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A. Kai-Dewyn Higgins
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• And I will try to fix you. •
Kenna & Kai
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8 Décembre 2016 - Quelques mois après la bataille.

Cela doit faire deux jours que je suis à New York, ville qui ne me rappelle pour le moment pas tellement de bon souvenir. Vu qu'il y a à peine quelques semaines de ça en arrière, je m'amusais à passer de bar en bar, de boite de nuit en boite de nuit pour me laisser tomber dans l'alcool et la drogue afin d'échapper à la réalité de ce monde. Non pas le monde humain, pire encore, celui de la mythologie, des dieux, des créatures et monstres en tout genre. Celui là même qui s'est fait un malin plaisir à me faire vivre un enfer depuis que je sais que je suis un demi dieu. Bref, je vais essayer d'épargner toutes ces redondances sur ma vie de merde pour aller à l'essentiel. Puisque oui, je ne suis pas ici pour moi, je me serais bien passer de venir à la Grande Pomme pour moi même vu que je n'ai rien à y faire et que je cherche au possible à éviter cette ville, hors mis lorsque je dois rencontrer Noah pour mon propre bien. Non je suis ici pour le troisième camp, étant de nature assez vagabonde, n'appréciant pas de rester actif en un même point, j'ai décidé d'intégrer la brigade de ravitaillement du camp. Mon boulot consiste donc d'aller faire des expéditions en dehors du camp afin de rapporter de quoi être utile au camp que ce soit de la nourriture, du matériel, de l'argent et j'en passe, bref tout ce qui peut servir.

Et c'est bien pour ça que je suis présent à New York, j'ai pas mal de contact coté humain avec qui je fais souvent affaire notamment grâce à mon carnet de secret que je tiens et que j'ai toujours sur moi. Ayant fait pas mal de chantage ou autre, je suis par moment sollicité afin de vendre des informations sur des personnes en échange de biens matériels ou d'argent. Oui, on peut pas dire que c'est un boulot qui aide la société ou qui rendre dans ces bonnes grâces, je ne suis pas un médecin, un pompier ou ce genre de gars qui sauve des vies ou qui sont utiles pour le bien de tous. Non et en réalité, je m'en balance, la vie a tellement été mauvaise avec moi que j'ai décidé de vivre pour moi même et non pas pour les autres. Ce n'est pas tellement une vengeance sur la vie, quoique, disons simplement que j'ai vécu ainsi, j'ai appris à vivre ainsi, j'ai survécu grâce à cela et ce n'est pas du jour au lendemain que je vais me débarrasser de ça, surtout que j'apprécie être ainsi. D'avoir autant de pouvoir entre les mains, mais là ça m'est utile au camp alors disons que c'est un mal pour un bien, ce genre de truc là. Bref , après avoir conclu une affaire afin d'obtenir du matériel technologique, notamment des caméras de surveille et système de détection, certes humain mais largement modifiable par les enfants d'Héphaïstos. Je me suis diriger vers un bar dans le Queens que je connais assez bien, ce n'est pas un bar de dépravé mais plutôt sympathique pour passer un bon moment et là je voulais simplement boire un petit verre et me détendre avant de rentrer à mon appartement ici à New York avant de repartir pour Sanford. Sauf que je savais que j'allais retrouvé la solitude, le noir, le froid et le silence chez moi et ce soir je n'en avais pas envie, surtout que je sentais une nouvelle nuit d'insomnie me guetter alors autant faire quelque chose d'autre que de regarder le mur de mon appartement. Entrant dans le bar, je me posais à l'une des tables, commandant un whisky-coca en jetant un œil à la télé et aux informations humaines ...
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Kenna Malone
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Kenna aimait bien la nuit. Ça n’avait pas toujours été le cas ; en fait, petite, elle avait même toujours eu un peu peur du noir – c’était passé avec l’âge. Mais ce n’était pas l’obscurité en soi qui lui plaisait : c’était l’ambiance. Dès que le jour se couchait un peu, que les lampadaires s’allumaient dans les rues, l’atmosphère se transformait. Elle devenait différente. Apaisante, irait-elle même jusqu’à dire.
Marchant tranquillement, le silence la frappait à chaque fois – parfois entrecoupé par des éclats de voix d’un groupe vagabondant au loin, par les pneus d’une voiture crissant sur le tarmac, par un klaxon, par une voix, par une bestiole traînant dans les ruelles, par les propres talons de ses bottes claquant sur le trottoir, mais, à part ça, seul roi.
Remarque, par comparaison avec la Colonie des Sang-mêlé, quasiment tout endroit était calme.
Oh, la fille d’Aphrodite adorait le camp, là n’était pas la question, mais qu’est-ce que c’était bruyant. Et elle ne pouvait décidément pas garder la musique à fond sur les oreilles toute la journée, parce que, de un, ce n’était pas poli pour les autres et, de deux, à force elle deviendrait sourde. Or, devenir sourde n’allait pas arrêter les voix dans sa tête. Elle était perdante dans l’histoire.
Alors, histoire d’y gagner un peu tout de même, au lieu de rester à la Colonie, elle sortait. Elle avait déjà trouvé le prétexte des ventes de culture chaque week-end sur le marché de New-York mais s’aventurait en ville assez régulièrement malgré tout. Elle était majeure et vaccinée, savait prendre des décisions toute seule et la Colonie n’était pas une prison. Des fois, elle restait simplement à côté du portail, histoire de s’aérer la tête. D’autres fois, elle restait la nuit en ville, voire quelques jours, rien de bien alarmant.
Elle resserra sa veste sur elle, avançant sans trop savoir où elle allait ou ce qu’elle allait faire. Observer les gens, c’était déjà une bonne occupation. Puis Kenna n’avait jamais craché sur un peu de solitude ; faire dans le social, c’était bien mais, des fois, elle avait besoin de temps pour elle et uniquement elle.

