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Kingsley Bracken
ft. will higginson
↘️ carte d'identité
nom : Bracken, crachat douloureux qu'on sort au plus profond de sa gorge. C'est de la bile et du dégoût pour ces êtres destitués de toutes vertus. Immondices précieuses délaissées sur le bord d'une rue  + prénom(s) : Kingsley, fleur de lys qui passe sur une langue pour y laisser des traces charbonneuses, ça fleurira plus tard pour faire éclore les diamants. Scylas, prénom caché qui résonne comme un monstre, ça dévore les âmes imprudentes qui fendent la grande bleu.    + surnom : Don Jon, ça grince parfois comme ça quand il faut l'appeler mais la plupart ne  font que raccourcir le prénom pour qu'il passe plus vite dans la bouche . Inutile de dire où il a pu recueillir pareille patronyme  + âge : Vingt-deux années expirées tant bien que mal, mais le mec jamais ne s’essouffle, il suit son destin au pas de course  + date et lieu de naissance : un treize juillet dans la ville de Chicago, pègre à l'allure étrange, né sous les magouilles pas très loin des douilles.  + orientation sexuelle :  sexualité d' insaisissable, capacité de s'éprendre de tout ce qu'il pourrait trouver beau, tout ce qui dans son corps pourrait produire mille maux.   + statut civil : l'homme est célibataire dévoreur d'âmes qu'elles soient pures ou malignes, la gueule n'est jamais rassasiée des beautés que la truffe pourrait sniffer   + occupation : procureur de plaisirs dans les bals de minuits, ça sert à payer les études d'arts appliqués plus tard dans le jour.  + groupe : freedom with no limits (troisième camps, deuxième maison)

parent divin :fils d'Eros, le désir qui amène au plaisir + pouvoir(s) : ça contrôle la jouissance des autres, les plaisirs qui les entraînent plus haut, parfois trop. Il peut se faire perdre les âmes dans montées plaisantes ou les empêcher de grimper, il peut les stopper nette pour qu'ils ne connaissent que la terre. Pouvoir qui va de paire avec le deuxième, il a mains mises sur les sensations, les siennes peuvent se confondre à celles des autres quand ce n'est pas l'inverse. Ce sont des sensations qui ont un lien avec l'aspect charnel ou sentimentale. Pas de mal de tête, ou de fourmis dans les jambes, ce sont les papillons dans le ventre, les délices d'une caresse, ce genre de fardeaux, de putain de beaux cadeaux.      + arme de prédilection : épée qui se divise en fouet, fouet à lames, ça fritte et déchire sans toucher l'âme + particularité : Langue du serpent, sur le muscle rosse traîne un poison, une salive étrange, une drogue que l'on injecte lors d'un baiser. Ça n'a pas de goût, pas d'odeur, mais ça calme juste les cœurs, ça apaise les âmes en éloignant les problèmes, ça les invite à se laisser aller, à oublier.

↘️ caractère
Navigateur expérimenté, Kingsley n'est pas de ces personnes qui se perdent dans les eaux folles de la vie, ça n'hésite que trop rarement, c'est bien trop confiant. Il sait dans quelle direction il doit aller, quels vents et courants pourraient l'y mener. Ses convictions et ses idéaux le font s'avancer sans qu'il ait besoin de se retourner. Les problèmes n'en sont jamais vraiment, ça se plaît à penser qu'il y a toujours un moyen de s'en sortir, qu'il y a toujours un canot de sauvetage au bout et qu'il suffira d'effort et d'intelligence pour arriver à bon port. Contrairement à e que l'on pourrait penser, Kingsley, ce n'est pas une précieuse, il a peut-être leur bel éclat, mais c'est bien tout ce qu'il a. Il a les arêtes tranchantes, le gosse est rempli d'épines sur lesquelles trop de personnes pourraient se blesser. Sa langue ne sait plus manier les mots avec facilité pour amadouer les autres. Les phrases ont perdu de leur beauté, de leur poésie, ça sort brut, ça sort grossier, ça gronde fort et ça rugit trop souvent. Ça menace parfois d'exploser, sans paillettes ni confettis, juste beaucoup de bruits. Pourtant, ça rigole, ça place quelques blagues, des trucs souvent crus, des choses que des oreilles innocentes n'auraient pas forcément envie d'entendre. C'est un bourrin qui n’abandonne jamais, trop d'estime, c'est à l’abri de beaucoup de choses, mais pas de la défaite. Il n'aime pas perdre, lui, il veut conquérir et gagner, partir d'en bas pour arriver toujours plus haut. C'est à l'image des personnes qu'il amasse dans un lit, des trophées, des beautés, qu'il se doit de toujours chercher. Ce sont des figures qui l'inspirent, des formes qu'il étale au bout d'un pinceau. Il sait se montrer créatif, derrière se cache l'âme d'un artiste enfermé à double tour dans un placard trop petit.       

