Theodore affiche un sourire gêné. Il ne tient pas spécialement à raconter ce qui est arrivé la dernière fois qu'il a voulu venir. Inutile d'étaler ses échecs et ses déboires un peu plus qu'il ne le fait déjà. Noah lui tapote l'épaule, le sort de ses pensées où le satyre terrifiant lui revenait en mémoire, et, dans un geste pas très assuré, Theodore tend le bras et imite son geste. Il touche à peine Noah, mais l'intention est là. Cette fois, il émet un son proche du rire et secoue brièvement la tête. "Laisse tomber la séduction, je suis là seulement pour les fraises." Il prononce les mots avec un sourire léger accroché aux lèvres, un éclat dans le regard. C'est rare, mais Noah a cet effet-là. Il met à l'aise, en confiance aussi, parce que Theodore sent qu'il respecte ses limites. Il ne sourcille pas devant l'attitude étrange de Theodore, patiente quand il cherche ses mots, garde ses distances. C'est rassurant et relaxant, de ne pas avoir à s'inquiéter de ça quand il est là. Mine de rien, ces inquiétudes stupides - le contact physique, les gens trop proches, les silences lourds quand il ne sait plus quoi dire, la façon dont il s'agite quand il commence à vouloir fuir et s'isoler, - elles ont un poids. Un poids qu'il ne remarque qu'une fois qu'il s'est envolé, comme en présence de Noah.

Theodore se glisse à la suite de Noah, derrière le stand, sous le regard d'Argos qu'il s'efforce d'ignorer, et regarde Noah préparer sa commande. Il n'en ramène jamais beaucoup, parce que le trajet est long et que le bus le dépose à l'autre bout de Sanford. D'habitude, il parvient à demander à Teagan ou Edelweiss de venir le chercher, mais là, il n'a prévenu personne et il ignore encore s'il devra se débrouiller pour retourner au camp. Il fait la même chose à chaque fois, de toute façon : il en ramène autant qu'il peut, prend une part pour la maison deux, et laisse le reste dans le foyer pour ceux qui veulent. Et les fraises partent vite, généralement, elles ont du succès, surtout en plein hiver. Ca le fait se sentir un peu plus utile qu'il ne l'est.
Il hoche la tête aux paroles de Noah, repère une poubelle et fait un pas pour y laisser tomber son gobelet vide. "Il faut de quoi impression les familles aux repas de Noël, j'imagine." Il répond avec un petit rire, parce que Noël lui a toujours semblé tellement distant et insaisissable. Il a fêté Noël avec Jules et Livia, mais c'était il y a des éternités, il n'arrive même plus à imaginer les émotions qu'il éprouvait à ce moment-là. Le "Attrape !" soudain de Noah le tire de ses souvenirs - dieux merci - et il lève les mains sans réfléchir. Tout de suite, l'embarras lui rend joues écarlates. Il ignore la sensation de gêne, et secoue la tête. "T'as manqué ta vocation d'humoriste." Il va s'adosser comme il le peut contre les caisses vides qui s'empilent et tiennent debout sans beaucoup d'assurance. Face à lui, le regard de Noah se fait plus sérieux. "Et chez vous? Comment ça va? J'ai su par Teagan que c'était compliqué, avec les monstres, tout ça..? " Theodore hausse une épaule. Les monstres sont là depuis le début, ils font avec. Les autres, surtout les nouveaux ou ceux qui n'ont jamais mis les pieds au camp, ils ont du mal à comprendre, mais avant, c'était pire. Ils vivaient à la rue, traversaient le pays pour échapper aux monstres en permanence - un groupe de demi-dieux, tous réunis, c'était un buffet en mouvement. Ils ont encore des monstres à Sanford, mais ce n'est rien comparé à ce qu'ils vivaient avant. "Ca va.. On continue nos constructions, ça change les idées. Et on s'habitue à tous vivre ensemble, aussi." Il ajoute avec une grimace, les visages de Keith et Kingsley apparaissant brièvement dans son esprit. "Teagan a dit vrai, ouais, certains monstres arrivent à entrer dans le camp, mais c'est rien qu'on ne puisse pas gérer. On a l'habitude." Il marmonne, comme si lui aussi était capable de les repousser avec l'aisance de Teagan. "Enfin, les autres les gèrent. Généralement, dans ces moments-là, Edelweiss et moi on fait des pronostics depuis la maison." Autant en plaisanter, même si la mention de sa lâcheté lui fait toujours quelque chose dans l'estomac. Il toussote. "Vous ratez des occasions de faire des paris, avec vos barrières infranchissables." Il finit par dire avec un sourire timide.