Le Queens, ce n’était pas sa Californie natale, mais ça passait. Il y avait mieux, mais tant pis. Elle allait où ses pas la portaient, et ses pas la portaient droit dans un bar.
Non. Mensonge.
Elle n’était pas là par hasard. D’accord, le hasard avait bien fait les choses, en la faisant arriver à quelques mètres du jeune homme, et en la faisant reconnaître ce même garçon – avec une certaine amertume, je vous l’accorde. Et puisqu’elle ne pouvait pas le laisser partir comme ça, elle avait attendu, puis l’avait suivi. Calmement. Une main sur l’anse de son sac à main, l’autre dans la poche de sa veste. Et veillant à rester assez loin et, surtout, surtout à ne pas le perdre de vue.
Pas alors qu’elle l’avait trouvé.
Pas après tout ce temps.
Le jeune homme s’engouffra finalement dans un bar, Kenna s’arrêta à l’angle de rue et attendit plusieurs minutes – plus de cinq, moins de dix, probablement. Puis elle se remit en marche, jusqu’au bar, et y entra à son tour.
Relativement vide, elle repéra assez vite le jeune homme qu’elle avait suivi jusqu’ici ; il avait les yeux rivés sur la télévision, un verre à la main.
S’appropriant les lieux, Kenna alla demander un Sex on the beach au bar, emporta son verre avec elle et se dirigea sans hésitation vers la table du garçon. Hésiter, ce n’était pas elle. Et, autant l’admettre, l’amertume qu’elle ressentait lui donnait encore plus des ailes. Si elle avait été de ce genre, elle aurait probablement débarqué comme une furie, claquer ses mains sur la table pile en face du jeune homme, et grondé le garçon violemment, quitte à le baffer ou faire quelque chose de violent.
Mais Kenna se contenta de poser doucement son verre en face de lui, prit place tout aussi sereinement, posa un coude sur la table et sirota un instant son cocktail. Après une gorgée, elle planta son regard dans celui du garçon, « Salut, étranger. » Elle croisa ses jambes, prenant une position plus confortable – se mettant davantage face au jeune homme – et laissa un temps s’écouler.
« Au moins, t’es encore vivant. » se contenta-t-elle d’ajouter, doucereuse, refusant catégoriquement de le quitter des yeux – des yeux perçants, histoire qu’il y lise l’amertume, le ressentiment, ce genre de choses-là.
Parce que ça faisait quatre mois, mince. Quatre mois sans nouvelles, c’était long. C’était lâche. Et pour l’instant, Kenna voulait juste jouer sur la rancœur.

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A. Kai-Dewyn Higgins
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8 Décembre 2016 - Quelques mois après la bataille.