↘️ Depuis combien de temps sais-tu que tu es un(e) sang-mêlé(e) ?
Huit années sont passées avant que la vie soit labourée, avant que des pattes monstrueuses viennent tout faire s'effondrer. Il n'y a pas de signal, aucun signe, ou du moins, le cerveau n'a jamais voulu croire ce qu'il pouvait bien apercevoir. Ça lui tombe juste dessus sans raison, la vérité prend la forme de dents longues qui ne veulent que dévorer. Il laissera quelques lambeaux de chair dans les ongles de l'immonde, mais un hybride le sort d'ici et ensemble, ça prend la fuite vers ce berceau qu'est censé être la colonie.
Sept jours, qui passent, sept jours où il faut que personne ne trépasse. Ça dort nul part et ailleurs, on tient en s'abreuvant des dires du satyre, ça explique tout, le pourquoi du comment, les quelques différences, comme les lettres qui tremblent alors que les graphèmes antiques sont nets et s'alignent. Ça parle bien sûr des Dieux, ceux qui descendent des cieux pour répandre leur engeance.
Kingsley, il s'était toujours dit qu'il était exceptionnel, qu'il était au-dessus des autres, alors, ça le prend bien, il se sent encore plus divin qu'il ne pouvait déjà l'être. Le voilà soutenu dans ses idées farfelues. Il ne pouvait pas savoir que la réalité était tout autre, qu'au milieu des enfants des douze autres, il n'était qu'un insecte un truc abject qu'on empile, qui n'a même pas le droit à une place correcte pour dormir. Au bout de quelque temps, Kingsley, il n'a qu'une envie, c'est de partir.      
              

↘️ As-tu pris part à la bataille de Manhattan/du mont Othrys ? Et celle contre Gaïa ? Si oui, à quel camp as-tu choisi d'être loyal(e) ?
Fallait pas s'étonner que ça trahisse, que ça abandonne un camp qui ne lui a rien donné. Kingsley, il faisait partie des premiers à tout jeter, il a embarqué sur l'Andromède pour rejoindre les partisans, sous les quelques mots d'un Luke Castellan. Il ne s'est jamais considéré comme étant du mauvais côté, il voulait juste plus d'équité. Donc oui, à Manhattan, il a lutté, il a fait comme il pouvait. Kingsley, il a ôté des vies, Kingsley, il a coupé des membres, arraché des doigts. Il a blessé et fait bien plus à des connaissances, des figures qu'il a embrassées sans que ça ne veuille rien dire. Il n'avait pas d'amis qu'il pouvait saccager, non, eux, ils étaient avec lui, en train de se faire maltraiter, des âmes incomprises que l'on aplatit. Ça lui gicle encore dessus dans des souvenirs, beaucoup trop d'entre eux se sont fait souffler à son humble avis.
Puis il y a eu la guerre de Gaïa, une chance de se rattraper, de se racheter. Lui, il y est allé malgré les directives de Declan, il pensait qu'il n'avait pas le choix, il pensait que ça pourrait le soulager. Il s'est encore trompé, il a vu trop de gens tomber pour ne jamais se relever.
    