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Noah S. Warsmond
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17 décembre 2016 - Il sourit, fait mine d'être blessé par les réplique de Theo. Son regard se fait faussement outré, tandis qu'il écarquille légèrement les yeux. « Rude. » Il souffle, murmure, avant de rire et de secouer légèrement, balayant métaphoriquement la petite plaisanterie. C'est tout le temps comme ça, de toute façon, ils font plus torp attention.
Il se remet au boulot, Noah. C'est physique de bouger des caisses toute la journée, mais il est pas en sucre, et il a fini par s'y habituer. Ça fait des années qu'il fait ça - et puis, sachant qu'il a Kenna avec lui, des fois il doit porter pour deux. On peut dire que c'est une bonne façon de garder la forme - puis entre nous, Noah, ça se voit qu'il est pas faible. Physiquement parlant. Psychologiquement, c'est une autre histoire.

Pendant qu'il prépare la commande habituelle de Theo, il bavarde avec lui pour passer le temps. Ils font ça à chaque fois. Theo passe prendre des fraises, et ils parlent pendant quelques temps en même temps que Noah continue de servir les clients - ça fait passer la journée plus vite, et puis, ça permet à Noah de se tenir au courant de la santé de ses amis. Comme Kai, Teagan. « Sûrement. » qu'il rétorque au brun, un sourire au coin des lèvres. Un petit coup de vent passe, froid, ça le fait frissonner.
Entre nous, il est vachement fier de sa blague - surtout la réaction de Theo, en fait. Il pensait pas qu'il le croirait à ce point. Il rit un peu, pas trop, histoire de pas le vexer ou quoi - parce que même si c'est un con, des fois, il a un minimum de tact. Faut bien, vu les temps qui courent. « Tu crois? J'trouvais que je l'avais plutôt bien réussie. » Il reprend son air outré, et rit de bon coeur. Il perd jamais une occasion de rire, même si ça fait mal dans le fond. Il aurait bien voulu pouvoir rire encore avec Niahm. Bientôt, qu'il se dit.

Il écoute Theo, continue à faire son boulot à côté. Il débarrasse les caisses, salue les clients qui vont passer leur commande auprès des autres demi-dieux qui s'occupent du stand. Il tique en entendant le prénom d'Edel. Il est soulagé de savoir qu'elle est encore en vie, depuis le temps, mais c'est plus compliqué que ça dans le fond. Beaucoup plus compliqué. « Ça m'étonne pas d'elle. » Qu'il grogne quand le fils d'Hécate mentionne sa petite soeur. Toujours à se cacher derrière les autres, celle la. Ça fait longtemps qu'il ne l'a pas vue, en fait il ne l'a plus vue depuis qu'elle s'est tirée de la colonie - et c'est pas plus mal. Il veut plus rien avoir à faire avec elle. Traîtresse. Elle a tué Niahm - elle a été de ceux qui ont causé la mort de Niahm. Et pour ça, il aura jamais la force de lui pardonner. S'il la hait? Il aimerait. Tout serait plus simple.
Il sourit au commentaire de Theo, secoue légèrement la tête tout en s'époussetant les mains sur son jean après avoir poussé une autre caisse vide. Il a des échardes plein les mains à cause de ces fichues caisses, il devrait glisser deux-trois mois à Chiron ou son père sur les bienfaits du plastique. « C'est pas plus mal, on a plein de mômes à la colo et ils s'en tirent mieux avec cette barrière. » C'est pas faux, dans le fond. « On a assez à gérer avec les paris stupides des Hermès. » Il ajoute ces quelques mots en levant les yeux vers le ciel, sans parvenir à réprimer le sourire qui naît sur son visage.