Tu te sens ... à l'aise, tranquille ? Oui, vu qu'il n'y a que très peu de personnes dans ce bar, tu peux te le permettre, pas de monstres ou de demi dieux en vue. Tu te relâche un peu, les jambes allongés, les pieds posés sur une autre chaise. Tu te mets à regarder les informations avant de boire un coup dans ton verre, un whisky-coca qui te remonte un peu le morale, te fait penser à autre chose qu'à ta solitude du moment. Tu vois la serveuse changer de chaîne pour basculer sur une chaîne de musique, tu te mets à hausser des épaules, ce n'est pas plus mal. Tu te mets donc à regarder le clip, comme si tu étais chez toi, oui c'est exactement ça. Tellement concentrer sur la télé, à bouger la tête en rythme, tu n'entends pas et ne remarque même pas la femme qu t'a suivit jusqu'ici, qui entre et commande un verre avant de s'approcher de ta table. C'est finalement lorsque tu entends le verre glisser sur celle-ci que tu te retourne pour lui faire face, te regard se veut choquer, surpris, inattendu. Tu ravales une gorge de ton verre par réflexe avant de le poser, ne pouvant la lâcher du regard. Tu l'as reconnais, tu sais qui elle est, ton cœur le sait, ton âme le sait. Tu n'as plus l'impression de pouvoir respirer en cet instant et lorsqu'elle brise le silence de sa voix, tu finis par t’effondrer. Tout remonte d'un seul coup, tes souvenirs à la Colonie, tes moments avec Ines, tes moments avec Kenna, avec les deux. Tu l'as vois à travers elle (Ines) mais tu l'as vois elle aussi (Kenna). Tu ne sais pas quoi dire, tu ne sais pas quoi faire, tu l'as laisse continuer à parler avant de sentir un liquide envahir tes yeux, c'était inévitable ... Toi qui a tant redouter ce moment, tu savais que tu ne pouvais y échapper éternellement, qu'un jour ou l'autre forcément tout te retombera dessus comme un harpon qui te tire vers la réalité. Et elle est là, celle avec qui tu as presque autant partagé de moment agréable qu'avec Ines, parce que c'était sa sœur, l'une des plus proche. Tu comprends ce qu'elle veut dire, tu sais de quoi elle parle mais tu as dû mal à t'en vouloir d'avoir fuis pour te protéger, pour essayer de ne plus avoir ces images horribles. Tu te mets à grincer des dents pour retenir un sanglot, baissant la tête pour essayer de retenir se liquide au goût amer qui envahit tes yeux émeraude à la tombée de la nuit. Tu te repositionne correctement en face d'elle, toujours la tête baissé n'osant plus la regarder droit dans les yeux ... Tu as tes deux mains qui se bloquent sur ton verre d'alcool et l'une de tes jambes, nerveuses, jouant frénétiquement avec le sol. Toi qui pensait être tranquille ce soir, tu cherchais à quitter la solitude mais pas forcément à tomber sur un demi dieux, encore plus Kenna. Pas ce soir, pas aussi tard, pas dans ce bar ... Le destin continue de s'acharner tu le sens ... Tu commence à sentir ce regret lorsque tu te répète ses paroles avec ce pointe de rancœur dans sa voix. Tu te rends compte qu'elle ne t'appartenait pas, dû moins pas qu'à toi, que tu as tout bonnement de nouveau jouer l’égoïste à penser être le seul à souffrir. Ou tu n'as tout simplement pas pu penser à elle par peur de ne pas réussir à contenir toute cette souffrance en toi. Tu essuie discrètement ton visage caché contre ta veste avant de relever les yeux essayant de te reprendre pour te mettre à dire, " Salut ... Kenna. " , tu te demandes ce que tu pourrais ajouter de plus, tu n'as jamais su exprimer clairement tes émotions, l'avantage étant qu'avec elle tu n'en avais pas besoin grâce à son pouvoir. Cela t'embêtais autant que ça te soulageais de savoir qu'elle était capable de lire en toi sans que tu fasse le moindre effort, effort qui t'es difficile de faire. Tu n'as jamais su faire avec les mots, toujours avec les gestes, ta forme d'expression à toujours été ainsi, c'est alors qu'en gardant le silence tu laisse l'une de tes mains quitter ton verre pour venir la glisser dans celle de Kenna. Pour toi, ça voulait tout dire, tu voulais tout dire avec ce geste, caressant lentement sa main, tu ne veux pas parler, tu ne le peux. Tu laisses tes yeux émeraude se perdre dans ceux de Kenna avant de boire d'une traite le reste de ton verre pour pouvoir supporter ce moment dont tu ne peux échapper. Mais le fond de ton cœur totalement rassurer par les retrouvailles et la présence d'une fille qui compte énormément pour toi mais que tu as fuis volontairement.
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Kenna Malone
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Elle avait cru y arriver. Le détester, le haïr, le mépriser, ou ne fut-ce que lui en vouloir. Pourtant, ce n’était pas l’envie qui lui manquait : elle n’avait cessé de songer à son lâche départ, il y a de cela des mois (des mois, bon sang !). Elle avait cru qu’accumuler cette rancœur lui permettrait de le fusiller du regard, de lui faire comprendre qu’elle lui en voulait terriblement.
Mais elle n’était pas comme ça, Kenna. Elle ne l’avait franchement jamais été. Elle était celle qui écoutait, parfois à l’insu des autres (souvent, en réalité) ; et elle aimait ça, écouter, comprendre les histoires des gens qui l’entouraient, pourquoi ils étaient ainsi, pourquoi ils réagissaient ainsi. Elle était l’épaule, ne s’en plaignait pas vraiment, pas du tout probablement.
Elle était celle qui savait. Et une fois que vous saviez, c’était terriblement dur de détester une personne.
Alors qu’est-ce qu’elle aurait aimé détester Kai. Pour être parti du jour au lendemain, sans la prévenir (sérieusement ?, ça se faisait encore ce genre de choses ?). Pour ne jamais avoir donné de nouvelles, alors qu’il aurait très bien pu envoyer, un signe, un mail, un message, un pigeon voyageur, qu’en savait-elle. Pour l’avoir abandonnée, elle, et probablement d’autres aussi. Le jour où il avait officialisé avec Ines, jadis sa petite sœur, il faisait partie de la famille. Et la famille, c’était sacré. Mais on ne laissait pas sa famille derrière, jamais, pas même après la mort.