↘️ Et maintenant, que deviens-tu ?
Il fait comme si de rien n'était, mais tout le monde voit, ce maudit changement qui s'est opéré dans son être. Ce n'est plus vraiment le même, ce n'est qu'un fantôme, de sa personne, il ne reste qu'une ombre. Kingsley, avant, ça faisait le solide, mais ça restait chaleureux, ça savait être doux et tendre, ça ne se foutait pas autant de l'avis des gens, c'était une pierre à côté du feu, un endroit confortable sur lequel on pouvait s’appuyer malgré quelques côtés rustres. Maintenant, ce n'est qu'un bloc de métal d'où sortent parfois quelques drôleries. Kingsley, il est trop froid où trop brûlant, il n'y a plus de tiédeur dans son comportement. Puis, lui, il se réconforte dans les corps, il les saisit comme échappatoire, comme si ça pouvait le mener quelque part, ça se fait encore plus qu'avant, c'est presque un besoin maintenant.  
derrière l'écran
magicians
âge : 19 ans + présence : quand je pourrais. + personnage inventé ou scénario/pv : inventé. + un dernier mot ? je vous lovr :lov:  :zad:
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Kingsley S. Bracken a écrit:
Children of Silk

Je crois qu'elle dormait avec un flingue. C'est ce qu'elle avait dit, qu'il était caché dans son lit, ou peut-être dans le tiroir de sa table de nuit. En tout cas, elle en avait un, ça, j'en suis sûr. Elle voulait être prête à se défendre au cas où il vient les chercher, elles et son fils. Dans vos têtes, Mila, c'était sûrement pas une fille bien. Pour vous, ce n'était sûrement qu'un torchon, une traînée, une catin qui déambule. Mais depuis qu'elle a su pour son gosse, Mila, elle s'était rangée. Il n'y avait plus de trafic dans sa cage d’escalier, son appart ne sentait même plus la clope et encore moins l'alcool. Elle faisait même le ménage et croyez moi, c'est plus qu'exceptionnel. Mila, on ne l'avait jamais vu comme ça, Mila, on ne l'avait jamais vu heureuse, Mila, on ne l'avait jamais vu changer, Mila on ne l'avait jamais vu avancer avec un objectif. La transformation s'est opérée quand elle l'a rencontré, son ange. Au début, il a réclamé ses services, chambre vingt-neuf, c'est ce qu'elle m'avait dit, étrangement, ils n'ont pas fait..."vous savez quoi", je vais pas vous faire un dessin tout de même. Non, à la place, il lui a parlé. Ouais, ils sont restés comme des débiles à parler toute la soirée dans une chambre d’hôtel. Moi-même, je ne la croyais pas quand elle m'a raconté tout ça, mais vous auriez dû voir son regard, ça pétillait de mille-feux, un truc de dingue. Les filles qui clamsent pour leur client, on les remarque tout de suite, vous savez, elles sont pas bonnes sur le marché alors j'ai dû apprendre à les reconnaître, Mila, c'était l'une d'elles, mais j'ai pas ouvert ma bouche pour tout dire à William, parce qu'elle restait douée, même le cœur ailleurs, elle savait donner le mieux de sa personne alors ça ne m'a pas dérangée, puis il y a aussi le fait que je l'aimais ma petite. Puis, du jour au lendemain, la gosse, elle a tout plaqué, elle a pris son fric et ses diamants pour tout arrêter. Elle m'a appelée pour me faire pleurer, pour me dire qu'elle allait se casser. Son amourette qui datait de trois mois avait fait pousser quelque chose dans ses entrailles, une chose qu'elle voulait mettre à l’abri, une chose qui menaçait bientôt de sortir. Et vous le savez déjà, mais entre mes larmes, je l'ai insulté cette catin, on ne quitte pas sa famille comme ça, que j'avais crié, on appelle pas sa tante pour lui dire adieu sans le faire face à face. Puis elle croyait quoi, qu'elle pourrait l'élever, qu'elle pourrait tout simplement s'en aller. Sauf que non, Mila, elle est marquée comme nous toutes. D'où le flingue. D'où la cervelle trouée. Elle a buté William et c'est pas moi qui vais m'en plaindre, il l'a mérité, ce crétin pensait pouvoir la récupérer les mains dans les poches. Il la croyait toute tremblante, mais elle avait Kingsley maintenant et lui, ce n'était qu'une menace alors elle a dû tirer. Elle a éjecté une raclure avant de prendre la fuite et moi, je vous dis que personne la trouvera, c'est une mère qui ne peut qu’espérer faut pas oublier. (Rose Bracken)