Il hausse les sourcils et plante son regard dans celui de son interlocuteur, puis il prend ce ton qu'il utilise tout le temps quand il est sur le point de raconter une histoire géniale aux plus jeunes. Son ton de conteur. « Tiens l'autre jour, ils ont fait exploser une bombe colorée dans le bungalow des Arès et ont parié sur le gosse d'Arès qui viendrait leur éclater la tronche en premier. » Son regard est grave, sa voix sérieuse, mais un éclat de malice brille dans ses yeux. « Ils ont gagné. C'était Clarisse. » Dommage, Theo ne la connaît pas. Il a peut-être dû entendre parler de la fille d'Arès, de ses exploits et de ses déboires avec les autres - mais vu qu'il n'a jamais mis un pied à la colo, ça complique le truc. Tant mieux. Elle risque pas de le malmener, comme ça - il survivrait pas à une rencontre avec l'explosive blonde. « Vous avez pas encore franchi le cap du "on se fait des blagues entre nous" chez vous? Parce qu'à la colo, on fait que ça. » qu'il ajoute, le ton un peu plus léger.

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Theodore A. Brennan
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Rude. Theodore ne répond que d'un sourire discret à Noah. Il ne sait pas faire beaucoup mieux, les sourires, ça ne lui vient plus si naturellement. Avant, il en offrait de vrais. Des sourires qui lui bouffaient le visage et lui pétillaient jusque dans les yeux. Maintenant, les sourires sont des fantômes, comme de vieux souvenirs flous qui s'effacent. Il ne sait plus trop comment sourire, même quand il en a vraiment envie. Il s'est habitué, comme au reste. Il sait qu'il n'est pas grand chose d'autre qu'un fantôme. Flou et effacé. Un souvenir, aussi. Une pâle copie de ce qu'il était avant. Avant Jules. Avant les batailles. Avant sa vie. Brutalement, il a envie d'aller s'enfouir dans les coussins confortables du canapé jaune poussin de Livia.

Le rire de Noah ramène la tension dans les épaules de Theodore - il se sent un peu humilié, mais ça passe. Comme le reste. Objectivement, il sait que ce n'est rien, et si au fond, il ne s'en rend pas compte, ça n'a rien de grave. Il hausse une épaule dans un geste mécanique, et la tension lui donne l'air d'une marionnette, d'un robot, d'une poupée. "Rien ne t'empêche de grapiller quelques pièces en faisant ton show devant le stand de fraises." Et il émet un petit rire. Même lui, il entend combien son rire est rouillé. Faux. Il ne sait pas ce qu'ils ont tous à vouloir maintenir les apparences. Ca n'a rien d'humain, c'est juste du spectacle. Ca les bouffera de l'intérieur.
Le ton que Noah utilise quand il parle d'Edelweiss le fait tiquer. C'est bref, mais une vague d'émotions lui passe au travers - la tension se fait plus solide, défensive. Il ne dit rien, mais son regard, posé sur Noah, se fait plus prudent. Edelweiss est pratiquement sa seule amie - dans sa maison, en tous cas. Mais la lâcheté lui fait se mordre la lèvre et il ne dit rien. Comme toujours. Il garde ses paroles pour lui, les fourre quelque part dans sa poitrine avec les questions qu'il voudrait poser à Kai et les remarques qu'il voudrait faire à Kingsley, pas bien loin des confidences qu'il garde pour Evanna, et incline la tête, les bras croisés sur sa poitrine. Il aurait l'air naturel, presque détendu s'il n'avait pas le regard si lisible. Il sait qu'on y lit la peur en permanence. Il ne fait pas un geste pour aider Noah - il sait qu'il demandera si besoin, et puis, il est plus doué pour foirer les choses que donner un coup de main. C'est pour ça qu'il travaille dans la construction, au camp. C'est difficile, de rater ce qu'il y fait. Y'a rien de risqué dans le transport de matériel ou dans la façon dont ils montent les murs de chaque maison. C'est mécanique, répétitif, c'est ce qui le laisse allongé sur son lit en étoile le soir avec une fatigue qui le fauche et une douleur presque agréable dans tous les membres, c'est ce qui dessine les muscles sous sa peau aussi. Il essaie de ne pas penser que comme ça, il ressemble de plus en plus à Jules.