La fille d’Aphrodite pouvait presque entendre la tempête gronder dans l’esprit du jeune homme, alors elle se contenta de l’observer, guettant une réaction, attendant une pensée – ou plutôt, un flot de pensées, se déversant comme un torrent (au moins, c’était mieux que les larmes, parce qu’elle les guettait aussi, ces traîtresses, dans les yeux de Kai).
Elle eut une légère grimace pour elle-même. Une part d’elle lui en voulait, l’autre comprenait. A ce rythme-là, elle serait peut-être capable de pardonner à la pire personne au monde…
Fort heureusement, Kai ne faisait pas partie des « pires personnes au monde », c’était tout le contraire. Elle ne s’imaginait pas le fils de Nyx avoir quitté la Colonie des Sang-mêlé dans le but de tous les faire souffrir… D’accord, fuir n’était sûrement pas la solution la plus sympathique, mais elle était à deux cent pour cent sûre que, pour Kai, ça avait paru comme la seule solution sur le moment. Elle comprenait.

Cet idiot allait la faire pleurer, mais elle retint ces larmes du mieux qu’elle le put, même lorsque Kai lui prit la main. Elle préféra se concentrer sur ce geste, ayant même un léger sourire compatissant.
Wow, c’était comme si la mort d’Inès n’avait eu lieu qu’hier. Mais, contrairement à Kai, elle y survivait. Ou peut-être que Kai aussi y survivait, mais à sa façon – et Kenna se doutait fort que ce n’était décidément pas la meilleure des façons.
Elle resserra légèrement sa prise sur sa main et puis, tant qu’à faire, elle se leva, s’approcha, et passa ses deux bras autour de Kai pour l’enlacer et le serrer contre elle. Juste comme ça. Avec son éternel petit sourire. Peut-être que Kai sourirait aussi. Et puis s’il voulait se débattre, il pouvait toujours tenter, elle n’avait pas l’intention de le lâcher. Littéralement, et métaphoriquement aussi. Elle l’avait retrouvé, ce n’était pas pour le laisser lui filer entre les doigts une nouvelle fois. Oh, il pouvait toujours essayer, mais rien ne disait qu’il parviendrait à se débarrasser d’elle aussi facilement.
Menton posé sur l’épaule de Kai, Kenna finit par souffler, « T’es pardonné. » Elle s’écarta légèrement pour le regarder, puis haussa légèrement les épaules, espiègle. « … à moitié. » Elle le relâcha, gardant ses mains sur ses épaules un moment, avant de reprendre sa place sur sa chaise, sirotant à nouveau son cocktail. « C’est impossible d’en vouloir à une bouille pareille. » taquina-t-elle en le fixant.

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La mort. L'innocence de l'enfance nous en préserve, nous rend aveugle à cette idée qu'un jour proche ceux que l'on aime, ceux qui nous sont proches, ceux qu'on voit en face de nous risque de disparaître un jour ou l'autre. Ce n'est qu'arriver à un certain âge que l'on commence à comprendre le jeu de la Mort. D'abord lointain, tu entends qu'il y a des morts quelque part dans le monde, ça te rend curieux sans pour autant te toucher plus que cela, tu te demandes ce que c'est, pourquoi c'est ça et est ce que ça viendra vers toi un jour. Et finalement ça s'approche, lentement mais surement, comme le serpent qui mord sa proie de son venin. Attendant que celui ci fasse son effet, reste au stade de l'observation, à distance, guettant le meilleur moment pour frapper à nouveau, ne se risquant d'arriver trop rapidement. Patient, alors que toi tu commences à constater que ça approche, que ça arrive plus vite que tu ne l'aurais penser. Tu te sentais à l'abri, intouchable, que ça ne viendrait pas un jour te frapper d'aussi près mais pourtant. La voilà, touchant des personnes de plus en plus proches, toujours inconnus, des connaissances, des personnes que tu as pu croiser une fois dans la rue. Cela n'a pas encore pénétrer ton monde, ta bulle mais c'est là tout près ... ça guette, ça joue avec toi, ça t'observe, ça tourne autour de toi. Tu le sens, tu le sens mais tu fais volt-face convaincue par cette stupidité de ce dire que ça ne te touchera pas, ce n'est pas de la confiance mais de l'aveuglement, de la peur rejeté, caché, enfouis, repoussé mais qui pourtant reste bien présente. Puis finalement un jour ça te touche ... tu ne t'y attends pas, ça te surprend, de le voir ainsi de tes yeux. Tu ressens quelque chose de fort, de puissant mais qui fait mal et te rend presque vide à la fois. Et là, tel le poison qui fait lentement effet après morsure, ça commence à te consumer sans que tu puisses faire quelque chose. Tu les vois tomber un à un, comme s'ils n'était que de vulgaires marionnettes, des jouets dont l'importance n'est que moindre mais pas pour toi. Et le pire dans tout ça, c'est de savoir que ça t'as touché, que ça t'as mordu mais que tu n'en mourras pas pour autant non au contraire, tu souffriras ... oui tu souffres énormément , une douleur immense et intense qui t'approche des portes de la mort sans pour autant te lasser y pénétrer alors que tu le voudrais. Cela te laisse de l'ordre coté de la barrière, spectateur d'événement horrible qui ne cesseront de te possédés. Là est son plus grand chef d'oeuvre, là est toute la raison qui fait que la Mort est crainte, que la Mort fait peur, que les gens n'utilisent pas ce mot à la légère mais au contraire avec le plus grand des respects. Et toi, même après des mois durant, tu sans encore ce poison te consume, te déchirer les entrailles, tu aimerais crier ta douleur, ta peine, te faire entendre ... vivre ton malheur mais tu n'y arrives pas. Ou plutôt tu ne le veux pas parce que tu as longtemps attendu que ce poison te consume jusque ne laisser plus rien de toi mais ça ne s'est pas fait non ... cela a peut être détruit une partie de ton âme mais sans aller trop loin comme pour continuer à jouer avec toi. La Mort est libératrice pour certains, le commencement d'autre chose pour d'autres. Pour toi, la Mort est malsaine, joueuse, sadique, violente et séductrice.