◢ ◣

« Maman, faut pas que tu pleures » des yeux vides s'élancent vers le visage d'un fils. « C'est pas grave tu sais, je peux me débrouiller puis on va m'aider ». Ça secoue la tête négativement faisant se mouvoir les boucles blondes tout en parsemant quelques larmes sur les lattes d'un parquet. Ce qu'il fait là, c'est des adieux. Elle le sait, elle le sent, son fils veut partir, celui qu'elle a vu grandir veut s'épanouir ailleurs. Tout ce qu'elle avait fait, ça n'avait servi à rien, elle le voyait bien, le t-shirt était déchiré, on l'avait attaqué. Rien qu'à l'idée de le savoir en danger, elle tremble, ça se voit à sa main qui se secoue sauvagement sur le visage de son enfant. « Madame, vous savez qu'il doit partir » Oui, elle le sait, oui, elle sait tout et alors, était-ce une raison pour qu'il s'en aille là-bas. Non, putain, elle ne le pense pas, puis merde, ils n'étaient pas censés le sentir, il ne devait pas avoir autant d'odeur sur lui. Alors pourquoi c'est arrivé, à eux, à lui, comme s'ils n'avaient pas eu assez d'emmerdes dans la vie. Faut croire que non, pour Kingsley, ça ne faisait que commencer, alors à la daronne, il ne lui restait qu'à prier. Elle implorait n'importe quel dieu de lui venir en aide, de le guider lui et ce maudit satyre annonceur de destinée. Au moins à la Colonie, il n'aurait plus rien à craindre n'est-ce pas ? C'est ce qu'il lui avait dit le père avec toute sa beauté, que ça serait le seul endroit où il sera réellement protégé. Alors, elle hoche la tête et elle le pousse. Il y en a assez, faut se dépêcher, ça sèche les coulées, mais ça donne un baiser salé sur les joies. Un dernier baiser pour l'accompagner, le gaver d'amour en espérant que ça puisse lui suffire jusqu'à la ligne arrivée. Elle le repousse encore, plus fort cette fois, pour qu'il comprenne qu'il n' a pas besoin de revenir, du moins pas tout de suite. Il détale, il a capté, elle sait qu'il ne l'a pas mal pris, il a vu son sourire, celui qu'elle fait tenir avant de souffrir.

◥ ◤


Dés que je l'ai vu, je me suis dit, il est des nôtres, j'ai même cru entendre Silena dire à peu près la même chose, que notre mère ne tarderait pas à le revendiquer, qu'il n'y avait pas à hésiter sur ses liens de parenté. Ouais, je l'avoue, j'ai crû que c'était un enfant d'Aphrodite, on était que des gosses, il n'y avait rien qui s'était développé chez lui, mais il y avait un truc dans son regard. Puis en quelques jours, il avait déjà embrassé une amie donc j'ai jamais pensé me fourvoyer. Je l'avais même pris sous mon aile, je pensais qu'il ferait partie de ma fratrie, jusqu'à ce qu'il m’apprenne que c'était sa mère la mortelle. J'ai fait la conne, je l'ai abandonné, ouais, du jour au lendemain, je l'ai jeté. C'était une chaussette sale, c'est comme ça que je l'ai vu, puis j'étais déçue de moi-même parce que je m'étais trompée, mais surtout de lui pour ne pas être ce que je voulais qu'il soit. C'est carrément hypocrite, je sais, mais je m'en fous. Après tout, je suis beauté parfaite et pure non ? Je suis peut-être allée trop loin quand je l'ai pris pour cible, je ne sais pas pourquoi, mais je trouvais que c'était facile. Il s'était livré à moi, vous voyez, je savais des choses et j'ai utilisé tout ça pour lui en faire baver. Je l'ai fait pleurer pour me soulager et je me suis acharnée sur sa carcasse sans pitié. Lui qui se pensait supérieur, je l'ai fait redescendre de quelques étages, pour qu'il reste sage, pour qu'il reste à sa place, dans cette niche qu'était le bungalow d’Hermès. Je crois que pour Kingsley c'était le pire endroit sur terre. Il se plaignait des vols, il se plaignait des gens. Je crois même qu'il préférait l'extérieur à ce bungalow de clochards, mais ce n'était qu'un enfant de dieu mineur alors il allait y rester un bout de temps. Il faisait la navette pour ne revenir que pendant les vacances, ça aurait dû être les moments où il pouvait se reposer, les moments où il n'avait pas à tuer de monstres. Mais j'étais le sien et l’endroit puant où il dormait était sa prison. Il traînait avec des gens, mais je ne pense pas qu'il les aimait réellement. Je l'ai sûrement fait détester tout le monde même s'il parvenait à le cacher, j'ai sûrement fait en sorte qu'il ne se sente pas à sa place parce que j'étais jalouse. Ouais, plus les années passaient et plus il s'améliorait. Il s’entraînait le bougre, il prenait en force et il n'arrêtait pas de faire glousser. Je le cache pas, je le matais, mais plus je le faisais et plus je le détestais. J'étais amoureuse et je n'aimais pas ce qu'il me faisait ressentir, parce qu'il était censé être mon frère au début, parce que je suis une fille d'Aphrodite et que je suis censée tout comprendre de ce sentiment et qu'avec lui ça ne marchait pas comme ça, je contrôlais rien, et je n'aime pas ça. Alors fallait que je lui fasse regretter, non ? Je suis conne, je suis conne, je suis conne. Oh Maman que je suis conne. (Salomé Oxton)