On a plein de mômes à la colo et ils s'en tirent mieux avec cette barrière. Theodore incline la tête. Il ne peut qu'acquiescer. Si Jules et lui s'étaient réfugiés entre les barrières infranchissables de la Colonie, son frère serait toujours en vie. Il en a entendu parler, après tout. Les bungalows, le soleil permanent, les entraînements, les repas partagés. Il ne pourrait pas y mettre les pieds aujourd'hui, l'idée seule lui retourne l'estomac. C'était la volonté de Trix. Celle de Jules. Il n'y verrait que ce qu'ils n'ont jamais eu la chance de voir. Il ne mérite plus la sécurité qu'on leur a tant vantée. Il ne mérite plus grand chose. Lâche. La voix de Noah lui fait lever la tête, le tire de ses pensées et répand une drôle de chaleur dans sa poitrine. Malgré lui, il écoute attentivement. Et un sourire - fantôme - s'étire sur ses lèvres. "Arès, uh?" Il pense à Teagan. "Ils sont dingues de vouloir s'attaquer aux Arès." Il ajoute, sourcils froncés. "La Clarisse de la bataille de Manhattan ?" Sa voix s'écorche sur le dernier mot, il le crache comme s'il avait rouillé au fond de sa gorge, mais supplie presque Noah du regard de ne rien dire. Il se souvient d'une fille d'Arès, à Manhattan. Elle s'était attirée un regard admiratif de Declan, avant qu'ils ne déguerpissent pour lécher leurs blessures. Peut-être était-ce Clarisse. Peut-être pas. Les souvenirs de Manhattan sont flous, parce qu'il l'a voulu - il continue à penser qu'il les effacera un jour. Sûrement.
La question de Noah lui tire un haussement d'épaule. "Pour certains, si. On a... des personnalités colorées," il commente après une pause pour choisir son vocabulaire avec soin. "Je me tiens à l'écart." Il ajoute d'un ton détaché en parcourant les environs du regard, le posant partout, sauf sur Noah. Là où la Colonie semble un paradis ensoleillé, le troisième camp est une ville fantôme où ils pansent leurs blessures en silence et se guérissent comme ils le peuvent dans une forêt de couleurs ternes. Même des plaisanteries ne pourraient pas faire grand chose pour raviver les couleurs autour d'eux. "J'ai rencontré ton frère. Loki." Il balance alors, sans que ça n'ait de rapport, juste pour changer de sujet. "Il m'a fait penser à toi." Il ne développe pas, mais repose les yeux sur Noah, hausse une épaule. "Je peux manger des fraises ? Je paierais." Il ajoute après un coup d'oeil rapide vers Argos.  

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Noah S. Warsmond
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17 décembre 2016 - Il soupire. Un nuage de fumée blanche s'échappe de ses lèvres et s'évapore. Encore. Il toise Theo, avec un sourire au coin des lèvres - il aime bien ces quelques minutes qu'ils passent presque hebdomadairement, à parler de tout et de rien. Parce que, quand on y réfléchit, ils ne se connaissent pas vraiment. Noah ne connaît rien de Theo - et Theo ne connaît rien de lui. Et ça leur va parfaitement. Ils font illusion de se connaître, se racontent un peu leur vie - ça fait du bien de parler sans filtre. De toute façon, ils ne se jugeront pas. Faut dire qu'ils ont une dette mutuelle - depuis la bataille de Manhattan, où ils se sont mutuellement sauvé la peau. Fallait bien que ça arrive. C'est pour ça que Noah respecte beaucoup Theo - il n'en donne pas l'impression, mais il est courageux. Plus que certains de son entourage à la colonie.
La réplique du fils d'Hécate le tire de ses pensées. Il sourit, et lève dramatiquement les bras vers le ciel. « J'y avais pas pensé. Ça sera un bon moyen de dévoiler mon talent de dramaturge. » Il porte une main à sa poitrine comme une dramaqueen, avant de s'arrêter et de rire doucement. Il fait mine de croire au rire de Theo - ce n'est pas lui qui va lui reprocher de faire semblant. Ça fait des années qu'il fait semblant.