Tu sors de tes pensées, de ton oubli, de ton combat éternel face un être invisible, intouchable, intangible mais que tu voudrais pourtant attraper, régler tes comptes avec elle avant de te laisser emporter par celle-ci. Tu observes un moment ta main dans celle de Kenna, alors que tu sentais ton corps froid, vide, détruit ... tu ressens une douce chaleur émané de celle qui est en face de toi. Chaleur qui semble se transférer en toi à travers vos mains, une douce brise qui réussit à atteindre ton cœur comme pour le réanimer, lui donner un nouveau souffle de vie. Une raison et une force pour ordonner à ce poison de quitter ton corps. C'est bon, cette sensation de renaissance, de soutien, ce n'est qu'une légère brise mais qui vient s'intensifier jusque explosé à l'intérieur de toi lorsque Kenna s'approche de toi pour te prendre de ses bras. Tu as l'impression qu'elle est ce soleil de printemps, doux, délicat, qui caresse ta peau pour en enlever la glace et le froid provoquer par l'hiver. Tu te demandes alors pourquoi tu ne l'as pas fais plutôt, pourquoi tu n'es pas venu la voir elle lorsque tu avais l'impression de sombrer dans des ténèbres dont tu ne te remettrais pas. Elle aurait pu changer la donne, te montrer une voie différente que celle que tu t'es choisis par égoïsme et peine. Tu te tais, dû moins intérieurement, pour fermer les yeux et venir coller ta tête contre le corps de Kenna avant de souffler, lentement, expirant toutes ces mauvaises choses que tu as gardé en toi, pas entièrement mais tu sens une certaine détente t'envahir, un bien-être non-ressentis depuis bien longtemps. Tu te laisses donc aller à cette étreinte en passant tes bras autour d'elle également en la serrant légèrement, avouant d'un ton bas, léger, peut être même inaudible mais crier de l'intérieur et avec toute la sincérité que tu peux y mettre, " Merci ! " . Peut-être une réponse au fait qu'elle accepte de te pardonner après ce que tu as fais, des mots que tu as cherché à travers différentes personnes mais qui sont d'une importance autrement plus importante venant de la bouche de celle qui est la sœur d'Ines. Tu te vois même sourire lorsqu'elle s'amuse avec toi avant de la suivre du regard lorsqu'elle alla se poser à nouveau en face de toi. Tu observes ton verre vide, réclamant une autre tournée au serveur avant de te mettre à parler. " Ne change surtout pas Kenna ... malgré tout ce qui peut arriver, tu restes le rayon de soleil dont on a tous besoin. " , lâches-tu tout simplement. Tu ne veux pas faire dans l'excuse, le mot désoler ne veut plus rien dire dans ton langage, tu as besoin de t'exprimer autrement pour ne pas penser que ça sonne faux. Tu joues un peu avec ton verre vide en attendant l'autre, nerveux, puis tu la fixes en demandant, " Je ... Je n'ai pas eu le temps de faire un état des lieux, de savoir tout ce qu'on a perdu. Ceux qui m'a touché mais déjà bien assez fait souffrir mais j'ai besoin de savoir ... Y en à d'autres qui sont ... partis ? De ce qu'on connaissait ? " , tu n'as jamais vraiment su la liste officiel de ceux mort au combat durant cette bataille trop aveuglé par tes propres morts mais tu veux en avoir conscience, tu veux te réveillé et voir qu'il n'y a pas que toi. Que d'autres ont énormément souffert comme Kenna ici présente, en espérant ne pas lui rappeler trop de mauvais souvenir.
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Kenna Malone
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KENNA & KAI
i’ve got your heart of glass, you’ve got my love
i know we’ll still be there to pick the pieces up