◢ ◣

Il monte les marches, non, il court, il les parcourt sans crainte, il y a des monstres dedans, mais il s'en fout, il les sait de son côté, de leur côté. Tant d'espoir dans le ventre mon dieu, ça serait prêt à crier, à lâcher toute la liberté pour la mettre dans le vent, ça serait un rugissement qui insulterait le ciel, qui insulterait Zeus et les onze autres. Un son de révolte, celui que peut bien produire un oublié, un méprisé qui ne demande qu'à s’élever. Il ne sait même pas dans quel rang son père pourrait bien se trouver mais il n'en a que faire, là, ce qu'il fait c'est pour lui, ce qu'il fait c'est pour les autres aussi. Ça n'avait pas été difficile de le convaincre, lui de tout ça, il était saoulé, il ne comptait ne plus revenir de toute façon, après sa majorité à la colonie, il n'y aurait plus jamais remis les pieds. Luke, il lui avait balancé des rêves, il avait tout su faire miroiter pour l’illuminer. C'était pour ça qu'il se trouvait là, sur l'Andromède. À un moment ou un autre Cronos se réveillerait et le monde tremblerait. Kingsley, il jubilait, Kingsley sur le pont, il chantait.

◥ ◤

Il a souri n'est-ce pas ? Je ne suis pas la seule à l'avoir vu hein ? Il m'a souri, après toutes ces années, il m'a souri. J'en suis sûr, même si je suis en train de partir, même si mon cœur n'est plus dans ma poitrine, je le sais. Il ne faudrait pas que je l'oublie, non, faudrait pas. Faut que ça reste incrusté dans mon âme sale, ça la rendrait sûrement plus belle. Ça lui donnerait un petit éclat, un truc pour la décorer, ça rattraperait peut-être mes péchés. Car si j'ai vu ses dents, c'est qu'il m'a pardonné les monstruosités n'est-ce pas ? ... Je sais que je pose des questions auxquelles on ne pourra pas me répondre, mais faut bien que je passe le temps. Tout est noir, ouais tout est sombre Faut dire que j'ai fermé les yeux pour ne pas voir ce qu'il passe autour, les bruits qui diminuent, ils suffisent pour savoir ce qu'il se passe dehors puis je voulais m'accrocher à ce qu'il me restait. La guerre, elle crie et elle tape, elle chante un truc que je n'entendrais bientôt plus. Mais pour éteindre encore plus les échos, je parle toute seule. Je pense à mes derniers instants, je pense à Kingsley. La dernière personne que j'ai vu, la personne qui m'a abattu. Je ne pensais pas lui tomber dessus, on ne pensait pas tomber sur eux. On se pensait à l'abris, je pensais avoir du sursis, mais non, ils étaient là. Des partisans, des ennemies des anciens de la colonie. Ses yeux étaient les mêmes, c'est comme ça que j'ai su. Il avait changé, en bien, toujours aussi beau, la virilité avait fleuri sur sa peau sous laquelle des muscles roulaient. Peut-être étais-je trop prise dans le spectacle parce que mes jambes ont tremblé, elles ont été secouées par je ne sais quoi. J'aurais dit le plaisir, j'aurais dis le désir, mais je ne sais pas, j'ai pas trop eu le temps d'y penser de toute façon. Je suis tombée et lui, il m'a accompagné et ce n'était pas pour me rattraper. Je ne pourrais pas dire s'il a hésité avant de frapper, mais durant ces infimes secondes son visage, j'ai pu l'admirer. Il avait l'air calme et détendu avec des yeux brillants puis j'ai senti qu'il était rentré et c'est là qu'il aurait souri. Quand son truc, il est venu dans ma cage thoracique pour m’écorcher, sa bouche s'est étirée dans une sauvagerie tendre. J'en suis encore à là d'ailleurs, lui, il est encore sur moi, sa lame n'a pas bougé. Je crois qu'il y a un souffle chaud sur mon oreille. « Désolé  Salomé » Pourquoi il s'excuse, je ne comprends pas jusqu'à ce que ça vienne se cogner à moi dans une vague. Il y a du plaisir et ça le dégoûte, dans ce qu'il vient de faire, il y a du plaisir et ça lui donne envie de vomir.