Le passage "Edelweiss" se fait tendu. Noah a de parfaites raisons d'en vouloir à sa soeur. Et il ne changera pas d'avis. Il regrette peut-être leur dernière rencontre et la violence dont il a fait preuve, mais c'était plus fort que lui - à ses yeux, elle est et restera la meurtrière de Niamh par sa trahison envers la colonie. C'est injuste de lui faire porter le chapeau, il le sait bien - mais il a besoin d'une personne à désigner comme responsable de cette tragédie. Et c'est tombé sur Edel (de manière totalement justifiée). Alors peut importe la façon dont Theo le regarde, il ne changera pas d'avis - il n'est pas à sa place, il ne peut pas comprendre toute la colère qu'il ressent envers sa petite soeur.
C'est comme d'un commun accord que les deux choisissent de passer à autre chose. Oublié l'épisode Edel, les voilà revenus aux farces des Hermès qui font bien rire à la colonie (et qui en font crier d'autres). Noah lève les yeux au ciel à la réplique de Theo, et la secoue légèrement. « C'est ce que je leur ai dit aussi! Mais ceux-là, crois-moi, quand ils ont une idée en tête y a rien qui peut la leur enlever - à part une autre idée, encore pire. » Les Hermès étaient ce que l'on pourrait qualifier de kamikaze - aucune notion du danger, aucun instinct de survie. Ils étaient le genre de personne qui allaient réveiller les Arès à pas d'heure juste pour leur faire des blagues foireuses, malgré tous les conseils avisés des autres pensionnaires qui les suppliaient de ne pas le faire. La plupart du temps, Noah ne perdait même plus de temps à la dissuader. « C'est leur marque de fabrique. » qu'il ajoute dans un soupir, avant de secouer une nouvelle fois la tête d'un air dépité. Il croise le regard de Theo après la question qu'il pose, concernant Clarisse - il hoche simplement de la tête, sans un mot.

Je me tiens à l'écart. Noah hausse les sourcils. Il n'est pas plus étonné que ça - Theo n'a pas l'air d'être friand de farces. Et vu le personnage, il n'est pas vraiment surpris du parti pris par le brun. Il lève la main, la secoue d'un air nonchalant comme s'il chassait un nuage de poussière. « T'as raison. Si tu veux de la tranquillité, c'est pas avec eux que t'en auras - et je sais de quoi je parle! » Il frissonne de froid et souffle de l'air chaud entre ses mains qui, malgré les gants, sont gelés.
Loki. Il a vraiment rencontré son frère? Noah hausse des sourcils, surpris et curieux. Il se demande comment la rencontre s'est passée, car son frère peut être assez exubérant. Et lourd. Et agaçant. C'est bien pour ça qu'il l'aime tant - mais il comprend qu'on puisse ne pas trop apprécier. Lui-même à mis du temps à s'habituer à la présence perceptible de Loki. « Vraiment? » qu'il demande, un petit sourire au coin des lèvres. « Ce vieux croûton. » ajoute-t-il d'un ton affectueux. Parce qu'en plus d'être encombrant, Loki était aussi un fossile sur patte.

Il ouvre les bras à la suite de la demande de Theo, après un bref coup d'oeil lancé à Argos. « Vas-y, be my guest! » Sourire aux lèvres, comme toujours. Un nouveau vent froid passe, il frissonne et fronce les sourcils avant de pester. « Bordel, j'ai l'impression que mes doigts vont tomber. » Parfois, il oublie à quel point l'hiver est rude ici - mais il est très vite ramené à la réalité par les conditions météorologiques du territoire. Pas de problèmes de ce genre à la colonie grâce à la barrière de protection qui permettait de rester à une température raisonnable, en plus de protéger des intempéries - mais la pluie passait, tout comme la neige. Il fallait bien garder le cycle des saisons intact.
Une question lui brûle alors les lèvres. Il lève les yeux vers Theo, plante ses yeux dans les siens et lui demande alors; « Comment il va, Kai? Ça fait pas mal de temps que j'l'ai pas vu. » Il ne sait pas s'il le connaît. Après tout, il n'a pas connaissance de tous les proches de Kai - mais il se dit que Theo doit bien au moins le connaître de nom. Leur camp ne doit pas être si grand que ça, pas vrai? « J'm'inquiète un peu, mais peut-être que j'm'en fais pour rien. » qu'il ajoute en marmonnant, haussant finalement des épaules.

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