8 décembre 2016 - Elle se souvenait, au tout début, s’être méfiée de Kai. En constatant sa sœur heureuse (très heureuse), elle avait eu peur que ce mec lui brise le cœur, qu’Ines soit totalement brisée. Elle se souvenait des petits regards, ceux qui disaient à la fois clairement et avec subtilité : Tu fais un pas de travers, mon coco, et tu es mort (ou quelque chose comme ça, parce qu’elle n’était pas franchement menaçante, en fait). Et puis les années avaient passé, et ça n’était jamais arrivé. Ines et Kai étaient restés ensemble et, mieux encore, Kenna avait rapidement fini par « adopter » Kai et à le considérer de la famille, et ceci même si, dans son cas, l’amour avec un grand « A » n’existait pas. Pas qu’elle n’y croyait pas (la preuve : elle avait cru en Kai et Ines), mais plus parce qu’elle ne pensait pas que c’était fait pour elle. Se réveiller le matin, être heureux de retrouver sa moitié, languir toute la journée si on ne la voyait pas ; non, décidément, elle ne s’y projetait pas. Elle avait pourtant déjà été en couple, mais jamais longtemps, et assurément pas de cette façon.
Mais Ines était morte. Peut-être parce que les histoires d’amour éternelles, ça n’existait que dans la fiction. Ou peut-être parce que les dieux en étaient jaloux, justement. Ou peut-être juste parce que c’était comme ça et qu’on ne pouvait rien y faire. C’était finalement Kai qui avait été brisé, lui, et le reste de l’entourage de la fille d’Aphrodite aussi. Kenna n’y pensait pas vraiment. Lorsqu’on peut entendre le deuil des gens autour de soi, on ne songe plus tellement au sien. Et deux options s’offrent à vous lorsque vous êtes télépathe : vous vous laissez submerger par les pensées des autres et vous vous renfermez, ou vous prenez sur vous et vous aidez. Kenna avait choisi la seconde option.
Elle voulait aider Kai, et tout le monde – tous ceux qui en avaient besoin, qui le voulaient ou pas. Elle aurait sûrement préféré que Kai reste à la Colonie après le combat contre Gaïa, qu’il sache qu’il n’était pas tout seul et qu’il ne le serait jamais. On n’est jamais tout seul, il y a toujours quelqu’un de là, de présent, prêt à tendre la main, que ce soit un ami, la famille ou un pur inconnu que vous croisez un jour dans le métro. Elle y croit, Kenna, que le monde n’est pas foncièrement sombre et qu’il y a toujours des gens qui veulent faire bien le bien, qu’une rencontre peut changer toute une vie. Elle croit à tout ça, qu’on peut reprendre le cours de sa vie normalement, un jour, probablement pas tout de suite mais ça arrive. C’est possible, c’est faisable. Kai aussi pouvait y arriver, et elle le savait. Et si lui n’en était pas (encore) conscient, elle était prête à lui ouvrir les yeux là-dessus.
Alors qu’il la remercia, et qu’elle retourna à sa place, qu’elle le taquina sur sa « bouille », qu’il la considéra comme le rayon de soleil dont ils avaient tous besoin, elle se surprit à vouloir qu’il rentre avec elle. Ça, par contre, ce n’était sûrement pas possible. La fille d’Aphrodite se contenta de sourire au jeune homme, et de lui répondre rapidement. « Compte sur moi. » Elle était prête à conquérir le monde avec son sourire. Elle avait toujours été comme ça, et n’était pas prête de changer, effectivement.
Même la question que Kai finit par lui poser en attendant une nouvelle tournée (elle aussi, son verre est vide) ne suffit pas à l’ébranler. Elle garda un léger sourire, moins lumineux que celui de tout à l’heure, mais toujours présent. Ce ne fut que lorsqu’elle se mit réellement à réfléchir sur les conséquences de la bataille qu’elle prit une petite moue et hésita. Il voulait savoir. Il voulait savoir si d’autres avaient souffert, comme lui, comme elle. Bien sûr, qu’elle songea immédiatement. Et il serait sûrement rassuré d’entendre qu’il n’était pas le seul à encore se noyer, à constamment regarder en arrière et à ne pas savoir avancer sans trébucher. Pour tout dire, il était loin d’être le seul. De manière générale, tout le monde avait perdu quelque chose dans la bataille (si ce n’était pas celle contre Gaïa, c’était celle contre Cronos, il y a un an et demi). « Oui. », commença-t-elle. C’était peut-être contreproductif d’en parler, mais c’était aussi nécessaire. C’était vrai que Kai, étant parti directement, n’avait sans doute pas remarqué tout ça. « Beaucoup, en fait… », elle ajouta, doucement, mais préféra ne pas s’attarder sur les victimes décédées, et encore moins sur ceux qu’ils connaissaient (ils étaient partis, pour toujours, et c’était tout). « Ce n’est… plus pareil qu’avant. On essaye, mais quelque chose a changé. » Forcément, comment ne pouvait-on pas changer après ça ? « Il y en a beaucoup qui ne sont jamais revenus à la Colonie, comme toi. Les souvenirs, j’imagine. » Et ce n’était pas grave, en soi, de ne pas revenir, de ne jamais revenir. Les dieux prenaient mais ne donnaient jamais rien. Certains, comme Kai, étaient bien mieux en dehors de tout ça. Pour leur bien. D’ailleurs… « Tu vis ici, à New-York j’veux dire ? »

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Kenna & Kai
...