Qu'est ce qu'il lui ont fait putain ?  Qu'est ce qu'ils lui ont fait ? C'était pas une machine à tuer, Kingsley, c'était doux, Kingsley c'était bien.
Il m' a jamais frappée alors que je faisais tout pour le faire chier. Alors qu'est-ce qu'il s'est passé ? C'est le fait de vivre avec des vrais monstres qui t'a rendu comme ça ? C'est de vivre trop près du tombeau de Cronos qui t'a contaminé ?  Ils me l'ont abîmé je crois, encore plus que comme je leur avais laissé. Les enfoirés, ce ne sont que des enfoirés. Il part, le connard, il part, il me laisse seule alors que je crève. Il compte en semer beaucoup des autres comme ça ? Autant qu'il faudra, c'est ce que je lis en lui. Ça croit protéger, ça croit lutter pour une bonne cause. Alors tu l'excuses, tu l'excuses pour tout, tu l'excuses même à la place des autres, à la place des prochains. T'espères que les Dieux le pardonneront aussi, tu l'espères tellement parce que ça voudrait dire qu'il y en a aussi une pour toi, une chance d'être pardonner. Fait pas trop le con Kingsley, fait pas trop le con... 
 

◢ ◣

Pourquoi t'as tant d'espoir de mieux te sentir ici ? Pourquoi tu nous as suivis alors que tes mains étaient encore sales ? Tes doigts, ils étaient rouges, un rouge sombre, un rouge vif, un rouge grenat, un rouge cerise, il y avait trop de nuances, ça s'étalait même sur tes vêtements. Tu collais de partout, t'étais un crasseux, mais tu t'es quand même retrouvé avec nous. On était neutre, du moins, c'est comme ça que tu nous avais vus, même si on était que des inconnus. Nous, le troisième camp, la troisième force, celle que l'on n'entendais plus. T'as marché à nos côtés, ta langue s'était absentée du moins c'était valable que pour la montée. Les jours sont passés et toi, tu t'es mis à parlé, comme si c'était normal, comme si c'était banal. Ta voix était rauque, déraillée, la première fois quand ton muscle, il s'est remis à fonctionner, je m'en souviens encore. T'as plaisanté, ouais, comme un crétin, tu t'es mis à rigoler. Faut croire que t'en avais besoin, fallait que tu t'allèges, fallait que t'arrêtes de ressasser toutes tes anciennes pensées. Ouais, tu t'étais trompé, Cronos, il ne voulait pas votre liberté, vous n'étiez que de la chair à canon dont il pouvait se séparer. Oui, tes semblables, tu les as poignardés, mais ici, on l'a tous fait, on a abandonné des gens et que ça soit par terre ou en enfer, moi, je m'en fous, et ne t'inquiète pas, Declan, il a rien contre ça, du moins je ne pense pas. Ici, c'est la paix, ici, tout ce qu'on veut, c'est ne pas avoir de problèmes. On veut s'éloigner des dieux, nous, ils pourront plus nous utiliser contrairement à eux, oui, ceux que t'as laissés, ceux qui sont restés dans ton camps de demi-dieux. C'est ce qui t'a plu n'est-ce pas, d'être loin de l'influence des célestes et de leurs lois qui maltraitent. T'as pas besoin de me le dire, je le sais. Puis tu ne voulais pas y retourner, malgré les progrès que Percy pouvait ramener t'avais toujours l'impression de te sentir coincé. Ici, tu respires l'air frais, il n'y a pas de bungalow, non, pour l'instant il n'y a que des tentes qu'on se partage. On est des mobiles, on est des nomades, faut vraiment qu'on s'installe. Toi, tu seras là pour nous aider, ça aussi, je le sais, tu feras des maisons, tu donneras des coups de main. Parce que nous, on est là pour toi, on est une famille, c'est la casa, c'est ta casa, c'est notre casa...

◥ ◤


Pluie battante, ça frappe contre les vitres. Buée outrageuse, il fait chaud dedans, trop chaud. Les poumons se lâchent, des souffles en surnombres qui retentissent comme un orage. Mais ce n'est pas assez, non, jamais assez. Les deux se lient, se délient sans cesse, oui, c'est un rythme incessant celui qui va bien aux vivants. Il n'y a plus rien qui va la-dedans. Des peaux qui tambourinent, ça fait les percussions, ça se croit dans un orchestre, mais ça joue seulement pour soit, pour se remplir, se sentir moins vide. L'oxygène est happé dans les contrés d'un autre, ça lâche la vie, ça lâche la peine, ça dit non au souvenir et à ces autres choses qui font venir les pénibles, ces visions horribles qui viennent frapper le soir. Ça plaque et écrase, le Kingsley, il est sauvage. Faut croire qu'il était affamé, il ne prend même pas le temps de savourer. La douceur, elle est partie, du moins pour aujourd'hui. Il vient de sortir, il vient de renter, de la guerre, oui toujours elle, mais là on parle de la deuxième avec tous les monstres qui sortent de terre. Cette fois, il n'y avait pas de pitié à faire germer, non, juste de la haine et de l'amour à défendre, des monstres à saccager. Les coups n'ont cependant pas été suffisants, Kingsley, il a un peu l'impression de ne pas avoir fait chuter assez de créatures pour permettre à certains d'en sortir vivant. Faut qu'il noie ça dans la sueur, dans quoi il est meilleur. C'était rentré par une porte pour se jeter sur la proie « Déshabille-toi » « Kings je... » Le doigt s'était posé sur les lèvres et la bouche était venue pour dire silence, puis ça avait commencé et ça ne s'était toujours pas arrêté. Ça grince et ça part, ça claque et on sait qu'il n'y aura pas de cauchemar. Passion brûlante, dévorante, c'est elle qui mange tout, qui fait disparaître ce qui pourrait bien le mettre à genoux. Ça fait s'évaporer les larmes avant même qu'elles ne puissent se présenter, ça fait briller comme un soleil, ça lui fait croire que rien ne pourrait l'arrêter que si les gens ne veulent pas être éblouis, ils n'ont qu'à se détourner. Kingsley, il marche qu'avec ça, substance éphémère qui l'empêche de tomber sans pour autant le faire voler. Le gosse, il plane, ouais là maintenant, il plane.