C'est une mélodie légère, douce au premier abord, tellement qu'on pourrait croire qu'elle met du baume au cœur, qu'elle est là pour rassurer et mettre un peu de chaleur dans ce corps froid. Mais en fond, cette mélodie se veut plus grave, plus appuyé, plus grinçante qui monte qu'il y a une tâche au tableau et que finalement lorsqu'on appuie dessus. Celle-ci s'étends, de plus en plus, assez rapidement, les yeux complètement rivés sur cette tâche qui ne cesse de croître alors totalement aveugler comme si le reste du tableau n'existait plus. Donnant trop d'importance à celle ci, on ne fait plus que croire qu'il n'y a que ça sur le tableau, cette tâche, ce fond grinçant, cette mélodie mielleuse qui cache une douleur précise. Tel est ton cas, bien que pour ta part, tu penses sincèrement que ton tableau n'est presque plus totalement rempli de cette tâche virulente qui te détruit autant de l'intérieur que de l'extérieur. Et tu ne cesses d'entendre cette mélodie, comme un fond de musique dans ta tête qui ne semble pas vouloir partir, qui au contraire n'arrête pas de te faire penser à ce que tu as perdu et que tu continues à perdre.
Bien que l'envie soit difficilement revenu afin de sortir de ce tableau et surtout de cette tâche qui t'accapare du soir au matin. Tu te retrouves toujours devant cette limite, à te balancer dans le vide sur un fil presque invisible qui te ferait tomber à nouveau dans les méandres de tes démons si un jour ou l'autre tu ne te sens plus capable de sortir la tête de tout ça et d'affronter la dure réalité. Pourtant tu as toujours été un battant, tu as vécu dans la rue, tu t'es forgés dans celle-ci, tu ne t'es jamais laissé abattre par quoique ce soit ou qui ce soit mais tu n'avais jamais connu une vie comme celle que tu as vécu au sein de la Colonie. Bien que mal à l'aise dans l'environnement, ce qui t'a réellement changer et apporter beaucoup ce sont les personnes que tu y as rencontré et avec qui tu t'es lié comme Kenna ici présente. Ce sont à la fois eux qui t'ont fait grandir mais aussi qui t'ont détruit, malgré eux certes, mais pour quelqu'un comme toi qui n'a jamais eu l'habitude de faire confiance à qui que ce soit. D'être autant attaché que ce soit à Inès, à tes amis ou un entourage certaines, cela à pousser tes sentiments et tes émotions à un extrême que tu n'as jamais connu et qui a permis ta chute total dans les profondeurs sombres à te noyer dans un océan de solitude et d'abandon.
Malgré tout ça, tu reviens, pas plus fort qu'avant bien au contraire, plus abattu que tu ne l'as jamais été dans ta vie mais avec cette petite émergence d'espoir au fond de toi qui te pousses à avancer et reprendre en main ta vie, dû moins petit à petit. Et c'est bien pour ça que tu as posé cette question, dont tu as besoin d'entende la réponse pour savoir qui, qui souffres autant que toi et de montrer que tu n'es pas seul dans cette situation, d'appuyé sur le fait que ta réaction a totalement été égoïste. Et que certaines de tes amis ont raison de t'en vouloir d'être partie ainsi et surtout de ne donner aucunes nouvelles comme si toi aussi tu étais mort. Tu te rends compte que tu as fais disparaître ce doux sourire chaleureux du visage de Kenna, que ça pourrait être mal perçu mais tu as besoin de voir qu'elle aussi en souffre, que cela te rassure de voir qu'elle y songe encore, que malgré qui elle est, elle fut également foudroyer par tous ces massacres. Tu n'as jamais eu autant besoin d'elle qu'à ce moment précis, bien que tu t'y prends d'une manière assez maladroite, au fond de ton corps tu as cette boule de chaleur qui reprend petit à petit vie grâce à elle et ça simple présence. Tu hoches finalement de la tête à sa question alors que tu essayes de ne plus être hypnotiser par son visage et son regard, tu baisses dans ce cas les yeux pour mieux répondre à la question. " Je possède un appartement à New York depuis pas mal de temps tu sais bien. Mais c'est vrai que je l'ai plutôt déserté après ce qui s'est passé, j'y suis revenu un peu plus tard. Et maintenant, j'y passe de temps en temps quand j'ai envie d'être seul et de m'éloigner un peu du troisième camp que j'ai rejoins. " , peut être est t-elle déjà au courant pour le troisième camp mais peut être pas du fait que tu l'es rejoins. Au moins maintenant c'est dis, et alors que tu joues un peu avec ton nouveau verre que le serveur t'a apporté ainsi qu'à Kenna. Tu relances ton regards dans le sien comme si tu essayes de comprendre, de savoir si elle a déjà tout lu, qu'elle a déjà tout vu de ce qu'il y a dans ta tête. Toi qui déteste ça d'habitude, elle est surement la seule dont tu laisses faire cela parce que tu sais qu'avec elle, ça ne peut qu'aller dans le bon sens.

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Kenna Malone
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KENNA & KAI
i’ve got your heart of glass, you’ve got my love
i know we’ll still be there to pick the pieces up

8 décembre 2016 - Ça lui est arrivé déjà arrivé de se demander si elle serait une toute autre personne sans le pouvoir de télépathie. Au fond d’elle, elle est convaincue que oui. Peut-être même serait-elle aussi peste que Drew Tanaka, peut-être qu’elle s’en moquerait pas mal de tout ça, et peut-être bien aussi qu’elle n’aurait jamais laissé Kai revenir dans sa vie. Elle ne serait sûrement pas venue lui parler comme elle le fait maintenant de la manière la plus naturelle au monde. Elle aurait laissé tomber, presque directement - Il veut partir ? Qu’il se casse ! (et ça aurait compté pour tous les autres aussi). Mais elle reste une télépathe. Elle a bien ce pouvoir. Et ça lui permet de comprendre à peu près tout – ou en tous cas d’interpréter au mieux ce qu’elle entend. Souvent, et particulièrement quand les gens vont mal, les pensées forment des mini-scénettes et c’est plus simple. Lorsqu’il ne s’agit que d’une pensée ci et là, c’est plus compliqué, mais elle fait avec – généralement, ce genre de pensées par ci par là regroupe les Hm j’ai faim moi et si je me prenais une glace ou Oh j’aime beaucoup ses cheveux ou d’autres choses plus futiles (mais elle les apprécie tout autant, c’est plus léger à porter et moins douloureux à entendre).
Alors elle a laissé Kai revenir, parce qu’elle sait ce qu’il ressent, ou à peu près – elle se fait une idée, et les pensées qui tournoient dans la tête du jeune homme l’y aident fortement. À nouveau, les pensées sont plus fortes quand elles sont négatives (même si certains se font très enthousiastes dans leur tête, il ne faut pas se méprendre !) ou quand elles sont ressassées sans arrêt. Ça lui fait de la peine, à la fille d’Aphrodite. Elle n’a jamais connu ça – le manque de confiance en soi, l’anxiété, la déprime voire la dépression ; ça lui est totalement inconnu (à part quelques passages un peu ridicules où elle se sent soudainement inférieure à quelqu’un ou quoi, mais ça passe vite). Elle a bien connu le deuil, mais l’a mieux vécu que d’autres, que Kai. Peut-être que c’est mieux ainsi ; elle se voit mal, elle-même déjà pleine de pensées noires, à devoir écouter celles des gens autour en permanence.
Elle hoche doucement la tête, une fois, en écoutant la réponse de son interlocuteur. C’est vrai, elle avait presqu’oublié l’appartement qu’il a à New-York depuis qu’il a quitté la Colonie. Mais apparemment, il n’y est plus tellement retourné depuis la bataille. Ça peut se comprendre (bien qu’elle n’approuve pas le fait de dormir dans la rue, mais elle préfère plutôt un petit sourire qu’un remarque moralisatrice). Elle commente un simple, « Je peux comprendre. », et le laisse continuer. Il ajoute qu’il ne repasse à son appart’ new-yorkais que quand il veut être seul (ça aussi, ça se comprend) et/ou s’éloigner du troisième camp.
Le troisième camp. Nous y voici. Elle en a entendu parler – ça court parmi les pensionnaires – et si, pendant un temps, elle a hésité à le rejoindre, elle a finalement décidé que sa place était à la Colonie. C’est là qu’elle y a le plus de proches – ses frères et sœurs, déjà, Noah, Loki, Alice qui passe parfois, et tellement d’autres. C’est aussi là sa place – elle peut facilement passer du camp grec au camp romain, où elle a aussi des amis et des connaissances. Kenna ne s’imagine pas être ailleurs. En soi, elle comprend le principe, et elle imagine bien que ça peut être une bonne chose pour certains. « Oh, le troisième camp. Vous avez l’air bien là-bas. » Et elle sourit encore, parce que c’est vrai ; le troisième camp semble être une bonne alternative pour ceux qui ne supportent ni la Colonie ni de retourner dans le monde mortel et d’être, possiblement, tout seul. « C’est un peu une nouvelle famille. » Il n’y a aucune reproche dans son ton, elle ne peut être plus sincère.

(Désolée, c’est nul haha, mais on peut fermer là-dessus si tu veux I love you)

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There isn't time - so brief is life - for bickerings, apologies, heartburnings, callings to account. There is only time for loving - and but an instant, so to speak, for that.

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