◢ ◣

Il dépose un baiser sur un front. Un front qui s'orne de rides, la femme qu'il embrasse, elle a vieillit. « J'en reviens pas que tu me dépasses » elle voulait quoi la mère, que son fils reste en bas, qu'il reste avec les rats. Non, Kingsley, il a grandi, les trois pommes, elles ont bien mûri. Il n'y a plus à douté, les rivières qui coulaient dans les yeux se sont glacées. Éclat d'acier du guerrier usé. « Ça faisait longtemps Kingsley... » Elle voudrait demander ce qu'il s'était bien passé, mais l'instinct maternel lui disait de garder sa bouche fermée, qu'il n’avait rien à dévoiler sans qu'il puisse se blesser, que les mots qu'il sortirait seraient du verre brisé, des mots capables d’égratigner ses lèvres rosées. « Ça se passe bien ? » Non, pas bien ça serait trop grand, mais il va mieux, beaucoup mieux, grâce aux autres, grâce aux siens, sans quoi, il ne serait pas là. Alors il hoche la tête, simplement. Il ne faut pas attendre de lui qu'il se livre, non ce n'est pas son genre. « Tu m'as manqué » pourtant, il sort ça avant de la prendre dans ses bras. On dira que c'est la magie de noël qui unit et rassemble ou faut croire qu'il se réchauffe, que la machine recommence à vrombir sans que cela le fasse souffrir. Kingsley, maintenant, faudrait qu'il se tourne vers le futur, ouais, faut qui s'élance, il a plus de minutes à gaspiller pour se méprendre.  Kingsley, faudrait qu'il s'agite autre part que dans un lit, dans une quête, dans une mission, faut qu'il recommence à vivre et à se rendre utile. Faire crier les gens, c'est bien, mais faudrait aussi les empêcher de pleurer, faudrait les mettre en sécurité.
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BIENVENUUUUUUUUUUUUE.
Toi je t'aime déjà. Oui oui, déjà.
Ces pouvoirs parfaits, dios mios.
Et ce parent divin.
Et cet avatar.
Et ce titre.
j'meurs
Bonne chance pour ta fiche toi :zad: pas touche à mon frère
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trop d'amour sur moi :wa:
moi aussi je t'aime mais pas trop :keur: (je voudrais que tout ton cœur soit pour mon OTP :pepito: )

merci :cute: il est assez grand pour faire ses propres choix non ?
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Ouais j'sais c'est facile de m'aimer :zad: Dur de forcer hein ? T'en fais pas vas, j'l'aime de façon purement fraternel ton OTP :mdr:
Et je t'en prie chaton. Non il est pas assez grand, même à 70 ans il sera pas assez grand :fuck: C'est mon frère, pas touche.
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te lance pas trop de fleurs tout de même pls Rolling Eyes ou je dis tout à la bûcheronne What a Face

chaton ? Arrow ok c'est TON frère, je te le laisse, à toi de voir ce que tu fais avec lui  :siffle:
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Theodore A. Brennan
+ messages : 401
+ face and credits : tyler young, bazzart.
le prénom, le parent divin, l'avatar, les pouvoirs, je suis un petit peu amoureuse. :faints: :keur:

et laissez moi tranquille bon sang de bonsoir :c

écoute pas mon frère, je suis totalement assez grand pour faire mes choix mpf.

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how many yous have you been? how many, lined up inside, each killing the last? ☽ but on dark days he likes to walk, beside the heartsick sea. and as the waves begin to howl, he drops down to his knees, and cries for all he's lost and for all he used to be.
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Noah S. Warsmond
Admin
+ messages : 458
+ face and credits : jeremy allen white, (c) dark dreams.
waaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah j'ai des paillettes dans les yeux I love you
entre will, eros, les pouvoirs, GOSH je sais plus où donner de la tête. :keur:
et puis cool la deuxième maison commence à se remplir. :pepito: (theo viendra plus se plaindre, comme ça Arrow ).
bienvenue sur aw et bon courage pour la suite, du coup. :nya:

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hold on darling
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Theodore A. Brennan
+ messages : 401
+ face and credits : tyler young, bazzart.
@Noah S. Warsmond a écrit:
(theo viendra plus se plaindre, comme ça Arrow )



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how many yous have you been? how many, lined up inside, each killing the last? ☽ but on dark days he likes to walk, beside the heartsick sea. and as the waves begin to howl, he drops down to his knees, and cries for all he's lost and for all he used to be.
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A. Kai-Dewyn Higgins
+ messages : 172
+ face and credits : • Feat Lucas Bernardini // (c) Cosmic light
TOIIIIIIIIIIII :nya: :keur: :eyes:

Je suis super content de te voir ici, tu vas adoré j'en suis sur :seksi:
En tout cas bienvenue parmi nous, je te souhaite bon courage pour ta fiche !!! :héé:

Et je valide TOUT :faints: Will + le parent divin + les pouvoirs + le camp ... tout est parfait :amen: :leche:
Et je kiff ton pseudo , tu le sais déjà :zad:
Façon mon petit coeur fond totalement pour toi :hin:  hâte d'en savoir plus sur le Don Juan :cutie:

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I love the way you lie !
I can't tell you what it really is I can only tell you what it feels like And right now there's a steel knife in my windpipe I can't breathe but I still fight As long as the wrong feels right honey...
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